du 31/05/2017
n°179
Spécial ODD 8 et 9 - Croissance et industrie durables
FOCUS
ODD 8 et 9, deux objectifs pour un développement innovant et résilient !
Comme le Comité 21 l'a écrit dans sa note sur la prise en compte des Objectifs de développement durable dans les programmes des candidats à l'élection présidentielle qui vient de se dérouler, ceux-ci ont été fortement imprégnés par l'impact des débats récurrents entre mondialisation et protectionnisme, entre délocalisation et relocalisation, entre production industrielle dans les pays à bas coûts et production de niches innovantes dans les pays les plus développés. 

Dans ce contexte, l’ODD 8 et ses 12 cibles, dont la productivité, le développement notamment dans les pays en devenir, le plein emploi, le découplage entre croissance et utilisation des ressources, donnent une réponse à ce débat en proposant croissance de qualité et bien-être au travail. De même l’ODD9, et particulièrement ses sous objectifs visant infrastructure de qualité, industrialisation durable, soutien à la recherche et bon usage du numérique, correspondent à la trajectoire française pour la prochaine décennie ; c’est ce que souligne Michel Yahiel, le nouveau Commissaire général de France Stratégie, dans son interview à ce numéro 179 d'Infos 21.  

Pour conforter la pertinence et l'actualité de cet enjeu qualitatif, c'est sous l'égide des dix nouveaux indicateurs de richesse, complémentaires au PIB, adoptés par la loi d'avril 2015, que le Conseil économique social et environnemental publie désormais son « Rapport annuel sur l'état de la France » dont l'édition 2017 vient d'être rendue publique.  

Les initiatives des adhérents du Comité 21 présentées dans cette publication participent bien naturellement à ce mouvement : dispositifs innovants en faveur de l'emploi, tourisme durable, écologie industrielle et territoriale, économie circulaire, « smart » collecte des déchets…  

Elles constituent autant de preuves concrètes d'appropriation des ODD par la société civile, en particulier par la bonne concordance de ses activités socio-économiques avec les objectifs de durabilité. C’est ainsi que peut se forger un consensus social, indispensable pour le maintien de la paix, autour de l’objectif de transformation édicté par les Nations Unies.  

