du 27/01/2016
n°166
Spécial Biodiversité - ODD 14 et 15
FOCUS
2016 : changeons d’échelle pour nos 21 ans !
L'Exposition Universelle de Paris au début du 20eme siècle avait été portée avec une soif d'avenir et avec la conviction que les enfants vivraient mieux le futur que le présent. C'est avec une conviction identique que nous avons mené le projet Solutions COP21 au Grand Palais du 4 au 10 décembre 2015. Celui-ci a permis aux membres du Comité 21 et à bien d'autres, de partager leurs initiatives en faveur du climat auprès de 42 000 visiteurs.

En ce début de 21ème siècle s'est installée une inquiétude puissante sur nos conditions de vie futures. Les sujets de préoccupation sont nombreux : géopolitique, accès au travail, climat, santé, disparition de la biodiversité. Ces défis pour l'humanité sont tous liés... et nous projettent de très sombres perspectives. Les peurs s'installent, nous avons le sentiment de subir.

Et pourtant, le monde fourmille d'idées, de réalisations, de prise de responsabilité. Depuis le Sommet de la Terre de Rio de 1992, beaucoup a été inventé, créé, et réalisé. Ces solutions sont portées par nous tous : collectivités locales, associations, entreprises, institutions publiques, centres de recherche, médias... Notre priorité aujourd'hui est à la généralisation. Il nous faut aussi en débattre dans un grand respect des diversités de point de vue et de choix de vie. Du débat - nous ne sommes bien sûr pas d'accord sur tout - naît une force de créativité et d'action.

Mais nous nous confrontons systématiquement face à trois obstacles. Le premier est celui du financement, le second de l'acceptabilité, et c'est une vraie question culturelle, le troisième est celui de la compétence et des talents. Nous devons attirer ceux qui sont le plus en capacité de mener les métamorphoses utiles à nos sociétés. Cela veut dire que nous avons à préserver les conditions mêmes de notre qualité de vie et du développement de ceux qui sont en difficultés. C'est à cela qu'engage l'accord de Paris 2015-COP21.

Les deux milliards d'enfants nés au 21e siècle ont pour envie d'écrire leur vie en toutes capacités, avec des projets bien différents des nôtres. J'ai une totale confiance dans cette génération Minecraft/Twitter. Elle va nous surprendre en bien, si on ne les freine pas et si le capital climatique et naturel n'est pas trop altéré.

Notre responsabilité est double. La première est de réduire nos impacts négatifs sur la planète et sur l'humanité qui l'habite en chassant les émissions carbones dans chacune de nos activités, et en consommant moins de ressources... Mais notre responsabilité est aussi d'inventer et de déployer des solutions. Nous avons ce talent, soyons-en sûrs ! Nous avons besoin de nous réconcilier avec notre capacité à croire au possible, à nous intéresser aux différences, à être dans cette logique de la négociation et du compromis, cet esprit multiacteurs que nous portons depuis 21 ans !

Plus que jamais, nous avons besoin « d'unir nos énergies pour un monde plus responsable et solidaire » (message de la carte de.voeux 2016 du Comité 21).

C'est dans cet esprit que le Comité 21 va continuer d'agir, pour déployer ces solutions dans toutes les dimensions du développement durable : environnementale, économique, sociale et sociétale. Je vous donne officiellement rendez-vous le 28 juin pour le 21ème anniversaire du Comité 21 et célébrer notre entrée « dans le monde d'après » !

Je voudrais enfin partager avec vous nos priorités de 2016 : le dialogue avec les parties prenantes et l'engagement sociétal, la territorialisation des actions du Comité 21 avec la création de nouvelles antennes régionales, la ville durable, les nouveaux modèles économiques, la mobilisation de la société civile dans les grands rendez-vous internationaux, la mise en oeuvre des Objectifs de développement durable votés par l'Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2015... Mois après mois, notre Infos 21 défrichera les 17 ODD et nous inaugurons aujourd'hui cette série avec un numéro spécial Biodiversité, à l'occasion du vote du Sénat sur le projet de loi dédié.

Sur toutes ces priorités, nous sommes résolus à développer des alliances multiacteurs inventives. Nous resterons à votre écoute et serons heureux d'accueillir ceux qui ne sont pas encore adhérents.

Belle année à tous.

