du 29/09/2016
n°171
Spécial consommation et production durables-ODD12
FOCUS
Les ODD : une nouvelle ère pour le Comité 21
Le 30 juin dernier, le Comité 21 a fêté ses 21 ans et aussi renouvelé en partie son Conseil d'administration. C'est donc en tant que présidente du Comité 21 et non plus simplement comme cofondatrice que j'ai le plaisir de signer cet édito. Célébrer 21 ans d'action permet certes de regarder dans le rétroviseur, mais permet surtout de se projeter dans l'avenir et de mesurer le chemin accompli. Placé sous le sceau du changement, l'événement a mis en lumière les leviers et les forces vives pour entrer dans un monde nouveau. L'esprit de collaboration, la coopération et les partenariats sont les mots-clés du nouveau contrat social à construire (synthèse des 21 ans du 30 juin 2016). Précurseur il y a 21 ans, le Comité 21 entend, avec vous, poursuivre cette vocation d'anticipateur et surtout de catalyseur des synergies.

La préoccupation de l'avenir de la planète et de ses habitants est entrée dans la conscience collective, elle s'inscrit ainsi bien au-delà des questions environnementales stricto sensu, mais elle touche les questions sociales, sociétales, éducatives, industrielles, agricoles, citoyennes... « Que serons-nous demain ? » se décline aussi bien dans le court terme que le long terme, de la consommation quotidienne aux interrogations de l'anthropocène. C'est pourquoi les Objectifs de développement durable (ODD), adoptés par l'ONU en 2015, englobent l'ensemble de ces préoccupations, dans un esprit de changement de modèle économique et sociétal. Ils constituent aujourd'hui le fil de l'action, et notamment pour le Comité 21, l'ODD 17 sur les partenariats dont il est le laboratoire naturel ; c'est notre fil rouge !

L'ODD 12
sur la consommation et la production durables porte les ferments du changement en profondeur puisqu'il vise à rendre durable l'ensemble de la chaîne de valeurs de la production à la consommation. Il ne s'agit plus seulement d'engager les organisations dans le changement, mais bien tous les citoyens vers de nouveaux comportements. L'éducation en est une composante essentielle. Nos adhérents témoignent dans cette Infos 21 des initiatives menées pour produire et consommer différemment.

A force de dire nous allons y être... nous voilà dans cette nouvelle ère, une ère où la dimension sociale prendra toute sa place au sein du développement durable, avec la citoyenneté, car il s'agit bien là des fondements culturels de notre humanité. Le Comité 21 offrira à son réseau tous les moyens de s'accorder aux ODD, qui revivifient la notion de développement durable, au-delà de l'incontournable RSE, et de l'indispensable transformation.

Nouveau programme pour les Etrennes !