Antoine Charlot, Directeur du Comité 21 Grand Ouest
charlot@comite21.org
Actualités des adhérents
CROISSANCE DURABLE
Montreuil poursuit sa mobilisation en faveur de l’emploi et lance des dispositifs et outils innovants
Afin de résorber la problématique du chômage qui reste forte au sein de la ville, Montreuil entreprend aux mois de mai et juin plusieurs initiatives en faveur de l'emploi, en application des cibles 8.5 et 8.6 de l'ODD8 « croissance économique et plein emploi productif ». Ces initiatives de terrain, au plus proche des habitants, s'effectuent en partenariat avec l'association Aurore Insertion, afin de relayer et compléter dans les quartiers le travail des structures et dispositifs travaillant sur l'accès et le retour à l'emploi. Un « bus pour l'emploi » a par exemple été mis en place dans 6 lieux différents pour accueillir les demandeurs d'emploi, en présence des entreprises et de leurs recruteurs prêts à embaucher. La ville met également en place une plateforme numérique « Montreuil emploi » qui renforce la visibilité du marché du travail pour toutes les personnes à la recherche d'un emploi et pour les recruteurs en quête de talents. Un premier bilan réalisé en 2016 sur l'action de ces différentes permanences démontre que ces initiatives développent une réelle dynamique partenariale, avec un taux de sortie positive de 41%, et apportent des réponses de proximité grâce à l'appui des maisons de quartiers et des centres sociaux. Pour en savoir plus - Jean tilloy - jean.tilloy@montreuil.fr
TOURISME DURABLE
L'ADEME lance un appel à projet en soutien à l’Ecolabel Européen et au tourisme durable
A l'occasion des 25 ans de l'Ecolabel Européen et de l'année mondiale du tourisme durable, l'ADEME lance un appel à projets visant à financer une démarche d'obtention de l'Ecolabel Européen pour les hébergements touristiques, appel qui va dans le sens d'une réalisation effective de l'ODD 8 et de sa cible 8.9, qui prône l'élaboration et la mise en oeuvre de politiques visant à développer un tourisme durable et créateur d'emploi. Compte-tenu des enjeux environnementaux et économiques associés au tourisme, l'ADEME souhaite d'une part d'encourager un plus grand nombre d'hébergements touristiques à s'engager dans l'Ecolabel Européen compte-tenu des enjeux environnementaux et économiques associés au tourisme, et d'autre part de capitaliser du retour d'expériences et mesurer les impacts économiques et environnementaux associés à l'Ecolabel Européen. Pour cela, l'ADEME accompagnera financièrement les hébergements par la réalisation d'un diagnostic comprenant un état des lieux et la préparation à la démarche Ecolabel Européen, mais aussi par le financement partiel de dépenses d'investissement. Pour en savoir plus
Le label ATR, un projet fédérateur pour garantir le travail décent et la croissance économique dans le voyage
Entre 2012 et 2030, le nombre d’individus traversant une frontière chaque année pour leurs vacances aura presque doublé, passant de 1 à 1,8 milliards voyageurs. Les enjeux d’une maitrise des impacts du tourisme sont majeurs, au premier rang desquels l’objectif de développement durable n°8 « le travail décent et la croissance économique ». L’association Agir pour un Tourisme Responsable (ATR) propose un label aux entreprises du voyage qui souhaitent ne pas scier la branche sur laquelle elles sont assises : un environnement naturel, culturel et humain préservé ainsi qu’un contexte économique et social favorable à la paix et au développement. Décliner les principes du commerce équitable dans l’univers du voyage c’est bien, le prouver c’est mieux. Les membres d’ATR sont invités à faire reconnaître leur engagement commun autour d’un label, contrôlé par Ecocert et organisé selon trois principes : la transparence avec les clients, le partenariat avec les prestataires et la cohérence avec les salariés. Loin de la vision d’un tourisme responsable comme une niche de marché, ATR démontre qu’il s’agit d’une réalité digne d’une union rassemblée d’opérateurs de voyage qui prennent à bras le corps les grands enjeux du XXIe siècle et dessinent un tourisme à visage humain. De bon augure en 2017, proclamée Année Internationale du Tourisme Durable par l’Organisation des Nations Unies. Pour en savoir plus - www.tourism4development2017.org – Julien Buot - j.buot@tourisme-responsable.org
VVF villages met en oeuvre des politiques visant à développer un tourisme durable et créateur d’emplois
VVF Villages, depuis son origine et de par ses statuts, contribue activement au développement économique et à la valorisation des territoires, avec plus de 80 sites partout en France. Cela permet, y compris en espace rural, de générer de nombreuses retombées positives, comme sur l'emploi local par exemple. En effet, VVF compte plus de 2400 salariés en haute saison et est parfois le seul employeur sur un rayon de 10km. VVF est également particulièrement attentif aux achats locaux et aux circuits courts, avec plus de 230 fournisseurs locaux référencés. Enfin, le concept des VVF Villages étant basé sur l'ouverture, toutes les animations sont tournées sur la découverte de la culture et de l'environnement local : sorties randonnées, rencontres d'acteurs locaux... En restauration, les formules Bistrot, mettent également à l'honneur la culture du pays avec des recettes et produits locaux. En intégrant le réseau Acteurs du tourisme durable (ATD), VVF souhaite partager et amplifier ses impacts positifs et approfondir cette démarche qui contribue à un tourisme durable et à la création d'emploi, action qui va dans le sens de la cible 8.9 de l'ODD8 « croissance durable et emploi décent ». Delphine Joannet - djoannet@vvfvillages.fr
INNOVATION DURABLE ET INDUSTRIALISATION
Le groupe Caisse des Dépôts offre un cadre d’expérimentation à des projets innovants à fort potentiel sociétal
Investisseur de long terme au service de l’intérêt général, le groupe Caisse des Dépôts met en oeuvre une stratégie associant étroitement développement durable et innovation. En 2013, il a renforcé sa capacité à expérimenter et à innover par la création du Lab cdc. Ce laboratoire d’innovation a pour objectif d’accélérer, grâce à des phases d’incubation courtes (dix mois au maximum), le déploiement d’offres de services innovantes, transverses aux métiers du Groupe et répondant à des enjeux sociétaux. Il met l’accent sur l’expérimentation et l’itération afin de tester le plus tôt possible les hypothèses, d’en tirer des enseignements, et de valider ou d’ajuster les concepts proposés. À ce jour, une trentaine de projets ont ainsi été expérimentés, dans les domaines de la mobilité durable et partagée ou de l’architecture de la transformation par exemple. Fin 2016, le Lab cdc a notamment lancé un appel à projets au service de la co-construction d’espaces éducatifs innovants dans les écoles, collèges et lycées. À la suite d’un premier processus de présélection puis d’une phase d’enrichissement, cinq projets ont été sélectionnés. Pendant six mois, ils seront accompagnés par le Lab cdc afin d’expérimenter les solutions et nouveaux usages innovants proposés. Les cahiers des charges et guides de mise en œuvre seront ensuite rendus accessibles en open source afin de favoriser leur diffusion. Pour en savoir plus - Margaux Charpentier - margaux.charpentier@caissedesdepots.fr
Suez s’engage aux côtés de Rennes Métropole autour d’un projet ambitieux de collecte écologique et intelligente
Suite à la conclusion d'un contrat de collecte des déchets entre l'entreprise Suez et Rennes Métropole, cette dernière deviendra en 2018 la 1ère métropole de France à basculer l'ensemble de la flotte de véhicules de collecte vers une motorisation alternative, le Gaz Naturel de Ville. Fruit de plusieurs années de recherche et de développement, SUEZ va déployer dans le cadre de ce contrat le « smart truck », en adéquation avec l'ODD n°9 « infrastructure résiliente, industrialisation durable et innovation ». Rennes Métropole sera ainsi le premier territoire dans lequel deux unités « pilotes » de ces camions vont être déployées. Équipé de capteurs, ce camion de collecte nouvelle génération pourra mesurer la qualité de l'air ou encore générer une thermographie de la ville, c'est à dire une cartographie des niveaux de déperdition énergétique des bâtiments. En complément de ces innovations, l'ensemble de la flotte de camions est équipé de systèmes d'information embarqués qui permettent de recueillir de la donnée en temps réel. Ces données centralisées au sein du Data Lab de SUEZ sont ensuite analysées afin d'optimiser les circuits de collecte et le nombre de passages en analysant, par exemple, le taux de présentation des bacs de collecte, ou le niveau de remplissage des bornes. Pour en savoir plus
Un projet d’écologie industrielle et territoriale sur le Grand Port Maritime de Nantes/Saint-Nazaire en partenariat avec la CARENE
En 2014, le Grand Port Maritime de Nantes/Saint-Nazaire et la CARENE ont initié une démarche d'écologie industrielle et territoriale sur la zone industrialo-portuaire de Saint-Nazaire / Montoir / Donges. La première année, un diagnostic des flux entrants/sortants a été réalisé, fondé sur la collecte de données de 24 entreprises volontaires. En 2015, des ateliers ont permis de définir des pistes d'actions prioritaires autour des thématiques de l'énergie, des déchets et de l'eau. A titre d'exemples, après un achat mutualisé d'électricité en 2015, un projet de réseau de chaleur à partir d'énergie de récupération est à l'étude : certains process industriels génèrent de fortes chaleurs, les études menées visent à ce que celles-ci ne soient pas directement rejetées dans l'atmosphère mais réinjectées dans le réseau pour alimenter d'autres entreprises du port. En matière de déchets, la collecte des déchets industriels dangereux est en cours de mutualisation, afin de limiter l'impact environnemental lié aux déplacements. Des tests ont été réalisés pour mutualiser un compacteur de déchets bois et pour mutualiser la collecte de palettes. D'autres filières devraient voir leur collecte mutualisée. Enfin, des axes autour de la réutilisation d'emballages bois ont été identifiés et validés. Une trentaine d'entreprises sont aujourd'hui partie prenante de la démarche, s'inscrivant de manière volontaire dans la ou les action(s) qui les intéressent. Sandrine Laisné - laisnes@agglo-carene.fr
IPEMED : rapport sur les perspectives de coproduction entre la Méditerranée et la nouvelle grande région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée
Fort de son partenariat avec le Conseil Régional de l'Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, l'IPEMED a souhaité s'intéresser aux conséquences de la fusion des deux régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées sur le positionnement à l'international des acteurs économiques du territoire. Cette volonté a donné lieu à l'élaboration du rapport « Quelles perspectives de coproduction avec la Méditerranée pour la nouvelle grande région ? », qui entre en résonnance avec l'ODD 9 « infrastructure résiliente et industrialisation durable ». Le rapport démontre que la connaissance fine des stratégies industrielles et « servicielle » en Méditerranée doit favoriser le développement de la coproduction et rendre plus tangible le bénéfice partagé de ce modèle dans la répartition des chaînes de valeur, idée soutenue par la cible 9.1 qui prône la création d'infrastructures régionales et transfrontalières afin de favoriser le développement économique et le bienêtre de l'humain. Le présent rapport vise donc à identifier les forces et secteurs porteurs qui caractérisent la Région nouvellement formée, et ce dans une perspective d'un partenariat renforcé avec les pays méditerranéens. Les auteurs de ce rapport appellent la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée à mettre en place les outils nécessaires pour développer le potentiel de « coproduction » entre les opérateurs économiques du territoire et ceux présents au Sud et à l'Est de la Méditerranée. A lire - 70 pages - Stéphanie Baz - stephanie.baz@ipemed.coop
ECONOMIE CIRCULAIRE
La SNCF poursuit son implication dans le recyclage industriel des vêtements professionnels
