du 27/05/2014
n°151
Spécial Prospective et développement durable
FOCUS
Ici et ailleurs, aujourd’hui et demain…
Depuis bientôt 20 ans, le Comité 21 encourage à qualifier de développement durable toutes les activités humaines. Cet agenda de prise de responsabilités pour le 21e siècle des entreprises, des territoires, de l'ensemble de la société, a besoin pour se mettre en oeuvre de changements de comportements, de nouvelles technologies, mais aussi d'une réelle vision partagée. C'est pour cela que le Comité 21 a toujours cherché à apporter à ses adhérents et aux acteurs français une réflexion prospective.

C'est dans cette perspective qu'a été créé en 2009 un Comité de prospective destiné à apporter une contribution du Comité 21 face à la crise économique et à ses conséquences sociales, et face aux enjeux environnementaux de la planète. Présidé par Bettina Laville, présidente fondatrice du Comité 21, il a produit plusieurs rapports entre 2009 et 2012*. Une nouvelle feuille de route 2013-2015 est définie sur le thème de l'apport des démarches de développement durable à l'attractivité et à la prospérité des territoires. Nous nous appuyons sur un chargé de mission prospective et un doctorant intégré à l'équipe pour conduire ces travaux.

Le Comité 21 a aussi accompagné la création de la revue Vraiment durable, afin de nourrir les décideurs et acteurs du développement durable par une réflexion scientifique pluridisciplinaire ; la revue sortira un numéro exceptionnel en septembre.

Le message affirmé par les Etats membres de l'ONU à l'issue du Sommet RIO+20 « l'avenir que nous voulons » va dans le même sens. En 20 ans, des avancées remarquables ont été réalisées dans le monde : énergie, construction, alimentation, santé, mobilité... et bien sûr gouvernance. Mais ce n'est pas suffisant car une grande partie de la population reste exclue de ces progrès et le développement s'est aussi assorti d'inconvénients majeurs notamment en termes environnementaux. Notre société peine à dessiner un devenir commun généreux, désirable et durable. Pourtant à l'heure des réseaux, les générations les plus jeunes se vivent comme mondiales, et une grande partie de leur culture est commune : musique, alimentation, vêtements, modes de vie...Nous devons agir plus globalement, inventer, partager, coopérer et expérimenter. C'est d'autant plus important pour l'ensemble de la société française qui recevra en 2015 probablement plus de 50 000 responsables du monde entier pour la Conférence mondiale sur le climat COP21 - Paris 2015 !

Je remercie les experts qui ont accepté d'accompagner le Comité 21 dans la préparation de ses prochaines échéances comme la COP21 ou encore son vingtième anniversaire, mais aussi tous ses travaux plus opérationnels.

Dans notre actualité pré-estivale, je voudrais souligner aussi l'importance de nos travaux méthodologiques sur le dialogue parties prenantes et vous proposer de contribuer à la prochaine université d'été de la communication pour le développement durable ayant justement pour thème « Nouveaux mythes, nouveaux imaginaires ». « L'avenir est la seule chose qui m'intéresse, car je compte bien y passer les prochaines années. » (Woody Allen)...

Gilles Berhault, président du Comité 21 Berhault@comite21.org

* Trois rapports et deux notes ont été élaborés par le Comité de prospective : « Temps de crise » en juin 2009 ; « Sommes-nous sur la voie d'une sortie de crise ? » en novembre 2009 ; « L'écologie saisie par la croissance ? » en mars 2010 ; « La ville, nouvel écosystème du XXIème siècle » fin 2011 ; « Trois défis pour Rio + 20 » en juin 2012 à la veille de la Conférence du même nom.
Le point de vue de...
 
Bettina Laville, présidente fondatrice du Comité 21 et directrice de la rédaction de la Revue Vraiment durable
IMAGINER L'INIMAGINABLE !

La Prospective ? C'est d'abord une pratique quotidienne de toute vie : s'imaginer et imaginer le monde dans les années à venir. Comme le dit très bien un de ses grands praticiens, Bertrand de Jouvenel, la prospective est beaucoup plus « une philosophie et une attitude qu'une discipline « : à la fois inspirée par la liberté d'exercer des choix éclairés, et l'intérêt « d'être un artisan du futur et pas un spectateur de l'histoire, donc l'intérêt de la relation dialectique entre, d'un côté la veille et l'anticipation, de l'autre la stratégie ». L'aspect « outillage » vient après pour lui, avec les données quantitatives ou qualitatives, et l'usage d'indicateurs.

Or aujourd'hui, il semble que la prospective se réduise pour le grand public, jouet de la presse et des instituts de sondage, à la question terriblement réductrice : êtes vous optimiste ou pessimiste ? Cette question, illustration de l'incroyable rétrécissement de notre vie intellectuelle, a pourtant été la première posée dans de multiples sondages[1], et ne récolte d'ailleurs qu'une réponse attendue : on est optimiste pour soi, et pessimiste pour notre avenir collectif. Autrement dit, les Français ont le goût de la vie, mais un sentiment fort que, collectivement, elle peut très vite s'apparenter à une survie. Or, comme le pensait Pierre Bourdieu, la sociologie, sur laquelle s'appuie tout exercice prospectif, « ne se contente pas d'un simple constat que l'on pourrait qualifier de déterministe, de pessimiste ou de démoralisant ».

Il faut dire que nous vivons une contradiction : le progrès des sciences et techniques aiguise la précision de la connaissance de l'avenir, et d'ailleurs du passé, des espaces lointains et des dimensions minuscules, et en même temps, les incertitudes, climatiques, démographiques, géopolitiques, se multiplient. Nous sommes mieux armés pour prévoir un avenir qui se dérobe sans cesse, et nous pouvons seulement esquisser des scenarii entre lesquels nous ne savons pas choisir, des futurs qui ne sont plus probables, mais simplement possibles, car nous ignorons si les capacités pourtant immenses d'adaptation humaine pourront s'exercer efficacement dans une période aussi courte qu'annoncée par l'accélération des changements climatiques et géophysiques. Comme le disait Nicolas Ledoux, et comme nous le mettions en exergue du premier rapport de prospective du Comité 21 « Le chaos s'organise : un nouveau monde peut commencer ».

La prospective se trouve donc aujourd'hui devant un choix crucial de temporalité : ou bien dessiner des perspectives de court et moyen terme, qui ne rendent compte que des conséquences des crises, ou esquisser des scenarii de long terme, plus aléatoires qu'auparavant, mais qui laissent au libre arbitre collectif des espaces de maîtrise de l'avenir plus cruciaux qu'auparavant. Si on pense comme Michel Godet[2] que « si l'histoire ne se répète pas, les comportements humains se reproduisent », on voit bien le défi de notre époque : la prospective, sauf à devenir la chronique de perspectives d'une survie de plus en plus difficile, doit intégrer les indispensables changements de comportements humains pour dessiner la vie future. Autrement dit, la prospective doit contribuer à un nouvel humanisme.