Bettina Laville, présidente du Comité 21
bettina.laville@comite21.org
Actualités des adhérents
Production durable des ressources
Altamire : des pratiques innovantes «De la Terre au nombril » en Pays de la Loire
Le cabinet Altamire et membre du Comité experts du Comité 21 Grand Ouest (Cycle révolution alimentaire) lance une initiative régionale nommée « De la Terre au Nombril ». Ce projet part du constat que notre rapport à l'alimentaire et à sa production est un enjeu fort et que sur le territoire ligérien, des nouveaux acteurs émergent, créant de nouvelles solutions plus durables, inventant de nouveaux modes de commercialisation plus collaboratifs, élaborant eux-mêmes des produits locaux et de saisons, nourrissant avec amour nos petits et grands ventres. Si vous êtes un acteur engagé pour une production agricole plus durable au profit d'une alimentation plus humaine, vous avez jusqu'à la fin de l'année pour vous identifier via le questionnaire ici. Votre initiative sera ensuite présentée sur le site Internet « De la Terre au Nombril » (www.delaterreaunombril.com). Courant 2017, les 20 pratiques les plus innovantes des Pays de la Loire seront valorisées au travers d'un livrable « De la Terre au Nombril » diffusé sur la région. Florence Brunet - fbrunet@altamire.com
Egis : des cultures maraichères en bordure d’autoroutes au Sénégal
Le concessionnaire de l'autoroute Dakar/Diamniadio, Eiffage et les Autorités sénégalaises, avec le soutien d'Egis pour l'assistance à maîtrise d'ouvrage (AMO), ont mis au point des protocoles afin d'autoriser provisoirement des cultures maraichères sur des terrains aujourd'hui inoccupés, destinés plus tard, à l'achèvement de futurs diffuseurs de l'autoroute. Ce projet contribue à l'augmentation de l'emploi de proximité et à l'amélioration nutritionnelle des populations locales. De nombreuses variétés y sont cultivées: du piment Goana, de l'oignon vert à l'aubergine en passant par le maïs. Ces cultures sont réalisées exclusivement par les femmes défavorisées vivant à proximité de la nouvelle infrastructure, afin qu'elles subviennent aux besoins alimentaires de leurs familles. De nombreuses démarches ont été faites pour protéger les engagements et intérêts de chacun : interdiction des constructions d'habitation sauvages dans la zone allouée au projet, contrôle de l'utilisation des ressources financières issues du projet social, clôture de l'espace ... Pour améliorer les conditions de travail des femmes dans les travaux de culture, plusieurs aménagements ont été réalisés par le concessionnaire, comme un accès depuis la route principale, des puits à la pelle mécanique ou encore la mise à disposition de pompes à moteur. Eric Locquet - eric.locquet@egis.fr
Monoprix lance Tous Cultiv’acteurs
Depuis juin 2016, Monoprix a lancé son projet « MONOPRIX TOUS CULTIV'ACTEURS», en partenariat avec le label Bee Friendly® pour une meilleure protection des pollinisateurs. Ce projet prend la forme d'un accord sur trois ans avec ses fournisseurs partenaires de fruits et légumes (29 références dans 13 filières de fruits et légumes) autour d'un cahier des charges co-construit avec le label Bee Friendly® et des experts du monde agricole. Le programme vise à l'adoption progressive par les producteurs de pratiques agro-écologiques (fertilisation, irrigation, etc.) qui doivent aboutir in fine à la diminution de l'utilisation des produits phytosanitaires et à une meilleure protection des pollinisateurs. L'ambition de MONOPRIX TOUS CULTIV'ACTEURS est d'accompagner les agriculteurs dans une démarche de progrès vers la labellisation de leurs produits par Bee Friendly®. Ce référentiel très exigeant comporte notamment une liste noire de pesticides interdits ainsi qu'un ensemble de bonnes pratiques agricoles pour favoriser la biodiversité sur les exploitations et mettre en place des partenariats avec les apiculteurs locaux. Hélène Pasquet - pasquet@comite21.org - Pour en savoir plus
Bordeaux Métropole engagée dans une gouvernance alimentaire métropolitaine
Bordeaux Métropole intègre dans sa stratégie Haute Qualité de Vie la question de la Gouvernance alimentaire. Alertée en 2010 par le rapport Quévremont qui soulignait la rapide disparition de la « ceinture nourricière » urbaine et la réduction de l'autonomie alimentaire de l'agglomération à une seule journée, la Métropole porte aujourd'hui quatre projets structurants et complémentaires définis à l'échelle de ses bassins de vie, de consommation et de production : la mise en oeuvre d'un Système alimentaire territorialisé pour la ville de Bordeaux ; la création d'un Conseil consultatif de gouvernance alimentaire métropolitain ; l'activation de relations privilégiées avec les territoires voisins ; les échanges internationaux dans le cadre du Pacte de Milan. Ces initiatives sont issues de nombreux ateliers organisés depuis 2011 avec les parties prenantes et sont légitimées par des enquêtes et diagnostics réalisées, notamment, par l'IUFN (International Urban Food Network), Bordeaux Sciences Agro et le CEFIL (centre de formation de l'Insee à Libourne). Brigitte Beau-Poncie - bbeau-poncie@bordeaux-metropole.fr - Pour en savoir plus
Les associations d'élus publient un guide de l'approvisionnement local
Les associations d'élus, de l'AMF à l'ARF, en passant par l'ADF, publient un vade-mecum consacré à l'approvisionnement local. Ce guide aborde notamment un enjeu essentiel, celui des marchés publics, et le formidable levier qu'ils constituent pour promouvoir l'agriculture locale, au soutien d'un développement économique pérenne, de productions respectueuses de l'environnement pour une alimentation de qualité, notamment dans la restauration collective. Le guide met également en lumière la « charte de valorisation des patrimoines culinaires et agricoles », destinée aux collectivités afin de leur permettre de valoriser les spécificités de leur territoire. Cette charte d'engagement permet notamment aux élus de choisir parmi une liste d'actions proposées celles qu'ils souhaitent mettre en oeuvre. Il revient largement sur les points de droit permettant au lecteur un rapide éclaircissement sur les enjeux juridiques d'une démarche d'approvisionnement local. Pédagogique et synthétique, ce document est à consulter ici. Pour en savoir plus
Pour une alimentation responsable
Thalys : la restauration durable à bord !
Depuis 2008, Thalys s'est attaché à réduire au maximum l'empreinte environnementale de sa restauration servie en Comfort 1. Avec des actions simples comme le choix de produits locaux, de saison, l'intégration de produits bio, la préférence pour la viande blanche plutôt que la viande de boeuf ou encore le choix de poissons certifiés « MSC : pêche durable », Thalys a pu diviser par 2 l'empreinte carbone de sa restauration à bord. Et ces mesures n'ont pas affecté la satisfaction des clients, au contraire : 92% d'entre eux affirment se sentir concernés par les enjeux environnementaux, et en 2016, 1 client CF1 sur 2 choisit un repas végétarien à bord, une importance encore jamais atteinte qui contredit nombre d'idées préconçues. Dorothée Bernier - dob@thalys.com - Pour en savoir plus
Ayen : éduquer au gaspillage alimentaire dans les écoles
Le SIVOM d'Ayen est syndicat qui regroupe 10 communes dont Ayen, sur la compétence école ( RPI primaire et maternelle) ou 180 repas sont servis quotidiennement. Il a souhaité mettre en place des actions très pragmatiques visant a l'éducation au gaspillage alimentaire tant du coté des enfants que du personnel. Tout d'abord, la gestion très précise et rigoureuse des « rations » a été mise en place avec fiches recettes des quantités achetées pour coller au plus près repas servis. Des portions non servies des plats transformés sur place sont conservés à température prescrites (+ de 63°) puis refroidies selon les normes HACCP pour être utilisées sous une autre forme (soupe, rizotto de légumes). Par ailleurs, les stocks bruts non utilisés servent le lendemain dans une autre préparation : sauce tomate, pâtisserie, compote ou salade de fruit... Pour finir, une sensibilisation des enfants au gaspillage alimentaire tout au long de l'année est réalisée avec une forte mobilisation de l'équipe sur des recettes et plats gouteux à partir d'une majorité de produits frais (80%) achetés en local. Les résultats sont impressionnants pour le bonheur des enfants et du personnel de restauration qui voient leurs actions porter leurs fruits. Jérôme Perdrix - jerome.perdrix@laposte.net
France Nature Environnement engagé dans la lutte contre le gaspillage alimentaire
Le mouvement France Nature Environnement (FNE) se mobilise depuis plusieurs années pour interpeller, informer et sensibiliser sur cette problématique de la lutte contre le gaspillage alimentaire aux enjeux à la fois éthiques, environnementaux et économiques. Partout sur les territoires, les associations du mouvement multiplient les interventions : mise en place de Disco Soupes ou de Banquets des 5 000, construction de parcours de formations à destination de publics éloignés de l'emploi, accompagnement d'établissements de restauration collective dans des démarches d'amélioration continue, etc. Le mouvement FNE est aussi à l'origine de la création de deux REGAL - Réseaux pour Eviter le Gaspillage Alimentaire, en Nouvelle Aquitaine et en Normandie. Il s'agit de réseaux multi-acteurs qui favorisent la recherche de solutions collectives innovantes pour lutter contre le gaspillage alimentaire. FNE s'implique également dans le débat national via notamment sa participation aux instances du Pacte national « anti-gaspi », coordonné par le ministère de l'Agriculture, et sa contribution à des travaux de recherche. Pour finir, la fédération souhaite inscrire la lutte contre le gaspillage alimentaire dans le cadre d'une politique plus globale d'alimentation durable susceptible de promouvoir des modèles plus soutenables, impactant positivement nos habitudes alimentaires et permettant de restituer aux aliments leur valeur nourricière et sociale (le développement de l'agriculture biologique, la mise en place de systèmes locaux d'approvisionnement, le respect de la saisonnalité et la diversification des produits alimentaires, associés à une réduction de la consommation de produits carnés). Héloïse Gaborel - heloise.gaborel@fne.asso.fr - Pour en savoir plus