Depuis 2010, la SNCF travaille sur le traitement des vêtements professionnels en fin de vie et a partagé ses réflexions avec d'autres donneurs d'ordre au sein du club métier OREE « Valorisation des mousses & textiles ». C'est de cette instance que sont issus le projet VALTEX porté par RENAULT et plus récemment le projet FRIVEP, impulsé par SNCF qui a fédéré d'autres acteurs. Ce projet collaboratif multi-acteurs s'inscrit dans une dynamique économique, environnementale et sociétale et a été validé à Bercy le 27 Avril comme « Engagement pour la Croissance Verte » (ECV). La première phase du projet est consacrée à une étude de faisabilité qui fait le diagnostic des gisements, des solutions techniques efficientes, mais aussi des chaînons industriels manquants et du modèle économique, en adéquation avec la cible 9.4 « moderniser l'infrastructure et adapter les industries afin de les rendre durables, par une utilisation plus rationnelle des ressources » de l'ODD n°9. La phase 2, plus expérimentale, pourrait déboucher en 2018 sur une expérimentation pré-industrielle. Le sujet des textiles professionnels n'ayant jamais fait l'objet d'une approche globale, cette initiative constitue une innovation moderne et durable. Pour en savoir plus - Michel Lopez - michel.lopez2@sncf.fr
Veolia : le marc de café comme source d’énergie renouvelable
Veolia accompagne ses clients industriels en proposant des solutions d'économie circulaire reposant sur le déploiement de technologies innovantes. Ces procédés permettent une meilleure utilisation des ressources. A Joure (Pays-Bas), l'usine du torréfacteur Douwe Egberts Master Blenders (DEMB) a besoin au quotidien d'une énorme quantité de vapeur pour produire du café soluble et des concentrés liquide de café. Comment produire cette vapeur en réduisant sa facture énergétique et en émettant le moins de CO2 possible? Les ingénieurs de Veolia ont répondu à cette question en mettant au point un système de combustion unique au monde : les résidus de marc de café qui proviennent de la fabrication du café sont brûlés et produisent ainsi la vapeur dont l'usine a besoin pour tourner. Fruit de trois ans d'études et de tests, la solution repose sur l'utilisation d'un système de séchage et de combustion, avec une chaudière biomasse alimentée par les résidus de marc de café. Ce procédé a permis à l'usine de réduire sa consommation de gaz naturel, entraînant une réduction de 70% ses émissions de CO2. Armelle Perrin Guinot - armelle.perrin-guinot@veolia.com
Veolia accompagne ses clients industriels en proposant des solutions d'économie circulaire reposant sur le déploiement de technologies innovantes. Ces procédés permettent une meilleure utilisation des ressources. A Joure (Pays-Bas), l'usine du torréfacteur Douwe Egberts Master Blenders (DEMB) a besoin au quotidien d'une énorme quantité de vapeur pour produire du café soluble et des concentrés liquide de café. Comment produire cette vapeur en réduisant sa facture énergétique et en émettant le moins de CO2 possible? Les ingénieurs de Veolia ont répondu à cette question en mettant au point un système de combustion unique au monde : les résidus de marc de café qui proviennent de la fabrication du café sont brûlés et produisent ainsi la vapeur dont l'usine a besoin pour tourner. Fruit de trois ans d'études et de tests, la solution repose sur l'utilisation d'un système de séchage et de combustion, avec une chaudière biomasse alimentée par les résidus de marc de café. Ce procédé a permis à l'usine de réduire sa consommation de gaz naturel, entraînant une réduction de 70% ses émissions de CO2. Armelle Perrin Guinot - armelle.perrin-guinot@veolia.comVeolia accompagne ses clients industriels en proposant des solutions d'économie circulaire reposant sur le déploiement de technologies innovantes. Ces procédés permettent une meilleure utilisation des ressources. A Joure (Pays-Bas), l'usine du torréfacteur Douwe Egberts Master Blenders (DEMB) a besoin au quotidien d'une énorme quantité de vapeur pour produire du café soluble et des concentrés liquide de café. Comment produire cette vapeur en réduisant sa facture énergétique et en émettant le moins de CO2 possible? Les ingénieurs de Veolia ont répondu à cette question en mettant au point un système de combustion unique au monde : les résidus de marc de café qui proviennent de la fabrication du café sont brûlés et produisent ainsi la vapeur dont l'usine a besoin pour tourner. Fruit de trois ans d'études et de tests, la solution repose sur l'utilisation d'un système de séchage et de combustion, avec une chaudière biomasse alimentée par les résidus de marc de café. Ce procédé a permis à l'usine de réduire sa consommation de gaz naturel, entraînant une réduction de 70% ses émissions de CO2. Armelle Perrin Guinot - armelle.perrin-guinot@veolia.com
Des étudiants de Centrale Nantes élaborent un outil d’auto diagnostic sur l’économie circulaire
Le Comité 21 a confié à 4 étudiants de Centrale Nantes suivant le parcours Industrie Durable la mise en place d'un outil permettant aux entreprises de s'évaluer sur leur démarche d'Economie Circulaire. Il propose à l'utilisateur de répondre à une cinquantaine de questions qui parcourent le cycle de vie d'un produit ou service. L'entreprise sera amenée à émettre une réflexion sur son modèle économique et sur sa stratégie. Selon ses réponses, l'utilisateur se verra attribuer un certain nombre de points associés aux différents piliers de l'Economie Circulaire. Il visualisera ses scores sous la forme d'un diagramme araignée qui lui permettra de se rendre compte de son niveau sur les différents piliers. Cet outil d'adresse aussi bien aux débutants qu'aux confirmés. Il est censé permettre aux personnes qui ne s'y connaissent pas en Economie Circulaire de réaliser qu'elles font, sans le vouloir, des actions intéressantes. L'onglet "pour aller plus loin" donnera à l'utilisateur des éléments pour se lancer ou pour s'améliorer. Pour en savoir plus - Jean-Marc Benguigui - jean-marc.benguigui@ec-nantes.fr
Le Comité 21 en action
AU NATIONAL
Le Comité de prospective est installé
Le nouveau Comité de prospective du Comité 21, présidé par Philippe Dessertine, a été installé le 27 mars 2017. Composé d'une vingtaine d'experts de tous horizons et d'administrateurs du Comité 21, cette réunion, animée par Bettina Laville, a été l'occasion pour les membres du Comité de mieux se connaître et surtout de faire des propositions thématiques de travail prospectif qui permettront d'élaborer deux rapports d'ici 2019. Ces thèmes de travail seront décidés lors de la deuxième réunion du Comité le 5 juillet prochain. Des publications courtes (4/8 pages) seront produites, destinées aux décideurs, pour favoriser la mise en mouvement collective vers la prise en compte des ODD dans leurs organisations. Liste des membres. Georges Ribière - ribiere@comite21.org
Des nouvelles des travaux de la plateforme RSE
Le Comité 21 est engagé dans deux groupes de travail de la Plateforme RSE : «RSE et Territoires» et «RSE et Environnement». Le groupe de travail «RSE et Territoires» a finalisé sa feuille de route, qui a été validée par le Bureau de la Plateforme fin avril. Il travaillera sur les trois axes suivants : entreprises et développement local, initiatives RSE territoriales et expérimentation des labels sectoriels. Le Comité 21 est particulièrement investi dans ce groupe de travail, car il s'inscrit dans la continuité de l'étude publiée en octobre 2016 consacrée aux initiatives territoriales en faveur de la RSE. Le groupe de travail «RSE et environnement» quant à lui, poursuit la mise en oeuvre de sa feuille de route et travaille actuellement sur la question du lien entre la RSE et les Objectifs du développement durable. Plusieurs membres de notre réseau ont par ailleurs été auditionnés pour partager leur expérience sur la manière dont les ODD sont appréhendés au sein de leur organisation (Véolia, AFD, Global Compact France). Claire Videau - videau@comite21.org
Retour sur la formation « Mobilisation et Participation dans les démarches de développement durable des collectivités »
Le Pôle Territoires Durables intervenait le 18 mai dernier à Perpignan, à la demande du Conseil Départemental des Pyrénées Orientales, pour animer une journée de formation à destination des collectivités du réseau départemental Agenda 21. Consacrée aux techniques d'animation pour mieux mobiliser et faire participer les parties prenantes aux projets de développement durable, les participants ont ainsi pu découvrir comment faire émerger l'intelligence collective et mobiliser de manière constructive les forces vives pour améliorer et faire vivre leur démarche. La journée a permis aux participants de tester de nouveaux outils favorables à la créativité et à l'émergence de solutions innovantes. Laurie Ayouaz - ayouaz@comite21.org
A l’INTERNATIONAL
10-19 juillet : Forum Politique de Haut Niveau à New York au siège des Nations Unies
Le Comité 21 prépare activement le Forum Politique de Haut Niveau, rendez-vous onusien annuel de revue des Objectifs de développement durable. Il s'agit de promouvoir l'action de nos membres qui concoure à la réalisation de l'Agenda 2030. Tout d'abord, le rapport collectif sur l'appropriation des ODD par les acteurs français sera la contribution intellectuelle du Comité 21 au Forum. Ensuite, une proposition de side-event intitulé « Lancement d'une dynamique régionale pour l'Agenda 2030 : Comment les acteurs européens relèvent le défi des ODD » a été déposée auprès des Nations Unies, en partenariat avec Europe Ambition 2030, l'IDDRI, Enel, European Partners for the Environment, Veolia, l'Institut européen des politiques environnementales, et l'Alliance italienne du Développement durable. Nous saurons dans les jours à venir si notre candidature a été retenue. Enfin, le Comité 21 souhaite mener une délégation multi-acteurs à New York pour prendre part aux débats et aux différents temps forts organisés dans le cadre ou en parallèle du Forum (Workshop sur les partenariats multi-acteurs pour la mise en oeuvre des ODD les 15 et 16 juillet, SDG Business Forum le 18 juillet, Conférences sur les établissements d'enseignement supérieur, clés de voute des ODD le 19 juillet). Pour prendre part à cette délégation ou obtenir plus d'informations sur le Forum : Sarah Schönfeld - schonfeld@comite21.org
Report du voyage d’étude sur l’adaptation au changement climatique en octobre
Initialement prévu du 7-9 juin en Italie du Nord, le voyage d'étude consacré à l'adaptation au changement climatique est finalement reporté au mois d'octobre à cause du calendrier électoral peu favorable à la participation d'un maximum de nos adhérents. Cette mission coïncidera avec la sortie de l'ouvrage Comité 21-CNRS sur l'adaptation au changement climatique et constituera une riche base d'échanges avec nos interlocuteurs italiens pour confronter nos pratiques en la matière. Le programme de la mission en octobre de changera pas : rencontres avec des élus, avec des titulaires de Chaires universitaires, avec des patrons d'entreprises et des visites de terrain. Les dates précises de la mission seront fixées courant du mois de juin. Pour participer : Sarah Schönfeld - schonfeld@comite21.org
Transformer l’Europe grâce à l’Agenda 2030 : signez la lettre
Le Comité 21 participe depuis le début de l'année au groupe de travail informel européen, dénommé Europe Ambition 2030, qui se donne pour mission de convaincre l'Union européenne, ses institutions et ses Etats membres de placer l'Agenda 2030 au coeur d'un projet politique européen renouvelé et de sa nouvelle programmation 2020-2027. Pour ce faire, et en réponse au Livre Blanc de Jean-Claude Junker, Président de la Commission européenne, qui décline 5 scénarios pour l'avenir de l'Europe à l'horizon 2025 (dont aucun ne mentionne le développement durable, les ODD ou l'Agenda 2030), Europe Ambition 2030 co-construit un 6ème scénario et un plan d'actions intitulé «Transforming Our Europe». Nous souhaitons porter ce 6ème scénario pour l'Europe et son plan d'actions adjacent au plus haut niveau politique. Une lettre sera prochainement adressée aux Présidents des institutions européennes. D'ores et déjà signée par Pascal Lamy, ancien directeur général de l'OMC, nous encourageons un maximum de Présidents et Directeurs généraux des organisations engagées pour le développement durable à signer cette lettre ! Sarah Schönfeld - schonfeld@comite21.org
Climat : analyses du Comité 21 et de ses adhérents
 