[1] La France dans 10 ans BVA, CGSP, Oct 2013
[2] Titulaire de la chaire de prospective stratégique au CNAM


Actualités des adhérents
 
Des laboratoires connectés et intelligents grâce à Air Sûr
Air Sûr a développé un concept qui permet de transformer n'importe quel laboratoire, universitaire ou pharmaceutique par exemple, en laboratoire connecté et intelligent dans la gestion de la qualité de l'air. L'objectif est de pouvoir mieux protéger le personnel qui y travaille tous les jours. L' « INT´AIR ACTIVE LAB » est équipé de capteurs de dernière génération qui permettent au responsable du laboratoire de disposer en temps réel d'une information précise et fiable sur les paramètres comme les gaz COV composés organiques volatils, les particules fines, le CO2 et bien d'autres. Cette information en temps réel, pour être vraiment utile, est consultable de partout, notamment depuis le smartphone du responsable de laboratoire. Le laboratoire connecté est donc un outil de gestion, une source d'informations et peut se connecter à d'autres équipements, ventilation et systèmes de filtration, ce qui permet d'adapter le niveau de protection au risque réel mesuré sur le terrain. Air Sûr a choisi de démarrer par l'environnement particulièrement sensible du laboratoire mais cette solution technique conviendra évidemment à bien d'autres types d'environnements professionnels, ateliers et bureaux. Pour en savoir plus - Jérôme Coquelet - coquelet@airsur.fr
Ville 2030 : les réflexions prospectives de la Caisse des Dépôts
Une réflexion prospective a été co-animée, entre juin et décembre 2012, par la direction de la stratégie du Groupe de la Caisse des Dépôts et la direction de la prospective d'Egis. Ce travail de prospective vise à répondre aux questions suivantes: Comment se préparer aux enjeux de la ville de demain ? Comment anticiper les besoins des territoires urbains ? Comment adapter les métiers du Groupe Caisse des Dépôts à ces évolutions ? Quatre scénarios contrastés sont alors décrits, pour fournir les bases d'un questionnement au sujet des besoins futurs des citoyens. Ils suggèrent des stratégies défensives permettant d'éviter l'inacceptable, ainsi que des stratégies plus offensives, pour préparer un futur souhaitable. Cette réflexion prospective pose les fondements de la ville de demain que le groupe Caisse des Dépôts souhaite promouvoir : une ville du « vivre ensemble », créatrice de liens sociaux et de mixité générationnelle, dans laquelle chacun a accès au logement, aux services de base, à l'emploi, aux activités et à la formation ; une ville de bien-être et d'aménités, qui intègre les conditions de mobilités, la qualité de l'environnement urbain ; une ville produite avec sobriété, qui garantit sa durabilité vis-à-vis des générations futures ; une ville réversible et évolutive, qui mobilise les intelligences et la créativité pour anticiper et s'adapter aux changements d'usages, de valeurs, de modèles de croissance économique ; une ville coproduite avec l'ensemble des parties prenantes, qui fait une place plus grande à la concertation, afin de faciliter la participation et la compréhension des enjeux locaux. Pour en savoir plus - Nicolas Blanc - nicolas.Blanc@caissedesdepots.fr
Equipe « ReForMe » : rapport final remis au programme de recherche IMR « Penser l’architecture, la ville et les paysages au prisme de l’énergie »
Après deux ans de travail, le rapport final d'Elioth (une marque du groupe Egis) de près de 300 pages, sur « ReForMe »* (les Représentations, la Formalisation, et les Métamorphoses) vient d'être remis au programme interdisciplinaire de recherche Ignis Mutat Res (IMR) « Penser l'architecture, la ville et les paysages au prisme de l'énergie », initié et piloté par le Bureau de la recherche architecturale, urbaine et paysagère du ministère de la Culture et de la communication. L'ambition de ce programme IMR est d'explorer, à la fois historiquement et prospectivement, la relation entre les systèmes énergétiques et l'environnement afin de soutenir de nouvelles recherches sur la qualité énergétique des bâtiments, des villes et des paysages et de stimuler une prise de conscience sur les enjeux énergétiques en considérant plus largement ses dimensions économiques, politiques, anthropologiques et sociales. Le rapport d'Egis sera prochainement en libre accès sur le site dédié du projet Réforme. Des livrables seront aussi disponibles sur le site www.solar-reforme.org tels que l'outil numérique proposant les "DSSD", les diagrammes de Sankey spatialisés et dynamiques ainsi qu'un logiciel dédié à la péréquation territoriale en vue d'homogénéiser les densités de demande et d'offre (voir un premier aperçu des résultats ici). Ce logiciel a pour objet de requestionner les « bassins versants énergétiques » pour chaque région française. Les 10 et 11 juillet, à Versailles, une conférence intitulée « Ville, énergie et transition écologique: quelles innovations architecturales, urbaines et paysagères ? » réunira les équipes de recherche du programme IMR pour présenter et discuter des résultats de leurs travaux avec des personnalités-clés de la ville et du secteur de l'énergie, des partenaires locaux et régionaux, des représentants de la communauté académique et de la société civile. Raphaël Ménard, directeur de la prospective à Egis et directeur d'Elioth (elioth.com), animera une table ronde « Accélérer la solarisation massive des territoires ». Inscription à la conférence : jean-pierre.hochet@versailles.archi.fr. Pour en savoir plus - Raphaël Menard - raphael.menard@egis.fr
*Membres de l'équipe ReForMe : Raphael Menard, responsable scientifique, Directeur de la prospective à Egis, directeur d'Elioth et enseignant associé à l'ENSAVT, DPEA Architecture post-carbone, Maurizio Brocato, responsable institutionnel, EnsaParis-Malaquais, laboratoire GSA, Alain Dervieux, ENSAPB et ENSPV, Paolo Ciuccarelli, Density Design Lab, Politecnico de Milan.
L’Institut RSE propose une vision volontariste de la RSE à l'horizon 2021 !
L'Association des sociétés conseil en RSE et Développement Durable (ADD), dont fait partie l'Institut RSE management, vient de publier son rapport sur la « vision RSE 2021 ». Le message porté par ce document est clair : la RSE peut être un des leviers de la mutation du modèle économique français, si les partenaires sociaux et sociétaux en font la base d'engagements volontaires et de relations contractuelles autour de projets de développement innovateurs. L'Institut RSE incite alors aux engagements contractuels de RSE entre les entreprises et la société pour favoriser la mutation économique. Dans son rapport, l'ADD fait un constat et une analyse prospective de la RSE, et présente 12 propositions fondamentales pour un agenda RSE plus volontariste à moyen terme. L'Institut RSE et les autres membres de l'ADD appellent à un engagement institutionnel fort de la part des leaders et au niveau européen pour que la RSE soit portée, auprès de l'Organisation mondiale du Commerce notamment - Pour en savoir plus - Marion Martorell - mm@institutrse.com
Le Forum Vies Mobiles de la SNCF ouvre la marche
Le Forum Vies Mobiles, institut de recherche sur la mobilité créé par la SNCF, vient de lancer une expérimentation dans l'agglomération bordelaise visant à promouvoir la marche à pied, en partenariat avec Keolis et l'Agence d'urbanisme de Bordeaux métropole Aquitaine. Deux chercheurs, Lucas Delafosse et Stéphane Malek, vont imaginer et tester des dispositifs susceptibles de favoriser la marche à Bordeaux, combinée aux transports en commun. L'enjeu est de donner envie de marcher aux citoyens, et ainsi, désaturer le réseau de transports collectifs du centre. L'expérimentation a aussi pour objectif de donner la possibilité aux habitants de rejoindre les lignes de transport à pieds, plutôt que d'utiliser leur voiture dans les quartiers périphériques. Les résultats de l'expérimentation permettront au Forum Vies Mobiles de formuler des préconisations de politiques publiques qui viendront nourrir la préparation de la « transition mobilitaire » : imaginer les mobilités de demain à l'aune des enjeux énergétiques, sociaux et environnementaux actuels et oeuvrer pour leur mise en oeuvre. Pour en savoir plus - Tom Dubois - tom.dubois@sncf.fr
L’Institut Veolia participe au projet RAMSES « Réconcilier adaptation, atténuation et développement durable pour les villes »
L'Institut Veolia participe au projet de recherche Européen RAMSES qui associe 13 partenaires de 7 pays (instituts de recherche, universités et réseau de ville dont PIK, LSE, ICLEI, IDDRI) sur 5 ans (2012-2016). L'estimation des coûts et des bénéfices de l'adaptation aux changements climatiques varie considérablement d'une étude à l'autre. Le projet RAMSES se propose de développer de nouvelles méthodes pour quantifier les impacts des changements climatiques et établir un cadre d'analyse rigoureux, pragmatique et standardisé pour la mise en place des stratégies d'adaptation dans les villes de l'Union Européenne. L'Institut a été sélectionné pour participer aux inventaires théoriques et pratiques des modes d'évaluation de la vulnérabilité et des capacités d'adaptation des infrastructures urbaines. Pour en savoir plus - Gaëll Mainguy - gaell.mainguy@veolia.com
La résilience territoriale selon le Conseil régional Nord-Pas de Calais