Ademe et Unis Cité : 250 volontaires en service civique pour lutter contre le gaspillage alimentaire
Les pertes et gaspillages alimentaires ont une valeur commerciale théorique sur l’ensemble de la chaine alimentaire (de la production à la consommation) estimée de 16 milliards d’euros pour un total de 10 millions de tonnes non consommées. Les actions mises en place dans les restaurants scolaires montrent des résultats assez facilement atteignables autour de moins 30 %. La rentabilité des actions est forte et le WRAP (agence équivalente à l’ADEME au Royaume Uni) estime que 1¤ investi dans la prévention génère 90 ¤ d’économies sur les coûts des aliments et la gestion des déchets. Dans un collège de taille moyenne, réduire de 30 % ses pertes et gaspillages permet de réaliser 10 000 ¤ d’économie en 1 an. Dans le cadre de sa mission de lutte contre le gaspillage alimentaire issue de la Loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte, l’ADEME a signé une convention avec Unis-cité pour un programme de déploiement de 250 services civiques pour accompagner certaines démarches des restaurations collectives publiques. A partir de  novembre prochain et pendant deux ans, ces volontaires en service civique d’Unis-Cité participeront à la mise en place de la démarche de lutte contre le gaspillage alimentaire d’établissements scolaires.  Leur mission ? Réaliser des pesées, sensibiliser les élèves et accompagner l’équipe de cuisine et les gestionnaires dans leur démarche de progrès. D’ici juin 2018, ce sont près de 300  établissements qui bénéficieront de l’intervention des jeunes en service civique. Thomas Lesperrier – tlesperrier@uniscite.frPour en savoir plus
Réduction de la production des déchets
SUEZ lance Valoservices, une plateforme en ligne de gestion des déchets
SUEZ lance valoservices.suez.fr, la 1ère plateforme en ligne de gestion des déchets pour les entreprises, artisans, et particuliers. Le groupe poursuit sa stratégie de développement grâce à des solutions smart et connectées dans ses activités de recyclage et de valorisation des déchets en déployant des services intelligents en France, à l'international. Réservables 24h/24 et 7J/7 et directement payables sur la plateforme, ces services permettent une gestion simple et rapide des déchets, avec un accès direct à des services techniques nécessitant l'intervention d'experts qualifiés. Qu'il s'agissent de la gestion des gravats lors des chantiers et travaux, des déchets verts, d'encombrants, d'opérations de vidange ponctuelles ou régulières de fosses septiques, ou encore de nettoyage de cuves à fioul domestique, tous ces services sont désormais accessibles en ligne depuis tablettes, smartphones et PC. Pour en savoir plus
Cercle national du Recyclage : nouvelle version de son Guide de l’élu local en charge des déchets
Enjeu majeur pour les collectivités, la modernisation de la gestion des déchets peut être à l'origine de certaines interrogations par ceux-là mêmes qui doivent s'y intéresser. Depuis sa création, le Cercle National du Recyclage a pour missions d'informer et de conseiller les élus locaux. Ainsi pour répondre à leurs attentes, la première édition du guide de l'élu local en charge des déchets a été publié en 2001. Rédigé sous la forme de fiche, ce guide de référence permet une recherche simplifiée d'informations clés. Cet outil a bénéficié de nombreuses mises à jour afin de suivre l'évolution de la réglementation, des techniques, des outils liés à la gestion des déchets. Le Cercle National du Recyclage propose une version actualisée du guide comprenant des données chiffrées récentes, de nouvelles références bibliographiques et de nouveaux textes législatifs de référence. Les fiches déjà existantes ont été mises à jour et de nouvelles fiches ont été rédigées. Ces nouvelles fiches portent sur les filières d'élimination récemment apparues telles que pour les déchets d'activités de soins à risques infectieux des patients en auto-traitement, les déchets diffus spécifiques et les déchets d'éléments d'ameublement. Structuré en 10 chapitres spécifiques, l'ouvrage est téléchargeable. Philippine Dubois - pdubois@cercle-recyclage.asso.fr
Economie circulaire
Afnor : tout comprendre sur l'Economie circulaire
L'Afnor vient de publier un ouvrage « L'économie circulaire, 100 questions pour comprendre et agir ». En effet, le constat aujourd'hui est que le modèle linéaire « extraire-produire-consommer-jeter » est aujourd'hui révolu. L'heure est résolument à l'économie circulaire. Des résultats sont d'ailleurs déjà observés et mesurés. Une étude du commissariat général au développement durable publiée en septembre 2016 signale l'efficacité d'une mesure initiée en 2010 : la tarification incitative pour les déchets ménagers. Ce système, appliqué pour 5 millions d'habitants, consiste à faire payer les usagers du service public de collecte des déchets selon les quantités qu'ils produisent. Dans les collectivités où il est appliqué, les quantités d'emballages et papiers triés augmentent d'un tiers et les quantités de déchets résiduels sont réduites d'autant. L'auteur Hervé Ross-Carré propose, à travers 100 questions et 100 réponses, de découvrir ce nouveau modèle économique en mettant en regard la réglementation et les outils et méthodes déjà à disposition. Est ainsi proposé un panorama des normes volontaires françaises, mais surtout européennes et internationales, qui aideront tous les professionnels à mettre le pied à l'étrier. Approvisionnements durables, écoconception, écologie industrielle et territoriale, consommation responsable, économie de la fonctionnalité, allongement de la durée d'usage, recyclage : les sept piliers de l'économie circulaire sont décortiqués et expliqués, point par point. 150 pages. Pour en savoir plus
EpE mobilise ses membres autour de la consommation durable
EpE, Association Française des Entreprises pour l'Environnement, a pris deux initiatives en matière de consommation et production durables. Une Commission Ressources, qui permet le partage entre les membres de leurs expériences en matière d'économie circulaire et plus généralement d'économie de ressources, vient d'être lancée. Par ailleurs, l'association a mis en place un groupe de travail sur la communication des entreprises avec leurs consommateurs : comment communiquer avec eux sur les questions d'environnement ? Comment modifier les comportements de consommation tout en continuant à créer de la valeur positive ? Comment anticiper les attentes ? Comment communiquer sur des données souvent complexes ? Ces deux initiatives donneront lieu à des publications et communications entre 2016 et 2018. Annabelle Prin-Cojan - aprincojan@epe-asso.org - Pour en savoir plus
ORÉE : sur la route de l’économie circulaire
En juillet dernier, ORÉE a présenté, avec le soutien de l'ADEME et la DRIEE Île-de-France, en partenariat avec le Comité francilien de l'économie circulaire, le premier « guide touristique » de l'économie circulaire en Île-de-France, présentant 20 destinations insolites. A la manière d'un parcours touristique, cet ouvrage vise à illustrer des bonnes pratiques et inspirer de nouveaux acteurs pour effectuer la transition vers une économie circulaire, dont l'objectif est d'instaurer des modes de consommation et de production durables. De l'éco-conception de produits écologiques à la valorisation d'effluents, en passant par les fab lab, ressourceries et bien d'autres : autant d'initiatives qui démontrent les possibilités de ce nouveau modèle. Cécile Couteau - couteau@oree.org - Accédez à l'ouvrage en ligne
Education-Formation
Max Havelaar France organise le Fairtrade Tour 2016
En novembre 2016, dans le cadre du mois de l'Economie Sociale et Solidaire (ESS), l'association Max Havelaar France et le mouvement FAIR[e] un monde équitable organisent le FAIRTRADE TOUR 2016. Dans le but de sensibiliser le public et les acteurs territoriaux, des événements grands publics et des rencontres professionnelles à destinations des acteurs publics et économiques seront organisés dans 10 villes à travers la France : Bordeaux, Lille, Marseille, Nancy, Nantes, Paris, Rennes, Strasbourg, Toulon et Toulouse. A cette occasion, des producteurs du commerce équitable viendront témoigner de l'impact concret du commerce équitable sur leur activité et sur l'amélioration des conditions de vie de leur communauté. Des agriculteurs français viendront également échanger sur les enjeux communs auxquels fait face le monde agricole. A l'occasion de cet événement, Max Havelaar France lance un grand concours étudiant : le Fairtrade Challenge. Du 24 septembre et le 24 octobre 2016, les participants sont invités à imaginer une opération de communication originale pour promouvoir le commerce équitable auprès des citoyens. Adeline Furio - A.FURIO@maxhavelaarfrance.org - www.maxhavelaarfrance.org
Ecole Centrale de Nantes : ouverture d’une nouvelle option « Industrie Durable »
Une option intitulée « Industrie Durable » s’est ouverte en septembre à l’Ecole Centrale de Nantes. Afin de lutter efficacement contre le changement climatique, cette formation de 136 heures doit sensibiliser nos élèves ingénieurs à leurs futures responsabilités d’industriels. Un premier tiers des enseignements porte sur le management de la qualité, l’hygiène, la sécurité et l’environnement. Le reste de la formation tente d’apporter des solutions concrètes pour prévenir, réduire et recycler les déchets en appliquant le principe de l’économie circulaire. A travers des cours, des visites de sites industriels et un projet professionnel, les étudiants reçoivent des enseignements sur l’éco-conception, l’écologie industrielle, les approvisionnements durables, l’économie de la fonctionnalité, le droit du déchet, les matériaux recyclables et les procédés utilisés… Au niveau de la consommation et de la production responsables, de nombreuses interventions mettent l’accent sur les limites du système industriel actuel. Les étudiants seront amenés à réfléchir à de nouveaux modèles moins impactants sur l’environnement. La technologie n’est pas la seule réponse aux problèmes, l’avenir de notre société passera aussi par la sobriété. Jean-Marc Benguigui -  jean-marc.benguigui@ec-nantes.frPour en savoir plus
Agenda du Comité 21 et du Club France DD
 