Le Climat au mois de mai : entre Bula et Beckett… par Bettina Laville
Que retenir de la séquence climatique du mois de mai ? On aurait envie de dire : entre Bula et Beckett… Parce que « Bula » est le message sympathique qu’a envoyé dans sa langue l’ambassadrice des îles Fidji lors de la session de Bonn. Mais parce qu’aussi ce mois de mai est sous le signe de la pièce « en attendant Godot », soit la décision de Donald Trump, qui a ménagé le suspens pendant la session de Bonn, mais surtout au G7 à Tormina. Mais à Bonn, l’Agenda, très chargé, n’a permis que des avancées modestes, même si aujourd’hui 145 Etats- ont ratifié l’Accord de Paris représentant plus 83% des émissions mondiales. Les Contributions Déterminées au niveau national (CDN) pour les Etats-Parties ayant ratifié l’Accord ont été confirmées, et quelques questions techniques ont été discutées, mais ce sont plutôt les « notes informelles » qui ont dominé la discussion. Un délégué a résumé la session en la qualifiant de session de négociations plutôt que d’information. On piétine sur les financements et l’adaptation. En fait, la COP23, on le sait, sera une session intermédiaire avant celle, cruciale de 2018, qui sera dominée par l’adieu (ou pas) à cette chimère qu’est devenue la limitation à 1,5° du réchauffement. Mais si on veut garder une dynamique, il sera indispensable de traiter les points techniques, qui sinon risquent d’engorger la COP24. A la fin de ce mois, deux sentiments dominent, après le dialogue de Petersberg et le G7 : une grande unité des signataires de l’Accord, soudés par la volonté de le mettre en œuvre, quelque soit la décision de Washington. Au G7, la détermination de la chancelière allemande et du Président français ont frappé, chacune dans un registre différent, la première plus brutale, la seconde plus diplomatique, comme il sied à un  nouvel arrivant sur la scène diplomatique. Mais un axe franco-allemand climatique s’est resserré. L’autre sentiment est évidemment l’inquiétude devant la rigidité du Président américain ; qu’il n’y ait aucune parole dynamique sur le climat dans le communiqué du G7 est un très mauvais signe, et on espère que ce silence n’ouvrira pas une nouvelle ère. Finalement, avant la décision de Trump, le fait le plus important du mois est sûrement le rapport de la Commission Stern/Stiglitz, publié à Berlin dans le cadre du Sommet Think20, sur la tarification du carbone. Le diagnostic est sans appel : respecter l'Accord de Paris implique de mettre en place un prix du carbone situé dans une fourchette de 40 à 80 dollars par tonne en 2020 pour atteindre 50 à 100 dollars en 2030. Ils ajoutent que ce prix permettrait d’atteindre la réalisation des ODD en 2030. C’est peut être le seul signe encourageant par rapport à la décision future de Trump : Rex Tillerson, secrétaire d'Etat de l'administration Trump, défendait la tarification du carbone lorsqu'il était encore PDG d'Exxon. C’est sans doute par ce biais que le Président pourrait rester dans l’Accord… Mais celui-ci pourrait aussi retenir l’étude de l’OCDE, qui note que la transition énergétique exige pour les pays du G20 des investissements de quelque 6 900 milliards de dollars par an d'ici à 2030, soit un surcoût de 10% en comparaison d'une politique ne tenant pas compte de la trajectoire de l’Accord de Paris. Même si la même étude souligne les bienfaits de cet Accord, avec une perspective d’une croissance de 2,8% d'ici à 2030 due aux économies réalisées dans les dépenses de santé, d’énergies fossiles, et d’évitement des phénomènes extrêmes. Décision avant le sommet UE-Chine ? Seul M. Trump le sait. Une analyse complète sera publiée dans les prochains jours. Bettina Laville – bettina.laville@comite21.org
Retour sur la Conférence sur le changement climatique de Bonn par Energies 2025
Pour notre adhérent Energies 2050, observateur accrédité auprès de la CNUCC, cette conférence sur le changement climatique de Bonn (8-18 mai) s'est terminée avec presque autant de questions qu'à son début. La date butoir de 2018 pour la définition des modalités de la mise en oeuvre de l'Accord de Paris est confirmée, mais des débats encore amples et peu de décisions formelles. A lire la note d'Energies 2050 - Earth Negotiations Bulletin de l'International Institute for Sustainability Studies. Pour en savoir plus
L'actu du Club France du développement durable
 
