du 20/12/2017
n°184
Spécial ODD11 Villes et communautés durables
FOCUS
Objectif 11 : Villes et communautés durables par Antoine Charlot
Est-il besoin de rappeler que plus de la moitié de la population mondiale vit en villes, et que ce phénomène d'urbanisation touchera vraisemblablement 70% de l'humanité en 2050 ? En ce sens, toute réflexion sur le développement durable comporte désormais une réflexion sur la ville. Réfléchir sur l'organisation du travail, sur le transport, sur le logement, sur l'énergie, sur la biodiversité... c'est s'intéresser à la ville. C'est à travers les villes que le développement durable est en train de s'installer dans nos vies et dans notre quotidien. Et c'est au coeur même de ces villes qu'il devient une réalité tangible !

Car si les villes concentrent les principales urgences de la planète (émissions de CO2, consommation d'énergie, exclusions sociales, congestion du trafic routier, augmentation des déchets, artificialisation des sols...), c'est aussi l'échelle où les solutions les plus créatives se développent pour répondre à ces enjeux. Elles détiennent les clefs de l'expérimentation, que ce soit sur le plan des technologies, sur celui de l'organisation et de la gouvernance ou bien encore sur l'innovation sociale.

Dès lors, la ville durable ne peut se résumer à un cortège de maisons passives ou à la construction d'éco-quartiers. Elle propose un changement radical de la pensée urbaine, lié à une vision globale et concertée des politiques publiques. Cette approche récuse toute normalisation. La ville durable ne se décrète pas, elle se construit. Elle se construit en fonction du contexte urbain, géographique et historique, et en prenant en compte des dynamiques locales portées par les acteurs du territoire. L'Agenda 21 - tant décrié en France - constitue en ce sens un outil précieux pour fonder la cohérence territoriale nécessaire à l'efficacité des politiques publiques. Toutefois, s'il n'existe pas de modèles de villes durables, certains principes y sous-tendent : villes compactes, mixité sociale et fonctionnelle, gestion économe et efficace des ressources, participation des habitants, maîtrise de la mobilité, autosuffisance alimentaire... Sur la base d'exemples innovants, ce nouveau numéro d'Infos 21 propose - une fois de plus - des réponses concrètes prenant appui sur de nombreux travaux (guides, colloques, réseaux...), à l'image du référentiel ISO 37101 sur lequel le Comité 21 a travaillé en 2017.

Avec cette dernière newsletter de l'année, le Comité 21 clôt son tour des Objectifs de développement durable (ODD) par le 11e, celui qui nous invite à « faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables »

En attendant de vous revoir en 2018, Bettina Laville, le Conseil d'administration et toute l'équipe du Comité 21 vous souhaitent de très bonnes fêtes.

Antoine Charlot
directeur de l'antenne Grand Ouest du Comité 21 charlot@comite21.org