4 octobre à Paris - 14h30 : rendez-vous « Tous concernés » sur dialogue local « Des pratiques locales à l'intégration de la RSO » en partenariat avec Empreintes citoyennes
4 octobre à Paris : participation à la réunion plénière de l'Espace National de Concertation pour l'EEDD
6 octobre à Paris - 9h00 : rencontre-débat « Les monnaies locales au service des territoires »
6 octobre
au Comité 21 - 14h30 : revue entre pairs « Entreprises, venez échanger et vous rencontrer autour de vos rapports RSE ! »
6 octobre
à Enghien les Bains : séminaire des administrateurs et Conseil d'administration
10 octobre
à Paris - 14h30 : réunion plénière du Club France Développement durable
11 octobre
à Strasbourg : modérateur au Thematic lunch « Collectivités, comment favoriser la responsabilité sociétale des entreprises de vos territoires ? » et animation du Creative Lab à 14h30 « Les pouvrois publics locaux : maillons indispensables à l'intégration de la RSE dans les entreprises » au World Forum for a responsible Economy
17 octobre
à Paris : participation à la journée d'ouverture du Cycle des Assises EEDD 2017
17 au 20 octobre
à Quito (Equateur) : contribution à Habitat III, la conférence des Nations Unies sur le logement et le développement urbain durable
18 octobre
chez Trioplast (Pouancé) - 9h00 : rendez-vous « Acheter un service plutôt qu'un produit : l'économie de la fonctionnalité » - Comité 21 Grand Ouest
27 octobre
: rendez-vous « Tous concernés » sur la Gestion des risques et responsabilité juridique en partenariat avec l'Iffo-RME
A l'International
 