16 juin : Réunion plénière du Club France Développement durable
Le Club France Développement durable réunit ses adhérents le vendredi 16 juin de 14h à 17h, à l'AFD, avec une intervention de Mme Hakima El Haite, Championne pour le climat du Maroc. Depuis Rio +20, le Club France Développement durable rassemble les acteurs non-étatiques désireux de s'inscrire dans une démarche collective pour participer aux grands rendez-vous internationaux liés au développement durable. Pour 2017, il propose à tous les acteurs intéressés par la démarche de participer à l'espace qu'il a obtenu à Climate Chance (Agadir, 11-13 septembre) et de réfléchir à la participation à la COP 23 (Bonn, 6-17 novembre). Le 16 juin, Mme El Haite interviendra sur les orientations dessinées par les réunions préparatoires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques qui viennent d'avoir lieu et sur les avancées du Global Climate Agenda. Adhérer au Club France - Inscription : Sophie Jouineau - jouineau@comite21.org
Rendez-vous du Comité 21
 
7 juin matin : parcours méthodologiques « Associations et développement durable
Associations, entreprises, collectivités... les acteurs d'un même territoire peuvent nouer des partenariats dans la durée pour répondre à leurs missions respectives ou à leur volonté de se développer et d'innover. Cela nécessite un dépassement des postures classiques de chaque acteur. En effet, si le premier réflexe consiste à envisager des partenariats financiers, cette modalité de partenariat est réductrice au regard des types d'alliances possibles entre les associations, les entreprises et les collectivités comme le montrent les travaux du RAMEAU. Les partenariats entre associations et entreprises peuvent en effet porter sur le mécénat, les pratiques responsables, la coopération économique et l'innovation sociétale. Les collectivités peuvent quant à elle impulser ces collaborations et encourager de nouveaux partenariats (en créant les conditions de rencontres, de dialogue et de liens entre les acteurs du territoire). Aujourd'hui, des acteurs de tous horizons créent de nouvelles alliances territoriales souples et ouvertes à l'ensemble des acteurs locaux qui oeuvrent ensemble à la résolution des problématiques d'un territoire. Que vous soyez issu(e) d'une association, d'une entreprise ou d'une collectivité, venez explorer les clés d'un partenariat pérenne lors d'un échange collectif animé par le Comité 21 Grand Ouest, Le Mouvement associatif des Pays de la Loire, la Ville d'Angers et le labo des partenariats du Poitou-Charentes (contributeur du RAMEAU). Réservé aux adhérents du Comité 21. Inscription - Alexandre Pleurdeau - pleurdeau@comite21.org
8 et 9 juin : formation « Concevoir et animer une démarche territoriale de développement durable »
La transition écologique, sociale et économique des territoires est à la fois une nécessité et une formidable opportunité pour répondre aux besoins de la population (cadre de vie de qualité, accès aux services, lien social, développement économique et nouveaux emplois, protection et valorisation des ressources des territoires...). Les collectivités ont un rôle clé à jouer pour définir, conduire et accompagner les dynamiques qui répondent aux enjeux de leurs territoires. Comment concevoir une démarche globale, transversale, prospective qui répondent aux enjeux du développement durable ? Comment se répartissent les responsabilités dans les changements à entreprendre? Quels sont les outils à disposition des acteurs locaux ? Cette formation organisée par le Comité 21 Grand Ouest à Angers met l'accent sur les retours d'expériences, les bonnes questions à se poser et les outils pratiques. Elle se basera sur les enseignements des projets de territoire durable classiques (ex. Agenda 21) tout en considérant les nouvelles approches (ex. Néolab2, SPIRAL, forums contributifs...). Un support papier sous forme de guide sera remis à chacun des participants. Programme - Inscription - Alexandre Pleurdeau - pleurdeau@comite21.org
21 juin : web conférence « Consommation responsable et empreinte alimentaire »
De nombreux déplacements, une consommation outrancière de protéines animales, des aliments transformés, trop souvent jetés encore emballés... tous ces facteurs conduisent à accroître notre empreinte alimentaire, alors même qu'ils pourraient être évités. Pour débattre de ce sujet, le Comité 21 Grand Ouest vous invite à participer à cet atelier qui se tiendra le 2 juin 2017 en Web-conférence. Quels sont les moyens de calculer l'empreinte écologique de l'alimentation ? Comment la réduire ? Cet atelier se déroulera en Web-conférence, dans les locaux du Comité 21 à Nantes. Réservé aux adhérents du Comité 21. Inscription - Alexandre Pleurdeau - pleurdeau@comite21.org)
22 juin matin : visite de la centrale de Cordemais « Transition énergétique & biomasse : Cordemais explore l’avenir »
Des déchets verts pourraient-ils remplacer tout ou partie du combustible utilisé par la centrale thermique de Cordemais ? Dans l'estuaire de la Loire, EDF pilote un programme expérimental de co-combustion de biomasse, avec l'espoir de faire émerger une véritable filière sur le territoire. Mené dans le cadre d'un programme de recherche international (Center for Energy Advancement Technological Innovation), ce projet associant biomasse et charbon a démarré fin 2015. Un premier test réalisé en février 2016 avec des pellets importés de Norvège (granulés de sciure de bois torréfiés) s'est avéré concluant. En parallèle, des essais sont menés sur l'utilisation de ressources végétales locales, en partenariat avec l'université de Nancy. Ils ont montré que des déchets verts traités par explosion de vapeur pouvaient dégager des valeurs énergétiques proches de celles du charbon. En mars 2017, un mini pilote de densification de biomasse est arrivé sur site. Il permet de faire les premiers tests de densification sur un échantillon de biomasse locale. D'ici la fin d'année, les mêmes tests seront réalisés sur un démonstrateur semi-industriel qui permettra de valider la faisabilité technico-économique du process et sa reproductibilité. Si la piste explorée par la Centrale de Cordemais aboutit de façon positive, elle ouvrirait la voie à de nouveaux horizons car les deux tiers de la production d'électricité dans le monde proviennent des énergies fossiles, dont la moitié du charbon. Visite organisée par le Comité 21 Grand Ouest. Réservé aux adhérents du Comité 21. Inscription - Antoine Charlot - charlot@comite21.org ou Mathilde Bres - bres@comite21.org
3 juillet : atelier ODD & métiers « Quelles évolutions pour la fonction achat »
Si les organisations françaises ont pris du retard sur les ODD, elles sont aujourd'hui convaincues de la nécessite d'intégrer ce «nouveau cap» dans leur stratégie. Pour y parvenir, le Comité 21 propose d'examiner, avec ce cycle d'Ateliers «ODD & métiers», les conditions de prise en compte des ODD dans les différents métiers d'une organisation (management, achats, marketing, reporting, supply-chain, comptabilité, R&D...). Les achats sont une fonction clef pour l'entreprise. La nouvelle norme ISO 20400:2017 achats responsables propose des lignes directrices pour intégrer la responsabilité sociétale dans leur processus achats, comme décrit dans la norme ISO 2600. Elle est destinée aux parties prenantes impliquées dans ou impactées par les décisions et processus achats Les achats responsables peuvent donc constituer une contribution non négligeable à l'atteinte des ODD, tant sur le plan environnemental, que sur le plan social et économique et ainsi atteindre plusieurs ODD. Les ateliers visent à identifier des pistes d'actions concrètes et des outils de mise en oeuvre, en s'appuyant sur des experts et l'échange de bonnes pratiques entre adhérents pour faciliter l'appropriation des ODD. Réservé aux adhérents - Inscription : videau@comite21.org
3 questions à ...
Michel Yahiel, Commissaire général de France Stratégie
Vous avez pris récemment vos fonctions de Commissaire général de France Stratégie : quels sont les enjeux de la France dans la prochaine décennie et quelle place entendez-vous faire au développement durable en général et aux ODD en particulier ?

France stratégie vient d'achever un exercice de réflexions sur les enjeux pour la France de la prochaine décennie. Celle-ci sera marquée par une série de trois transitions, environnementale, numérique et mutations du travail, qui joueront un rôle majeur dans notre quotidien, dans notre relation à l'environnement et dans les relations sociales. Nous sommes également confrontés à de fortes incertitudes sur la croissance économique à moyen terme ainsi que sur le devenir de la zone euro. Dans ce contexte, au-delà de leur complexité qui rend leur appropriation difficile, les Objectifs de développement durable constituent un langage mondial qui s'adresse à tous les citoyens et à tous les pays dans leur quête d'un développement durable. Leur adoption en septembre 2015 par l'ONU a permis, en donnant les mêmes objectifs pour tous les Pays, de dépasser la frontière nord sud, ce que fera également l'Accord de Paris trois mois plus tard. En parlant ce langage, les entreprises sont certaines de se faire entendre quel que soit le pays dans lequel elles se rendent. Mais, au-delà de ce langage mondial, les ODD offrent également une grille de lecture de nos politiques nationales en présentant de manière claire les enjeux essentiels à l'horizon 2030. Si pour un certain nombre d'ODD, la France est bien avancée, d'autres constituent de véritables défis, comme l'ODD 12 relative à la consommation durable. L'adoption des ODD marque également, et c'est une avancée majeure, la reconnaissance du rôle, majeur et indispensable, de la société civile dans la gouvernance du développement durable, ce que reprendra également quelques mois plus tard l'Accord de Paris. Nous devons donc sous le pilotage du Commissariat général au développement durable, probablement ministère par ministère, décliner en France ces ODD.

L'ODD 8 promeut une croissance économique soutenue, partagée et durable : selon vous, la qualité de la croissance peut-elle constituer une réponse aux conséquences négatives de la globalisation économique ?