Gilles Berhault, président du Comité 21
Actualités des adhérents
MISE EN OEUVRE UNE STRATEGIE POUR LA BIODIVERSITE
Poste immo s’engage à préserver la biodiversité en inscrivant l’immobilier dans l’écosystème local
Les acteurs de l’immobilier ont une responsabilité dans la préservation de la biodiversité. Sur ce constat, le Plan Bâtiment Durable a missionné Poste Immo (filiale immobilière du Groupe La Poste qui gère près de 12 000 immeubles et 7 millions de m2 répartis sur l’ensemble du territoire) et Gecina pour co-piloter un groupe de travail et rédiger un rapport « bâtiment et biodiversité » en 2015 afin de sensibiliser et d’informer la filière. Avec ces trois métiers de foncière de groupe, prestataire de services immobiliers et promoteur développeur, Poste Immo intègre la préservation de la biodiversité dans sa politique RSE. Elle développe des outils de sensibilisation à disposition de tous les acteurs, avec une traduction opérationnelle sur différentes opérations de rénovation lourdes telles que Marseille TriAngle Saint Charles avec le label EFFINATURE®; ou encore Paris La Boetie avec la participation à l’appel à test HQE Performance Biodiversité pour améliorer les outils d’évaluation de la biodiversité dans le bâtiment. Enfin, Paris La Poste du Louvre développe une triple certification HQE, BREAM, LEED, en suivant les recommandations d’un écologue, afin de participer à l’objectif de la Ville de Paris de 100 hectares de végétalisation. Télécharger le rapport « Bâtiment et biodiversité » - En savoir plus. Thibaud Gagneux- thibaud.gagneux@poste-immo.fr
La SNCF en interaction avec les écosystèmes présents sur son réseau île de France
Dans son objectif de rester en interaction directe avec les écosystèmes aux abords des gares et de son réseau, la SNCF est confrontée à quelques grandes problématiques : quelle végétation aux abords des gares pour concilier sécurité, image, cadre de vie et participation au maintien de la biodiversité ? Comment déterminer un nouvel équilibre de la nature en gare, en cohérence avec les espaces publics connexes, intégrant l'objectif de « zéro phyto », sans toutefois multiplier les interventions tout en évitant certains risques comme le développement des invasives ? Des actions proactives ont été mises en place comme l'évolution de talus en gare, ou végétalisation de zones auparavant désherbées, avec développement de prairies fleuries, notamment le long de la ligne D (21 prairies fleuries semées en 3 ans) ; ou encore l'installation de nids artificiels pour les martinets en gare d'Etampes, suite aux travaux de rénovation de la Marquise. Pour renforcer encore sa politique, SNCF a développé un partenariat avec LPO-Ligue pour la protection des oiseaux. L'objectif est notamment de proposer, pour un certain nombre de gares test en Ile de France, des évolutions de pratiques d'entretien des espaces verts plus favorables à la biodiversité, simples, robustes et adaptées au système ferroviaire. LPO accompagne également SNCF en sensibilisant les agents et en les conseillant pour une meilleure prise en compte des enjeux liés à la protection des espèces dans les projets gare. En savoir plus. Christian Dubost - christian.dubost@sncf.fr
Veolia : un plan d’action 2016-2018 en faveur de la Biodiversité
Veolia a obtenu fin 2015 la reconnaissance de son engagement à la Stratégie nationale pour la Biodiversité (SNB) du Ministère de l'Ecologie. Cette reconnaissance s'inscrit dans la stratégie du groupe en matière de biodiversité. En effet, Veolia a pris neuf engagements en faveur du développement durable, dont l'un vise spécifiquement à « préserver et restaurer la biodiversité ». Cet engagement se traduit par la mise en place d'un plan d'action 2016-2018 qui concerne l'ensemble du périmètre des activités de Veolia et qui a été construit autour de 3 axes : mieux prendre en compte les enjeux biodiversité localement et concevoir des solutions innovantes s'appuyant sur la nature ; sensibiliser et impliquer le plus grand nombre et promouvoir les actions mises en place collectivement avec les acteurs locaux ; déployer des actions d'aménagement et de gestion écologiques sur ses sites et pour ses clients. Veolia s'engage ainsi à réaliser un diagnostic et déployer un plan d'action dans 100% de ses sites identifiés à fort enjeu biodiversité d'ici 2020. Qui plus est, un guide pratique de gestion écologique de sites est mis à disposition des exploitants pour les sensibiliser et les accompagner dans la mise en oeuvre d'actions concrètes ou encore des projets de recherche sont menés en matière d'ingénierie écologique et d'utilisation de bioindicateurs. En savoir plus. Coline Jacobs - coline.jacobs@veolia.com
Le Conseil départemental de la Nièvre départementale : vers une gestion durable de la biodiversité locale
Dans le cadre de sa politique sur les Espaces naturels sensibles (ENS), le Conseil départemental de la Nièvre oeuvre depuis 20 ans à la préservation de la biodiversité nivernaise. Au total 17 espaces naturels sensibles sont gérés (427 ha) dont 12 ouverts au public. Aujourd'hui, avec la Stratégie régionale sur la Biodiversité et le Schéma de cohérence Ecologique, le schéma départemental sur les ENS nécessite d'être actualisé. En effet, les enjeux évoluent vers une gestion territoriale de la biodiversité et non plus uniquement à l'échelle de sites naturels. A partir de janvier 2016 et durant 18 mois, le Conseil départemental s'engagera avec les acteurs du territoire (50 environ) dans la rédaction d'un nouveau plan d'actions stratégique, partenarial et territorial. Sur la base d'un diagnostic concerté, il sera notamment question de l'accompagnement des collectivités locales vers une gestion durable de leurs territoires naturels à travers une prise en compte du SRCE (Schéma régional de cohérence Écologique), la gestion différenciée des paysages, la préservation des services écosystémiques (production matières premières, régulation des crues, bois-énergie,...), etc. En savoir plus. Fabrice Alric - fabrice.alric@nievre.fr
Anger Loire Métropole : une dynamique de territoire créée pour l’Agenda 21 Biodiversité
Angers Loire Métropole a adopté en janvier 2014 son Agenda 21 Biodiversité, labellisé en octobre 2014 parmi 20 lauréats de la Stratégie nationale Biodiversité. Couvrant la période 2014-2020, ce premier plan d'actions a été co-construit avec les acteurs du territoire. Il est structuré autour de 4 axes : connaitre et faire connaitre le territoire, sa biodiversité ; développer les services qu'offre la biodiversité ; intégrer la biodiversité dans les projets du territoire ; mieux prendre en compte les enjeux de la biodiversité dans les filières de production végétale, animale et la recherche. Il se traduit concrètement par la mise en oeuvre de 62 actions : organisation d'évènements festifs (Nature en fête, concours Jardins d'expression, ...), diffusion des pratiques de gestion en zéro phyto, mesures agro-environnementales pour la gestion des Basses Vallées Angevines... L'Agenda 21 Biodiversité constitue une réelle dynamique de territoire. En plus des actions collectives menées avec les communes d'Angers Loire Métropole, un Conseil scientifique accompagne sa mise en oeuvre (composé de d'universitaires, représentants d'associations ou d'institutions et services de la collectivité). Ce Conseil a notamment travaillé en 2015 sur la mise en place d'indicateur d'évaluation des actions menées sur la biodiversité. En savoir plus. Paméla Bailly- Pamela.Bailly@angersloiremetropole.fr
Fédération des Parcs naturels régionaux de France : intégrer la biodiversité dans les politiques territoriales
Comment espérer enrayer l'érosion de la biodiversité si ce n'est en intégrant cet enjeu dans les politiques territoriales : agriculture, urbanisme, gestion forestière, politiques énergétiques, aménagement du territoire, gestion des risques, tourisme, gestion de l'eau...? Dans un document de 16 pages édité par la Fédération des Parcs naturels régionaux de France et réalisé avec le soutien de GRTgaz et du Ministère de l'Ecologie, des acteurs des territoires de Parcs naturels régionaux (élus locaux, agriculteurs, présidents de fédérations de chasseurs ou de pêcheurs, associations de protection de la nature, enseignants, forestiers...) témoignent sur une vingtaine d'initiatives innovantes. Les 51 Parcs naturels régionaux français (15% du territoire national) montrent ainsi leur savoir-faire. Ce document se veut évolutif : les expériences relatées pourront évoluer au gré des actions les plu innovantes réalisées par les Parcs. Télécharger la plaquette. Pierre Weick - pweick@parcs-naturels-regionaux.fr
LPO investie au quotidien pour suivre les ODD 14 et 15
La LPO-Ligue pour la protection des oiseaux pilote des enquêtes sur les oiseaux marins et a initié, en 2015 un atlas des oiseaux marins nicheurs d'Outre-mer. Avec la Réserve naturelle des Sept îles dont elle assure la gestion depuis sa création, elle contribue à la connaissance du milieu marin, à sa protection mais aussi à la sensibilisation de 45 000 personnes par an. C'est ainsi qu'elle est au côté du Peuple des Dunes et des pêcheurs contre le projet d'extraction de sable coquiller au large de la Réserve Naturelle. La LPO gère toutes les Réserves naturelles littorales situées entre l'estuaire de la Loire et celui de la Gironde. Ces grandes zones humides servent essentielles aux déplacements des oiseaux migrateurs et hivernants. Sur ces sites, elle accueille et sensibilise plus de 60 000 personnes par an aux problématiques des zones humides et des migrations des espèces. La LPO assure les suivis ornithologiques, leur gestion courante et durable, notamment par le pâturage extensif, mais aussi leur restauration. En 2015, la LPO a commencé des travaux importants de restauration des passes à anguilles dans la Réserve naturelle de Moëze-Oléron. Elle est également propriétaire de plus de 1 600 ha de zones humides, principalement dans les marais charentais, le marais Poitevin, le Marais Breton et les Basses Vallées Angevines. Grâce à des baux à clause environnementale, la gestion agricole qui y est pratiquée permet de maintenir la biodiversité exceptionnelle de ces espaces. En savoir plus. Dominique Aribert - dominique.aribert@lpo.fr
AGIR ENSEMBLE POUR LA BIODIVERSITE
Ayen : un milieu naturel emblématique du Limousin préservé