Lancement de la Coalition pour une gouvernance multi-acteurs pour le climat
A l'occasion de Climate Chance, la Coalition pour une gouvernance multi-acteurs et multi-niveaux en faveur du climat, co-pilotée par le Comité 21, le Conseil Economique et Social Européen, le Comité des Régions et l'OCDE, a organisé, six mois après sa création, le 27 septembre, un Forum pour présenter sa feuille de route. Devant une soixantaine de participants, des témoignages ont permis de confirmer l'intérêt d'accélérer les partenariats multi-acteurs, notamment en démontrant la valeur ajoutée de ceux-ci et en cherchant comment lever les freins pour les concrétiser efficacement. La Coalition prévoit d'élaborer des recommandations à partir d'études de cas, de construire une boîte à outils afin d'aider concrètement les acteurs et de soutenir la mise en oeuvre de ces partenariats et la rénovation de la gouvernance lors des COP et des événements préparatoires tels que Climate Chance. La Coalition reste ouverte aux contributeurs qui voudraient participer aux travaux. Sarah Schonfeld - schonfeld@comite21.org
5 octobre : conférence européenne «Vers un cadre en faveur des initiatives climatiques locales »
Un mois avant le lancement de la COP 22 à Marrakech, le Comité économique et social européen (CESE) organise une conférence intitulée « Vers un cadre en faveur des initiatives climatiques locales », le 5 octobre, de 9h à 18h, à Bruxelles. Cette conférence permettra à un large éventail d'intervenants non étatiques et infranationaux de l'UE de faire entendre leur voix sur les éléments clés de la mise en oeuvre et de la réussite de l'accord de Paris. Cette manifestation participative aura également pour objectif d'adresser aux institutions européennes un message fort sur la capacité qu'a la collaboration multipartite d'accélérer la mise en oeuvre et la généralisation d'actions concrètes (transposition, reproduction et diffusion) et de guider l'application dans les faits de nombreuses composantes essentielles de l'accord de Paris. Le CESE est partenaire du Comité 21 dans la coalition «Gouvernance multi-acteurs en faveur de la mise en oeuvre de l'Accord de Paris ». Programme - formulaire d'inscription
17 au 20 octobre : Habitat III, tout savoir à moins d’un mois de la conférence !
Quarante après Habitat I et vingt ans après Habitat II, la conférence des Nations Unies sur le logement et le développement urbain durable (Habitat III) se tiendra du 17 au 20 octobre 2016 à Quito en Equateur sur le thème « Le développement urbain durable : l'avenir de l'urbanisation ? », et devrait rassembler près de 30 000 personnes, Etats et acteurs non étatiques. Les organisations souhaitant comprendre les enjeux et connaitre le processus préparatoire peuvent consulter la note du PFVT. Le PFVT, Partenariat Français pour la Ville et les Territoires, plateforme multi-acteurs dédiée à la coopération urbaine française, a reçu mandat du gouvernement pour mobiliser les acteurs français en vue de cette conférence mondiale. Lire la suite - Sarah Schönfeld - schonfeld@comite21.org
7 au 18 novembre : COP22, dernières informations !
La 22ème Conférence des Parties se tiendra à Marrakech du 7 au 18 novembre prochain. Etats et acteurs non étatiques sont invités à se mobiliser pour mettre en oeuvre rapidement l'Accord de Paris. A l'heure actuelle, la CCNUCC a répondu à l'ensemble des candidatures de side-event zone bleue. Elle a également octroyé les quotas de badges d'accès à la zone bleue aux organisations accréditées. Le Comité 21 dispose de 5 accréditations pour la première semaine et de 5 autres pour la deuxième semaine. Le comité d'organisation de la COP22 est en train de prendre contact avec les institutions dont les candidatures de side event en zone verte (zone société civile) ont été retenues. Près de 800 candidatures ont été déposées pour 4 salles de 100 places, 2 salles de 200 places et 1 salle de 400 places. Le Comité 21 organisera la 2ème édition du colloque Guerre - Paix - Climat (date et heure à confirmer). Lire la suite - Sarah Schönfeld - schonfeld@comite21.org
Le Comité 21 invité par le Comité 21 Québec !
« Ensemble en marche vers le développement durable », tel était le slogan de la 1ère édition de la Grande rentrée du Développement durable, organisé par le Comité 21 Québec, les 6 et 7 septembre. Près d'une centaine de personnes, issues des Ministères de la province, des régions, des villes, des entreprises, des universités et centres de recherche, était réunie à la Maison du Développement durable de Montréal pour réfléchir à la meilleure façon de travailler en synergie pour faire progresser le développement durable. Comment imaginer la collaboration multi-acteurs en faveur du développement durable au Québec ? Quelles instances créer ? Quels soutiens solliciter ? Quels indicateurs de gouvernance imaginer ? A l'invitation de Lorraine Simard, Présidente du Comité 21 Québec, le Comité 21 France, représenté par Catherine Decaux, directrice générale, est intervenu pour dresser l'état des lieux des pratiques et de la collaboration multi-acteurs en faveur du développement durable en France. Cette première mission au Québec est également l'occasion d'organiser une série de rencontres institutionnelles et politiques, notamment avec les Ministères de la province, pour faire connaître l'objet social du Comité 21, et tenter de trouver des soutiens aux projets de coopération imaginés par nos deux réseaux. Le Comité 21 France et le Comité 21 Québec s'engagent dès à présent sur la voie d'une coopération pérenne pour favoriser échanges d'outils, d'idées, et bonnes pratiques au service des acteurs économiques, politiques, éducatifs et associatifs de nos deux territoires. L'ambition est à terme de pouvoir construire des projets communs pour accélérer la transition de nos modèles sociaux-économiques. Lire la suite - Message vidéo de la présidente du Comité 21, Bettina Laville
Que s'est-il passé à la MEDCOP Climat à Tanger (17-18 juillet) ?
Le mois de juillet a été marqué par le grand succès de la MEDCOP Climat qui s'est tenue à Tanger. Etape préparatoire importante de la COP22, ce Sommet des acteurs non étatiques méditerranéens a rassemblé plusieurs milliers de personnes afin de partager avis, solutions, projets, méthodes pour lutter concrètement contre le dérèglement climatique et ses conséquences spécifiques dans le bassin méditerranéen. Nous partageons ici le compte rendu global de notre participation au sommet mais également les grandes conclusions du side-event, organisé par le Club France Développement durable et le Comité 21, en partenariat avec le Comité économique et social européen et le Comité des Régions, sur la gouvernance multi-acteurs en faveur du climat. Depuis cette année, le Club France et le Comité 21 se sont alliés à ces deux institutions européennes au sein d'une coalition internationale qui s'est fixée comme objectif de réfléchir et promouvoir la gouvernance multi-acteurs pour mettre en oeuvre l'Accord de Paris. Sarah Schonfeld - schonfeld@comite21.org
Eco-dates
 