L'une de nos interrogations principales pour la période qui vient porte sur la croissance. Si dans notre réflexion sur la prochaine décennie, nous envisageons une croissance mondiale voisine de 3,5 % par an, comparable à celle des dix dernières années, nous nous devons de souligner les incertitudes qui pèsent sur les gains de productivité qui restent faibles ainsi que sur l'excès d'épargne mondial, synonyme de risque pour l'équilibre macroéconomique mondial et l'emploi. L'un des messages essentiels provenant de la publication des ODD porte sur la qualité de cette croissance et sur la répartition de ses fruits : l'ODD 11 demande en effet que les revenus des 40 % les plus pauvres de la population augmentent plus rapidement que le revenu moyen national. Nous avons souligné les nombreuses lignes de failles, territoriales, sociales et parfois générationnelles, qui traversent désormais la société française et auxquelles nous devons porter remède si nous voulons retrouver une société plus unie. Au-delà des inégalités de revenus, nous soulignons en priorité les inégalités de patrimoine qui se creusent entre générations jeunes et moins jeunes, ce qui nous conduit à nous interroger sur la remise en question de la fiscalité des successions. Retrouver la qualité de la croissance, mesurée à travers les ODD ou à travers les dix indicateurs publiés par le Conseil économique, social et environnemental et France stratégie en juin 2015, me semble donc indispensable.

La modernisation de l'infrastructure et l'adaptation de l'industrie de chaque pays sont les conditions édictées par l'ODD 9 pour favoriser le développement économique et le bien-être : quelle est la situation de la France à cet égard et quelles pistes d'amélioration l'organe de prospective que vous animez peut-il proposer ?

Dans ce monde incertain, la France doit investir pour dessiner son avenir que ce soit dans la transition écologique, la révolution numérique, l'innovation, ou le capital humain... Le problème de la France aujourd'hui n'est cependant pas d'investir plus, mais d'investir mieux en réorientant les dépenses publiques, en améliorant la qualité de la dépense et en mettant en place des garanties publiques de financement pour permettre la réalisation de projets privés risqués. L'Union européenne devrait par contre investir plus : c'est la justification principale du plan Juncker. Nous préconisons à cette fin un renforcement de l'évaluation aussi bien des politiques publiques que de l'investissement public. Enfin, nous rejoignons totalement l'ODDD 9 sur l'idée de favoriser l'innovation et l'accès au numérique : mais, là encore, l'évaluation doit être le maître mot. France stratégie devrait d'ailleurs publier dans les prochaines semaines des guides de l'évaluation socioéconomique des investissements publics (en partenariat avec la Direction générale Trésor) et du déploiement du très haut débit.

www.strategie.gouv.fr/
3 questions à ...
Claire Hédon, Présidente d’ATD Quart Monde
Pouvez-vous nous rappeler la mission d'ATD Quart Monde et son périmètre d'action, et nous présenter le projet « Territoires zéro chômeur de longue durée » en lien avec l'ODD 8 « Travail décent et croissance économique » ?

ATD (Agir Tous pour la Dignité) cherche à éradiquer la misère en agissant avec les personnes très pauvres pour que les droits de l'Homme soient une réalité pour tous. Nous oeuvrons à la fois sur le terrain, auprès des professionnels, des citoyens et des instances nationales et internationales, afin de faire évoluer les esprits et les lois. ATD Quart Monde est présent aujourd'hui dans 30 pays. L'expérimentation « Territoires zéro chômeur de longue durée » que nous avons initiée a été adoptée par une loi de février 2016. Elle vise à résorber le chômage de longue durée sur des territoires de 5 000 à 10 000 habitants. Elle propose des emplois utiles et décents mais non solvables (principalement dans les métiers du « prendre soin » de l'environnement et des personnes), en les finançant par le transfert du coût du chômage de longue durée, qui est de 15 000 à 20 000 euros par personne et par an. Cette création d'emplois est donc rendue possible même en période de croissance faible ou nulle, et sans grand surcoût pour la collectivité.

Quelle dynamique avez-vous mise en place pour la réalisation de ce projet ? Comment avez-vous mobilisé les différents acteurs, en particulier les territoires ?


Ce projet n'est pas né dans un cabinet ministériel. Il est le résultat de la mobilisation dans la durée de citoyens, d'élus et d'acteurs économiques qui refusent le gâchis humain que représente le chômage de longue durée et qui veulent sortir des discours de résignation et d'impuissance que l'on entend partout à ce sujet. Ces personnes qui d'ordinaire s'ignorent ou se méfient les unes des autres (chercheurs d'emploi, chefs d'entreprise, acteurs de l'insertion, élus locaux...) ont fait le pari de dépasser leurs préjugés, de se parler, d'inventorier les travaux utiles à mettre en oeuvre sur leur territoire et de construire ensemble le projet. C'est l'importance de cette mobilisation collective qui a convaincu les députés et les sénateurs de voter la loi à l'unanimité en 2016.

Quelles recommandations préconisez-vous afin de favoriser une politique efficace dans ce domaine ? Quelles sont les perspectives du projet ?

L'expérimentation doit durer 5 ans. Ensuite, si son bilan est positif, le système pourra s'appliquer à tout territoire en France qui le désire. On verrait donc s'instaurer un droit opposable à l'emploi. Au niveau de son cadre législatif et de son fonctionnement, l'expérimentation est bien bordée. Tout repose sur la mobilisation des acteurs : les personnes privées d'emploi, bien sûr, mais aussi les entreprises présentes sur les territoires, les acteurs institutionnels et associatifs, les habitants, les élus locaux et nationaux... Le regard de tous sur le chômage et la création d'emploi doit changer. L'emploi n'est pas un bien réservé aux plus méritants, auquel ils n'auraient accès que si les conditions économiques le permettent. C'est un bien commun essentiel à l'identité et à la dignité de chacun. Notre objectif doit être d'en créer autant que de besoin, et notre pays en a les moyens. Il compte pourtant 8 millions d'emplois décents manquants ! Tout cela est une véritable révolution des esprits. Mais elle est indispensable et c'est à cela que nous invitent les personnes privées d'emploi.