Le Conseil régional Nord-Pas de Calais lance une démarche d'expérimentation prospective autour de la résilience territoriale. Elle débutera en juin 2014 et s'achèvera à l'automne 2015. En effet, la résilience territoriale est un des objectifs 2030 du SRADDT (Schéma régional d'aménagement et de développement durable du territoire), qui vise à construire un nouveau modèle de développement. Cette résilience permettra de réhabiliter la prise en compte du long terme, en promouvant des comportements pro-actifs, mettant en évidence les potentialités du territoire. Les travaux exploratoires menés dès 2010 seront donc prolongés autour de quelques partis pris : une vision large de la résilience qui s'applique aux différents domaines du développement durable ainsi qu'une démarche dynamique qui combine adaptation et robustesse. La nouvelle démarche se déroulera en plusieurs étapes : la consolidation d'une acceptation partagée de la résilience et de sa capacité à répondre aux attentes des acteurs régionaux ; l'expérimentation d'outils de mesure et d'évaluation de la résilience territoriale ; la construction d'une vision d'une région résiliente en 2040 par un comité de pilotage partenarial et enfin, la diffusion et valorisation des résultats. Le pilotage est assuré par la Direction du développement durable de la prospective et de l'évaluation du Conseil régional Nord pas de Calais, pour un budget prévisionnel de 70 000 euros. Les partenaires sont quant à eux, des agences d'urbanisme, des communautés d'agglomération, le CERDD (Centre Ressource du Développement Durable), l'INSEE (National Institute of Statistics and Economic Studies) , la Chambre de commerce et d'industrie de Région Nord de France, Pôle Emploi etc. Note D2DPE 43 - Note D2DPE 51 - Pour en savoir plus - Frédérique Parrad - frederique.parrad@nordpasdecalais.fr
Le Conseil général de l’Allier imagine son territoire de 2030
Le Conseil général de l'Allier a souhaité actualiser son projet départemental afin d'englober la vision des habitants, des agents et des élus. L'objectif est de construire un projet avec et pour l'ensemble des acteurs du département, qui s'inscrit dans la démarche dite des Nouvelles Ruralités portée au niveau national. Cette démarche redonne aux territoires ruraux une vraie attractivité et un intérêt certain complémentaire aux métropoles. Dans le même temps, le bilan de l'Agenda 21 2007-2012 a permis de conforter la démarche et d'élaborer un projet pour le département, construit autour de trois objectifs interdépendants : habiter durablement l'Allier, produire et créer de la valeur ajoutée localement, vivre ensemble et favoriser la participation citoyenne. La finalité est l'accueil de nouvelles populations. Le développement durable irrigue l'ensemble des politiques publiques et actions. Les documents suivants constituent le volet stratégique de l'Agenda 21 de 2ème génération du Conseil général et font état des travaux prospectifs menés par le Département : Mission nouvelles ruralités : sens de la démarche et synthèse du rapport - Mission nouvelles ruralités : rapport d'analyse et de propositions pour l'avenir des territoires - Allier 2030 : un projet pour le département - Emilie Mauroy - mauroy.e@cg03.fr
Le Var à l’horizon 2030
En 2010 et 2011, le Conseil général du Var a réalisé une étude prospective de ce que pourrait devenir le Var à l'horizon 2030 si rien n'est fait pour changer nos habitudes de développement. Le développement du Var à l'horizon 2030 « au fil de l'eau » est source de deux constats. Le premier constat, le Var va connaître une augmentation de 25% de sa population, et il absorbera 30% de la croissance démographique de la région PACA (chiffres légèrement à la baisse selon les dernières projections de l'INSEE). Le second constat concerne la dépendance toujours prépondérante à l'économie résidentielle liée aux retraites et au tourisme. Il en résulte une prépondérance des emplois et activités de commerce, de construction, d'hébergement et restauration. Ce développement « au fil de l'eau » peut avoir plusieurs impacts prévisibles : une importante urbanisation nouvelle très consommatrice de foncier, une dispersion de l'urbanisation aboutissant à un banal continuum urbain, de très forts besoins en équipements. Le document d'orientations stratégiques d'aménagement VAR 2030 présente donc des leviers d'actions prioritaires pour un « Var choisi et non subi ». Quatre résolutions prioritaires se dégagent : préserver le cadre de vie digne de la renommée du Var, créer des logements et un urbanisme économes en foncier, soutenir notre économie résidentielle et productive ainsi que conforter les huit territoires en organisant et renforçant les fonctions centralisatrices de nos pôles urbains. Pour en savoir plus - Sophie Meschin - smeschin@cg83.fr
Le Conseil de développement de la CARENE envisage le futur de son territoire
Le Conseil de développement de la CARENE (Communauté d'agglomération de la Région Nazairienne et de l'Estuaire) a mené en 2013 des travaux de prospective sur le vieillissement démographique et sur les énergies marines renouvelables. Depuis sa création, le Conseil de développement a déjà mis en place 22 groupes de travail qui ont permis de rendre 29 avis ou contributions relatifs au développement de l'agglomération nazairienne. Aux travers des travaux de l'Opus 2013, le Conseil aspire à dépasser l'horizon du court terme et des convictions individuelles pour imaginer collectivement le futur de l'agglomération nazairienne. Ces études ont donc analysé et posé des questionnements, ainsi que de révélé les rêves et les craintes de la société civile. A ce titre, elles constituent davantage l'amorce d'une dynamique citoyenne qu'un résultat figé. Télécharger étude 1 - Télécharger étude 2 - Pour en savoir plus - Cécile Gérard - gerardC@agglo-carene.fr
L’Agglomération du Val d’Orge signe une convention de coopération scientifique
Le 20 mai 2014, l'Agglomération du Val d'Orge, l'IRBA (l'Institut de recherche biomédicale des armées), Genopole et le SIVU (Syndicat mixte à vocation unique du secteur de Brétigny-sur-Orge, Leudeville, Plessis-Pâté et Vert-le-Grand) ont signé une convention de coopération scientifique. Cette signature marque le début d'une collaboration entre les centres de recherche et le territoire du Val d'Orge au service du développement du secteur sud-ouest de l'ex Base aérienne 217. La Communauté d'agglomération du Val d'Orge, initiatrice de cette convention dans le cadre du Contrat de redynamisation du site de défense (CRSD), est située au coeur de l'Essonne. Par cette convention, les signataires affirment leur volonté de développer des synergies en matière de coopération scientifique, d'animation scientifique et de mutualisation de plateformes. Est également prévue une réflexion commune sur l'élaboration du modèle de développement construit autour de l'IRBA au service du développement économique et de l'emploi dans le secteur de la médecine, de la pharmacie et des biotechnologies. Pour sa part l'Agglomération du Val d'Orge s'attachera à développer une offre d'accueil immobilière, à améliorer l'accessibilité du site et à mener des actions de marketing territorial. Pour en savoir plus - Charlotte Limare - c.limare@agglo-valdorge.fr
« Saint-Avé 2030 » : de la prospective exploratoire au projet territoire
En 2008, Saint-Avé lance une démarche de prospective exploratoire, pour interroger l'avenir de la commune à long terme. Accompagnée par le cabinet FuturOuest, elle fait appel à une large concertation de la population et des services municipaux. Elaboration d'un diagnostic partagé, ateliers thématiques regroupant plus de 230 personnes, mise en place d'un groupe de travail exploratoire... Ce travail aboutit à quatre scénarios « possibles », soumis à la population par questionnaire. Les résultats incitent les élus à élaborer un scénario « Saint-Avé 2030 », qui devient le projet de territoire de la Ville. Il se décline en un Agenda 21 regroupant 77 actions et constituant un fil directeur pour ancrer le développement durable dans l'action municipale. Aujourd'hui, l'heure est à la mise en oeuvre progressive des actions et à la sensibilisation de la population, pour encourager les bonnes pratiques citoyennes. Viendront ensuite l'évaluation des actions et la mise à jour de cet Agenda 21, pour en faire un outil vivant, au service du territoire. Présentation de la démarche - Les scénarios du futur possible - Pour en savoir plus - Clément Cauda - clement.caudal@saint-ave.fr
La prospective et les TIC à l’Institut Mines Télécom !
Le Think Tank Futur numérique de l'Institut Mines-Télécom élabore et anime des programmes sur la transformation numérique de l'entreprise, la vie privée, les business models numériques du futur et sur les systèmes d'information pour la mobilité dans la ville durable. Il s'agit de comprendre l'évolution de la société numérique, d'éclairer l'émergence de nouveaux secteurs d'activité et d'anticiper les besoins de compétences. La publication en 2013 du livre collectif « La Métamorphose Numérique » (Ed. Alternative) a permis d'élargir les champs de vision et d'analyse du monde complexe : croissance du nombre et de la place des données, part d'automatisation, transformation des modes de vie et de travail. Le nouveaux chantier qui s'ouvre en 2014 est double : les apports du numérique pour la formation et l'efficacité collective à l'époque d'internet et des réseaux sociaux. Ces travaux nourrissent le travail expérimental du groupe Futuring Cities sur la ville intelligente et durable. Pour en savoir plus - Jérôme Vauselle - jerome.vauselle@mines-telecom.fr
L'actu du Club France du développement durable
 