3/10 à Paris : rencontre « Feeding and fueling the City », comment nourrir et alimenter la ville et ses citadins en biens et intrants ? - La Fabrique de la Cité - en savoir plus
4/10
à Paris La Défense : cycle Défi climat 2016 « Après l'accord la mise en oeuvre » - séance 3 « la stratégie nationale bas carbone : où en est-on ? » - IFORE - en savoir plus
4/10
à Paris : 5ème débat citoyen pour la planète « La nature, source d'innovation » - Ministère de l'Ecologie - en savoir plus
6-7/10
à Arras et à Lille : 3ème université européenne sur le thème « L'Europe et les collectivités territoriales, y croire encore ! » - AFCCRE - en savoir plus
6-9/10
à Paris : salon Autonomy, salon de la mobilité urbaine - en savoir plus
6-7/10
à Strasbourg : 3ème édition des Journées de la Mobilité Intelligente « Le numérique au service des mobilités : Quelles opportunités pour les territoires ? » - Club des villes et territoires cyclables - en savoir plus
7/10
à Paris : rendez-vous « Électrification décentralisée et développement » - Institut Veolia et la FERDI - en savoir plus
7/10
à Paris : les ateliers de l'OMIG « Le leadership intergénérationnel, Pourquoi, Comment ? » - OMIG - en savoir plus
7/10
à Paris : Session FNE Ile-de-France « L'eau, bien commun de l'humanité » - en savoir plus
7-9/10
à Paris : FOREJE 2016 « Des jeunes pour changer de société » - AVEF - en savoir plus
10-14/10
: 10 visites climat en Ile de France - Direction régionale Île-de-France de l'ADEME - en savoir plus
11/10 à Paris : 13ème Convention Efficience Energétique du Bâtiment - en savoir plus
11/10
à Vitrolles : conférence interactive « Qu'y a-t-il vraiment dans nos assiettes ? » - Bio-sphère - en savoir plus
11-13/10
à Nîmes : forum de Nîmes pour lutter contre le crime environnemental - France forum organisation - en savoir plus
16-18/10
à Paris : forum international « SG4SC : smart grids pour les smart cities » - IEEE - en savoir plus
18/10
à Paris : 2ème forum international des mobilités durables - SNCF
18-19/10 à Marseille : 4ème séminaire des observatoires de la biodiversité - Arpe Région Provence Alpes Cote d'Azur - en savoir plus
18-19/10 à Marseille : colloque Primequal - Qualité de l'air intérieurv - ADEME - en savoir plus
19-22/10
à Lourdes : 14ème conférence internationale « EURO-RIOB 2016 » pour l'application des directives européennes sur l'eau - RIOB - en savoir plus
25/10
à Bruxelles : Smart Cities in Europe «Promoting Sustainability, Innovation and Cooperation» - Eurocities - en savoir plus
3 questions à ...
Charles Arden-Clarke, Directeur du Cadre décennal d’action pour la consommation et la production durables
Quelle place tiennent les « modes de consommation et de production durables » dans la stratégie des Nations Unies en matière de développement durable?

Leur rôle est transversal et essentiel, car sans remise en cause de nos modes de consommation et de production, aucune stratégie de développement durable n'aura d'impact réel et à long terme. La nécessité d'évoluer vers des modèles de consommation et de production durables fait partie intégrante du Programme de développement durable à l'horizon 2030 des Nations Unies, adopté en Septembre 2015.
Parmi les 17 Objectifs de développement durable compris dans ce programme, un objectif lui est exclusivement dédié : l'Objectif n°12 visant à « établir des modes de consommation et de production durables ». Cet Objectif rappelle, au travers de la « cible » 12.1, le rôle central du « Cadre décennal d'action pour la consommation et la production durables », lors de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable de 2012 (Rio+20).

Quels sont les grands enjeux et défis relatifs aux modes de consommation et de production durables ?