www.atd-quartmonde.fr/
Pour en savoir plus
Banque Mondiale : un Atlas 2017 des Objectifs de développement durable
Afin de témoigner de l'évolution de la réalisation des 17 ODD à travers le monde, la Banque mondiale vient de publier un nouvel outil: l'Atlas 2017 des Objectifs de développement durable. Fruit d'une collaboration entre des spécialistes sectoriels du Groupe de la Banque mondiale et des experts chargés de la gestion des données, l'Atlas des ODD repose sur les Indicateurs du développement dans le monde, une base de données rassemblant plus de 1 400 indicateurs qui couvrent plus de 220 économies et, dans bien des cas, une période de plus de 50 ans. Il s'appuie sur le travail des organismes de statistiques nationaux et internationaux et propose, pour chacun des 17 ODD, des indicateurs permettant d'identifier les tendances et les défis entourant leur réalisation. Cet outil aborde également la question du choix de la méthode de construction des indicateurs, et invite à une réflexion générale sur cette problématique. L'Atlas est accessible en ligne ici, et également téléchargeable au format PDF - 131 pages - Pour en savoir plus
L’OIT place l’ODD 8 au centre de la révision de sa « Déclaration sur les entreprises multinationales »
L'Organisation Internationale du Travail (OIT) vient de réviser, en mars 2017, sa «Déclaration sur les entreprises multinationales». Cette déclaration intègre désormais des principes relatifs au travail décent, à la sécurité sociale, au travail forcé, à la transition de l'économie informelle vers l'économie formelle, mais également aux salaires et enfin à l'accès des victimes à des voies de recours et d'indemnisation. Cette nouvelle révision va dans le sens d'une plus grande appropriation des ODD par le monde des entreprises, et notamment de l'ODD8 « Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous », et soulève plusieurs problématiques dont le fil rouge est la notion de vigilance sociétale. Grâce à sa portée mondiale, la Déclaration sur les entreprises multinationales constitue une base particulièrement utile pour établir des accords-cadres sociaux mondiaux, et cette nouvelle révision place la réalisation des ODD au centre de ces derniers. Pour en savoir plus - 20 pages - A lire
Une étude de CSR Europe révèle le potentiel économique des ODD pour l’Europe
Dans le cadre de l'European Business Summit, le réseau d'entreprises européennes pour la RSE CSR Europe a présenté le 22 mai dernier une étude montrant le « potentiel économique » des ODD pour l'Europe. Cette étude appelle à une plus grande collaboration entre les entreprises entre elles, mais aussi avec leurs parties prenantes afin de renforcer l'effort collectif. En effet, un sondage réalisé auprès de 160 dirigeants européens, issus de différents secteurs et pays, révèle que 79 % des dirigeants interrogés pensent qu'il est important d'intégrer les ODD dans les valeurs de l'entreprise et leur stratégie de durabilité, et 52 % estiment que les ODD offrent de nouvelles opportunités pour les entreprises. Toutefois, 51 % des dirigeants européens sondés estiment que la prise de conscience limitée des parties prenantes sur les ODD est un des défis principaux pour les entreprises, et 37 % regrettent qu'il n'y ait pas d'orientation claire sur la manière dont ils devraient mettre en oeuvre les ODD, révélant certaines faiblesses dans l'appropriation et la mise en oeuvre des ODD. 33 pages. A lire
MEEM : rapport sur la fonction touristique des territoires et la préservation de l’environnement
La France est dotée d'un patrimoine et de paysages remarquables la rendant particulièrement attractive. En effet, le tourisme constitue un secteur économique et social déterminant: en 2015, la France a accueilli 84,5 millions de touristes étrangers en métropole et environ 400000 en outre-mer, la plaçant au premier rang mondial des destinations touristiques. La croissance régulière du nombre de visiteurs soulève cependant la question de la capacité de charge des territoires touristiques pour préserver leur patrimoine naturel et culturel. Consciente de cette problématique, l'Organisation des Nations unies a d'ailleurs proclamé 2017, année internationale du tourisme durable, et a intégré le tourisme à l'ODD 8 « promouvoir une croissance économique durable ». Cette publication étudie les pressions environnementales exercées par le tourisme en France dans les territoires soumis à de fortes variations démographiques ainsi que les formes de tourisme durable mises en oeuvre afin d'atténuer ces impacts, et va ainsi dans le sens d'une meilleure appropriation de la cible 8.9, stipulant que le tourisme durable doit créer des emplois et promouvoir la culture et les produits locaux. A Lire - 56 pages - Pour en savoir plus
Rapport sur la compensation des atteintes à la biodiversité
Afin de mesurer la réalité des mesures de compensation des atteintes à la biodiversité sur les grands projets d'infrastructures, le Sénat a créé une commission d'enquête qui vient de dévoiler son rapport. Après avoir mené une cinquantaine d'auditions, la Commission d'enquête dresse le constat suivant : le triptyque ERC « éviter-réduire-compenser » n'a été que partiellement appliqué, et un certain nombre de difficultés empêchent aujourd'hui une bonne mise en oeuvre de la compensation (multiplicité des régimes juridiques mettant en oeuvre la séquence ERC, segmentation des procédures, anticipation insuffisante...). Face à ces constats, la Commission d'enquête formule 35 propositions visant à remédier à ces difficultés, à « faciliter » la conduite des projets tout en respectant l'exigence environnementale, propositions allant dans le sens de la réalisation de la cible 9.4 « moderniser l'infrastructure et adapter les industries afin de les rendre durables, par une utilisation plus rationnelle des ressources » de l'ODD9. Ces propositions dessinent ce que l'on pourrait appeler une séquence ERC « idéale », qui réunirait plusieurs conditions essentielles, dont une meilleure prise en compte des étapes de l'évitement et de la réduction et une harmonisation des règles applicables pour la réalisation des inventaires initiaux. Pour en savoir plus
2° session du Forum Science Technologie et Innovation
Le 15 mai dernier, la deuxième session du Forum Science Technologie s'est ouverte à New York, rappelant que la science, la technologie et l'innovation ne doivent pas constituer une fin en soi, mais plutôt être des outils au service du développement durable. Car si la science, et notamment les NTICs, a transformé la vie de chacun à l'échelle mondiale, leur accès reste encore très inégal. Lors de cette journée, des appels ont été lancés pour engager les décideurs à tenir compte de la science lors de l'élaboration et l'adoption de mesures destinées à appuyer la réalisation des objectifs de développement durable, mais plusieurs mises en gardes ont aussi été formulées au sujet des conséquences néfastes que peuvent toutefois avoir la science, la technologie et l'innovation. Cette conférence multipartite a permis aux entreprises, institutions et scientifiques à identifier les besoins et lacunes en matière de technologie, ainsi que les moyens et solutions pratiques fondées sur les connaissances permettant d'intégrer la science et l'innovation dans la réalisation des objectifs de développement durable. Pour en savoir plus
Les Débats du Comité 21
16 juin : débat sur l'engagement sociétal au prisme des ODD
L'engagement sociétal est diversement abordé par les grandes entreprises, à travers des missions variées telles que la philanthropie, le mécénat financier ou de compétences, des actions de solidarité, ou encore la création d'activités de social business. L'engagement sociétal reste une question complexe, l'alliance entreprise/société n'allant pas toujours de soi, avec dans certaines consciences, une vision binaire opposant l'intérêt général de la société et la recherche de profit des entreprises. Le Comité 21 poursuit ses travaux amorcés en 2016, dans l'optique d'une publication avant la fin de l'année d'un rapport souhaitant dépasser ces contradictions. Nous vous invitons à une demi-journée de débat sous forme de tables rondes pour analyser l'apport des ODD au concept d'engagement sociétal des organisations, et inversement. Il valorisera des exemples concrets, montrant comment les deux dynamiques entreprises et société se conjuguent, et donnera la parole à des experts. Avec la participation : Admical, Association Empreintes Citoyennes, Fondation de France, Fondation Sanofi Espoir, le Fonds Essilor Social Impact, Kaufman & Broad, La Poste, et avec le soutien de la SNCF. Pour en savoir plus - Inscription. Claire Videau - videau@comite21.org
26 juin : débat sur l’appropriation des ODD par les acteurs français