Tournée vers le début de la plaine Aquitaine mais adossée sur les derniers contreforts du massif central, la commune d'Ayen est riche d'un particularisme géologique, faunistique et floristique que sont ces trois buttes calcaires. A l'initiative de l'ancien Conseil municipal qui a pu acquérir en 2012 trois hectares du Puy de Guimond, une véritable dynamique de préservation s'est engagée grâce au partenariat avec le Conservatoire des espaces naturels du limousin-CENL qui a établi son antenne Corrèze dans la Commune. Aujourd'hui, le CENL gère grâce à des conventions de partenariats, et avec la Commune et des particuliers, plus de 12 ha sur la collectivité sans compter d'autres surfaces sur la commune voisine de Saint Robert. Grâce à l'appui technique et humain de qualité, ce partenariat s'inscrit dans la durée et fait prendre conscience a de très nombreux acteurs l'intérêt de préserver ces milieux emblématiques sensibles de ce territoire. En savoir plus. Jérôme Perdrix - jerome.perdrix@laposte.net - clagorsse@conservatoirelimousin.com
Green Cross France et Territoires : 18 propositions concrètes de la déclaration climat « Objectif Océan »
Green Cross France et Territoires s'investit dans la mise en oeuvre concrète de l'ODD 14 en se fixant pour objectif le renforcement de la préservation et l'utilisation durable des ressources de l'océan. Pour ce faire, la Déclaration Climat « Objectif OCEAN » fixe 18 propositions concrètes, signées par plus de 60 têtes de réseaux représentant 30 000 organisations de 50 pays. Entre autres : Armateurs de France, C3D, WWF, Cluster Maritime Français, France Nature Environnement, Fondation Goodplanet, Crédit Agricole S.A, Fondation Malpelo, Comité 21... L'objectif en 2016 est de porter la déclaration de Paris au niveau européen. Green Cross France et Territoires publiera également un ouvrage « Océan : des clés pour agir ». Deux évènements sont à retenir : le forum Oceania 21, et le 8 juin 2016 lors de la journée mondiale des océans, la conférence Climat « Objectif OCEAN », dont la déclaration est consultable. Retrouvez également la Web TV des Territoires en transition ainsi que la synthèse de la COP21 telle que Green Cross l'a vécue. Mathilde Didio - didiomathilde@gmail.com
INNOVER POUR PRESERVER LA BIODIVERSITE
EGIS : prendre en compte les services écosystémiques dans les évaluations environnementales de projet
Travaux scientifiques et nouvelles directives environnementales poussent à faire évoluer les méthodes d'évaluation des incidences des projets publics et privés sur l'environnement avec pour objectif d'enrayer la perte de biodiversité et la dégradation des services écosystémiques. Ces préconisations n'étaient pas forcément soutenues par une méthode clairement définie permettant aux maîtres d'ouvrage d'intégrer cette dimension dans leurs projets d'aménagement. Pour y répondre, les équipes environnement d'EGIS ont développé une méthodologie opérationnelle « ES'TEAM » qui s'inscrit dans la démarche ERC (Éviter, Réduire, Compenser). Elle s'intègre progressivement au projet en 3 étapes. La première, le pré-diagnostic (ES Scoping), permet de caractériser rapidement et spatialement un territoire et d'identifier des services écosystémiques « prioritaires » (pertinent à l'échelle du 10 0000ème). La deuxième, l'étude approfondie (ES screening 1) des services prioritaires, propose de quantifier les services en termes biophysique et monétaire, et les pertes liées à la réalisation d'un projet (pertinent à l'échelle du 25 000ème). Enfin, l'étude de détail de terrain (ES screening 2), permet de quantifier les services écosystémiques à l'échelle du km² (ce qui n'existe pas à l'heure actuelle) et de proposer des mesures de réduction, voire de compensation prenant en compte les services écosystémiques. Cette dernière étape reposera sur les résultats d'un programme de recherche en partenariat avec le CNRS. Crédit photo : Hippolyte Pouchelle . En savoir plus. Dorothée Labarraque - dorothee.labarraque@egis.fr
UICN : des solutions fondées sur la nature pour lutter contre le changement climatique
A l'occasion de la COP21, le Comité français de l'UICN, Union internationale pour la conservation de la nature, a lancé des travaux pour mettre en avant l'importance des solutions fondées sur la nature pour lutter contre les changements climatiques. Celles-ci reposent sur le rôle essentiel que jouent les écosystèmes dans l'atténuation (stockage et captage de carbone) et l'adaptation (réduction des impacts des risques naturels tels que les tempêtes, les avalanches, l'érosion côtière ou les inondations) aux effets du dérèglement climatique. Une brochure présentant les solutions fondées sur la nature a été publiée et une étude présentant et analysant des projets et expériences menées par des acteurs français sur ce thème est actuellement menée. L'objectif est de renforcer la connaissance et la prise en compte des solutions fondées sur la nature dans les stratégies et politiques climatiques des différents acteurs. En savoir plus. Sébastien Moncorps - sebastien.moncorps@uicn.fr family:Calibri;color:black'> - clagorsse@conservatoirelimousin.com
INFORMER ET EDUQUER A LA BIODIVESITE
Séché Environnement : à quoi sert de lutter contre le changement climatique, s’il n’y a plus de vivant ?
Séché Environnement a organisé le 20 octobre 2015 une conférence intitulée « A quoi sert de lutter contre le changement climatique, s'il n'y a plus de vivant » réunissant personnalités du monde politique et économique, et responsables d'ONG. L'événement, labellisé « COP21 », s'est déroulé au sein d'un écrin de choix, le Musée de l'Homme, tout juste rénové dont Séché Environnement est le mécène pour cette rénovation. L'objectif de la conférence est de démontrer que c'est aussi - et peut-être même avant tout - au niveau local et entrepreneurial que l'action en faveur de la préservation du climat et de la biodiversité doit être menée. A l'heure où de plus en plus de scientifiques alertent sur la dégradation accélérée de notre espace de vie, cette conférence a souhaité mettre l'accent - au-delà du dérèglement climatique global - sur les liens entre biodiversité et impacts locaux. Ces conclusions ont fait l'objet d'une « Déclaration du Trocadéro » remise aux négociateurs de la COP 21 par l'entremise de Bettina Laville, présidente fondatrice du Comité 21, et en partenariat avec Ecocert. Télécharger la Déclaration du Trocadéro. Daniel Baumgarten - d.baumgarten@groupe-seche.com
Mediapeps analyse les grands rendez-vous « Biodiversité » de 2016
En 2016, Mediapeps suivra et analysera les grands rendez vous (Loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, Congrès mondial de la nature de l'UICN, COP 22, COP 13 - Thirteenth meeting of the Conference of the Parties to the Convention on Biological Diversity Cancun) et leurs décisions qui influeront sur la mise en oeuvre et surtout sur le financements des ODD. Car, outre sa protection, la nature est un enjeu pour plusieurs secteurs de l'économie tels que la biotechnologie, l'agriculture ou l'industrie pharmaceutique. Mediapeps envisage de faire circuler et mettre à disposition un riche catalogue d'images à retrouver pour partie sur le site dailymotion gaia-network, avec notamment le tournage en 2010 de la conférence de Nagoya dont les conclusions sous tendent les décisions en cours. Ces documentaires permettent d'ouvrir des débats que Mediapeps peut animer (catalogue sur demande). Ils poursuivent et achèvent également une réflexion menée depuis trois ans sur la Ville avec, au programme cette année, les ateliers de la Ville végétale. Un colloque sur les peuples premiers de la République, en lien avec le think tank métamorphose-outremers, sera également organisé lors de la COP 13 (Cancun, Mexique, 4-17 décembre 2016). En savoir plus. Dominique Martin-Ferrari - dmf@gaia-network.com
ORÉE : préserver et renforcer la biodiversité pour contrer les dérèglements climatiques !
ORÉE a publié en novembre 2015 son ouvrage « Climat et Biodiversité ». Cette publication, à l'attention des acteurs économiques et politiques, met en lumière les liens étroits entre le climat et la biodiversité en développant les rétroactions qui les régissent. S'appuyant sur les retours d'expériences de collectivités et d'entreprises de différents secteurs, et sur des éléments de contextes posés par des experts du climat, de la biodiversité et de l'économie, ce document synthétique propose des pistes de solutions d'atténuation et d'adaptation au changement climatique bénéfiques pour la préservation de la biodiversité. Consulter le guide « Climat et Biodiversité » - En savoir plus. Hélène Leriche - lercihe@oree.org
PACA pour demain sensibilise ses adhérents aux enjeux de la biodiversité
PACA pour Demain, association qui fédère des entreprises engagées pour le développement durable de leur territoire, a souhaité sensibiliser ses adhérents aux enjeux de la biodiversité. Plusieurs actions ont été réalisées dans cette optique telle qu'une sensibilisation par l'Institut Inspire à la démarche ESR (Evaluation des services rendus par les écosystèmes) qui permet de mieux comprendre les impacts et les dépendances des acteurs économiques, industriels ou de services, au regard de l'environnement. De plus, une présentation des actions menées dans la Région par des entreprises engagées pour la préservation de la biodiversité comme EDF ou Vinci en lien avec les infrastructures qu'ils gèrent au quotidien a été effectuée. Enfin, une visite de la Maison de la Biodiversité à Manosque, site sur lequel le PNR (Parc Naturel Régional) du Luberon préserve de très nombreuses variétés d'arbres fruitiers locaux, a été organisée. Pour formaliser cette volonté de travailler plus encore sur un sujet que les entreprises ont encore besoin de mieux comprendre, PACA pour Demain soutient la démarche Mécénaturel initiée par l'ARPE PACA avec les acteurs du Réseau des Espaces Naturels Protégés. En savoir plus. Hélène RENARD - helene.renard@laposte.fr
L’UVED produit un MOOC sur la Biodiversité
L'Université Virtuelle Environnement & Développement durable (UVED) a produit et coordonné un MOOC sur la Biodiversité piloté scientifiquement par Gilles Boeuf, professeur à l'UMPC et conseiller scientifique pour l'environnement, la biodiversité et le climat auprès de la Ministre de l'Écologie. Cet outil a rassemblé 35 experts-scientifiques issus de 11 établissements différents. Ce MOOC « Biodiversité » permet à celles et ceux qui le souhaitent de mieux comprendre ce qu'est la biodiversité, les enjeux qui lui sont associés en matière de développement humain et territorial ainsi que les enjeux du projet de loi. Il vise à apporter des points de repères sur les questions liées à la biodiversité tout en montrant que la préservation des dynamiques écologiques est l'affaire de tous. Il entend aussi contribuer à l'évolution des perceptions sociales en matière de biodiversité. Toutes les vidéos qui composent ce MOOC ont aussi vocation à être utilisées hors contexte MOOC, indépendamment de la plateforme FUN, et sont donc disponibles en libre accès sur le portail de l'UVED, sur la chaîne de diffusion Canal-UVED, et sur la chaîne YouTube UVED. En savoir plus - Delphine Pommeray - delphine.pommeray@fondation-uved.fr
Rendez-vous du Comité 21
 