Retrouvrez les travaux du Comité 21 sur la ville durable
Actualités des adhérents
STRATEGIE POUR UNE VILLE DURABLE
Un projet de territoire 2017-2030 pour la Communauté de communes de la Région de Nozay
Située au sein du département de la Loire-Atlantique, la Communauté de communes de la Région de Nozay s'est dotée d'un projet de territoire après un travail collaboratif initié en 2016. Ce dernier constitue une feuille de route pour l'action collective jusqu'à horizon 2030. Sa stratégie s'appuie sur la valorisation des ressources et des potentiels du territoire. Les trois piliers qui le constituent résonnent avec l'ODD11. C'est le cas en particulier du pilier n°2 « la promotion d'un développement urbain et de services harmonieux dans les centres-bourgs ». 10 enjeux ont été retenus en cohérence avec les défis et besoins du territoire. Citons notamment l'enjeu d'accompagner la croissance démographique et résidentielle en préservant et en valorisant le cadre rural (atout majeur d'attractivité du territoire). Le projet de territoire sera mis en oeuvre grâce aux partenariats tissés avec les 7 communes membres, les territoires voisins, les partenaires institutionnels, les associations locales et les habitants. L'Atelier des citoyens contribuera ainsi à la mise en oeuvre des orientations fixées par le projet de territoire. Il pourra également être le relais de la Communauté de Communes auprès de la population. Pour en savoir plus. Morgane Letanoux - morgane.letanoux@cc-nozay.fr
La ville de Couëron redynamise la démarche « Couëron 21 »
La municipalité de Couëron fait du développement durable un de ses fers de lance. Un plan d'action a été lancé en 2010 « Couëron 21 » pour répondre à trois enjeux : la solidarité, la diversité et la mobilisation. 17 fiches opérationnelles déclinées en 128 actions ont été mises en oeuvre depuis lors. Une évaluation, menée de novembre 2016 à juin 2017 de façon participative (200 personnes ont été consultées), a permis d'apprécier les pratiques de développement durable mises en place à Couëron. Cette analyse collective permet d'aller encore plus loin dans la démarche pour répondre aux enjeux actuels et futurs du territoire et des acteurs. Les réflexions en cours consistent à prolonger les dynamiques internes et territoriales autour d'un plan d'actions recentré (39 fiches actions d'ici 2020). En parallèle, la collectivité va encourager l'expérimentation. Le lancement d'un appel à initiatives en associant les acteurs locaux à la conception et au suivi de cette expérimentation est à l'étude. De plus, la municipalité réaffirme l'importance de la transparence et du partage des résultats auprès de tous. Une information lisible et régulière sur la mise en oeuvre des actions rendra compte du renouveau de la démarche « Couëron 21 ». Pour en savoir plus. Emmanuelle Albert - EALBERT@mairie-coueron.fr
DES QUARTIERS REHABILITES
Angers et Angers Loire Métropole engagées dans une démarche «éco-quartier réhabilité»
Le Nouveau Programme de Renouvellement Urbain (NPNRU) d'Angers prévoit près de 1 000 démolitions de logements sociaux dans les quartiers de Monplaisir et Belle-Beille, la réhabilitation de l'ensemble des espaces et équipements publics, la réhabilitation de près de 3 000 logements sociaux propriété des bailleurs Angers Loire Habitat, Immobilière Podeliha et Soclova, et la construction de près de 1 200 logements en accession à la propriété ou en locatif libre devant permettre une plus grande mixité sociale, un meilleur vivre ensemble. Pour traduire l'ambition « développement durable » forte du NPNRU, la ville d'Angers et Angers Loire Métropole ont souhaité définir un cadre référentiel d'une démarche « éco-quartier réhabilité ». Ce référentiel permettra de mettre en exergue les grands impératifs du développement durable des deux quartiers afin de favoriser une démarche partagée et cohérente entre les différents acteurs et partenaires intervenant dans les différentes opérations. Cette démarche doit permettre de répondre notamment à cinq enjeux majeurs identifiés : prendre en compte l'impact environnemental des démolitions / déconstruction ; atteindre une performance énergétique et un meilleur confort bioclimatique des patrimoines ; développer la trame verte et la biodiversité ; développer l'offre de mobilité ; concevoir des programmes de construction ou de réhabilitation d'équipements publics réduisant à minima les espaces imperméabilisés, voire réduisant les alimentations du réseau pluvial en limite de saturation dans certains secteurs. La ville d'Angers et Angers Loire Métropole ayant signé la Charte Eco Quartier (Ministère du Logement et de l'Habitat Durable) ont ainsi franchi l'étape 1 de la démarche et engagent dès à présent la relecture des études et chantiers de renouvellement urbain au titre de la seconde étape de cette démarche qui sera évaluée annuellement afin de tendre vers une labélisation d'Eco-quartier réhabilité. Eric Lambert - eric.lambert@angersloiremetropole.fr
Mérignac, une ville partagée pour mieux vivre ensemble
L'évolution durable de l'ensemble des quartiers de Mérignac est une initiative phare du nouvel Agenda 21. Cet objectif renvoie à l'ambition d'une ville partagée où se côtoient mixité d'usages et de fonctions. Deux opérations d'aménagement en cours en sont l'illustration (Marne-Soleil). Il s'agit de transformer des secteurs mono-fonctionnels (grandes distributions) en quartier à vivre. Outre une rénovation profonde des espaces publics par l'insertion d'un TCSP (tramway) permettant de changer les habitudes de consommation, les espaces privés seront peu à peu « re-naturés » par la mise en oeuvre d'un plan guide traduit dans le PLU. D'une zone commerciale composée à 70% de parkings en bitume, naîtra un véritable paysage sur 70 hectares, pensé par les équipes de Michel Desvignes (MDP). Ce paysage composé de différentes strates prendra la forme d'un parc de 1 hectare, de plantations hautes le long des voies, et d'espèces basses permettant la création d'un paysage ouvert en cohérence avec les besoins de visibilité des commerces. Outre son aspect esthétique, ce paysage permettra aussi la réduction d'un des ilots de chaleur les plus importants de l'agglomération bordelaise. Elément particulier et encore inédit, l'objectif est d'implanter dans ce paysage près de 3 800 logements, au gré des mutations et des évolutions des enseignes commerciales, dans un objectif de mixités sociales et fonctionnelles. Pour en savoir plus. Matthieu Bernard - agenda21@merignac.com
GOUVERNANCE PARTAGEE
Altereo : un dispositif d’intelligence collective pour son client, Mésolia
Altereo, cabinet de conseil en responsabilité sociétale et performance globale, accompagne le projet d'entreprise de Mésolia depuis 2015. Mésolia, Entreprise Sociale pour l'Habitat du grand Sud Ouest, gère un patrimoine de plus de 20 000 logements. Elle aura livré en 2017 environ 700 logements, et génère annuellement près de 15 millions d'euros de travaux sur son territoire pour entretenir son patrimoine. Convaincue qu'un bailleur social est source de création de valeur sur son territoire, Mésolia déploie une stratégie globale au service des habitants et du développement durable des territoires et intègre, au coeur de son projet d'entreprise engagé en 2015, l'utilité sociale et la responsabilité sociétale. Le travail de collaboration avec les parties prenantes a conduit à la définition de priorités stratégiques parmi lesquelles : l'accompagnement du vieillissement de la population ; le développement d'une offre répondant aux besoins des plus précaires ; l'adaptation et la performance énergétique du patrimoine ; l'anticipation de la transition numérique ? Les collaborateurs et plus de 100 parties prenantes externes (collectivités territoriales, élus, état, locataires, associations, entreprises...) ont été associés pour élaborer le projet d'entreprise dans un dispositif d'intelligence collective et dans le cadre d'une gouvernance multi-acteurs de la démarche. Mésolia vise, par son approche globale, systémique, multi-acteurs, dans la durée, à contribuer à la cohésion sociale et au développement durable de ses territoires d'intervention. Pour en savoir plus. Thierry Marneffe - thierry.marneffe@altereo.com - Hélène Alla - halla@mesolia.fr
Carene Saint-Nazaire Agglomération : une gouvernance partagée, PLUi, PDU et PCAET
L'échelle intercommunale est désormais celle du quotidien pour les habitants tant pour leurs activités professionnelles que de loisirs. Elle apparaît comme la plus stratégique et la plus pertinente pour traiter notamment des questions environnementales et de développement durable. Ainsi, l'agglomération de Saint-Nazaire s'est lancée début 2016 dans un projet d'envergure : inventer son premier Plan Local d'Urbanisme intercommunal d'ici fin 2019. L'élaboration de ce document stratégique qui régira à terme le droit du sol sur toute l'agglomération constitue plus largement une occasion unique d'imaginer ensemble le territoire à l'horizon 2030. Cette démarche s'appuie sur une étroite collaboration avec les dix communes qui la composent afin de répondre de manière cohérente aux enjeux de demain tout en respectant les spécificités communales. En parallèle de l'élaboration de son PLUi, l'agglomération de Saint-Nazaire a entrepris la révision de son Plan de Déplacements Urbains (PDU), ainsi que l'élaboration d'un Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) qui constitueront respectivement les volets mobilités et énergie-climat du PLUi. Ainsi, l'agglomération a souhaité profiter de l'opportunité créée par la concomitance de ces démarches pour concevoir un projet cohérent et ambitieux, intégrant pleinement les enjeux de la mobilité, de la qualité de l'air et de la vulnérabilité du territoire face aux changements climatiques. Les instances de gouvernance et de concertation sont ainsi partagées et mutualisées afin de favoriser les éclairages croisés et les prises de décision cohérentes au regard de ces multiples enjeux. Sur un territoire littoral qui bénéficie d'atouts et qui attire, l'articulation entre les enjeux d'accueil de population, en particulier des familles, de développement économique tant en termes d'activités industrielles, artisanales ou agricoles, de préservation des espaces naturels, de vulnérabilité, de transition écologique sont autant de défis que les élus ont souhaité porter à travers le Projet d'Aménagement et de Développement Durable qui a été débattu dans les instances communales et communautaires à l'automne 2017. Pour en savoir plus. Sandrine Laisnes - laisnes@agglo-carene.fr
March’ethic : une démarche labellisée et responsable pour les marchés
March'ethic a pour objectif de créer, développer ou maintenir les marchés des villes et villages de France en respectant les quatre enjeux du développement durable. Tout d'abord, pour l'enjeu économique, il s'agit de maintenir ce poumon économique au centre de la ville, développer des produits locaux, attirer de nouveaux clients et proposer de nouveaux services. Pour l'enjeu environnemental, March'ethic valorise les circuits courts, les activités de maraichage, la consommation des légumes et fruits de saison, l'optimisation de la gestion des déchets pendant et après le marché, la disparition progressive des sacs non biodégradables. Concernant l'enjeu social et santé, le projet informe sur les bienfaits des consommations de fruits et légumes, et crée des emplois. Et pour finir, pour l'enjeu culturel, l'association permet de valoriser les jeunes talents locaux. Ce projet s'appuie sur une gouvernance locale (élus, habitants, commerçants, entreprises, associations...) afin de coller au plus près des attentes. Cette démarche est valorisée par une labellisation « March'ethic » élaborée avec Ecocert Environnement. Pour en savoir plus. Dominique Gruyer - contact@marchethic.com
Des ateliers pratiques pour la démocratie participative en Mayenne grâce à Synergies
L'association Synergies anime le Réseau des collectivités mayennaises engagées vers le développement durable. Parmi ses actions figure l'organisation d'un cycle de rencontres et de temps d'échanges sur la démocratie participative et la citoyenneté active. Encourager l'implication des citoyens dans les enjeux locaux de développement durable et les projets mis en oeuvre par la commune sont les deux motivations principales qui ont fait naitre cette initiative. Les élus et agents des collectivités mayennaises peuvent ainsi participer à trois ateliers collaboratifs et d'échanges. Un premier a été organisé le 14 novembre avec pour thème « développer une culture commune autour de la participation ». Le second aura lieu en janvier 2018. Il sera dédié au lancement d'une démarche de concertation (comment cadrer son projet ? Quelles sont les étapes clés ? Où est la place de chacun ? Comment faire participer ?). Enfin, une dernière rencontre en février 2018 sera consacrée aux outils pour cultiver la participation. Une boite à outils sera remise aux participants à l'issue du cycle. Pour en savoir plus. Maude Laurent - synergies-reseau-collectivites@orange.fr
TRANSITION ENERGETIQUE
Le Groupe SNCF contribue à la création d’une boucle d’eau chaude autonome
C'est au coeur du nouveau quartier Chapelle International (18ème arrondissement de Paris), ancien site ferroviaire de SNCF, que cette boucle autonome de 500 mètres de long va voir le jour. D'ici 2020, ce site accueillera près de 150 000 m² de constructions neuves (bureaux et logements). Ces installations bénéficieront donc d'un système de chauffage inédit du réseau de chaleur de la Ville de Paris, la boucle de chaleur autonome. Cette boucle d'eau chaude est en effet alimentée à 50 % en énergies renouvelables et de récupération. Elle dispose de son propre centre de production thermique dont l'énergie proviendra en partie de la chaleur récupérée du système de refroidissement des serveurs du Data Center de la Ville de Paris, qui sera installé dans le quartier. Cet apport sera complété par du biogaz, ressource renouvelable à 100 %, permettant d'atteindre 50 % d'énergies vertes dans le réseau. Le projet, d'un montant total de 2,6M€, est mené de front par la Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain (CPCU), pilote des travaux, et Espaces Ferroviaires, aménageur du projet Chapelle International et filiale de SNCF au sein de SNCF Immobilier. Frédéric Fhal - frederic.fhal@sncf.fr
EcoAct : un référentiel pour évaluer un plan climat territorial