27 mai à Bruxelles, «En route pour la COP21»
Soixante réseaux de tous horizons ont répondu présents à l'invitation du Comité 21 pour cette première rencontre entre acteurs français et européens mobilisés dans la perspective de la COP 21. En présence de Pierre-Henri Guignard, secrétaire général de la COP 21, seize réseaux de collectivités, d'entreprises, de jeunes, d'ONG, ainsi que la direction générale Climat de la Commission européenne, le Conseil économique et social européen et le PNUE-Programme des Nations unis pour l'environnement, ont présenté brièvement leurs actions et engagements en vue de cette Conférence internationale sur le climat. Ce temps fort a permis de transmettre des informations sur la préparation de cet événement en France en 2015, de créer des synergies entre acteurs et d'envisager des prolongements comme une participation de ces réseaux lors de la plénière du Club France du 6 octobre 2014. La conclusion unanime de cette rencontre fut que le collectif et la convergence des initiatives sont indispensables pour avoir un impact suffisant et démontrer que les enjeux qui doivent être relevés méritent de dépasser les frontières et les intérêts individuels. Catherine Decaux - decaux@comite21.org
Prochaines rencontres-débats
 
5 juin : prochaine rencontre-débat avec Nicolas Hulot, envoyé spécial pour la planète et président de la Fondation pour la Nature et l’Homme « Ne cédons pas au fatalisme !»
Envoyé spécial pour la planète depuis le 6 décembre 2012, Nicolas Hulot parcourt le monde pour sensibiliser, informer et mobiliser la communauté internationale sur la crise écologique mondiale et les moyens d'y faire face, notamment là où ces enjeux ne sont pas suffisamment pris en compte. Il a également pour mission de promouvoir les positions et les valeurs de la France en matière de développement durable et de protection de la planète, de relayer les propositions de la société civile pour mieux préserver notre environnement et favoriser le développement humain. Toutefois, les contours de cette fonction inédite au sein de l'État restent flous. Quelle articulation avec la feuille de route gouvernementale ? Quel rôle au sein de la COP 21 ? Quelle autonomie vis à vis du chef de l'Etat ? Quel impact sur les politiques du monde entier ? A l'occasion de ce petit-déjeuner, Nicolas Hulot dressera un premier bilan de son action. Il détaillera ses grandes priorités ainsi que les solutions déjà à l'oeuvre dans de nombreux pays. Cette rencontre sera introduite par Gilles Berhault, président du Comité 21, et le débat animé par Antoine Charlot, directeur général adjoint. Préinscription obligatoire, nombre de places limité : participation de 20 euros pour les non-adhérents ; participation gratuite pour les membres du Comité 21 et du Club France Développement durable. Pour toute information sur les rencontres-débats : Antoine Charlot - charlot@comite21.org. Pour toute pré-inscription : Delphine Blumereau - blumereau@comite21.org
Rendez-vous du Comité 21
 