2 février : Web conférence Pays de la Loire « Le compte épargne CO2 : et si changer nos pratiques rapportait de l’argent ? »
L'impact néfaste du CO2 sur le réchauffement climatique n'est plus à démontrer. Au lendemain de la COP21, nous devons passer à l'acte et agir concrètement pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Mais comment valoriser le passage à l'acte et ainsi favoriser la réduction des émissions de CO2 ? Compte CO2, start-up lauréate du concours French Tech en 2015, propose une solution fondée sur la logique de compensation carbone: convertir en euros ou en bons de réduction le CO2 non-émis par une organisation ou un particulier. Le principe est simple : plus l'on réduit ses émissions de CO2, plus l'on gagne de l'argent, lequel peut ensuite être utilisé comme monnaie d'échange chez des partenaires ou bien transformé en monnaie sonnante. Découvrez le principe de cette « monnaie climatique » lors d'une webconférence coordonnée par le Comité 21 Pays de la Loire et animée par Olivier Messager, fondateur de Compte CO2, le 2 février à 10h00. Pour s'inscrire, cliquez ici - Mathilde Bres - bres@comite21.org
Save the date 16 février : l’engagement sociétal, créateur de valeur ajoutée sur les territoires
Forts d'une vision partagée de la place des entreprises pour le développement durable des territoires, Nuova Vista et le Comité 21 vous donnent rendez-vous le mardi 16 février à partir de 14h00 au Groupe La Poste, Paris 14ème, afin de vous présenter la fiche repère consacrée à l'Engagement Sociétal élaborée conjointement. Après une présentation introductive des principaux enjeux de l'engagement sociétal, cet après-midi d'échanges donnera la parole à trois directeurs RSE qui nous proposeront leur retour d'expérience et les facteurs de réussite des politiques d'engagement sociétal. La dernière partie de cette rencontre vous permettra de partager vos attentes et de préfigurer avec le Comité 21 les pistes de travail sur cette thématique. Laurie Ayouaz - ayouaz@comite21.org
23 février : Matinale Management en Pays de la Loire « Comment mobiliser ses salariés et ses partenaires sur le développement durable ? »
La capacité d'une organisation à rallier ses salariés et ses partenaires sur le développement durable est essentielle à la réussite de sa stratégie. D'abord, parce que ce sont eux qui, sur le terrain, font vivre la démarche. Ensuite, parce que la mobilisation des collaborateurs est source de création de valeur pour l'organisation ; en renforçant leur motivation et leur implication, elle favorise l'innovation, la productivité et, in fine, permet d'améliorer son attractivité. De la simple sensibilisation à la transformation des métiers, le partage de la culture du développement durable nécessite de repenser les processus de management afin de créer les conditions pour faire des salariés et des partenaires des moteurs du changement sur le long terme. Comment mobiliser ses salariés et ses partenaires sur le développement durable ? Quelles actions mener à court et long termes? Quels difficultés anticiper et leviers actionner ? Par où commencer ? Comment maintenir l'implication dans le temps ? Autant de questions qu'abordera cette matinale organisée par le Comité 21 Pays de la Loire, de 9h00 à 12h00. Pour en savoir plus - Mathilde Bres - bres@comite21.org
Le Comité 21 partenaire
 