Mettre en oeuvre un plan climat territorial dans une trajectoire conforme à l'Accord de Paris nécessite de coordonner l'action de trois types d'acteurs : la collectivité en charge du pilotage et de la mise en oeuvre de son plan climat, les fournisseurs de services bas-carbone présents sur le territoire, ainsi que les différents financeurs de l'action publique. EcoAct, qui accompagne depuis 10 ans des territoires dans leur transformation positive face aux enjeux climatiques, travaille au développement d'outils au service de ce trio d'acteurs. EcoAct a notamment contribué en 2017 à la création du référentiel Gold Standard for Sustainable Urban Development. Développé par la Fondation Gold Standard, avec le support du WWF, de la Banque Mondiale, de l'UNDP et de la Climate KIC, ce référentiel basé sur les meilleures pratiques de gouvernance et de monitoring fournit un cadre permettant aux collectivités territoriales de gérer la complexité de mise en oeuvre et d'évaluation de l'impact de plans climat de grande échelle ou multi-sectoriels. Il leur permet également d'attirer des investissements destinés à financer la transition énergétique et écologique en apportant une solution de réduction des risques et une certification d'impact grâce à un outil de reporting et vérification développé par un standard reconnu à l'échelle internationale. EcoAct poursuivra son action en 2018 pour faciliter le développement de plans d'action territoriaux alignés avec une trajectoire 2°C et la mise en relation de l'ensemble de ces acteurs sur des plateformes projet. Pour en savoir plus EcoAct - Fondation Gold Strandart. Fanny Guezennec - fanny.guezennec@eco-act.com
GERES, partenaire pour une transition écologique de la ville de Chefchaouen (Maroc)
Chefchaouen, ville de 45 000 habitants dans les montagnes du pré-Rif, jouit d'un patrimoine naturel, culturel et architectural remarquable qui en a fait une destination touristique prisée. La « perle bleue » du Maroc, consciente de la fragilité de cet environnement dans un contexte de croissance urbaine et d'impacts forts des changements climatiques, a décidé de s'engager en 2010 dans une transition écologique. Grâce au soutien de l'Union Européenne, de l'Agence Française de Développement, de la Fondation Nexans et de la région PACA, GERES est partenaire de cette transition qui implique tous les acteurs de la ville rassemblés dans un Conseil Participatif de l'Énergie, du Climat et de l'Environnement. Modernisation de la gestion et du réseau d'éclairage public, utilisation de vélos à assistance électrique par les agents communaux, application pionnière de la première réglementation thermique des bâtiments : aucun domaine n'est laissé de côté. Un Centre Info Énergie a même été ouvert pour conseiller gratuitement les ménages, artisans et entreprises sur la maîtrise de leur consommation énergétique. Cofondatrice de l'Association Marocaine pour des Eco-Villes, Chefchaouen ne manque pas une COP pour partager son expérience et celle de ses consoeurs marocaines. Pour en savoir plus. Mathieu Grapeloup -m.grapeloup@geres.eu
CHANGEMENTS ET RISQUES CLIMATIQUES
VEOLIA accompagne les villes à prévenir et faire face aux catastrophes
L'adaptation au changement climatique est un enjeu clé des territoires, qui peuvent être impactés par des phénomènes extrêmes, inondations, sécheresses... Au-delà de la prise en compte des risques engendrés par le dérèglement climatique, la résilience offre l'opportunité de voir la ville autrement, amenant à la création de nouvelles alliances, à des coopérations entre acteurs renforcées à l'échelle des territoires. VEOLIA, engagé au sein de l'initiative 100 Resilient Cities de la Fondation Rockefeller, a développé avec son partenaire le réassureur Swiss Re une offre pour aider les villes à prévenir et faire face aux catastrophes. Cette méthodologie a été testée sur un pilote à la Nouvelle Orléans, avec pour objectif de contribuer à renforcer l'attractivité des villes. Durant cinq mois d'étude sur le terrain, VEOLIA a analysé plus de 200 actifs de la ville. Swiss Re a utilisé un modèle de simulation des risques pour établir une cartographie du territoire. Cette démarche a permis à la ville de comprendre ses points de vulnérabilité et de mieux protéger ses infrastructures critiques. Crédit photo : photothèque Veolia. Armelle Pinot Guinot - Armelle.perrin-guinot@veolia.com
La Voûte Nubienne : accessibilité de l’habitat adapté en Afrique de l’Ouest
L'Association la Voûte Nubienne (AVN) oeuvre à l'accessibilité de l'habitat adapté en Afrique de l'Ouest. Les changements climatiques et la pression démographique rendent impossibles les systèmes constructifs traditionnels du Sahel, alors que les solutions « modernes » qui les remplacent, en tôle majoritairement, sont largement inadaptées. AVN diffuse une solution constructive adaptée, la Voûte Nubienne, qui, à partir de matériaux locaux et disponibles, permet d'adapter les établissements humains, villes et villages d'Afriques de l'Ouest aux contraintes sociales, économiques et environnementales, particulièrement pour les populations les plus précaires. AVN oeuvre à l'émergence d'un marché de l'habitat adapté, transformateur des modes de vie, des économies et du lien que les villes entretiennent à l'environnement. Le programme, déployé dans 5 pays du Sahel, majoritairement en territoires ruraux, a permis la construction de plus de 2 500 bâtiments, et la formation de 700 maçons et apprentis. AVN vise une diffusion à très grande échelle, pour une filière construction durable et autonome qui réponde aux besoins en logement de plusieurs dizaines de millions de personnes dans le Sahel. Pour en savoir plus. Vidéo du Programme. Amarys Preuss - amarys.preuss@lavoutenubienne.org
PROSPECTIVE ET INNOVATION
Altamire : penser et co-construire la ville durable !
Altamire, cabinet angevin, accompagne les entreprises et collectivités dans leur transformation durable. Son associée, Florence Brunet-Chauveau, fait partie des consultants-experts du centre de ressources Nekoé, spécialisé dans l'innovation par les services pour repenser, améliorer son offre par une démarche centrée clients/utilisateurs au travers d'outils d'intelligence collective. Plusieurs projets sont en cours chez Nekoé : innovation des services publics via les différents parcours usagers pour Orléans Métropole, design de services touristiques pour la CRCI Centre et la région Centre-Val de Loire, économie de la fonctionnalité et de la coopération (EFC) pour l'ADEME Centre. En Pays-de-la-Loire, cette démarche de design thinking est portée notamment par Angers Technopole et son programme d'accompagnement Servéo. Florence Brunet - fbrunet@altamire.com
Utopies soutient l’autonomie alimentaire des villes
Utopies a publié en mai 2017 une étude mesurant le degré d'autonomie alimentaire des 100 premières aires urbaines françaises, à savoir la part de l'ensemble des aliments consommés par les ménages (dont les produits transformés et/ou pris hors du domicile) produite sur le territoire. Cette note de position se donnait pour objectif de poser autrement la question de l'autonomie alimentaire en allant au-delà de la seule entrée par les circuits courts. L'enjeu s'avère de taille : avec une autonomie moyenne nationale de 2%, les aires urbaines françaises vont devoir construire de véritables stratégies territoriales, articulant leurs modes de consommation, leur potentiel foncier et leur capital industriel. Afin d'atteindre l'objectif réaliste de 10% d'autonomie, il est nécessaire de relocaliser les principales filières alimentaires et infrastructures de production-distribution vers la création de véritables « hubs alimentaires locaux ». Cette feuille de route va nécessiter de bien comprendre, entre autres, les questions de résilience : quelle exposition des cultures au changement climatique, quel poids carbone de l'alimentation, comment réduire la part des importations ? Et de gouvernance : quelle coopération entre acteurs publics et privés pour construire des stratégies de filières sur les territoires ? Ces questions seront explorées en 2018 dans une dynamique partenariale et au travers de plusieurs études de cas territoriales. A lire. Annabelle Richard - richard@utopies.com
L’ADEME pense la ville autrement!
Penser la ville autrement : c'est le dossier de la revue ADEME & VOUS de décembre qui fait le point sur un processus qui ne cesse de s'intensifier : l'urbanisation. Un grand nombre d'enjeux portés par l'ADEME, tels que la réduction des gaz à effet de serre, l'économie circulaire, la gestion durable des ressources naturelles ou encore l'amélioration de la qualité de vie, se croisent au sein de la ville. Lancé en 2000 par l'Agence, l'Approche environnementale de l'urbanisme (AEU), devenue AEU2 en 2014, s'est enrichie à l'automne d'un référentiel qui propose à l'ensemble des acteurs de la planification urbaine des ressources à adapter aux spécificités de chaque projet et territoire. Parallèlement à ce volet méthodologique, l'ADEME s'attache à favoriser la recherche, l'innovation et les projets expérimentaux, en particulier à travers des appels à projets de recherche, comme Modeval-Urba et des Appels à manifestation d'intérêt (AMI), tel que l'AMI Économie circulaire et urbanisme, dont la seconde saison s'est ouverte au mois de novembre. Des brochures grand public et professionnelles consacrées au délicat sujet de la densité urbaine paraîtront début 2018. Lire le dossier. Yves Moch - yves.moch@ademe.fr
Global Compact France : quand les données transforment la ville et les entreprises
Le Global Compact France et l'Ambassade du Danemark en France organisaient en février 2017 un événement de haut niveau, sur le thème « Quand les données transforment la ville et les entreprises ». Les thèmes principaux abordés lors de cette soirée étaient : les enjeux de la collecte et du traitement des données (Big Data), les opportunités liées aux villes intelligentes et les nécessaires synergies entre acteurs publics et privés pour imaginer la ville durable de demain. Ils sont à relier à l'ODD11 - Villes et Communautés Durables. Madame Kirsten Malling Biering, Ambassadeur du Danemark en France, a ouvert cette soirée en présentant les opportunités d'affaires au Danemark et les expertises danoises, en matière de ville intelligente et de gestion durable des données. Cette soirée rassemblant des experts sur ces sujets fut l'occasion de mettre en avant les expertises des entreprises françaises (JCDecaux, Sopra Steria, Schneider Electric, Saint-Gobain, Thales), de proposer un dialogue multi-acteurs, et d'évoquer les collaborations à inventer pour atteindre une ville intelligente et durable. Que retenir de cette rencontre ? Les citoyens sont toujours plus acteurs de la ville durable au travers des nouvelles technologies. Les modes de collaboration public/privé et local/global sont essentiels dans la réussite des projets liés à la ville durable. Enfin, les questions d'open data et de cyber-sécurité sont des clés et la ville doit tout faire pour se positionner en tant qu'entité dans laquelle existe la confiance. Pour en savoir plus. Morgane Graffion - morgane.graffion@globalcompact-france.org
AUTRES ENJEUX POUR LA VILLE DURABLE
Coalition IGLF engagée sur l'inclusion des minorités sexuelles et de genre
La Coalition IGLF (Initiative Globale LGBTQI francophone), en partenariat avec, entre autres, OutRight Action International, la Ville de Paris et l'Agence française de développement, organisera les 14 et 15 juin 2018 une conférence sur l'inclusion des minorités sexuelles et de genre dans le 11e Objectif du développement durable. Cette rencontre se terminera par une déclaration de la société civile suivie de recommandation. La coalition souhaite transmettre ce résultat au prochain Forum politique de haut niveau des ODD en juillet à New York, l'ODD étant à l'honneur. La conférence sera réalisée par un comité composé de chercheur.e.s et d'organisations MSG des cinq continents. Toutes les parties prenantes à l'aménagement urbain devront réfléchir sur l'inclusion des MSG et nouer de futurs liens de coopération. Pour en savoir plus. Michaël Cousin - michael.cousin@coalition-iglf.org
La Coalition IGLF, Initiative globale LGBTQI francophone, regroupe une dizaine d'organisations francophones travaillant à la reconnaissance des droits et politiques publiques pour les minorités sexuelles et de genre de la Francophonie.
Action Carbone Solidaire, un programme pour dynamiser les villes et territoires
Le programme Action Carbone Solidaire de la Fondation GoodPlanet soutient, en France et dans le monde, différents projets permettant de dynamiser des villes et territoires et leur permettre une croissance durable. En France, de 2014 à 2017, un projet de restauration de la biodiversité à la Darse de Choisy-le-Roi a été mené avec l'association Au Fil de l'Eau. Il a permis, dans le quartier de la Coulée Verte, la création d'un corridor écologique au milieu de la ville : la biodiversité s'est enrichie et le site s'est transformé un lieu d'animations et d'ateliers de découverte. En Inde, depuis 2007, près de 3 000 biodigesteurs ont été installés, en partenariat avec l'ONG indienne SKG Sangha, apportant une énergie renouvelable, propre et abordable pour les populations rurales défavorisées, limitant ainsi l'exode rural, enjeu important pour une croissance maitrisée des villes. Crédit photo : Darse : Natali Tostes. Pour en savoir plus. Matthieu Jousset - matthieu@goodplanet.org
Le Comité 21 en action
NATIONAL
25 janvier : participez 1er Forum sur la Citoyenneté écologique
Le Comité 21 organise son 1er forum sur la Citoyenneté écologique, le jeudi 25 janvier 2018, à l'Agence française pour le Développement et invite État, collectivités territoriales, entreprises, ONG, mais aussi chercheurs, philosophes, artistes et... citoyens à débattre sur ce thème. Aujourd'hui, le thème de la citoyenneté en général, écologique en particulier, est au coeur des débats de la société française. Ainsi, un certain nombre de lois sur la participation du public, sur la réforme de la Commission nationale du débat public-CNDP, sur l'action de groupe, sur le devoir de vigilance, sont sortis récemment, ou sont en cours d'élaboration. Et dans les territoires, les débats citoyens autour de projets nationaux ou locaux démontrent à la fois la virulence et la vitalité de l'exercice de cette citoyenneté. L'objectif de ce Forum annuel du Comité 21 est de débattre de ce changement de paradigme auquel nous invitent les Objectifs de développement durable. Cette journée réunira des représentants de l'État, des collectivités territoriales, des entreprises, des ONG, mais aussi des chercheurs, des philosophes et des artistes. Autour du champ de l'engagement citoyen dans l'écologie, seront interrogées les nouvelles réglementations environnementales et le débat public comme conditions nécessaires et/ou suffisantes de la citoyenneté écologique. Les débats seront illustrés d'exemples français et étrangers sur les pratiques de cette citoyenneté, vus par des chercheurs, des politiques et les citoyens eux-mêmes. Les rôles constitutifs de cette citoyenneté par la RSO et l'ODD des partenariats multi-acteurs, l'ODD 17, seront également questionnés. Avec la participation notamment de* : Cynthia Fleury, enseignant-chercheur en philosophie politique et psychanalyste ; Jean Launay, député, président du Partenariat français pour l'eau ; Claudy Lebreton, ancien président de l'ADF et du Conseil départemental des Côtes-d'Armor ; Bruno Lechevin, président de l'ADEME ; Christian Leyrit, président de la Commission nationale du débat public ; Laurence Monnoyer-Smith, commissaire général au développement durable ; Bertrand Pancher, député et président de Décider ensemble ; Barbara Pompili, députée... et d'universitaires, d'entreprises, d'ONG et de collectivités territoriales. * Sous réserve de confirmation. Inscription