3 juin : organisation d’une matinale Pays de la Loire à MC Plast
Le mardi 3 juin, l'Antenne Pays de la Loire organise une matinale pour découvrir l'engagement RSE de l'entreprise MC Plast et échanger avec Michel Criquetot, dirigeant, et David Trioux, salarié associé. Si la plasturgie est réputée pour une production de masse à usage unique, peu de professionnels et d'industriels agissent pour en réduire l'empreinte environnementale. Cependant, pour Michel Criquetot, dirigeant de MC Plast, « l'avenir de la plasturgie réside dans le bioplastique ». Avec son associé David Trioux, il a fait le pari d'une plasturgie responsable utilisant à 86% des matières pétrolières recyclées ou des bioplastiques. Depuis quelques années et pour renforcer son engagement, l'équipe de MC Plast s'est installée dans un bâtiment éco-conçu. Par ailleurs, l'entreprise s'attache à travailler en priorité avec les acteurs locaux : 85% de son chiffre d'affaire est réalisé avec des clients situés à moins de 200km. Elle fait également appel à des ESAT du territoire pour assurer une partie de sa sous-traitance. Camille Piet - piet@comite21.org
5 juin : venez dialoguer avec l’Ambassadrice de la RSE !
Le 5 juin de 13h00 à 15h00, le Comité 21 vous propose à ses adhérents de dialoguer en ligne avec Marine de Carne, ambassadrice chargée de la bioéthique et de la responsabilité sociale des entreprises pour la France. Dès juillet 2001, la France a été le premier pays à introduire l'obligation de « Reporting extra financier » des entreprises comme contribution au développement durable. Le gouvernement a par ailleurs lui-même le devoir de rapporter au Parlement tous les trois ans. Dans cette optique, il a créé en 2008 le poste d'Ambassadeur chargé de la responsabilité sociale des entreprises pour faciliter le dialogue entre le monde privé des affaires et l'administration et servir de relais entre la France, l'Europe et l'International. Nous vous proposons ainsi de faire connaissance avec Marine de Carné, Ambassadrice de la RSE depuis 2013 et d'aborder avec elle : son rôle et le périmètre de sa fonction ; les modalités d'interaction avec les entreprises françaises, et vos retours d'expériences en matière de RSE et vos attentes. Rendez vous le 5 juin 2014 de 13h30 à 15h30. Pour ceux qui testeront cet outil pour la première fois, vous trouverez une vidéo explicative du webinar en cliquant ici. Réservé aux adhérents : attention, les places sont limitées à 6 personnes ! Catherine Peguillan - peguillan@comite21.org
11 juin : RV RSE sur la notion de matérialité, de quoi parle t-on ?
Le Comité 21 poursuit ses rendez-vous de la responsabilité sociétale et vous invite mercredi 11 juin, de 9 h 00 à 12 h 30, chez notre adhérent l'ESCP Europe à Paris. L'enjeu de cette matinée d'échanges sera de comprendre pourquoi et comment les fonctions RSE des entreprises s'emparent aujourd'hui du concept de « matérialité » dont les origines viennent du monde financier et dont les contours peuvent paraître flous de prime abord. Avec des experts de la question, nous verrons si la matrice de matérialité est devenue l'outil incontournable du reporting extra-financier et d'une stratégie RSE ? De quoi parle-t-on ? Quels outils pour la mise en oeuvre ? Quels exemples de pratiques peut-on donner aux PME comme aux grandes entreprises ? En visioconférence avec le Comité 21 des Pays de la Loire, nous débattrons avec Didier Terrolle de Sanofi, Véronique Lamour de la Saur de leurs pratiques en la matière, tandis que Nicolas Jandot de l'Institut RSE Management et Patrick Jolivet du cabinet Utopies nous feront partager leurs retours d'expertises. Catherine Peguillan - peguillan@comite21.org
2ème journée de sensibilisation « l’Agenda 21 expliqué aux entreprises, la RSE expliquée aux collectivités locales ! »
Le 22 mai, le Comité 21 a organisé la deuxième édition de sa journée de sensibilisation croisée sur « L'Agenda 21 expliqué aux entreprises, la RSE expliquée aux collectivités locales ». Avec la vocation de dépasser les clivages habituels entre entreprises et collectivités, cet événement permet d'apporter des exemples d'initiatives, d'études de cas concrets aux participants afin de se familiariser avec les démarches RSE et Agenda 21. La prochaine session est prévue le 23 septembre. Elle est gratuite pour les adhérents entreprises et collectivités. Pour les collectivités ou entreprises intéressées, nous pouvons également présenter la formation dans vos structures sur demande. Dans ce cas, merci de contacter : Isabelle Boudard - boudard@comite21.org ou Elise Gaultier -gaultier@comite21.org
La matinée du programme Territoires durables : Comment impliquer les entreprises et les associations ?
Le 21 mai, le Comité 21 a organisé une matinée d'échanges sur l'implication des entreprises et des associations dans les Agenda 21 et autour des sujets de la Conférence environnementale. Alice Sarran d'OREE a commencé cette matinée en expliquant que l'économie circulaire est une des pratiques qui tend vers un nouvel écosystème industriel et territorial. Pour illustrer cela, Wesley Jenssen de Pôle Synéo a présenté un projet de favorisation de l'efficacité énergétique à Valenciennes, via la mutualisation d'achat d'énergie par des entreprises d'une même zone d'activités et la création d'une SCIC dédiée. Par la suite, Anne Rostaing d'Angers Loire Métropole et Christelle Labbé du Pays des Herbiers ont présenté deux initiatives qui illustrent l'importance de l'implication des élus et d'entreprises constituées en réseau, pour concrétiser les objectifs de mise en commun et de mutualisation. En deuxième partie de matinée, l'éducation au développement durable a été abordée par Monique Pétard, vice-présidente du Conseil général de l'Hérault, qui a impulsé un véritable partenariat avec les associations locales d'Education au développement durable. Nathalie Miro, du Conseil général de l'Hérault et Raphaëlle Ghoul, directrice du réseau COOPERE 34 (Coordination Pour l'éducation relative à l'environnement sur les territoires héraultais) ont aussi présenté la contractualisation du Conseil général avec les associations structurées en réseau. Cette demi-journée a permis aux participants présents de mieux cerner les enjeux et avantages de la recherche de mise en place de pratiques d'économie circulaire. Le compte-rendu de cette matinée sera disponible sur l'espace adhérent du Comité 21. Ludivine Paques - paques@comite21.org
21 mai après midi : retour sur le rendez-vous EDD sur l’implication des jeunes
A l'occasion de ce rendez-vous EDD du Comité 21, une quarantaine d'acteurs de l'éducation au développement durable se sont retrouvés en visio-conférence Paris-Nantes-Montpellier pour échanger autour de l'implication des jeunes dans la vie locale et les démarches de développement durable. En s'appuyant sur l'étude ADEME et Ipsos du 4 avril 2014 « La génération « réseau » face aux nouveaux enjeux collectifs » et la consultation du REFEDD de juin 2011 pour comprendre les besoins et les attentes des étudiants en matière de développement durable, le passage à l'acte est encore très loin d'être une réalité pour les jeunes générations. Pourtant ces jeunes sont de véritables partenaires des collectivités territoriales et des associations, et souhaitent s'impliquer de plus en plus dans la vie de leurs territoires. Ce rendez vous proposait d'identifier les freins et leviers et les recommandations pour faciliter l'implication de ces jeunes dans leur territoire. Il a bénéficié de la contribution de l'Anacej (Marie-Pierre Pernette) qui a éclairé les participants sur ces dispositifs de concertation entre jeunes et collectivités locales, mais aussi de la Communauté urbaine de Bordeaux (Stéphanie Baltardive) et son accompagnement auprès des plus jeunes pour une prise de conscience sur ces enjeux au plus jeune âge avec les Juniors du développement durable. Le rendez vous s'est terminé en laissant la parole aux jeunes : Léonard Baudry, membre du Conseil des jeunes Pays de la Loire, sur son parcours de jeune engagé ; les jeunes Les Mediaterre d'Unis Cité, Gwenaëlle et Tristan, et leurs expériences auprès des familles peu informées sur ces problématiques, et Delphine Blumereau sur son engagement dans COP in my City de Climates. Christine Delhaye - delhaye@comite21.org
Eco-dates
 