Nouveau partenariat avec Idéal Connaissances, nouveau service pour les collectivités adhérentes !
Le Comité 21 et le réseau Idéal Connaissances ont décidé de collaborer afin de faire bénéficier à leurs réseaux leur savoir-faire respectif. Le Comité 21 sera membre du comité de pilotage d'IDEAL Connaissances et aidera à monter le programme de formation. Il sera également membre du Pôle expert du réseau Environnement et Développement Durable, afin d'apporter l'expertise de plus de vingt ans du Comité 21 mais également promouvoir les bonnes pratiques des territoires. Dès le mois de mars, le Comité 21 animera la Webconférence sur l'Arsenal juridique au service du développement durable, aux côtés de l'AdCF et d'ESPELIA. En tant qu'adhérent du Comité 21, vous bénéficierez de l'accès à cette Webconférence et aux documents de support. Au cours de l'année, le Comité 21 participera à des Webconférences ou des Rencontres Techniques sur des thématiques communes, pour lesquelles nos membres seront informés ! Ce partenariat est également l'opportunité pour le Comité 21 de proposer à ses adhérents d'intervenir lors de ces évènements thématiques afin de valoriser leur retour d'expérience. Pour finir, et pour répondre aux souhaits d'adhérents collectivités en province, Idéal Connaissances propose de retranscrire en différé certaines rencontres débats et grands événements du Comité 21 à l'ensemble de nos adhérents. Pour en savoir plus - Laurie Ayouaz - ayouaz@comite21.org
PRODURABLE 2016 : RSE, bienvenue dans le monde réel !
La 9ème édition de PRODURABLE, le salon des acteurs et des solutions pour le Développement Durable & la RSE, aura lieu les 30 & 31 mars 2016 au Palais des Congrès de Paris avec pour fil rouge « RSE : Bienvenue dans le monde réel ! ». Cet intitulé illustre à la fois l'ancrage définitif de la RSE dans les organisations, grandes comme petites, le pragmatisme qu'elle requiert, mais aussi la diversité de ses réalités (la RSE des uns n'est pas la RSE des autres), ses multiples visages, ses écueils aussi et même les antagonismes qu'elle génère...! Tout ceci Post COP 21, dans un monde plus « réel » sans doute que celui des négociations internationales et relations politico diplomatique. Plus de 3 000 visiteurs sont attendus et assisteront aux 65 plénières, tables rondes et ateliers déclinés autour d'un programme stratégique et opérationnel avec 7 parcours thématiques (Stratégie & Gouvernance RSE, Economie Circulaire, Transition énergétique, Finance responsable, Innovation sociale et solidaire, Achats responsables, Santé). Le Comité 21 est partenaire de l'événement avec l'animation d'une plénière le 30 mars (de 14h00 à 15h15) sur le thème « Faire plus et mieux avec moins : mythe ou réalité ? » et l'organisation d'une table-ronde le 31 mars, à 16h30, sur « Entreprises, parties prenantes et tiers facilitateurs, un tryptique indispensable pour un dialogue efficace ».Pour en savoir plus - Christine Delhaye - delhaye@comite21.org
A lire
 
Les solutions citoyennes du mouvement UP !

Nicolas Froissard, vice-président du GROUPE SOS, fondateur UP Campus, et William Elland-Goldsmith, responsable plaidoyer GROUPE SOS, directeur UP Conférences, publient « Up To You » avec l'objectif de répondre à la question des citoyens « comment, à notre échelle, influer sur monde globalisé, toujours plus complexe ? ». Dans la lignée du mouvement UP, ce livre recueille et détaille les solutions innovantes évoquées lors des débats et des interventions entre citoyens, experts et porteurs de projets présents à ces évènements. Cet ouvrage reprend et met en cohérence cette profusion d'idées et de paroles, caractéristiques des UP Conferences et UP Cafés (des événements gratuits et ouverts à tous, proposés tout au long de l'année par le GROUPE SOS, destinés à construire et à promouvoir l'innovation sociale). Up To You donne à ses lecteurs les outils pour construire des entreprises plus responsables, des écoles inspirantes, une économie plus humaine, une société apaisée... Commander
Le développement durable, une affaire d’entrepreneurs