Révision de la Programmation pluriannuelle de l'énergie : le Comité 21 impliqué
La révision de la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) doit intervenir d'ici la fin de l'année 2018. Suite à l'Ordonnance du 3 août 2016 sur l'évaluation environnementale des projets, plans et programmes, cette révision est soumise à un débat public sous l'égide de la Commission nationale du débat public (CNDP). Il aura lieu de février à avril 2018. Pour le préparer, la CNDP a sollicité le Comité 21, en tant que plateforme multi-acteurs, pour co-animer un séminaire de travail réunissant les principaux acteurs non-étatiques français de l'énergie, dont les adhérents du Comité 21 les plus concernés. Cette réunion, accessible uniquement sur invitation, aura lieu à la mi-janvier. Il en sera rendu compte dans le prochain numéro d'Infos 21. Pour en savoir plus. Georges Ribière - ribiere@comite21.org
Le Comité 21, partenaire de la FONDA sur les ODD
Tous les deux ans, la FONDA organise une « Université de la Prospective : à l'attention de ses membres et des associations. La prochaine aura lieu les 22 et 23 mars prochains à Paris et sera consacrée aux ODD « Faire ensemble 2030 ». Face à de profonds bouleversements, les associations et les acteurs de l'économie sociale et solidaire font l'objet de tensions sans précédent. Il est devenu urgent d'améliorer les fonctionnements et de s'adapter. Pour réussir, cela exige de se projeter vers l'avenir, d'anticiper pour mieux construire demain ensemble ! Un comité de pilotage, composé, outre de la FONDA, du Comité 21, de Futuribles international, de Coordination Sud et du Mouvement associatif, a d'ores et déjà commencé à la préparer. A partir d'un diagnostic prospectif de la situation française, l'Université cherchera à définir la distance à parcourir entre cette situation en 2018 et les objectifs de 2030. Les associations et les étudiants seront mobilisés, notamment dans le cadre de l'initiative de la FONDA « Solutions d'associations » qui met en lumière les réponses du milieu associatif et citoyen aux défis que posent notre société actuelle. Les adhérents du Comité 21 pourront bien évidemment participer à cette opération, qui rentre naturellement dans le cadre de sa priorité en faveur de l'application des ODD, et prolonge les travaux entrepris par son comité de prospective. Georges Ribière - ribiere@comite21.org
Plénière de la Plateforme RSE : bilan et perspectives
Les membres de la Plateforme RSE se sont réunis en Assemblée plénière le 6 décembre dernier. Lors de cette plénière, les membres de la Plateforme RSE ont désigné Sylvain Boucherand (Humanité et biodiversité) président de la Plateforme RSE, succédant ainsi à Hélène Valade (C3D), présidente depuis décembre 2015. Michel Laviale (Medef), Frédérique Lellouche (CFDT) et Odile Uzan (ADERSE) ont été élus vice-présidents. Pour sa dernière plénière en tant que présidente, Hélène Valade (C3D) a présenté le rapport d'activité 2017 de la Plateforme RSE et les temps forts de l'année 2017 (travaux engagés, recommandations émises, prises de parole de la plateforme...). Le Comité 21, membre titulaire actif de la Plateforme RSE, s'est impliqué dans les groupes de travail « RSE et Territoire » et « RSE et Environnement ». Les perspectives de travail de l'année 2018 ont également été évoquées. La Plateforme RSE travaillera sur l'articulation entre la RSE et les Objectifs de développement durable et poursuivra ses travaux sur les dimensions environnementales et territoriales de la RSE. Elle participera également aux travaux du gouvernement sur l'économie circulaire, et sur le plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises. Pour savoir plus. Laurie Ayouaz - ayouaz@comite21.org et Claire Videau - videau@comite21.org
Une nouvelle charte pour le développement durable de la FAGE pour son réseau des associations étudiantes !
Le 8 décembre 2017, les fédérations membres de la FAGE, réunies en conseil d'administration, ont réaffirmé leur engagement en faveur du développement durable en signant publiquement la charte d'engagements des associations étudiantes en faveur du développement durable. Cette année, la FAGE a revu globalement la charte d'engagements des associations étudiantes en faveur du développement durable pour en faire un outil simple, complet et permettant une mise en application des principes du développement durable à l'échelle des organisations étudiantes. Cette refonte fut également l'occasion de procéder à une cérémonie de signature publique regroupant les fédérations membres de la FAGE et plusieurs intervenants, dont le Comité 21, le CIRSES, le REFEDD et le Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation. De nombreuses fédérations et associations ont déjà reçu leur guide, si vous souhaitez également en recevoir un, n'hésitez pas à contacter la FAGE : developpement.durable@fage.org - Pour en savoir plus
GRAND OUEST
Projet ESSCARGO : un projet ouvert sur son territoire pour un campus responsable
Le 5 décembre dernier, le Comité 21 Grand Ouest a animé une matinée sur le thème « Accessible, inclusif et ouvert sur le territoire : les 3 leviers d'un campus responsable ». A cette occasion, l'Université de Rennes 2 a pu présenter son projet d'aménagement du campus, ESSCargo, un projet ouvert sur son territoire. Ce projet d' « Espace Social et Solidaire des Containers d'Alter Ressources pour une Générosité Organisée » associera écoconception, créativité, intégration et respect de l'environnement. Les trois containers récupérés seront réaménagés avec des toits végétalisés et des panneaux photovoltaïques, et seront modulables. Ces containers, participant à l'aménagement durable et responsable du campus, seront ouverts sur le quartier de Villejean dans lequel ils se trouvent. Les habitants et associations de ce quartier sensible pourront en effet profiter de cet espace hors périodes scolaires. Des associations diverses comme Récup'Campus, Coeur Résistant et La Belle Déchette participeront au projet qui devrait sortir de terre courant été 2019. Béatrice Quenault - beatrice.quenault@univ-rennes2.fr
INTERNATIONAL
Forum mondial urbain 2018 : participez au Pavillon France !
Organisé par ONU-Habitat depuis 2002, le Forum urbain mondial (FUM) est la principale conférence internationale sur le développement urbain. Le FUM est un événement multi-acteurs, un lieu d'échanges d'expériences de tous les acteurs de l'urbain : publics, privés, société civile, chercheurs et universitaires, etc. La 9ème session du FUM se tiendra du 7 au 13 février 2018 à Kuala Lumpur en Malaisie sur le thème « Villes 2030 - Villes pour tous : mettre en oeuvre le Nouvel Agenda Urbain». Le FUM 2018 sera le premier rendez-vous international des acteurs de l'urbain depuis l'adoption du Nouvel agenda urbain lors de la conférence Habitat III en octobre 2016. Le FUM sera centré sur la mise en oeuvre des Objectifs de développement durable adoptés en 2015 et du Nouvel Agenda Urbain adopté à Quito. Il s'agira ainsi de valoriser les actions françaises qui contribuent à ces engagements internationaux et de renouveler l'engagement des acteurs français pour un développement urbain inclusif et durable. En outre, en juillet 2018, se tiendra à New York le Forum Politique de Haut Niveau (FPHN) qui sera consacré à la revue des progrès effectués sur 6 des 17 ODD, dont l'ODD11 dédié aux villes et communautés durables. Le FUM de Kuala Lampur offre ainsi l'opportunité de discuter en amont des premiers résultats à valoriser en la matière. Pour l'occasion la France aura un pavillon au sein duquel elle souhaite valoriser la diversité des acteurs et de leurs positions / solutions / projets. Ce pavillon est coordonné par le Partenariat français pour la Ville et les Territoires (PFVT). Tous les acteurs qui souhaitent soit participer au FUM soit proposer un événement sur le Pavillon France, sont invités à se rapprocher du PFVT (contact.pfvt@expertisefrance.fr). L'inscription au FUM est individuelle et gratuite et se fait sur le site du FUM : http://wuf9.org/. N'hésitez pas à prendre connaissance de l'appel à manifestation d'intérêt pour participer au Pavillon France. Sarah Schönfeld - schonfeld@comite21.org
Climat : le Comité 21 présent au One Planet Summit
Initiative de la Présidence de la République française, le One Planet Summit s'est tenu sur l'Ile Seguin à Paris, le 12 décembre. Près de 4 000 personnes étaient au rendez-vous : 50 chefs d'Etats et de gouvernements, des centaines de décideurs du monde public et privé et de la société civile. Président de la Banque Mondiale, Gouverneur de la Californie, Ministres, anciens Ministres, Directeurs généraux de banques de développement, PDG de multinationales, Prix Nobel de la Paix, Présidents de fondations, d'ONG... Tous avaient répondu présents pour cet événement dont la question centrale était : comment mettre l'économie et la finance publique et privée au service du climat et de la transition énergétique ? Car l'ambition de l'Accord de Paris issu de la COP21 ne pourra être atteint sans que le monde de la finance ne donne aux acteurs les moyens pour réaliser leurs projets qui traduisent, concrètement sur le terrain, la transition énergétique. De ce sommet, 12 grands types d'engagements ont été pris, certains précis, d'autres plus flous. On peut citer : l'arrêt du soutien financier de la Banque Mondiale aux projets mobilisant les énergies fossiles d'ici 2019 ; l'augmentation à plus de 200 milliards de dollars les financements dédiés à la mise en oeuvre de l'Accord de Paris par les 20 plus grandes banques de développement (IDFC) ; à l'initiative du Président français, la Norvège, les Emirats arabes unis, l'Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït et la Nouvelle-Zélande ont décidé de lancer une coalition inédite qui oeuvrera pour diriger en priorité les financements vers l'action climatique. L'initiative sera pilotée par la France et la Norvège ; l'assureur Axa se désengage totalement du charbon et annonce la multiplication par 4 de ses investissements verts d'ici 2020 pour atteindre 12 milliards ; priorité à l'adaptation pour la fondation Gates : Bill Gates en personne a annoncé un programme de financement de 650 millions de dollars pour développer le transfert de l'innovation agronomique sur le terrain, en partenariat avec le Commission européenne et d'autres pays comme la France ; un fonds de lutte contre la dégradation des terres et la désertification a été lancé. Doté de 300 millions de dollars, il doit permettre d'atteindre la neutralité des terres - c'est-à-dire de compenser leur dégradation - d'ici à 2030. La France, le Canada et plusieurs autres partenaires y participeront ; structuration des marchés carbone : la Chine a annoncé renforcer son marché carbone intérieur alors que le Président mexicain a annoncé qu'un marché américain du carbone allait être consolidé entre le Chili, la Colombie, le Mexique, le Costa Rica, plusieurs Etats américains (dont la Californie et l'Etat de Washington) et provinces canadiennes (Ontario, Québec, Colombie-Britannique...) ; recherche : la Fondation Gates et BNP Paribas dédient 15 millions de dollars pendant cinq ans à l'accueil des jeunes chercheurs de pays émergents via des bourses universitaires. En parallèle, la Commission européenne mobilise 40 millions d'euros sur le même thème. Par cette initiative, le Président Emmanuel Macron a clairement voulu prendre le leadership de l'activisme climatique au niveau mondial, en contre pied à Donald Trump. La présence très importante des grands leaders d'opinion américains - Bloomberg, Schwarzenegger, John Kerry, Bill Gates - attestait du mouvement « We are still in ». L'annonce la plus importante d'un Etat est sans nul doute celle faite par la Chine sur l'ouverture de son marché national de quotas d'émissions, et il ne faut pas négliger non plus les 10 initiatives européennes. En clôture du Sommet, Emmanuel Macron a promis que ces 12 grands engagements seraient évalués tous les ans à l'occasion des rendez-vous One Planet, en France ou ailleurs. Un site Internet « One Planet » sera lancé dès début 2018 pour recenser les projets et objectifs de tous les acteurs qui concourent à la réalisation d'une des 12 grandes familles d'engagements énoncées, le 12 décembre à Paris. Cette initiative, si louable et nécessaire soit-elle, pose la question de l'articulation des événements faisant vivre et évaluant les progrès du 4ème pilier de l'Accord de Paris, l'Agenda de l'Action : les COP, avec l'Agenda de l'action, les Rendez vous de Climat Change et désormais les rendez-vous One Planet. Bettina Laville - bettina.laville@comite21.org et Sarah Schönfeld - schonfeld@comite21.org
Retour sur la matinale de Vivapolis: mobilisation des acteurs français sur les grands enjeux et événements internationaux
Le 7 décembre dernier, le Comité 21 est intervenu aux côtés du Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire (MTES) et du Partenariat Français pour la Ville et les Territoires (PFVT) pour dresser le bilan de la COP23, présenter le rapport « Appropriation des ODD par les acteurs non étatiques français », et dresser les perspectives de la prochaine participation française au Forum urbain mondial de février 2018. Comment faire en sorte que la participation des acteurs français - publics, privés, société civile - aux événements internationaux ne se tarisse pas ? Pour que l'engouement des acteurs perdure, il faut d'abord mettre du sens et articuler entre eux l'Agenda 2030, l'Accord de paris sur le climat et le Nouvel Agenda urbain mondial issu d'Habitat III. Ces trois grands textes qui posent des objectifs mondiaux à atteindre doivent se parler, se faire écho. L'Accord de Paris n'est que la déclinaison plus précise et plus ambitieuse de l'ODD13 dédié au climat de l'Agenda 2030 ; le Nouvel Agenda urbain mondial de même pour l'ODD11 sur les villes et territoires durables ! Il ne faut pas décourager les acteurs en superposant l'ensemble de ces objectifs mais bien les convaincre qu'ils vont tous dans le même sens. Ensuite, il faut démontrer que l'ensemble de ces objectifs mondiaux ont des impacts et des traductions concrets au niveau local au sein des territoires ou des organisations. Ils peuvent renouveler la stratégie RSE d'une entreprise, relancer son dialogue avec ses parties prenantes, ou encore questionner et revoir à la hausse l'ambition d'un Agenda 21. C'est ce à quoi s'emploiera le Comité 21 en 2018 : accompagner ses adhérents dans la traduction opérationnelle des ODD au niveau local et au sein des organisations en les incitant de renouveler le dialogue avec l'ensemble de leurs parties prenantes. Sarah Schönfeld - schonfeld@comite21.org
3 questions à ...
Alain Juppé, Maire de Bordeaux et Président de Bordeaux Métropole
Bordeaux Métropole s'est très investie sur les enjeux d'adaptation aux changements climatiques du territoire. Pourriez-vous nous préciser les contours de la stratégie menée par la collectivité ?