La multiplication et l'intensification des crises environnementales, sociales et de santé publique causées par l'homme ont contribué à remettre en cause nos modes de consommation et de production. Il apparaît de plus en plus clairement que nous ne maîtrisons pas les risques. Dans le même temps, la demande des consommateurs pour des produits, services et organisations plus responsables s'est affirmée. L'avancée des savoirs et des technologies « vertes » permet d'adapter l'offre, ouvrant de nouvelles perspectives économiques, de création de valeur et d'emplois, tout en utilisant moins de ressources et avec moins de pollution. Toutes les conditions sont réunies pour imaginer un nouveau futur, dans lequel il sera possible de faire mieux avec moins. Ce défi est collectif. La transition vers des modes de consommation et de production durables nécessite l'engagement de l'ensemble des décideurs politiques et économiques et de tous les pays, les plus développés donnant l'exemple, et tous bénéficiant de ce changement.

Quelle action est mise en place pour accélérer cette transition?


Notre rôle est de constituer un cadre mondial d'action, en catalysant les différentes initiatives afin d'en maximiser l'impact collectif. Compte-tenu de l'ampleur de la tâche, notre action s'inscrit dans une logique clairement collective et collaborative. Elle s'appuie sur des programmes et des partenariats. Près de 500 acteurs - gouvernements, secteur privé, société civile et organisations internationales - sont engagés dans la mise en oeuvre de nos actions. Des feuilles de route régionales ont été élaborées, et 127 pays, dont la France, ont désigné un coordinateur national chargé de la mise en oeuvre à l'échelle de son pays. Six programmes sectoriels sont en place, sur les thématiques durables liées au tourisme, à l'information des consommateurs, aux systèmes agroalimentaires, aux modes de vie et à l'éducation, aux bâtiments et à la construction, aux achats publics.
La France codirige le programme sur le tourisme. Elle est membre des comités consultatifs multipartites de tous nos autres programmes sauf celui sur les achats publics, dont sont partenaires plusieurs organisations publiques et privées françaises. C'est un allié de choix dans l'atteinte des Objectifs de développement durable, et nous sommes heureux de pouvoir compter sur son engagement pour changer nos modes de consommation et de production.

www.unep.org/10yfp

Pour en savoir plus sur le Cadre décennal d'action pour la consommation et la production durables
Pour aller plus loin
ONU : 1er Rapport sur la mise en oeuvre des objectifs de développement durable
En septembre 2015, 193 pays adoptent à l'ONU le programme de développement durable à l'horizon 2030. Fruit d'un travail collaboratif, conduit par un groupe de représentants de plus de 70 pays, les ODD constituent un cadre international pour le développement à venir de tous les pays du monde, un ensemble d'objectifs universels et d'indicateurs pour notamment mettre fin à la pauvreté mondiale, lutter contre le changement climatique et promouvoir les droits de l'homme. Les ODD sont officiellement adoptés en janvier 2016, et ce jusqu'en 2030. Le suivi des objectifs de développement durable se fait dans le cadre du forum politique de haut niveau de l'ONU. Créé lors de la conférence Rio+20, le dernier forum qui a eu lieu en juillet 2016, a permis de présenter un premier rapport de mise en oeuvre des ODD. Ce document sera publié chaque année afin de réaliser un suivi de la mise en oeuvre et de la progression des ODD. Comme 21 autres pays du monde, la France s'est portée volontaire pour mener un rapport national en 2016 et le présenter à ce Forum.
-1er rapport d'étape sur la mise en oeuvre des Objectifs de développement durable
-Rapport volontaire de mise en oeuvre des ODD de la France
-Synthèse des contributions des 22 pays au Forum politique de Haut niveau de l'ONU
Quel consommateur êtes-vous : Typologie des consommateurs 2016 Greenflex
Dans un climat de perte de confiance, les préoccupations santé, bien-être, le souci du local et du social se renforcent et apparaissent plus que jamais comme majeurs pour les Français. Les tendances constatées depuis quelques années s’inscrivent dans les comportements de chacun qui agit comme un citoyen consommateur. Ainsi, Greenflex poursuit en 2016 son étude sur la typologie des consommateurs. Elle révèle l’existence de 8 profils, actés chacun par leur modèle de consommation : les Exemplaires, les Emoteurs, les Enquêtes de sens, les Locaux motivés, les Connectés, les Utilitaristes,  les Ecossentiels et les Changez rien. Quels sont les comportements clés de chacun de ces profils de consommateurs ? Quels leviers enclencher chez chacun pour fédérer un engagement durable ? Et vous, quel consommateur êtes-vous ? Pour en savoir plus
Chiffre du mois des adhérents
L'ODD 12 a pour objectif d’établir des modes de consommation et production durables. 73% des répondants-adhérents pensent que la prise en compte de la consommation et production responsables (réduction de la production des déchets, lutte contre le gaspillage alimentaire, la gestion durable des ressources naturelles, etc.) s’améliore. Par ailleurs, nos adhérents ont indiqué leurs priorités pour cet ODD à atteindre d'ici à 2030. Tout d'abord, il s'agit de parvenir à une gestion durable et à une utilisation rationnelle des ressources naturelles. La deuxième priorité est de réduire de moitié à l'échelle mondiale le volume de déchets alimentaires par habitant au niveau de la distribution comme de la consommation et réduire les pertes de produits alimentaires tout au long des chaînes de production et d'approvisionnement, y compris les pertes après récolte.
Le Comité 21 en action
6 octobre : Rencontre-débat « Les monnaies locales au service des territoires»
L'Abeille (Grand Villeneuve sur Lot), la Beunèze (Saintonge-Saintes, 17), l'Eusko (Pays Basque, 64), la Gonette (Métropole lyonnaise), la Lignière (Berry), la Muse (Mûrs-Erigné, 49), la Pêche (Ile-de-France), la Sol-violette (Toulouse), etc. : les monnaies locales complémentaires fleurissent en France depuis six ans. Ces monnaies alternatives sont d'abord destinées à soutenir l'économie locale, en favorisant une consommation de proximité et de qualité, pour renforcer le lien social et développer l'entraide entre citoyens et professionnels du territoire (commerces, producteurs, associations...). Selon le rapport « D'autres monnaies pour une nouvelle prospérité » remis en 2015 au gouvernement, les 27 expériences françaises recensées totalisent une masse monétaire en circulation d'environ 500 000 euros, pour quelques 8 500 usagers et 2 000 prestataires. Quelle que soit leur taille, de plus en plus collectivités locales s'y intéressent, subventionnant les projets, mettant à disposition des moyens administratifs, en associant acteurs privés, organisations sociales et solidaires et acteurs publics. Quels objectifs visés ? Quelle appropriation des citoyens ? Quels sont les leviers et les freins au développement des monnaies locales ? Cette économie locale et citoyenne a-t-elle fait ses preuves ? Quel équilibre financier ? Quel partenariat à envisager avec la collectivité ? Avec les contributions de Jean-Philippe Magnen, co-auteur du rapport d'étude sur les monnaies locales complémentaires et les systèmes d'échanges locaux, thérapeute et accompagnateur du changement, Etienne Bachelart, Association Une monnaie pour Paris. Inscription obligatoire, BPI Paris 9ème à partir de 8h30. Inscription
Collectivités, vos rapports de développement durable sont à l'honneur !
Comme chaque année, le Comité 21 consacre un Infos 21 aux rapports annuels de développement durable de ses adhérents. L'occasion d'alimenter notre veille mais surtout de valoriser vos actions et le travail conséquent fourni pendant plusieurs mois pour répondre à cet exercice de reporting. Afin de vous proposer une newsletter spéciale RADD la plus complète possible, nous attendons vos rapports pour les lire, les analyser et vous en proposer un rapide résumé. Retrouvez la précédente Infos 21 ici. Nous vous rappelons par ailleurs que la boite à outils est à votre disposition pour alimenter votre réflexion, et que vous pouvez retrouver les rapports des collectivités du réseau sur l'espace adhérent, rubrique bibliothèque des rapports. Vous pouvez adresser vos rapports à Laurie Ayouaz qui se tient également à votre disposition pour toute question méthodologique sur les RADD. Réservé aux adhérents. Laurie Ayouaz - ayouaz@comite21.org
Avec l'ODD 17, soyons « partenaires du monde » !
Rendez-vous incontournable de la rentrée, le Forum Mondial Convergences a réuni les 5,6 et 7 septembre derniers les professionnels du développement durable. Le Comité 21 a eu la chance d'être associé, avec le Global Compact France, à l'organisation de la session consacrée à l'Objectif de Développement Durable 17. Au coeur des activités du Comité 21 depuis 21 ans, l'ODD 17 met en lumière la nécessité de travailler en multi-acteurs pour mettre en oeuvre l'ensemble des ODD à l'horizon 2030. Parmi les intervenants, Bettina Laville, Présidente du Comité 21, a insisté sur le rôle fédérateur et de paix des ODD, parce qu'ils sont appropriables par tous, et doivent être déclinés à tous les échelons de la société et des territoires. La session, animée par Patrick d'Humières, directeur du développement durable-Master Class de CentraleSupelec, a également donné la parole à l'AFD, au Global Compact, à Pernod Ricard, à la Métropole du Grand Paris et à l'association bangladaise Friendship. Tous ont rappelé que l'ODD 17 incarne la nouvelle gouvernance des partenariats, pour remettre au coeur du développement durable éthique, confiance et crédibilité. Retour sur la 9ème édition du Forum Mondial Convergences
Retrouvez en image les 21 ans du Comité 21 le 30 juin dernier !
Le Comité 21 a fêté ses 21 ans le 30 juin au jardin d’acclimatation. Retrouvez les différents débats en vidéo et n’hésitez pas à consulter les livrables réalisés à cette occasion :
- Le Comité 21, acteur de nouveaux modèles