Trois années de blog ont permis à Dominique Bidou, président du CIDB et président d'honneur de l'association HQE, d'accumuler une matière originale pour un nouveau livre. Dans la continuité de « Le Développement durable, l'intelligence du XXIe siècle », il publie un nouvel ouvrage, « Le Développement durable, une afffaire d'entrepreneurs ». L'auteur y envisage le développement durable comme un enjeu d'innovation et même de créativité, ce qui requiert de s'en remettre principalement aux entrepreneurs plutôt qu'aux institutions, lesquelles acceptent plus difficilement l'incertitude inhérente au changement. Promoteur de la démarche HQE (haute qualité environnementale), Dominique Bidou porte tout naturellement son attention sur les innovations en matière d'habitat et plus largement de la ville, en se gardant cependant de se limiter aux aspects purement technologiques. Sous cet angle, le développement durable est également un enjeu de fiscalité, de normes et de règlementations. Éditions PC - 248 pages - 20€ - Pour en savoir plus
L’Humanisme a toute sa place dans l’entreprise, y compris les plus grosses structures
« Oui, il faut le dire et le redire : il est possible de trouver du sens et du bonheur dans son travail, et les entreprises où il fait bon vivre existent et sont tout aussi rentables - si ce n'est souvent plus rentables - que les autres ». Parler de bohneur et de bien être au travail dans un contexte d'accroissement de la compétition économique pourrait sembler utopique. Dans « Les entreprises humanistes », Jacques Lecomte s'inscrit dans un mouvement à contre courant de la littérature psychologique majoritaire traitant de stress psychosociaux en entreprise, de licenciement massifs etc... Appelant à un sursaut salutaire fondé sur la solidarité au sein des structures, l'entraîde apparaît ainsi comme fondamentale dans la vie professionnelle. En la cultivant, les employés donnent le «meilleur d'eux-mêmes» alors que, lorsque c'est une culture de compétition qui règne dans les équipes, celle-ci les pousse au «pire d'eux-mêmes». Ainsi, des études dans une entreprise allemande d'informatique ont montré que les employés les plus compétents sont aussi plus coopératifs: ils sont performants et n'ont donc aucun scrupule à partager leurs infos ou transmettre leurs connaissances. Et dans l'autre sens, ceux qui sont de nature coopérative ont une grande facilité à demander de l'aide aux meilleurs, donc leurs compétences s'accroissent. Ainsi, chacun y gagne. Car pour perdurer, il faut s'entraider. Édition Les Arènes - 526 pages - 21.90€ - Pour en savoir plus
Eco-dates
 
2-4/02 à Paris : colloque « L'observation du niveau de la mer au coeur d'un colloque scientifique francophone » - Commission océanographique intergouvernementale de l'UNESCO et MEDDE - en savoir plus
3/02 à Paris : séminaire Médias et émancipation « Reprendre le pouvoir, dans la société des calculs » - Fondation Gabriel Péri - en savoir plus
4/02 à la Recyclerie : up to you « des innovations pour demain, dès aujourd'hui » - Groupe SOS - en savoir plus
4/02 à Paris : conférence débat « Comment renforcer les acteurs du changement ? Quel regard porter sur le renforcement des capacités tel qu'il a été pratiqué jusqu'à présent ? Quelle finalité poursuit-on au travers du renforcement des capacités ? Comment s'y prendre pour l'atteindre ? » - AFD - en savoir plus
4/02 à Paris : petit déjeuner « économie circulaire » - Cabinet d'avocats Gossement - en savoir plus
4/02 à Paris : rencontre Innov'Eco « Combustibles nouveaux et alternatifs. Quelles filières réelles ? » - en savoir plus
3-4/02 à Brest : colloque national Réparer la nature ? L'exemple des milieux humides - Conseil départemental du Finistère, le Forum des marais atlantiques et l'Agence de l'eau Loire-Bretagne - en savoir plus
3-4/02 à Paris : L'entrepreneuriat social au Salon des entrepreneurs de Paris - L'Avise, France Active, la Caisse des Dépôts - en savoir plus
3-5/02 à Lille : rencontres du risk management 2016 « Climats à hauts risques » - l'AMRAE (Management des Risques et des Assurances de l'Entreprise) - en savoir plus
5/02 à Paris : 4èmes rencontres de l'observatoire « Pratiques écologiques et éducation populaire : l'éducation qui vient » - Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (INJEP) et plateforme nationale ALLISS (Pour une alliance sciences et sociétés - en savoir plus
9/02 à Paris : conférence « La RSE, une opportunité pour les entreprises africaines ? » - AFD - en savoir plus
9/02 à Paris : Mardis de l'ARENE « Vers une bio-économie de la construction ? Les matériaux biosourcés ici et ailleurs... » - Région île de France, ARENE énergie climat - en savoir plus
18/02 à Bordeaux : colloque « Paleoclimats et environnements quaternaires, quoi de neuf sous le soleil ? » - UMRs EPOC et PACEA - en savoir plus
18/02 à Pantin : cycle « Intelligence collective et outils participatifs », atelier 4 - ARENE île de France - en savoir plus
24-26/02 à Pantin : World Sustainable Energy Days 2016 - ARENE île de France - en savoir plus
26-28/02 à Lyon : salon Primevère, rencontre de l'alter écologie - en savoir plus
3 questions à ...
Olivier Laroussinie, directeur de l’Agence des aires marines protègées et co-préfigurateur de l’Agence française pour la biodiversité
Pouvez-vous nous présenter les missions et les objectifs de l'Agence française de la Biodiversité?
Les missions de la future Agence française pour la biodiversité sont d'apporter un appui scientifique et technique à la mise en oeuvre des politiques en faveur de l'eau, de la biodiversité et des milieux marins, de l'Etat et des collectivités territoriales. Elle doit également soutenir les actions des personnes privées ou publiques qui contribuent aux objectifs de ces politiques. En pratique, on lui demande de travailler sur la connaissance, d'organiser l'accès à l'information, d'apporter un appui technique et administratif aux acteurs, d'investir dans des domaines comme la compensation, l'accès aux ressources génétiques, l'impact du changement climatique, etc. mais aussi d'être présente sur le terrain pour la gestion d'aires protégées ou encore pour des missions de contrôle et d'expertise. Discutés avec les acteurs lors de la conférence de Strasbourg, les 21 et 22 mai 2015, les objectifs qu'elle doit prendre en compte sont très nombreux et variés. Cela ne doit pas faire croire que l'Agence va tout faire, car, justement, il y a déjà beaucoup d'acteurs qui font, dans le secteur public et dans le privé. Le but est que l'Agence apporte un plus qui permette à chacun d'être plus efficace dans ses initiatives, pas qu'elle se substitue à eux. Le mot d'ordre est donc le partenariat et la mise en commun. Le projet de l'Agence cherche ainsi une organisation originale qui associe au maximum les parties prenantes et les collectivités territoriales. C'est le sens par exemple des recommandations du rapport de préfiguration du 25 juin 2015 pour que l'Agence accueille des unités coopératives ou encore qu'elle intervienne au niveau régional dans le cadre de partenariat avec les collectivités. Ce partenariat avec les collectivités est même un impératif dans le texte du projet de loi tel qu'il ressort de la discussion au Sénat en première lecture.

Les questions de biodiversité sont de plus en plus appréhendées par les acteurs socio-économiques. Quelles sont les principaux défis qu'ils devraient relever compte tenu des enjeux actuels ?
Il y a des enjeux de conservation pour les activités qui impactent la biodiversité et il y a des enjeux de valorisation économique, il y a la responsabilité sociale des entreprises, il y a la prise en compte de la biodiversité dans leurs stratégies. Sur tous ces sujets il y a eu des travaux, il y a des processus de développement en cours et des progrès depuis plusieurs années, du fait des entreprises et de leurs associations ou organisations. C'est en tout cas avec ces dernières que l'Agence française pour la biodiversité devra définir le plus qu'elle pourrait apporter. Il manque peut-être une vision d'ensemble de la biodiversité comme enjeux socio-économiques et il faut peut-être un lieu pour l'imaginer.