Notre investissement sur l'adaptation a débuté avec la lutte contre les îlots de chaleur urbains qu'une étude diagnostic (2014-2015) a identifiés en ICU îlots de chaleur urbains et IFU, îlots de fraîcheur urbains. La mise en oeuvre d'IFU sur une ZAC en construction (2016) a permis de définir des choix d'aménagement qui, généralisés au territoire, concrétiseront l'adaptation. En adoptant le 7 juillet dernier, son « Plan d'action pour un territoire durable à haute qualité de vie», le Conseil de Bordeaux Métropole, regroupant 28 communes, a pris le relais de l'Agenda 21 et du Plan Climat votés en 2011, intégrant le projet de mandature dont la haute de qualité de vie constitue le pilier et les compétences nouvelles. Porteur d'une stratégie d'atténuation, d'adaptation aux changements climatiques de notre territoire, ce plan est l'aboutissement d'une élaboration résolument participative, co-construite avec acteurs et habitants. Trois grandes stratégiques constituent la colonne vertébrale de cet engagement : accélérer la transition énergétique du territoire pour devenir une des premières métropoles à énergie positive à l'horizon 2050, protéger et mieux valoriser les 50% d'espaces naturels et agricoles, et conjuguer solidarités territoriales et bien-être métropolitain. Ce plan est désormais notre feuille de route transversale et partagée pour mettre en oeuvre concrètement la transition. C'est notre première approche de la stratégie d'adaptation.