02/06 à Paris : séminaire « écologie industrielle et territoriale « Renforcer l'attractivité et la compétitivité de votre territoire grâce à l'écologie industrielle » - ORÉE - en savoir plus
02/06 à Paris : conférence « Quelle biodiversité protéger : extraordinaire / ordinaire ? » - Agence française de développement - en savoir plus
4-5/06 à Londres : RI Europe 2014 « The Investor- Corporate ESG Summit: long- term, sustainable capitalism» - Novethic & Responsible-investor.com - en savoir plus
05/06 à Saint-Denis : rencontre « Etiquetage volontaire des produits de consommation contenant des nano-objets » - Groupe AFNOR - en savoir plus
7-8/06 à Paris : colloque « Gérer le changement climatique » - Collège de France - en savoir plus
10/06 à Marseille : conférence « Quel rôle pour les métropoles dans la transition vers l'économie circulaire ? » - Institut de l'économie circulaire - en savoir plus
10-12/06 à Paris : Transports Publics 2014, le Salon européen de la mobilité - GIE Objectif Transport public - en savoir plus
11/06
à Paris : conférence World Forum Lille « Economie de la fonctionnalité : quels acteurs pertinents pour relever les défis de demain » - en savoir plus
11/06 à Montpellier : séminaire international sur les paiements pour services environnementaux (PSE) dans les pays du Nord et du Sud - CDC biodiversité - en savoir plus
12-13/06 à Paris : 6èmes assises nationales de l'accessibilité - ministères de l'Écologie et du Logement et de l'égalité des territoires - en savoir plus
13/06 en Poitou-Charentes : conférence «La chimie durable : compétences et défis» - Conseil régional du Poitou-Charentes - en savoir plus
16-17/06 à Paris : colloque international « Le citoyen et la décision publique » - CNDP (Commission Nationale du Débat Public) - en savoir plus
17/06 à Nantes : rencontre « Manager durablement : zoom sur les pratiques en France et à l'international » - Chaire PME & Responsabilité Globale - en savoir plus
17-22/06 à Lorient : Escales Terre ! Festival du développement durable - Agglomération de Lorient - en savoir plus
23/07 à Paris : conférence internationale dédiée à la ville de demain « Live in @ living city »- en savoir plus
24/06 à Strasbourg : colloque sur l'économie circulaire et le bâtiment responsable - Europe et environnement - en savoir plus
24-26/06 à l'île de la Réunion : conférence Internationale Climat-Energie - « Les Iles et le changement climatique : opportunités, résilience, adaptation » - Conseil régional de la Réunion - en savoir plus
25/06 à Paris : colloque sur la mobilité périurbaine - ASFA (Association professionnelle des sociétés françaises d'autoroutes et d'ouvrages routiers) - en savoir plus
26/06 à Palaiseau : colloque de clôture intitulé « changement climatique, les collectivités passent à l'action » - Conseil général de l'Essonne - en savoir plus
3 questions à ...
Jean Pisani-Ferry, commissaire général à la stratégie et à la prospective
Pouvez-vous nous rappeler le rôle du Commissariat général à la stratégie et à la prospective (CGSP) ?

Le CGSP est un organisme de réflexion, d'expertise, et de concertation placé sous la tutelle de Matignon. Le CGSP a quatre missions principales : l'évaluation des politiques publiques de façon indépendante ; l'anticipation des mutations de notre pays et des questions que ces mutations engendrent ; l'organisation de la concertation avec les partenaires sociaux et les acteurs de la société civile, et enfin il doit éclairer l'action en formulant des propositions de politiques publiques.
Le CGSP place le travail collaboratif au premier plan avec une équipe d'une cinquantaine d'experts de haut niveau aux compétences pluridisciplinaires ; des partenariats qui permettent de renforcer la coopération à l'international, et un réseau de huit organismes chacun dédié à un domaine de compétence particulier, dont les plus connus sont le CAE et le COR.

Pouvez-vous nous faire un point d'étape du projet « Quelle France dans dix ans ? » confié au Commissariat général à la stratégie et à la prospective (CGSP) par le Gouvernement et auquel le Comité 21 a apporté une contribution?

En août dernier, le président de la République nous a confié la mission de conduire des débats sur les grands enjeux à dix ans puis d'élaborer sur cette base un document de stratégie à dix ans pour la France. Nous avons adopté une approche transversale traitant différentes dimensions - politique, sociétale, économique, sociale, environnementale, européenne. Définir de grands objectifs donnant de la visibilité, assortis d'indicateurs permettant de mesurer les progrès, engage à agir maintenant pour obtenir des résultats et infléchir durablement la situation. Les jeunes qui entreront sur le marché du travail à ce moment-là sont déjà au collège. Se donner un horizon décennal évite l'écueil du court-terme, où les réformes se diluent dans les contingences de l'immédiateté et celui du long terme, horizon trop éloigné pour que les changements soient appréhendés et partagés par les citoyens. Les options proposées par le rapport « Quelle France dans dix ans ? » sont ambitieuses, tout en étant ancrées dans le réel. Aujourd'hui, le rapport est en cours de finalisation. Il sera remis au président de la République dans les prochaines semaines.

Dans le cadre de cette recherche sur une stratégie à 10 ans pour la France, quelle place y tiennent l'environnement et le développement durable ?


Orienter le modèle de développement français vers une trajectoire plus soutenable est un des cinq chantiers de l'exercice France dans 10 ans. Nous avons pris une approche large du concept : il s'agit d'analyser ce que chaque génération lègue à la suivante. A l'actif - une population mieux formée par exemple comme au passif -un environnement dégradé. Deux postes s'avèrent plus préoccupants que les autres : le climat bien sûr, et celui des finances publiques, à travers le creusement de la dette. Un autre constat a guidé la réflexion au sein du chantier : l'expérience enseigne qu'on a réussi dans le passé des découplages spectaculaires entre des variables qu'on supposait mécaniquement liées. Pour l'avenir, dans quels domaines peut-on envisager de tels découplages ? C'est une question d'importance pour tous les débats sur la croissance. La stratégie proposée dans le rapport cherche donc à mettre en place les outils nécessaires à un de tels découplages.
Pour en savoir plus



3 questions à ...
François Moisan, directeur exécutif de la Stratégie, de la recherche et de l'international, et directeur scientifique
Pouvez-vous nous présenter l'action de l'ADEME en matière de recherche et de prospective ?