Vous savez que les ODD sont entrés en vigueur en janvier 2016 et les Etats membres des Nations Unies sont invités à les mettre en oeuvre dans leurs agendas politiques au cours des quinze prochaines années. Quel va être le rôle de l'Agence par rapport aux ODD 14 et 15 en lien avec ses missions ?
Par sa mission d'appui à l'Etat et aux collectivités territoriales, l'Agence va être au coeur de la mise en oeuvre par la France des Objectifs de développement durable sur la vie aquatique et la vie terrestre. Une des missions particulières de l'Agence sera de fournir les moyens d'évaluer la mise en oeuvre de ces politiques et les actions des parties prenantes pour que les responsables aient des moyens de pilotage. Autant d'éléments qui participeront aussi des rapports que la France devra faire dans le contexte européen et international, notamment pour les Objectifs de développement durable.
http://agence-francaise-biodiversite.fr/ Crédits photo : Julie Gourvès / Agence des aires marines protégées
3 questions à ...
Sébastien Moncorps, directeur du Comité français de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature)
Pouvez-vous nous rappeler l'état de la biodiversité et la mission de l'UICN ?
Le dernier état des lieux publié par la Convention sur la diversité biologique montre que les pressions sur les écosystèmes continuent globalement de s'accroître et que la biodiversité poursuit son déclin. Il montre également que des progrès significatifs ont été engagés par les pays pour y faire face, variables selon les régions et les thématiques, mais qu'ils sont encore insuffisants pour renverser la tendance et atteindre les 20 grands objectifs internationaux de la biodiversité, les objectifs d'Aichi, d'ici 2020. Les ODD 14 et 15 réaffirment l'importance de poursuivre une action de plus grande ampleur et d'engager des réformes et des changements plus profonds pour préserver les écosystèmes terrestres et marins. Plus largement, la préservation de la biodiversité contribuera à atteindre l'ensemble des ODD car c'est une composante fondamentale du développement durable de nos sociétés et un fondement du bien être humain. Ce cadre international rejoint directement la vision portée par l'UICN, qui est celle d'un monde juste qui conserve et valorise la nature, et sa mission qui est d'influencer, d'encourager et d'aider les sociétés à conserver l'intégrité et la diversité de la nature et d'assurer que les ressources naturelles soient utilisées d'une manière équitable et durable.

Selon vous, les organisations (entreprises, collectivités, associations, institutionnels, établissements scolaires et d'enseignement supérieur, etc.) traitent-elles suffisamment des enjeux de protection de la Biodiversité dans le cadre de leur démarche sociétale et de développement durable ? Quelles recommandations préconisez-vous afin de favoriser une stratégie efficace ?
La prise de conscience sur la biodiversité et l'engagement des différents acteurs ont progressé mais ils sont encore trop limités. Les ODD 14 et 15 rappellent bien les trois éléments essentiels sur lesquels les acteurs doivent baser leur stratégie : connaissance, action et sensibilisation. Pour la connaissance, il s'agit de réaliser un diagnostic ou un état des lieux prenant en compte les enjeux de biodiversité sur son périmètre d'intervention ou son territoire, les impacts de ses activités et leurs dépendances à la biodiversité et aux services rendus par les écosystèmes, ainsi que les lacunes et manques à combler. Pour l'action, les Objectifs doivent viser l'amélioration de la protection, la gestion durable et la restauration de la biodiversité, en associant à leur définition et mise en oeuvre ses parties prenantes. Enfin, la sensibilisation est essentielle pour favoriser une meilleure compréhension des enjeux et un engagement à tous les niveaux de l'organisation. En France, nous encourageons les différentes organisations à agir pour la biodiversité, notamment en adhérant à la Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) et à déposer un projet d'engagement volontaire pour contribuer à sa mise oeuvre. Il existe une marge de progrès importante puisque 440 organismes ont adhéré depuis son lancement en 2011 mais que seulement 86 d'entre eux ont déposé un projet reconnu SNB, soit environ 20%. Il est nécessaire de redonner une dynamique plus forte à cette stratégie commune.

Vous savez que les ODD sont entrés en vigueur en janvier 2016 et les Etats membres des Nations Unies sont invités à les mettre en oeuvre dans leurs agendas politiques au cours des quinze prochaines années. Quel va être le rôle de l'UICN par rapport aux ODD 14 et 15 en lien avec ses missions ?
L'UICN a été très impliquée dans la négociation des ODD et compte contribuer directement à leur mise en oeuvre, notamment sur les ODD 14 et 15. En s'appuyant sur son vaste réseau d'organismes (+1 300) et d'experts (+12 000), l'UICN utilisera sa capacité de mobilisation et d'influence, apportera les connaissances nécessaires notamment sur les travaux en cours sur les indicateurs, et appuiera des actions concrètes en particulier en montrant l'intérêt des solutions fondées sur la nature, c'est-à-dire des solutions qui s'appuient sur des écosystèmes résilients et préservés pour répondre à des défis comme la lutte contre le changement climatique, la pauvreté, la sécurité alimentaire ou l'approvisionnement en eau. Grâce à son statut d'observateur auprès de l'ONU, l'UICN suivra les progrès réalisés et les ODD seront à l'agenda du prochain Congrès mondial de la nature que l'UICN organise en septembre 2016 aux USA. En France, la biodiversité est actuellement à l'agenda politique, avec la loi sur la reconquête de la biodiversité, et l'UICN France est active pour renforcer son contenu. www.uicn.fr/
Chiffre du mois des adhérents
62% des répondants* pensent que la prise en compte de la protection de la Biodiversité a progressée au sein des organisations. Concernant les thématiques aquatiques, les sondés considèrent que la priorité (21.9% des voix sur 11 choix possibles) est, d'ici à 2020, de garantir la préservation, la restauration et l'exploitation durable des écosystèmes terrestres et des écosystèmes d'eau douce et des services connexes, en particulier les forêts, les zones humides, les montagnes et les zones arides, conformément aux obligations découlant des accords internationaux. Sur le thème de la vie terrestre, les deux priorités, énoncées par plus de la moitié des sondés, sont de « gérer et protéger durablement les écosystèmes marins et côtiers, notamment en renforçant leur résilience, afin d'éviter les graves conséquences de leur dégradation et prendre des mesures en faveur de leur restauration pour rétablir la santé et la productivité des océans d'ici à 2020 » ainsi que «réglementer efficacement la pêche, mettre un terme à la surpêche, à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée et aux pratiques de pêche destructrices et exécuter des plans de gestion fondés sur des données scientifiques, l'objectif étant de rétablir les stocks de poissons le plus rapidement possible, au moins à des niveaux permettant d'obtenir un rendement constant maximal compte tenu des caractéristiques biologiques ». *55 adhérents ont répondu à ce sondage.
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Création de l’Agence Française de la Biodiversité après l’examen du projet de loi sur la biodiversité au Sénat
Le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages a été adopté en première lecture mardi 26 janvier 2016 au Sénat par 263 voix contre 32. « Le Sénat a su transcender les clivages politiques pour rapprocher les points de vue en recherchant l'intérêt général de notre avenir commun et en mettant la France très en avance sur les enjeux de la biodiversité et du climat », annonçait la ministre de l'écologie Ségolène Royal à l'issue des travaux du projet de loi sur la biodiversité. Ainsi le Sénat, qui a examiné le projet du 19 au 21 janvier, a autorisé la France à ratifier le protocole de Nagoya. Cette amélioration du projet de loi passe particulièrement par la création de l'Agence Française de la biodiversité, qui en constitue l'élément phare, laquelle rassemblera des réseaux de chercheurs et de scientifiques de haut niveau. Le Sénat inscrit par ce biais le préjudice écologique dans la loi et permet une lutte contre la biopiraterie plus efficiente. « La biodiversité est un bien commun. Il est donc légitime que les avantages tirés de son exploitation soient partagés. L'objectif du projet de loi est de lutter contre la "biopiraterie" en partageant les avantages découlant de l'utilisation des ressources génétiques d'une manière juste et équitable » peut-on lire sur le site du gouvernement. De son côté, la protection de la biodiversité marine a été renforcée avec la création de la 5ème plus grande réserve marine du monde dans les eaux des Terres Australes Françaises, la création de zones de conservation halieutique en lien avec les pêcheurs pour une gestion durables des populations de poissons, ou l'obligation d'une autorisation pour les activités en haute mer (recherche, extraction, plateforme de transport de marchandises, etc.). En savoir plus
26 janvier 2016 au Sénat par 263 voix contre 32. « Le Sénat a su transcender les clivages politiques pour rapprocher les points de vue en recherchant l'intérêt général de notre avenir commun et en mettant la France très en avance sur les enjeux de la biodiversité et du climat », annonçait la ministre de l'écologie Ségolène Royal à l'issue des travaux du projet de loi sur la biodiversité. Ainsi le Sénat, qui a examiné le projet du 19 au 21 janvier, a autorisé la France à ratifier le protocole de Nagoya. Cette amélioration du projet de loi passe particulièrement par la création de l'Agence Française de la biodiversité, qui en constitue l'élément phare, laquelle rassemblera des réseaux de chercheurs et de scientifiques de haut niveau. Le Sénat inscrit par ce biais le préjudice écologique dans la loi et permet une lutte contre la biopiraterie plus efficiente. « La biodiversité est un bien commun. Il est donc légitime que les avantages tirés de son exploitation soient partagés. L'objectif du projet de loi est de lutter contre la "biopiraterie" en partageant les avantages découlant de l'utilisation des ressources génétiques d'une manière juste et équitable » peut-on lire sur le site du gouvernement. De son côté, la protection de la biodiversité marine a été renforcée avec la création de la 5ème plus grande réserve marine du monde dans les eaux des Terres Australes Françaises, la création de zones de conservation halieutique en lien avec les pêcheurs pour une gestion durables des populations de poissons, ou l'obligation d'une autorisation pour les activités en haute mer (recherche, extraction, plateforme de transport de marchandises, etc.). En savoir plus
Revue du CGDD : Nature et richesse des nations
« Parler de qualité de la croissance et surtout de menaces climatiques ici et maintenant dans une Europe enfoncée dans la stagnation économique n'est-il pas un luxe ? » questionne Michel Aglietta dans cette nouvelle revue du Commissariat général au développement durable. S'il est communément admis que le PIB est un indicateur imparfait et que la nature est un ingrédient décisif d'une croissance, il n'existe pas aujourd'hui de « vision partagée » sur la bonne façon de mesurer et d'intégrer la nature dans la « richesse des nations ». Ce qui est en jeu est la possibilité d'une croissance inclusive et soutenable. Cette Revue vise à exposer l'état des savoirs sur le « capital naturel ». Elle propose tout d'abord une réflexion interdisciplinaire sur les relations homme-nature-société, et sur la mise en forme économique du rôle de la nature dans la croissance. Une telle ambition conduit à revisiter le principe de la valeur des biens publics et des biens communs, comme le climat et la biodiversité, qui participent à la richesse des Nations. Si les biens publics et communs échappent à l'organisation du marché, ils n'en ont pas moins une valeur sociale. « Il faut remplacer la comptabilité des Nations structurée par le PIB par une comptabilité généralisée du bien-être social. Cela n'est possible que si la théorie économique et les outils analytiques qu'elle développe sont réinsérés dans l'ensemble des sciences sociale ». 206 pages - En savoir plus.
Prospective scientifique pour la recherche française sur la biodiversité de la FRB

La Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) a publié une nouvelle « Prospective pour la recherche française sur la biodiversité ». Ces travaux offrent un autre angle de lecture des besoins de recherche dans le champ de la biodiversité, tout en se référant aux besoins déjà identifiés par les travaux de prospective 2009. Cette étude s'est construite autour des axes de valeurs et acteurs, fonctions et services, pressions et risques, réponses et adaptation, systèmes d'information et de connaissances. Elle ambitionne donc de rappeler les enjeux fondamentaux de la recherche sur la biodiversité en soulignant leur unité et leur continuité. Elle met également en lumière les fronts de science ayant progressé fortement et détaille davantage les questions actuelles autour de ces sujets. « Comme pour le climat, les modèles doivent intégrer des problématiques particulièrement complexes comme celle des interactions et rétroactions, celle des sauts d'échelle (du global au régional), des non linéarités (phénomènes de résilience, de défense, d'adaptation...). On sait en effet aujourd'hui qu'au sein du Système Terre, le Vivant interagit avec la Terre solide et fluide, mais également de manière très prégnante, avec les sociétés humaines ». 58 pages - Télécharger le document
Rencontres-débat
Retour sur la rencontre-débat « Après l'accord de Paris, le temps de l'action ! »
A l'issue de la COP21, le CNRS et le Comité 21 ont organisé le 18 janvier 2016 un débat sur les solutions à déployer pour transformer l'Accord de Paris en actes « Après l'Accord de Paris, le temps de l'action ! » au CNRS. A partir des analyses diverses livrées par des scientifiques et spécialistes reconnus dans le cadre de l'ouvrage collectif* Quelles solutions face au changement climatique, le débat, en présence de Bettina Laville, Stéphanie Thiebault, Agathe Euzen, Franck Lecocq, Gilles Boëtsch et Dominique Méda, a montré que les solutions doivent être systémiques et que l'alliance de toutes les sciences doit inscrire la complexité dans laquelle nous sommes. Au regard de l'accord, comment envisager l'avenir ? Si la COP21 a constitué une reconnaissance de l'insoutenabilité de notre mode de vie actuel, restent encore à changer nos cadres de représentation instituant la croissance comme une fin en soi ainsi que nos indicateurs économiques. Ces derniers ne prennent que très peu en compte la redistribution des richesses permettant de recréer du travail humain, axiome inhérent à la transition écologique. Les solutions présentées tiennent compte des populations tel que le projet de la muraille verte reliant Saint Louis au Sénégal jusqu'à Addis Abeba en Ethiopie pour freiner la désertification. Résultat d'un partenariat entre le CNRS et le Comité 21, jumelé avec l'exposition Solutions COP21, ce livre mobilise tous les champs scientifiques dans l'accompagnement des entreprises. Il a été co-dirigé par Bettina Laville (Conseillère d'Etat, co-fondatrice du Comité 21), Stéphanie Thiébault (Directrice de l'Institut écologie et environnement du CNRS), Agathe Euzen (Déléguée scientifique à l'Institut écologie et environnement du CNRS), avec la collaboration de Catherine Decaux (Directrice du Comité 21) et Elise Attal (responsable dialogue sociétal du Comité 21). Ouvrage collectif du Comité 21 et du CNRS - CNRS Editions - 386 pages - 22 euros - Commander
Le Comité 21 en action
Solutions COP 21 : 42 000 visiteurs au Grand Palais !
L'Exposition Climat de Solutions COP21 s'est terminée le 10 décembre après avoir accueilli plus de 42 000 personnes venues du monde entier. Tous les acteurs de la société se sont rassemblés du 4 au 10 décembre 2015 au Grand Palais pour présenter ou découvrir les solutions de l'ère post carbone. Plus de 350 conférences, de nombreuses oeuvres artistiques, des projections de films, des animations pédagogiques, une nuit de l'innovation ou encore un forum pour l'emploi dans l'économie verte ont été proposés par près de 500 organisations dont 200 partenaires et contributeurs. Le 9 décembre, François Hollande Président de la République, a parcouru l'exposition et longuement échangé sur des solutions concrètes en faveur d'une société post carbone. L'Espace Comité 21/Club France DD a permis d'accueillir 70 adhérents qui ont pu présenter leurs solutions climat en format Agora ou Atelier pédagogique. Dans ce même espace, 520 visiteurs se sont engagés sur un ou plusieurs défis climat avec la plateforme « Jemengagepourleclimat » économisant ainsi 196 751 kg de CO2. Ce Défi citoyen a été réalisé par Koom, soutenu par La Poste et la Fondation de France, et en partenariat avec Banque Populaire Rives de Paris et Les Mousquetaires. Côté Bourget, près de 70 plateaux TV se sont déroulés sur l'espace Comité 21/Club France DD de Générations Climat. Solutions COP21 a été initiée par le Comité 21 avec le Club France Développement durable, et fut réalisé en copilotage avec le cabinet Alliantis et Hopscotch. Télécharger le communiqué - PlateformeHub des solutions - La Web TV - Visualisez les photos de l'évènement - Visualisez le storify du Comité 21/ Club France Développement durable
Notes d’éclairage des négociations COP21 par Bettina Laville
Bettina Laville, fondatrice du Comité 21 et présidente du Comité d'orientation scientifique du Club France Développement durable, revient sur les temps forts des négociations de la COP21 avec ce cahier qui rassemble plusieurs notes éclairage publiées en 2015. 28 pages - A télécharger
Par ailleurs, Bettina Laville dresse son bilan de la COP21 et de l'Accord de Paris « L'implication de la société civile est la grande réussite de la COP 21 » dans une interview sur gouvernement.fr
Comité 21 : Cap vers l’ouest
Fort de son action en Pays de la Loire, qui réunit à ce jour près de 150 acteurs sur le développement durable, le Comité 21 élargit en 2016 son activité à la Bretagne. Avec ce rapprochement géographique, l'association souhaite renforcer l'implication des acteurs locaux (collectivités locales, entreprises, associations, organismes de recherche et de formation...) et favoriser l'émergence de nouvelles pratiques. Notre action est orientée sur quatre domaines prioritaires : l'aménagement durable, la révolution alimentaire, l'économie circulaire et la transition énergétique. Dans un monde en perte de repères, ces chantiers donnent une perspective d'espoir et porte un regard nouveau sur les questions de développement durable. Une première rencontre se tiendra le 2 février prochain sur le compte CO2, et si changer nos pratiques rapportait de l'argent ? En savoir plus. Antoine Charlot - charlot@comite21.org
A lire : note sur les rapports développement durable 2015 des adhérents du Comité 21
Comme tous les ans, le Comité 21 a effectué la lecture et la valorisation des rapports de développement durable de ses adhérents. En 2015, le Comité 21 vous propose de découvrir synthétiquement 73 rapports annuels dont 38 rapports de collectivités, 29 rapports d'entreprises, et pour la première fois, 4 rapports d'établissements d'enseignement supérieur ! C'est l'approche multi-acteurs du Comité 21 qui transparait ici et se confirme par notre choix de promouvoir et d'accompagner également les associations pour une plus grande prise en compte de leur responsabilité sociétale qui donnera peut-être lieu demain à la publication de leur propre rapport. Autre nouveauté cette année : nous avons fait le choix de présenter les rapports des collectivités non par ordre alphabétique, mais selon leur région d'appartenance, en rapprochant les régions amenées à fusionner en 2016. Après les longs débats sur les compétences préalables à l'adoption de la loi de réforme territoriales, et à quelques semaines des élections régionales et de la fusion des régions, il nous semble indispensable de proposer une vision croisée des enjeux, des actions et des indicateurs des collectivités d'un même grand territoire. Nous présentons également une analyse sous forme de « regards croisés » sur l'action et le reporting des entreprises et des collectivités qui fait suite à la rencontre du 17 novembre 2015 dédiée aux rapports de développement durable. Collectivités et entreprises se rejoignent notamment sur trois enjeux : la biodiversité, le climat et les achats responsables. 56 pages. A télécharger. Elise Gaultier - gaultier@comite21.org
RV sur le Reporting : un exercice maîtrisé par les entreprises et les collectivités
Le 17 novembre dernier après-midi, le Comité 21 et OREE ont organisé une conférence sur « Reporting des entreprises et des collectivités ». Dans une première partie, les deux associations ont présenté leurs travaux respectifs : d'une part, l'étude d'OREE des pratiques de reporting de 70 entreprises et d'autre part, la synthèse et valorisation du Comité 21 de 70 et de 38 rapports de collectivités locales. Ensuite, trois thématiques communes aux entreprises et aux collectivités ont été abordées : la biodiversité, la lutte contre le changement climatique et les relations avec les fournisseurs et les sous-traitants pour des achats responsables. Des témoignages croisés des entreprises et des collectivités se sont succédés ; la métropole d'Angers, la Compagnie Nationale du Rhône, le Conseil départemental de Seine et Marne, RTE, le Conseil départemental de l'Essonne et le groupe Solocal ont pu partager leurs expériences respectives autour de ces sujets. Pour développer les actions collectives sur les territoires, le Comité 21 a fortement encouragé les collectivités à lire les rapports des entreprises, et les entreprises à lire les rapports des collectivités. Elise Gaultier - gaultier@comite21.org
BNP Paribas s’engage sur le dialogue parties prenantes
BNP Paribas a rejoint les signataires des Principes directeurs pour un dialogue constructif avec les parties prenantes, portant à 61, le nombre d'organisations engagées dans la promotion des démarches de dialogue dans l'exercice de leur responsabilité sociétale. A l'initiative du Comité 21, ce texte identifie 7 Principes à respecter pour conduire un processus de dialogue constructif et productif, et créer davantage de confiance entre l'ensemble des acteurs impliqués dans ces démarches. Ce texte d'engagement peut être ratifié par toute organisation souscrivant aux Principes directeurs. Le Comité 21 poursuit ses travaux sur le sujet et publiera au second semestre 2016 une Note 21 consacrée au Dialogue parties prenantes « Des actes à la pratique : dialoguons ensemble ! ». Cette note propose d'approfondir les recommandations méthodologiques au travers d'exemples, de bonnes pratiques, d'études de cas et d'interviews des acteurs et praticiens du dialogue avec les parties prenantes. Pour en savoir plus - Sarah Boutard - boutard@comite21.org
La Plateforme RSE en marche pour 2016 !
En décembre 2015, Hélène Valade a été élue Présidente de la Plateforme nationale RSE, et Yves Chanu et Sylvain Boucherand vice-présidents. Ils seront appuyés par la secrétaire permanente, Myriam Métais. En 2016, l'enjeu pour la plateforme nationale RSE, sera de finaliser les propositions de Plan national RSE et de Plan national entreprises et droits de l'homme. Les chantiers qui devraient faire l'objet de groupes de travail sont les suivants : le suivi des engagements climat des entreprises avec les cinq thématiques prioritaires de sa feuille de route : RSE et territoires, finance responsable, enjeux environnementaux de la RSE, relations entre donneurs d'ordre et fournisseurs, informations, data et statistiques sur la RSE. Le Comité 21 représentera le pôle « chercheurs et développeurs » au Bureau dans le cadre d'un nouveau mandat. Programme de travail 2016-2017. Catherine Decaux - decaux@comite21.org
Accédez à la boite à outils du Comité 21, réservée aux adhérents !
Pour vous aider de façon concrète à mettre en oeuvre des démarches de développement durable, le Comité 21 met à votre disposition une Boite à outils. En 2015, celle-ci a été rénovée et contient de nouveaux outils. La Boîte « RSE » a ouvert une nouvelle section sur les « Nouveaux business models » (Economie de fonctionnalité, économie circulaire, ESS,...), et la Boîte « Agenda 21 de territoires » a actualisé ses thématiques et outils sur prospective, mobilisation des parties prenantes, bien-être, transition énergétique etc. Pour finir, nos associations adhérentes ont enfin leur Boite à outils destinée à les aider à mettre en oeuvre et à développer une politique RSE ! Accéder à la Boite à outils avec vos codes adhérents.
Le Comité 21 recherche son responsable RSO et dialogue sociétal
A travers son approche multiacteurs, le Comité 21 qui fête cette année ces 21 ans, entend amplifier son action au service du développement durable et de la performance globale des organisations. Dans le cadre d'un remplacement pour congé parental, le Comité 21 recrute dès que possible un responsable RSO et dialogue sociétal. Rattaché directement à la directrice générale, il ou elle poursuivra et amplifiera les projets et actions engagés sur le champ de la RSO et du dialogue parties prenantes. Il ou elle contribuera au développement et au rayonnement de l'association à travers le recrutement de nouveaux adhérents et l'implication dans des instances pertinentes. Consulter le profil - Catherine Decaux - decaux@comite21.org
Agenda du Comité 21 et du Club France DD
1er/02 à Paris : 1ère réunion plénière 2016 du Club France Développement durable
1er/02 à Paris : réunion de Bureau du Comité 21
2/02 à Paris : rendez-vous avec Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports
2/02 : Web conférence « Le compte épargne CO2 : et si changer nos pratiques rapportait de l'argent ? » du Comité 21 Pays de la Loire
2/02 à Paris : participation au 2ème comité de pilotage du Climate Chance, sommet mondial des acteurs du climat
3/02 à Paris : bilan Solutions COP21 du Comité partenarial de Solutions COP21
4/02 à Paris : réunion du Comité d'experts du Comité 21
4/02 à Paris : participation débreifing COP21 organisé par le Global Compact France en présence de Brice Lalonde
16/02 à Paris :rendez-vous « Tous concernés » sur l'engagement sociétal, créateur de valeur ajoutée sur les territoires en partenariat avec Nuova Vista
23/02 à Nantes : Matinale Management Comité 21 Pays de la Loire « Comment mobiliser ses salariés et ses partenaires sur le développement durable ? »
23/02 à Paris : animation Comité 21 de la table ronde sur le transport et l'efficacité environnementale organisée par Vigeo Eiris et European TK'Blue Agency