Comment cette stratégie rencontre-t-elle les autres documents de planification territoriale, de la métropole et/ou des communes du territoire ?

La transversalité de notre stratégie de ville durable est sensible dès le PLU 3.1 (2015) qui intègre les objectifs du Plan Climat de 2011. Il doit sa dénomination « 3.1 », 3 en 1, à l'inclusion du Programme Local de l'Habitat et du Plan des Déplacements, car ce document stratégique et règlementaire présente notre projet urbain. Il fixe des objectifs de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain par la préservation d'un équilibre précieux : conserver 50% du territoire en espaces naturels, agricoles et forestiers, et 50 % en surface bâtie. C'est une chance pour notre métropole. La difficulté à présent est que l'actuel SCOT, qui dépasse les limites de notre territoire métropolitain, ne contrarie pas nos efforts, et que le futur SRADDET, en juin 2019, les conforte. Notre stratégie d'adaptation s'illustre aussi fortement dans le PAPI (Programme d'action de prévention des inondations) de l'Estuaire de la Gironde car ¼ du territoire de Bordeaux Métropole (17 communes et 30 000 personnes) est concerné. La diminution de la vulnérabilité du territoire vise à réduire les conséquences des inondations à travers une approche globale du risque. Son cahier des charges comporte des actions de prévention, des travaux de confortement à hauteur constante des digues et de restauration du réseau de ressuyage des marais. Le Contrat Local de Santé, le Conseil Consultatif de Gouvernance Alimentaire Durable, sont d'autres déclinaisons de cette même stratégie.