L'ADEME a une double mission en matière de recherche et de prospective : la première relève de la prospective ce qui nous a conduit, par exemple, à réaliser des scénarios de la transition énergétique permettant d'atteindre le « facteur 4 » en 2050. L'amélioration de l'efficacité énergétique avec une baisse de la consommation d'énergie de 50% à l'horizon 2050, la croissance de la part des énergies renouvelables et l'évolution de nos pratiques alimentaires permettent d'atteindre cet objectif. Ces visions s'attachent à montrer que cette transition est non seulement réalisable mais qu'elle peut s'accompagner d'une croissance économique accrue avec davantage d'emplois sur notre territoire que dans un scénario « business as usual ». La seconde mission est de développer de nouvelles solutions innovantes en soutenant les initiatives des entreprises et des laboratoires de recherche. En tant qu'agence de recherche nous lançons des appels à projet de R&D et d'innovation. Les programmes Investissements d'Avenir que nous gérons nous donnent des moyens exceptionnels pour promouvoir les innovations portées par les entreprises en France. Depuis 2011 nous avons déjà engagé plus de 140 projets innovants portant sur les énergies renouvelables, les transports du futur, l'économie circulaire ou les réseaux électriques intelligents. Ces projets représentent plus de 3 milliards d'Euros d'activité pour une aide de l'ADEME d'environ 1 milliard d'Euro.

Dans le cadre de vos travaux de recherche et de prospective, quelle place y tiennent les réseaux professionnels et sociaux tels que le Comité 21, dont l'ADEME est adhérent ?

Les expérimentations de la transition énergétique et écologique qui sont conduites dans les territoires doivent être partagées. Certaines sont soutenues par l'ADEME mais d'autres se réalisent spontanément et sont portées par des acteurs, entreprises et collectivités. Il s'agit d'innovations non seulement techniques mais aussi sociétales. Les réseaux professionnels et sociaux sont essentiels parce que c'est avec eux que nous pouvons identifier ces nouvelles options et crédibiliser les solutions de transformation de la société qu'il s'agisse par exemple des expérimentations de nouvelles mobilités durables dans les territoires ou de nouvelles organisations de gestion de l'énergie au niveau local. Ces expérimentations font émerger de nouveaux métiers, de nouveaux plans d'affaire et ont vocation à être dupliquées dans la mesure où elles s'avèrent non seulement pertinentes d'un point de vue environnemental mais aussi attractive pour les citoyens. Le Comité 21 peut contribuer à ce processus de mise en visibilité et de partage de ces expérimentations.

Vous êtes vous-même membre du nouveau Comité d'experts du Comité 21 : qu'en attendez-vous ?