-Le dossier de presse sur les lauréats 21 solutions pour demain
-Notre dernière newsletter Infos 21 Spécial Comité 21 ans
-Le storify des 21 ans
- Synthèse des 21 ans
Rendez-vous du Comité 21
6 octobre - 14h30 : revue entre pairs « Entreprises, venez échanger et vous rencontrer autour de vos rapports RSE ! »
Le Comité 21 propose une revue entre pairs début octobre consacrée aux rapports RSE/développement durable d'entreprises. Chacun des participants soumettra son rapport (ou son projet) à la lecture de ses pairs, qui en feront une analyse. Un focus sera proposé sur la question de la « matérialité ». D'autres thèmes aussi pourront être abordés : les indicateurs/Kpi's, la règle du « Comply or explain, la vérification des données par un Organisme Tiers Indépendant. A travers cet exercice, ceux qui le souhaitent pourront également échanger sur leurs démarches de développement durable et leurs stratégie RSE, au regard de nouveaux enjeux nationaux ou internationaux (COP22, transition énergétique, ODD..). Cette revue par les pairs permettra de profiter de l'intelligence collective du réseau pour repérer les axes d'amélioration possibles de ces rapports, l'objectif étant de construire des recommandations opérationnelles pour l'élaboration, la rédaction et la présentation des rapports en réfléchissant aux voies nouvelles ou émergentes (reporting intégré, utilisation du digital, reporting-tableau de bord, etc.). Réservé aux adhérents. Alexis Pasquet - pasquet@comite21.org
18 octobre : Acheter un service plutôt qu’un produit, l’économie de la fonctionnalité
Considérée comme l'une des composantes de l'économie circulaire, l'économie de la fonctionnalité consiste à remplacer la vente d'un produit par la vente de son usage. Il s'agit de vendre des heures d'utilisation, des kilomètres parcourus, des pages imprimées, une qualité de l'air élevée, etc. En découplant création de valeur ajoutée et consommation de ressources naturelles, ce modèle en plein essor se traduit aussi bien par des bénéfices économiques qu'environnementaux : à service égal ou amélioré, les consommations de ressources et d'énergie pour la production sont moindres. Le fabricant est également incité à allonger la durée de vie de ses produits puisqu'il en vend l'usage et non la propriété. Quels bénéfices pour les entreprises, l'économie et l'environnement ? Comment passer d'un modèle économique classique à un modèle fondé sur l'économie de la fonctionnalité ? Quels facteurs-clés de succès ? Un rendez vous organisé par le Comité 21 Grand Ouest, 9h00 chez Trioplast (Pouancé). Découvrez le compte rendu du dernier rendez-vous « Réemploi, réutilisation, réparation : quelles solutions face à l'obsolescence programmée ? », le 21 juin. Réservé aux adhérents. Inscription - Mathilde Bres - bres@comite21.org
15 septembre : retour sur le premier rendez-vous du cycle 2016-2017 sur l’engagement sociétal
Après un première rencontre organisée en février 2016 sur l'engagement sociétal, séance qui avait permis de définir ce qu'est cet « engagement », le 15 septembre a eu lieu le premier rendez-vous d'un cycle de trois rencontres visant à approfondir le sujet et fournir exemples de bonnes pratiques, méthodologies et ressources pour amorcer, structurer ou renforcer ses propres politiques sociétales. Différents intervenants sont venus éclairer la question des stratégies sociétales des entreprises et organisations, avec Béatrice Bellini, enseignant-chercheur à l'université de Nanterre qui a fait le lien entre consommation, marketing et nouveaux modèles économiques. Laurence Weber, directrice du Rameau a présenté ces « alliances nouvelles » entre associations et entreprises qui peuvent répondre aux fragilités territoriales. Deux exemple d'entreprises enfin, avec Frédérique Maléfant de Generali, venue présenter la stratégie sociétale de l'assureur, avec un focus sur le tiers lieu BeeoTop et Karen Conrad (Fondation Vinci) et Florent Cottinet (Emmaüs Défi) venus présenter en binôme le programme Convergence, exemple de partenariat abouti et pérenne permettant l'insertion professionnelle de personnes en difficulté. Le prochain rendez-vous portera sur « L'évaluation et la mesure de l'engagement sociétal » et aura lieu le mardi 29 novembre après-midi. Alexis Pasquet - pasquet@comite21.org
A lire
Comment bien se nourrir en respectant la planète et notre santé ?
Dans un ouvrage qui vient de paraître Pierre Feillet, spécialiste de l'impact de l'évolution des sciences et des techniques sur l'alimentation, livre les clés du « bien se nourrir », en réduisant l'impact de nos repas sur l'environnement, et plus précisément le changement climatique. « Ce que nous mangeons est important pour notre santé mais aussi pour la planète. Pourtant, seuls quelques gouvernements (Brésil, Allemagne, Suède, Qatar) ont montré l'exemple en formulant des recommandations en faveur d'une alimentation avantageuse capable de faire face à deux des défis les plus pressants de notre époque, à savoir garantir une bonne alimentation pour tous et lutter contre le changement climatique » conclut la FAO dans un rapport conjoint avec l'Université d'Oxford [1] publié en Juin 2016. Peut-on se fier à l'affichage environnemental ? Doit-on privilégier les circuits courts et de proximité ? Faut-il consommer moins de viandes ? Que penser des poissons d'élevage ? Se nourrir avec des aliments biologiques est-il bénéfique pour la planète ? Comment gaspiller moins de nourriture ? Quels modes de cuisson privilégier ? Edp Sciences, 2016 - 139 pages. A commander
Implication citoyenne et nature en ville
Cet ouvrage regroupe sept retours d'expériences françaises (Lyon (3), Villeurbanne, Montpellier, Strasbourg, Saint-Ouen) illustrant l'intérêt d'impliquer les citoyens dans les projets d'intégration de la nature en ville, et propose quelques enseignements issus de ces démarches. Leur analyse montre une grande diversité de moyens pour impliquer les citoyens. En effet, les démarches peuvent être descendantes lorsque c'est la collectivité qui les sollicite, ou ascendantes lorsque ce sont eux qui se mobilisent pour promouvoir des projets de nature sur l'espace public. Elles peuvent être facultatives ou bien obligatoires au regard du Code de l'urbanisme, se situer en amont ou en aval d'une décision, etc. Les enseignements proposés dans le cadre de cet ouvrage ont pour vocation d'aider les maîtres d'ouvrage et aménageurs à faciliter les conditions d'appropriation et de compréhension des aménagements en faveur de la nature en ville. Collection Connaissances - 144 pages - 45 euros - Pour en savoir plus
Carbone, climat et argent : financer la transition écologique
Cet ouvrage écrit par Alain Grandjean et Mireille Martini répond à cette question « Comment mettre concrètement en oeuvre les engagements pris par les États à la COP21 pour réduire le réchauffement climatique ? ». L'atteinte des objectifs de limitation du réchauffement climatique définis à la COP21 (qui sera suivie de la COP22 à Marrakech en novembre 2016), passe par des engagements concrets des entreprises et des États. La question essentielle reste de savoir comment orienter les financements vers la transition alors que le secteur financier reste prisonnier d'une instabilité systémique. Après avoir rappelé le diagnostic scientifique sur la crise climatique, ce livre propose une approche globale des solutions au niveau mondial, à travers une vision pluridisciplinaire qui permettent la mise en oeuvre des objectifs fixés au sommet de la COP21. Les Editions de l'Atelier - 208 pages - 15 euros - Pour en savoir plus
Le climat qui cache la forêt
Le 14 septembre 2016, le jury du Prix du Livre Environnement de la Fondation Veolia a dévoilé sa sélection pour l'édition 2016. Celle-ci comprend 3 ouvrages pour le Prix du Livre Environnement et 3 ouvrages pour sa mention jeunesse. L'ouvrage "Le climat qui cache la forêt" de Guillaume Sainteny, paru en octobre 2015, a ainsi été retenu parmi la sélection de nommés pour le Prix du Livre Environnement. La remise en question de la lutte contre le changement climatique semble une position iconoclate tant celle-ci apparaît comme étant la première priorité en matière d'environnement. Pourtant, Guillaume Sainteny, professeur de développement durable à AgroParisTech, souligne que depuis les années 1990, cette question domine les politiques environnementales, jusqu'à leur nuire, empêchant la prise en considération d'autres enjeux environnementaux majeurs, telles la pollution de l'air, la pollution de l'eau, l'érosion de la biodiversité ou la dégradation des sols. Au-delà du constat, l'auteur questionne la pertinence d'un renouvellement de la politique climatique française à moins de deux mois du lancement de la COP21. Le climat qui cache la forêt - Édition Rue de l'échiquier - 272 pages - 18€- Commander
Le Comité 21 partenaire
10-14 octobre : World forum for a Responsible Economy « L’entreprise pour quoi faire ? »
Le World Forum for a Responsible Economy, le forum international dédié à l'économie responsable, fête cette année ses 10 ans ! Une année riche en nouveautés puisque le Forum évolue et se déroulera dans cinq villes de France : Lille, Strasbourg, Grenoble, La Rochelle et Paris. Le thème général de ce 10e Forum porte sur le rôle de l'entreprise dans la société : au-delà de sa performance économique, que peut-on (raisonnablement) attendre d'elle ? Pendant ces 5 jours, des experts du monde entier interviendront dans les 5 villes pour partager leurs bonnes pratiques et débattre autour de 10 thèmes : l'entreprise collaborative, l'entreprise en réseau, l'ubérisation du travail, les relations sociales, le bien être des salariés, l'intelligence artificielle et l'emploi, le revenu de base universel, les dynamiques territoriales, le rôle des pouvoirs publics et la mesure de la responsabilité de l'entreprise. Le Comité 21 est partenaire du Forum et intervient à l'occasion de deux événements le 11 octobre à Strasbourg : comme modérateur au Thematic lunch « Collectivités, comment favoriser la responsabilité sociétale des entreprises de vos territoires ? », et en tant qu'animateur du Creative Lab à 14h30 « Les pouvrois publics locaux : maillons indispensables à l'intégration de la RSE dans les entreprises » au World Forum for a responsible Economy.
Cérémonie du Prix consacré aux femmes, à l’agriculture et l’alimentation responsable
Créé en 2013 par Relations d'Utilité Publique www.agence-rup.net, Resolis www.resolis.org et Spas Organisation http://spas-expo.com, le Prix des femmes Marjolaine a pour but de récompenser des femmes menant des actions exemplaires dans les domaines de l'agriculture et de l'alimentation écologiques et solidaires, en France et dans les pays en développement. Les partenaires sont notamment Med COP 22, l'Association des Régions de France, la Fondation Nicolas Hulot, Max Havelaar France, le CFSI, le WECF France, et les magazines Kaizen, Debout, Causette et ... le Comité 21. Pour cette 4ème édition, une catégorie a été dédiée aux projets venant de Méditerranée. La remise des Prix aura lieu le 4 octobre à 17h à la Maison des acteurs du Paris durable, 21 rue des Blancs Manteaux (Paris 4ème). Cette cérémonie sera précédée par deux tables rondes : « Du champs à l'assiette, comment les femmes agissent en France ? » et « Comment les femmes cultivent un monde plus durable dans les pays du Sud ? ». Le Comité 21 est partenaire du Prix. Inscription à la cérémonie - Pour en savoir plus