Quelles sont les priorités pour faire de Bordeaux Métropole un territoire durable et résilient en lien avec l'ODD11 ?

À son échelle, avec ses compétences et ses spécificités, notre métropole épouse les orientations de l'ODD11 avec comme priorités : biodiversité, disponibilité en eau, épisodes caniculaires, risque inondations, pollution atmosphérique... Agir localement pour penser globalement nous anime afin de renforcer la ville sur elle-même pour préserver sa haute qualité de vie en co-construisant des synergies avec ses territoires voisins.

Crédit photo : Thomas Sanson

www.bordeaux-metropole.fr/

3 questions à ...
Olivier Peyrat, directeur général de l’AFNOR
Il y a un an sortait la norme volontaire ISO 37101. Que procure-t-elle aux collectivités territoriales désireuses d'oeuvrer davantage en faveur d'un développement durable ?

L'ISO 37101, reprise dans la collection des normes françaises AFNOR en décembre 2016, définit les éléments utiles pour aider les communautés territoriales à déployer un système de management du développement durable dans leurs politiques d'aménagement. Au sens de la norme, ces communautés peuvent être des collectivités locales ou bien des aménageurs. Comme les célèbres ISO 9001 pour la qualité ou ISO 50001 pour l'énergie, il s'agit d'une norme qui propose un cadre pour bien s'organiser, en dialogue avec ses parties prenantes, afin d'instiller plus de développement durable dans ses activités, à différentes échelles : quartier, ville, région, etc. Comme elles, l'ISO 37101 repose sur le principe de l'amélioration continue. Rappelons-le, il s'agit d'une norme volontaire, à distinguer des normes réglementaires, en ceci qu'elle est élaborée par et pour les experts du sujet, qu'elle n'est pas contraignante et peut donc être adaptée au contexte local.

Les collectivités, dont les villes et métropoles, peuvent-elles «revisiter» leur stratégie de développement durable au regard de cette norme ?


La norme volontaire ISO 37101 énonce six « finalités » déclinant le concept de développement durable à l'échelle territoriale : attractivité, préservation de l'environnement, bien-être, résilience, utilisation de ressources renouvelables, cohésion sociale. À l'image des sept principes présents dans l'ISO 26000 structurant le concept de responsabilité sociétale, ces finalités permettent ensuite à chaque communauté territoriale d'élaborer ses propres plans d'action et indicateurs de performance au déploiement du système de management. L'ISO 37101 prône une approche globale, et à ce titre, suggère de définir au moins douze domaines d'action. C'est à la lecture des actions menées dans ces domaines que sera jugé le niveau de contribution aux six finalités énoncées ci-dessus. Cette approche offre une compatibilité avec bon nombre de référentiels orientés collectivités, permettant en effet à celles-ci de revisiter, ou de questionner, leur stratégie de développement durable. Pour résumer, la norme volontaire ISO 37101 n'a pas pour objectif de transformer les silos en mille-feuilles, mais d'introduire de nouveaux réflexes. Elle suggère sans imposer. Signalons aussi que pour une collectivité désireuse de montrer qu'elle suit les bonnes pratiques que propose la norme, il est possible de s'engager dans un audit au terme duquel elle obtiendra une marque de reconnaissance ou une certification.

En quoi la norme ISO 37101 fait-elle écho à l'ODD 11, consacré aux villes et communautés durables, et plus généralement aux Objectifs de développement durable de l'ONU ?


C'est tout simplement un outil pour appliquer cet objectif ! En effet, dans les domaines d'actions proposés par l'ISO 37101, on retrouve les éléments de réponse opérationnels permettant d'atteindre les cibles associées à l'ODD n° 11, par exemple sur la mobilité, l'innovation ou la solidarité. Au-delà, de par son approche globale du développement durable, la norme ISO 37101 permet de mettre en musique les 16 autres ODD, en quelque sorte en les territorialisant. D'ailleurs, l'ISO 37104, guide d'application de l'ISO 37101 à l'usage des villes, propose une annexe invitant à utiliser la norme volontaire pour appliquer l'ensemble des ODD. Ce document, initié conjointement par la France, l'Allemagne et la Chine, sera soumis à l'enquête publique à la fin du premier trimestre 2018. C'est l'occasion de s'impliquer !