L'Agenda 2030, composé des 17 ODD, constitue désormais et depuis le 1er janvier 2016 le cadre universel du développement durable dans le monde. Mais les acteurs non étatiques français sont-ils suffisamment sensibilisés à ce nouveau cadre mondial ? Se sont-ils emparés des cibles et des indicateurs permettant d'évaluer à quel niveau leurs activités participent à la réalisation de l'Agenda 2030 ? Sont-ils assez outillés pour cela ? Telles sont les questions auxquelles le rapport « Appropriation des ODD par les acteurs français » tente de répondre. Coordonné par le Comité 21, le rapport d'appropriation des ODD par les acteurs français est un exercice collectif où plusieurs organisations de la société civile française expriment leur point de vue et formulent des recommandations pour aller plus loin dans l'appropriation (sensibilisation et l'accompagnement). A l'approche du 2ème Forum Politique de Haut Niveau qui se tiendra du 10 au 19 juillet à New York (conférence onusienne annuelle sur les ODD), le Comité 21 organise un débat public le 26 juin (16h30-18h30), à l'AMF, pour présenter les grandes lignes du rapport, en présence de l'Etat français et des co-auteurs. Ce Débat sera précédé par l'Assemblée générale à 14h00 (réservée aux adhérents). Inscription - Sarah Schonfeld - schonfeld@comite21.org
Save the date : 5 juillet, des droits et des devoirs pour l’humanité « Vers une déclaration universelle des droits de l’Humanité »
Le projet de « Déclaration universelle des droits de l'humanité », remis au Président de la République par Corinne Lepage en 2015, au moment l'adoption des ODD, permet de poser la question récurrente des engagements que peut/doit prendre la communauté internationale vis à vis des générations futures. Pour les temps présents, elle interroge la responsabilité des différents acteurs, notamment des entreprises par rapport aux obligations de la RSE, en matière de valeurs et d'éthique. C'est pourquoi le Comité 21 invite à débattre de ces questions le 5 juillet prochain, en présence de Corinne Lepage et d'autres intervenants.
Agenda du Comité 21
7 juin matin : parcours méthodologiques « Associations et développement durable : quels partenariats avec les entreprises et les collectivités ? Comment innover ensemble et durablement ? » - Comité 21 Grand Ouest
8 juin
à Paris : participation au groupe de travail « RSE Environnement » de la Plateforme RSE
8-9 juin
à Angers : formation « Concevoir et animer une démarche territoriale de développement durable » - Comité 21 Grand Ouest
15 juin
à Paris : participation au groupe de travail « RSE Environnement » de la Plateforme RSE
16 juin
à bpifrance : débat sur l'engagement sociétal au prisme des ODD
16 juin
à Paris (14h00) : réunion plénière du Club France Développement durable
21 juin
à Nantes : web conférence « Consommation responsable et empreinte alimentaire » - Comité 21 Grand Ouest
22 juin
matin : visite de la centrale de Cordemais (44) « Transition énergétique & biomasse : Cordemais explore l'avenir » - Comité 21 Grand Ouest
26 juin
à l'AMF - 14h15 (Paris 7ème) : Assemblée générale du Comité 21
26 juin
à l'AMF - 16h30 : débat sur l'appropriation des ODD par les acteurs français
Le Comité 21 partenaire
La Ville de Paris dévoile la promotion 2017 des Acteurs du Paris durable
La 5e édition de la Promotion des Acteurs du Paris durable a désigné les 10 lauréats retenus - parmi près de 70 candidatures - par un jury composé de représentants de la Ville de Paris et d'experts. Le jury, composé d'élus parisiens, d'experts des questions environnementales, du monde associatif, de la sphère entrepreneuriale, de membres du Conseil Parisien de la Jeunesse et de la Promotion 2016, de référents développement durable de la Mairie de Paris, vient de sélectionner les lauréats. Du recyclage actif et sportif, du son solaire, de l'éducation à l'environnement, au tri et à la consommation éclairée, de l'économie du partage et de l'entraide, de la redistribution alimentaire, de l'humour anti-gaspi et même du sauvetage de fruits et légumes moches... Les dix projets retenus vont donner des idées aux Parisiens pour préserver le climat et transformer Paris en capitale éco-exemplaire ! Le Comité 21 soutient la promotion des Acteurs du Paris durable. Découvrez la liste des lauréats
A lire
Green Cross France publie son ouvrage « Océan, des clefs pour agir » édition 2017
Alors qu'il recouvre plus de 70% de la surface terrestre, abrite la majorité de la vie sur terre et qu'il produit la majeure partie de l'oxygène que nous respirons, l'océan est au coeur de nos vies, mais son état se dégrade de manière inquiétante. Son eau s'acidifie, ce que nous lui connaissons de biodiversité s'appauvrit, le niveau de ses eaux monte inondant ou rendant incultes des terres peuplées ou fertiles. Pour nous protéger, il est donc essentiel de le préserver. Si ce sujet est largement abordé par le film Wonders of the Sea 3D (les Merveilles de la Mer) de Jean-Michel Cousteau, coproduit et raconté par Arnold Schwarzenegger qui sortira au second semestre 2017, Green Cross sort, en français et en anglais, son ouvrage compagnon « OCEAN: des clés pour agir », édition 2017. L'ouvrage reprendra également les propositions de la journée « Climat: objectif OCEAN » effectuée le 13 avril dernier, dont les premiers éléments sont disponible ici. La version papier peut être commandée ici. 36 pages - A lire
Agir sur les comportements nutritionnels : réglementation, marketing et influence des communications de santé
Face à l'augmentation du surpoids, de l'obésité et des maladies chroniques, de nombreux pays ont pris des mesures pour encourager les populations à avoir une alimentation saine et à faire régulièrement de l'activité physique. Cependant, agir sur les comportements nutritionnels est complexe car de nombreux facteurs entrent en jeu, dont le marketing, qui est reconnu comme ayant un impact non négligeable, notamment auprès des enfants. Alors que la loi française impose aux industriels d'apposer des messages sanitaires sur les publicités pour les produits alimentaires manufacturés depuis 2017, l'ouvrage « agir sur les comportements nutritionnels » analyse l'impact du marketing sur les comportements alimentaires ainsi que les mécanismes psycho-cognitifs en jeu dans la réception et le traitement des messages nutritionnels par les individus. Le groupe d'experts propose des pistes afin d'améliorer l'efficacité des messages sanitaires apposés dans les publicités et recommande de restreindre les actions de marketing destinées aux enfants. Commander la version papier ici - 432 pages - Pour en savoir plus
Eco-dates
29/05-4/06 : 3ème édition baptisée « No Impact Week » pendant la semaine du développement durable – agence Mieux – en savoir plus
2/06 à Paris : conférence « L'économie circulaire : un réservoir d'emplois verts » - Eco-emballagesen savoir plus
6/06 à Paris : conférence Climat-Energie « Économie circulaire & changement climatique : des obligations de résultat » - EDF en savoir plus
6/06 à Paris : conférence « Autorisation environnementale et réforme de l'évaluation environnementale : quels nouveaux enjeux pour les porteurs de projets ? » - OREE en savoir plus  
6-7/06 à Paris : forum de l’OCDE « Dépasser les clivages » – en savoir plus
6-9/06
 à Liège (Belgique) : 96ème congrès ASTEE : Des territoires à l’Europe : Construire ensemble les transitions environnementales – en savoir plus
7/06 à Paris la Défense : matinée autour de la transition environnementale des bâtiments éducatifs – Plan bâtiment durable – en savoir plus
8/06 à Paris : forum villes et territoires intelligents « L’intelligence des territoires au service des usagers » - Gazette des communes en savoir plus
8/06 à Nantes : forum-débat « Numérique et robotique : la fin de l’emploi, le retour du travail ? » - Collège des transitions sociétalesen savoir plus
8/06 à Paris : conférence-débat « Éducation populaire : politisation et pratiques d’émancipation » - Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire en savoir plus
12/06 à Paris: Conférence « Rebelle énergétique : une mission d’avenir ! » - Groupe Professionnel Energie des Arts & Métiers – en savoir plus
15/06 à Paris : colloque national « La santé, moteur d’innovation du bâtiment » - en savoir plus
17/06 à Paris : conférence « Accord de Paris : que peut-on attendre des États-Unis ? » - IDDRIen savoir plus
19/06 à Paris : conférence « Economie circulaire en Île-de-France : à la rencontre des collectivités et acteurs économiques engagés » - OREE et Teddif – en savoir plus
20/06 à Drevant (18) : journée « Gestion des déchets ménagers : prévention, optimisation, recyclage, saisissez les opportunités de 2017 ! » - Cercle national du recyclage – en savoir plus
22-23/06 à Paris : 2ème Forum Franco-Allemand « Energie, technologies et territoires : Quelles collaborations industrielles dans l’énergie? » - Passage Adapes – en savoir plus
24/06 à Paris : lancement du projet de « Pacte mondial pour l’environnement » - Club des juristes – en savoir plus
25-29/06 à Montréal (Canada) : 6e Forum Planèt’ERE – en savoir plu
27/06 à Lyon : journée scientifique et technique « De quelles connaissances avons-nous besoins pour rafraîchir nos villes ? » - ADEME en savoir plus
27-28/06 à Paris : 3ème Assises de l’économie circulaire – ADEME/Institut de l’économie circulaire – en savoir plus
28/06 à Paris : Conférence Critères RSE et Rémunération – Orse et PWC – gouvernance@orse.org
29-30/06 à Senlis : 2ème édition Biomim'expo consacrée au biomimétisme et à la biodiversité – CEEBIOS – en savoir plus
29/06-1/07 à Domaine de Bierville à Boissy-la-Rivière dans l’Essonne : Université d’été 2017 de France Nature Environnement – en savoir plus