https://normalisation.afnor.org/thematiques/villes-durables/
Pour en savoir plus
RFSC : un cadre de référence pour les villes durables européennes
Le RFSC (Reference Framework for Sustainable Cities) est un outil opérationnel pour la mise en oeuvre des Objectifs de développement durable de la charte de Leipzig, adoptée en 2007. Sous l'égide de la France, l'équipe mandatée pour porter ce projet (ministère de la cohésion des territoires, accompagné depuis 2009 par le Cerema) a mené les travaux conduisant à l'élaboration de ce référentiel pour la ville durable européenne. Un relai européen est également assuré par le partenariat avec le CCRE (Conseil des communes et régions d'Europe). Outil Web destiné à aider les villes à mieux prendre en compte les principes de durabilité à l'échelle du territoire urbain, le référentiel s'adresse aux collectivités européennes qui ont engagé ou qui souhaitent initier une démarche de développement durable. Il a pour objectif d'aider les villes à évaluer leur stratégie, leur politique ou leur projet de territoire et à améliorer la prise en compte des principes du développement durable à l'échelle de leur territoire. Pour cela, le site du référentiel a été récemment mis à jour en proposant un ensemble d'outils d'évaluation et de suivi des politiques publiques et un espace d'échanges qui permet aux villes de partager leurs expériences. Pour en savoir plus
Les villes apprenantes et les ODD : guide d’action
L'UNESCO a développé le Réseau mondial UNESCO des villes apprenantes, réseau d'envergure internationale axé sur les politiques, qui fournit inspiration, savoir-faire et bonnes pratiques et vient de publier un guide d'action pour généraliser l'apprentissage tout au long de la vie, conçu comme force motrice de la réalisation des 17 Objectifs de développement durable (ODD). Ce guide vise à favoriser la transposition d'objectifs mondiaux en actions locales en décrivant des mesures concrètes que les membres du Réseau mondial UNESCO des villes apprenantes ont prises pour promouvoir des environnements écologiques et sains, l'équité et l'inclusion ainsi que des conditions de travail et un entrepreneuriat décents. 27 pages - A lire
ODD et entreprise : enjeux et opportunités
La réalisation des ODD repose sur une mobilisation de l'ensemble des acteurs, des États comme de la société civile. Les entreprises, quelle que soit leur taille, sont donc incitées à inscrire leur stratégie et leur gouvernance dans le cadre des Objectifs de développement durable, notamment en y projetant leur coeur de métier, en y repensant leur modèle d'affaires et en y développant leur responsabilité sociétale. Une publication du Commissariat général au développement durable. Collection Thema du CGDD. 4 pages - A lire
Les Débats du Comité 21
Retour sur le débat du 7 décembre « ROI de la RSE : mythe ou réalité ? »
Le 7 décembre dernier, le Comité 21 organisait en partenariat avec Bpifrance, une matinée-débat sur le thème « Retour sur investissement de la RSE : mythe ou réalité ? ». Cet évènement a été l'occasion d'échanger sur l'état d'avancement des travaux et des expériences menées en matière de retour sur investissement de la RSE. Patrick d'Humières, expert des questions de RSE, nous a donné son point de vue sur les tenants et les aboutissants de cette question complexe qu'est le retour sur investissement de la RSE. Il a mis en évidence trois niveaux d'analyse de la performance RSE des entreprises : premièrement, l'introduction de pratiques RSE au sein d'une entreprise améliore-t-elle sa compétitivité ? Ensuite, quelle est la contribution de la RSE à la valeur immatérielle de l'entreprise ? Et enfin, quelle est la mesure de la performance de l'entreprise dans son rapport à la durabilité à l'échelle macroscopique (planétaire) ?
De nombreuses études portant sur les retours de la RSE ont été menées dans le monde - dont l'étude de France Stratégie et Patricia CRIFO en 2016 - et ont mis en évidence la corrélation existant entre la mise en place de pratiques RSE et le gain de performance économique des entreprises (en comparaison avec les entreprises du même secteur et de taille similaire qui n'en font pas). Les données RSE, issues de l'exercice de reporting extra-financier, doivent être connectées à des travaux d'autres domaines pour nous permettre d'aller plus loin dans la compréhension des phénomènes sociaux économiques liés à la mise en place de la RSE. Il reste difficile de déterminer la part de la valeur immatérielle de l'entreprise à être en lien avec le déploiement d'une politique RSE en interne. Quelle valeur financière attribuer aux services écosystémiques progressivement détruits par les activités des entreprises (pollution chimique, déforestation...) ? Selon Patrick d'Humières, les entreprises devraient être jugées sur leur performance économique mais également sur leur utilité sociale et leur durabilité. Le vrai ROI serait donc celui de la réalité de cette double mission créatrice de valeur économique d'une part et sociétale d'autre part. Lors de la première table-ronde animée par Bettina Laville, présidente du Comité 21, et intitulée « Les bénéfices de la RSE sont-ils mesurables ? » nous avons accueilli Sandrine Bourgogne, secrétaire générale adjointe de la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises (CPME), Sophie Flak, directrice RSE et Digital d'Eurazeo et Alexandre Rambaud, enseignant Chercheur à AgroParisTech et chercheur associé à l'Université Paris-Dauphine. Il est ressorti de cette table ronde qu'il est nécessaire de démontrer aux patrons de TPE et PME que la RSE pourrait contribuer à la performance globale de leur entreprise et qu'elle constituerait une véritable opportunité pour eux. La mise à leur disposition d'outils sectoriels permettant de valoriser auprès de leurs parties prenantes les actions qu'ils ont menées (parfois sans le savoir) en matière de RSE pourrait faciliter cette démarche. Il est également plus facile de sensibiliser les dirigeants en abordant la RSE par son pan économique et en traduisant les indicateurs sociaux ou environnementaux en valeurs financières concrètes (réduction de la facture énergétique, du turnover...). Cette démarche permet également de mettre en évidence les dépenses évitées grâce à la mise en oeuvre d'une politique RSE. De plus, la prise en compte des valeurs extra-financières dans le bilan de l'entreprise ne sera possible que lorsque les experts de la comptabilité et les chercheurs seront parvenus à dimensionner le système comptable classique aux subtilités et contraintes de la RSE. Cette intégration serait possible si l'on considère les données extra-financières comme faisant partie du passif (en considérant notamment que les capitaux naturels représentent pour les entreprises une dette écologique vis-à-vis de l'environnement). La seconde table-ronde a été animée par Philippe Kunter, directeur développement durable et RSE de Bpifrance, et intitulée « Quels outils et méthodologies au service du calcul du ROI ? » avec les contributions de Thierry Faba, membre du Centre des Jeunes Dirigeants (CJD), Alan Fustec, directeur général du Label Lucie et Yannick Grandjean, président fondateur de Sirsa/Reporting 21. Afin d'aider les dirigeants de TPE et PME à trouver le bon équilibre entre leurs impératifs de performance économique et sociétale, il est possible d'établir des critères socles et universels en matière de RSE. Des critères permettant d'une part de garantir la solidité et la fiabilité de l'engagement RSE des TPE et PME (en conformité avec les exigences réglementaires sociales et environnementales), et d'autre part de satisfaire les préoccupations des donneurs d'ordres. Cependant, les grandes entreprises doivent améliorer la qualité des données RSE récoltées avec la définition d'indicateurs quantitatifs et qualitatifs précis afin d'être en mesure de fournir aux agences de notations extra-financières et autres parties prenantes une information de qualité. Les TPE et PME sont également invitées à faire ce travail de définition d'indicateurs pour leur permettre de mesurer leur performance. Les retombées de la RSE sur la performance économique de l'entreprise sont identifiables dans quatre catégories : l'augmentation du chiffre d'affaires ; la quantification des économies ; la réduction du risque opérationnel et l'accroissement de la valeur immatérielle de l'entreprise (amélioration de la valeur de la marque par exemple). Grâce à la réalisation de différents calculs et modélisations (économies d'énergies, de turnover, réduction de l'absentéisme...), il est possible de mesurer et de traduire en valeur financière, ce que la démarche RSE rapporte à une entreprise, mais également au territoire (avec notamment le « social return on investment »). Les intervenants s'accordent pour dire qu'il n'est pas nécessaire de tout mesurer.
Voir ou revoir le débat : video 1 : Introduction Témoignage Grand Témoin, Patrick d'Humières, Company 21 Table-ronde 1 : Les bénéfices d'une politique RSE sont-ils mesurables ?
vidéo 2 : suite
Claire Videau - videau@comite21.org
Rendez-vous du Comité 21
29-30 janvier : 2e session de formation « La RSE dans les petites et moyennes entreprises : par où commencer ? »
Le Comité 21 Grand Ouest organise deux jours de formation, les 29 et 30 janvier à Rennes, sur la Responsabilité sociétale (RSE). La RSE n’est pas réservée aux grandes entreprises. Les TPE-PME ont tout à gagner à inscrire leur action dans cette dynamique porteuse, synonyme de compétitivité, d’innovation et de performance économique. Plusieurs études récentes montrent en effet que la RSE offre aux entreprises une opportunité de création de valeur. Les entreprises sont nombreuses à mener déjà des actions relevant de la RSE, cependant, un certain nombre de connaissances et de jalons sont structurants pour réussir sa démarche RSE, pour éviter les pièges et maintenir la dynamique dans la durée. Comment aborder cette démarche ? Quelles actions programmer ? Quels écueils éviter ? Quels outils utiliser ? Que vous soyez dirigeant ou salarié en charge de la RSE, cette formation se base sur une méthodologie simple et claire en huit étapes clés. Elle propose des outils concrets et accessibles, des témoignages régionaux, une pédagogie participative ainsi qu’un support de formation. Venez nombreux ! Inscription - Mathilde Bres, bres@comite21.org
Janvier-février : cycle de web-conférences sur la santé-environnement et la transition écologique des territoires
Lorsqu'il est question de santé-environnement, il est indispensable de croiser deux approches : celle de la santé et celle du développement durable, afin de permettre une transversalité et une cohérence de l'analyse des enjeux et des actions à mettre en place. C'est ce que le Comité 21 Grand Ouest propose au travers de deux web-conférences prévues en janvier-février 2018, organisées avec le soutien de l'Etat (Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement) et de l'Agence Régionale de Santé des Pays de la Loire dans le cadre du Plan Régional Santé Environnement 3 des Pays de la Loire.
26 janvier matin : 1ère
web-conférence « Intégrer la santé-environnement dans les projets territoriaux de développement durable »
Santé-environnement, de quoi parle-t-on ? Quels bénéfices pour les projets territoriaux de développement durable ? Quels liens avec les politiques sectorielles menées par les collectivités (environnement, alimentation, urbanisme, mobilité...) ? Quels enjeux, outils et quels leviers en Pays de la Loire et Bretagne ? Quels apports du Plan Régional Santé-Environnement ? Avec les interventions de : Alterre Bourgogne Franche-Comté apportera des éclairages pratiques et des retours d'expériences de collectivité. Le Comité 21 dressera un parallèle avec les enjeux et la situation en région (PRSE3).
Début février : 2e web-conférence
: Retours d'expériences de collectivités ligériennes (date en cours de validation)
Quelles sont les petites et grandes actions des collectivités en faveur de la santé-environnement ? pour quels résultats ? Comment assurer la mobilisation des services ainsi que celle des acteurs du territoire ? Quelles sont les recettes d'une intégration réussie dans la santé-environnement dans les politiques sectorielles de la collectivité ? Avec les interventions de : la Ville de Nantes, membre du réseau français des Villes-Santé de l'OMS, mène de nombreuses actions et nous livrera les enseignements de ses expériences. Le Comité 21 proposera un panorama d'actions santé-environnement conduites par des collectivités ligériennes de toute taille et de tout type (urbain, rural). Inscriptions - Alexandre Pleurdeau, pleurdeau@comite21.org
Agenda du Comité 21
8/01 à Paris : journée Equipe du Comité 21
12/01
à Paris : intervention au colloque « L'intérêt général aujourd'hui, l'affaire de tous ? » organisé par le Rameau
15/01
à Paris : groupe de travail «RSE et Environnement» de la Plateforme RSE
17/01
à Paris : co-animation d'un atelier du débat public sur la révision de la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE)
17/01
à Paris : participation au comité de pilotage de Vivapolis
18-19/01
à Rennes : participation aux Assises nationales de la citoyenneté « Vivre ensemble » organisées par Ouest France
18/01
à Nantes : participation au jury des Trophées régionaux du développement durable à l'école centrale de Nantes
23/01
à Paris : animation d'un atelier sur l'ODD 5 dans le cadre du Tour de France du Global Compact
23/01
à Pruillé : animation par le Comité 21 Grand Ouest du 3e atelier avec le club FRTP « Valoriser sa stratégie et ses actions en interne et en externe »
25/01
à Paris : 1er forum sur la Citoyenneté écologique à l'AFD
29/01
à Paris : Conseil d'administration du Comité 21
29-30/01
à Rennes : 2e session de la formation « La RSE dans les petites et moyennes entreprises : par où commencer ? » organisée par le Comité 21 Grand Ouest
La vie de l'association
Hommage ému à Thierry Raes
Nous avons le chagrin d'informer tous les membres et amis du Comité 21 du décès de Thierry Raes. Thierry a effectué toute sa carrière dans un cabinet d'audit (Coopers & Lybrand devenu PwC). Auditeur financier, il a été longtemps analyste des risques puis a développé à partir de 1994, après la conférence de Rio, chez PwC une activité de conseil sur le développement durable. Il a été un pionnier de ces questions dans le monde de l'entreprise et de la finance et, en rapprochant Ecobilan de PwC, il a su déceler avant beaucoup l'importance de la mesure de l'immatériel. Il avait compris aussi avant beaucoup l'importance du rôle des parties prenantes et a été membre du Comité 21 depuis sa création. Il en a exercé pendant 6 ans (2004-2010) les fonctions de trésorier avec sa grande intégrité et son habituel sens stratégique. Je me disais hier au One Planet Summit que tout ce mouvement de la finance verte n'existerait pas sans son inlassable travail de sensibilisation de milieux longtemps rétifs au développement durable. Modeste et discret, Thierry était pour moi le type même de « l'honnête homme ». Outre ses talents, il frappait par son sens de la fidélité familiale, amicale et professionnelle. Je suis fière d'avoir cosigné avec lui, aux éditions Francis Lefèvre, « Le développement durable, aspect stratégique et opérationnel ». Le Conseil d'administration et l'équipe du Comité 21 lui sont très reconnaissants, garderont précieusement son souvenir, et présentent à son épouse Laurence, à ses deux fils et à sa famille, leurs condoléances émues. Bettina Laville - bettina.laville@comite21.org
Le Comité 21 partenaire
Produrable lance son Grand Prix de la Responsabilité Sociétale des Marques
Produrable, en partenariat avec ADETEM et Agro Paris Tech, vient de lancer le 1er Grand Prix de la Responsabilité Sociétale des Marques®. Ce prix a pour vocation de récompenser les marques de produits, de distribution ou de services (qu'elles soient en mode B to C ou en mode B to B) qui sont entrées dans cette nouvelle dimension du rapport aux consommateurs et à la société. Des marques qui ont construit ou qui ont nourri leur identité de marque en engageant l'ensemble de la stratégie de l'entreprise vers un modèle de développement éthique et durable, vers une empreinte positive révélée de manière attractive et cohérente à leurs consommateurs. Le Comité 21 est partenaire de cette édition 2018 de Produrable avec la coordination et l'animation d'une table-ronde «Risques, solidarité et justice climatique», le 5 avril, à 16h30. Date limite de candidature : 1er février 2018. Candidatez - Pour en savoir plus
Appel à contribution
Appel à contributions « Solutions d’associations » : les associations au défi des Objectifs de développement durable !
La Fonda et le Mouvement associatif relancent leur appel à contributions auprès des associations pour nourrir le site www.solutionsdassociations.org. Cette plateforme recense et valorise les réponses associatives face aux grands défis actuels. L'objectif : partager les bonnes idées et inspirer. La dynamique impulsée en début d'année par solutionsdassociations.org se prolonge afin de mettre en lumière la capacité des associations à répondre aux enjeux qui traversent notre société, et leur rôle structurant pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD) définis par l'ONU. Ces retours d'expérience permettront notamment de nourrir la réflexion conduite lors de la grande Université de prospective, organisée les 22 et 23 mars 2018 par la Fonda en partenariat avec le Mouvement associatif, Futuribles International et le Comité 21, (Cf. rubrique le Comité 21 en action) et d'inspirer d'autres acteurs du monde associatif et de la société en général. Associations, n'hésitez pas à contribuer à cette plateforme avec vos solutions ! Pour en savoir plus
2e appel à projets contribuant à l'atteinte des Objectifs de développement durable
Soucieux de soutenir la mise en oeuvre des Objectifs de développement durable (ODD) en mobilisant les parties prenantes dans toute leur diversité, mais aussi en stimulant leur capacité d'innovation collective pour rendre tangible les progrès en matière de développement durable, l'IFDD, organe subsidiaire de l'OIF, a apporté en 2017 son soutien technique ou financier à six projets concrets consacrés à la mise en oeuvre du Programme de développement durable à l'horizon 2030 des Nations unies. Ceux-ci étaient portés par des acteurs non étatiques du Burkina Faso, des Comores, de Madagascar, de la Guinée, du Maroc et du Tchad. Dans le cadre du 2e appel à projets lancé du 1er décembre 2017 au 15 janvier 2018, l'IFDD confirme son soutien à la mobilisation des acteurs de la société pour la concrétisation participative et inclusive des Objectifs de développement durable et poursuit son action pour le déploiement de solutions citoyennes au service du développement durable. Vous avez un projet de développement durable innovant qui peut constituer un levier de réussite ou de résilience pour des centaines de francophones ? Inscrivez sans plus attendre votre projet sur la plateforme Objectif2030.
Mon projet pour la planète !
A l'occasion de la COP23, le ministère de la Transition écologique et solidaire a lancé « Mon projet pour la planète ». Cet appel à initiatives citoyennes vise à soutenir et à aider à développer des actions concrètes, exemplaires et innovantes, fédérant une diversité d'acteurs, notamment de la société civile, pour lutter contre le dérèglement climatique et pour améliorer le cadre de vie au quotidien, dans une perspective d'essaimage potentiel de certains projets sur le territoire national. « Mon projet pour la planète » a pour but de : valoriser les projets des citoyens s'impliquant de manière effective dans la mise en oeuvre d'actions en lien avec les ambitions du Plan climat ; d'associer les citoyens aux choix des actions mises en oeuvre pour soutenir les innovations dans les secteurs de l'énergie, de l'économie circulaire ou encore de la biodiversité. Il permet à chacun, à tous les niveaux, de s'engager dans un projet d'avenir, celui de la lutte contre le dérèglement climatique. Les projets lauréats seront annoncés en mai 2018. Dossier de presse - www.monprojetpourlaplanete.gouv.fr
A lire
Pour éviter le chaos climatique et financier
Jean Jouzel, ancien vice-président du groupe scientifique du GIEC, et Pierre Larrouturou, économiste, plaident pour une idée simple : allouer « 1 000 milliards » pour le climat pour préserver l'avenir ... et éviter une crise financière. Avec ce livre, ils proposent un vrai Pacte finance-climat européen, pour diviser par 4 les émissions de CO2, dégonfler la bulle financière et créer plus de 5 millions d'emplois... La machine climatique est en train de s'emballer dangereusement. Il ne nous reste que 3 ans pour inverser la courbe des émissions de gaz à effet de serre si nous voulons éviter aux jeunes d'aujourd'hui un climat auquel il leur serait difficile, voire impossible, de s'adapter. Or, dans le même temps, l'endettement mondial atteint un niveau inédit, les banques centrales nourrissent la spéculation et tout annonce une crise pire que celle de 2008. Favoriser la spéculation ou sauver le climat ? À nous de choisir. Editions Odile Jacob - 432 pages - 22 euros.
10 textes pour une transition décisive de The Conversation
A l’occasion du « One Planet Summit » du 12 décembre 2017 à Paris, The Conversation propose, en téléchargement gratuit, son premier livre numérique. La COP21 aura été le premier événement international que la jeune rédaction de The Conversation France a couvert. Lancé en septembre 2015, ce média– où chercheurs et journalistes écrivent à quatre mains pour décrypter l’actualité – avait pour l’occasion imaginé une rubrique spéciale, alimentée chaque jour par les meilleurs experts académiques. Depuis, elle a publié de nombreux articles sur le changement climatique et les nécessaires aménagements que ce processus impose à nos sociétés et à l’économie globalisée. Pour saluer la richesse de toutes ces contributions, l’idée nous est venue, avec les économistes Patrick Criqui et Michel Damian, d’en faire un livre qui se partagerait et se diffuserait facilement et gratuitement. Ce ebook «Énergies, climat, sociétés : 40 textes pour une transition décisive » reprend des articles déjà parus sur le site et propose plus d'une dizaine d’inédits qui s’intéressent tout particulièrement à la transition énergétique. Cinquante spécialistes ont participé à cette initiative avec enthousiasme et rigueur, mettant leurs connaissances à portée du plus grand nombre. A télécharger201 pages
Eco-dates
11/01 à Paris : colloque « « Entre dynamiques et mutations, quelles voies pour la forêt et le bois ? » - Réseau de recherche en sciences économiques, humaines et sociales du GIP Ecofor - en savoir plus
12/01
à Paris : colloque « L'intérêt général aujourd'hui, l'affaire de tous ? » - Le Rameau - en savoir plus
12/01
à Paris : matinale « Les contrats de performance énergétique » - AFILOG-OREE - en savoir plus
15/01
à Paris : conférence « Développement, climat, sécurité : enjeux d'une nouvelle politique de coopération » - IDDRI et Ferdi - en savoir plus
17/01
à Paris : conférence annuelle 2018 « De la richesse humaine à la finance responsable » - OFI AM - en savoir plus
18-19/01
à Rennes : Assises nationales de la citoyenneté « Vivre ensemble » - Ouest France - en savoir plus
18/01
à Paris : les rencontres de la recherche « La construction des indicateurs environnementaux et leurs effets sur les politiques de gestion environnementale » - Commissariat général au développement durable - en savoir plus
24-25/01
à Rennes : 19e Carrefour des gestions locales de l'eau - Réseau Idéal - en savoir plus
25/01
à Paris : petit déjeuner d'échanges sur l'agriculture urbaine « Tous Urbaculteurs : quelles synergies entre acteurs pour faire émerger les business models de l'agriculture urbaine ? » - Greenflex - en savoir plus
25/01
à Blois : rencontre « Sensibilisation sur les achats responsables et la réduction du gaspillage alimentaire » - réseau Grand Ouest - en savoir plus
30/01
à Paris : assemblée plénière des parties prenantes du Label DD&RS - en savoir plus
30/01-1/02
à Genève : assises européennes de la Transition Energétique - Agglomération transfrontalière du Grand Genève - en savoir plus