Le Comité d'expert du Comité 21 me semble un lieu particulièrement adapté pour aider à donner du sens à ces expérimentations de terrain. En effet, au-delà de leur recensement il s'agit bien de s'assurer qu'elles contribuent à la transition énergétique et écologique et qu'elles sont en cohérence avec les objectifs des politiques publiques. Le comité d'expert peut apporter une intelligence collective et assoir ses propres réflexions sur cette recherche-action.
www.ademe.fr
Le Comité 21 en action
Le programme de recherche 2013-2015 du Comité 21 : objectifs et méthode
Le Comité 21 a relancé ses travaux de prospective et son programme 2014-2015 autour de « L'apport des démarches de développement durable à l'attractivité et à la prospérité des territoires » dans une triple perspective : investir un thème peu développé, mais important pour accompagner les transformations à l'oeuvre au sein des organisations et apporter une contribution aux débats nationaux et territoriaux ; produire des démonstrations, études de cas et propositions utiles pour les adhérents du Comité ; être plus visible auprès de tous les acteurs de la « communauté développement durable » grâce à des analyses qui relèvent de l'intérêt général. Du point de vue méthodologique, plusieurs démarches parallèles sont en cours : un questionnaire adressé aux adhérents du Comité 21 ; des interviews et auditions de personnalités, d'experts et d'organismes, externes au Comité ; une analyse des nombreux livres et études déjà effectués, relatifs au thème de la recherche ; une recherche de modélisation et de démonstration scientifique sur la thématique retenue ; un recueil de bonnes pratiques illustrant les résultats de la recherche, complémentaire aux projets du Club France Développement durable en vue de la COP 21. L'objectif est de rythmer cette recherche en produisant plusieurs « Cahiers de prospective », accompagnés de Rencontres-débats, l'ensemble participant à l'édition d'un ouvrage final fin 2015. Un premier Cahier de prospective vient ainsi d'être diffusé (cf. ci-dessous). Cette recherche est animée par Georges Ribière, chargé de mission dédié à cette fin pour le Comité 21, avec l'appui de toute l'équipe du Comité 21 et de Quentin Dechezleprêtre, qui effectue sa thèse au Comité 21 dans ce cadre. Pour en savoir plus - Georges Ribière - ribiere.georges@noos.fr et Quentin Dechezleprêtre - dechezlepretre@comite21.org
Parution du Cahier n°1 des travaux de recherche 2013-2015 du Comité 21
Ce Cahier n°1 des travaux de recherche du Comité 21 est le premier d'une série de rapports qui rythmeront d'ici 2016 le nouveau programme de recherche du Comité 21, destiné à estimer la valeur ajoutée des démarches de développement durable à l'attractivité et à la prospérité des territoires. Ce programme s'inscrit dans le prolongement des travaux que le Comité de prospective du Comité a mené de 2009 à 2012*. Ce premier rapport en présente une synthèse qui illustre la mission et les perspectives que s'est fixé le Comité 21 depuis sa création voici bientôt vingt ans : concertation, dialogue et co-décision entre les parties prenantes ; production de valeurs grâce aux capacités des réseaux ; appui aux innovations et anticipation des ruptures sociétales ; transformation plutôt que détour.. Les travaux 2014-2015, soutenus par la Caisse des Dépôts et l'ADEME, feront l'objet de restitution régulière sous forme d'autres Cahiers et d'un rapport final. Vous serez invités à leur présentation lors de Rencontres-débats dédiées. 24 pages - A télécharger - Pour en savoir plus
* Trois rapports et deux notes ont été élaborés par le Comité de prospective : « Temps de crise » en juin 2009 ; « Sommes-nous sur la voie d'une sortie de crise ? » en novembre 2009 ; « L'écologie saisie par la croissance ? » en mars 2010 ; « La ville, nouvel écosystème du XXIème siècle » fin 2011 ; « Trois défis pour Rio + 20 » en juin 2012 à la veille de la Conférence du même nom. Ils s'ajoutent aux nombreux guides et ouvrages, élaborés depuis
20 mai : retour sur la journée de co-construction sur le dialogue avec les parties prenantes
Le Comité 21 a lancé en septembre 2013, avec le soutien financier du Commissariat général au Développement durable (CGDD), de la Fondation de France et de l'ADEME un projet visant à encadrer les démarches de dialogue des entreprises avec leurs parties prenantes. Dans le cadre de ce projet, le Comité 21 a donc réuni le 20 mai une trentaine d'acteurs, représentant à part égale des entreprises, des parties prenantes et des tiers-facilitateur, afin de co-rédiger et amender un texte d'engagement commun, sur la base d'un premier projet de texte issu d'un comité de pilotage. Ce texte, qui pourrait aboutir à la création d'une « charte pour un dialogue constructif entre entreprise et parties prenantes », identifie les grands principes et règles de base qui doivent être respectés par tous les participants aux démarches de dialogue avec des parties prenantes. Ce document a notamment pour objectif de promouvoir le déploiement des démarches volontaires de dialogue entre entreprise et parties prenantes et donner envie aux différents acteurs d'engager de tels processus ou d'y participer. Une nouvelle version du texte, enrichie par les retours des participants à cette journée de co-construction, sera soumise à consultation à l'été 2014 afin de recueillir les commentaires d'un cercle élargi d'acteurs engagés dans la RSE et les processus de concertation. L'appel à consultation sera diffusé auprès de tous les membres du Comité 21 et des autres réseaux engagés sur la RSE. Elise Attal - attal@comite21.org
16 mai : nouvelle audition du Comité 21 auprès de la Plateforme RSE
Le Comité 21 a pu présenter devant les membres du GT2 de la Plateforme RSE son projet visant à élaborer un texte d'engagement commun définissant les grands principes d'un dialogue constructif entre entreprise et parties prenantes. En effet, face à un risque de dérive des pratiques et de sur-sollicitation des parties prenantes, le Comité 21 a souhaité réunir les principaux acteurs - entreprises, parties prenantes et tiers facilitateurs - afin d'engager une réflexion collective sur les modalités du dialogue entre entreprise et parties prenantes. Lors de cette audition, le Comité 21 a présenté les grandes phases de déploiement de ce projet, ses objectifs et la version initiale du projet de texte qui identifie notamment sept principes fondamentaux à respecter pour mettre en place un dialogue à la fois constructif et engagé avec les parties prenantes. La présentation de ce projet sera prochainement disponible en ligne sur le site du CGSP - Elise Attal - attal@comite21.org
Le Comité 21 auditionné par le groupe Transparence de la Plateforme RSE sur les rapports annuels des collectivités locales
Aux côtés du MEDDE, d'ETD et de la Ville d'Aulnay-sous-Bois, le Comité 21 a livré auprès des membres de la Plateforme RSE son analyse sur les rapports annuels de développement durable. En s'appuyant sur la lecture des rapports annuels de développement durable de ses entreprises et collectivités adhérentes (valorisés chaque année dans l'Infos 21 spécial du mois d'octobre), le Comité 21 a livré son analyse sur les trois premières années d'exercice. Constatant des disparités importantes de formes et de communication des rapports entre collectivités, le Comité 21 a montré la diversité dans les objectifs assignés : outil de diagnostic, tableau de bord public de suivi de l'Agenda 21, outil de communication, voire de dialogue envers les acteurs locaux. Il a également pointé l'amélioration de l'implication des services dans l'élaboration du rapport, mais l'absence quasi-totale des parties prenantes externes dans cet exercice et leur méconnaissance des rapports. Le Comité 21 a enfin plaidé pour le renforcement des dimensions budgétaires et économiques dans les rapports, afin qu'ils puissent répondre à leur objectif fixé dans la loi : orienter les décisions budgétaires des élus locaux. La présentation du Comité 21 sera bientôt disponible sur le site du CGSP Elise Gaultier - gaultier@comite21.org
Adhérents du Comité 21, envoyez-nous vos rapports de développement durable !
Comme chaque année depuis dix ans, le Comité 21 produira des comptes-rendus et une analyse des rapports de développement durable de ses organisations adhérentes dans sa lettre Infos 21 d'octobre. Merci de nous transmettre vos rapports si vous souhaitez les voir valorisés dans notre newsletter, diffusée à 7000 professionnels du développement durable. Pour les collectivités locales, le Comité 21 a créé une bibliothèque des rapports annuels de développement durable, en ligne sur l'espace adhérents du site www.comite21.org. N'hésitez pas à aller les consulter pour vous inspirer : plus de 70 rapports sont disponibles ! Contact : Elise Gaultier - gaultier@comite21.org
Gilles Berhault, chroniqueur de Green Business sur BFM TV
Tous les dimanches, Green Business sur BFM Business, présentée par Nathalie Croisé, met en avant les démarches de patrons précurseurs, d'entrepreneurs innovants mais aussi et simplement de chefs d'entreprise de plus en plus conscients de leur impact sur l'environnement. Gilles Berhault, président du Comité 21, intervient depuis le 2 avril tous les 15 jours comme chroniqueur de l'émission. Le 18 mai, Paris, capitale mondiale de l'entrepreneuriat social était le thème abordé par Nicolas Hazard, président du Comptoir de l'innovation, Philippe Lemaire, fondateur de Phitech, et Gilles Berhault, président du Comité 21. Pour en savoir plus - A regarder - Gilles Berhault - berhault@comite21.org
Agenda du Comité 21
02/06 à la Roche-sur-Yon (85) : animation d'une réunion sur la démarche développement durable de Familles rurales en Vendée
03/06 : matinale RSE de la Délégation Pays de la Loire chez MC Plast (La Chapelle-Basse-mer, 44)
05/06 à l'ESCP Europe : rencontre-débat avec Nicolas Hulot, envoyé spécial pour la planète et président de la Fondation pour la Nature et l'Homme « Ne cédons pas au fatalisme !»
11/06 à l'ESCP Europe : rendez-vous RSE du Comité 21 sur la notion de matérialité, de quoi parle t-on !
13/06 au CNRS : réunion du groupe « sensibilisation-mobilisation : élaboration d'un document pédagogique COP 21» du Club France Développement durable
17/06 chez Alliantis : réunion du groupe « Solutions-initiatives COP 21 » du Club France Développement durable
20/06 à Louverné (53) : organisation d'un séminaire « Elus et développement durable » de la Délégation Pays de la Loire en Mayenne
24/06 à Paris : Comité de concertation et de suivi - Dynamique E3D-21 initié par Ecophylle
26/06 à Paris : réunion plénière de l'Espace national de concertation pour l'éducation à l'environnement et au développement durable
26/06 à la Roche-sur-Yon (85) : organisation d'un séminaire « Elus et développement durable » de la Délégation Pays de la Loire en Vendée
30/06 à Nantes : animation d'une réunion développement durable à la DREAL Pays de la Loire
Le Comité 21 partenaire
4-5 juin : 9ème édition Global Conference à l’Abbaye de Fontevraud
Les Ateliers de la Terre organisent la 9ème édition de la Globale Conférence. Elle aura lieu les 4 et 5 juin 2014, à l'Abbaye de Fontevraud dans le Val de Loire, sur « Le temps du choix ». Ce sujet doit permettre de s'interroger sur les projets de société à élaborer pour repenser le vivre-ensemble dans un contexte marqué par une meilleure prise en compte des préoccupations écologiques et sociétales, mais aussi par des crises auxquelles toutes les réponses n'ont malheureusement pas encore été apportées : quelle économie pour refonder la société ? Nouveaux modèles économiques et nouvelles solidarités ; nucléaire et gaz de schiste: quelle part d'incertitude pouvons-nous accepter ? Les entreprises détiennent-elles la clé des négociations climatiques internationales ? Economie numérique dans les pays émergents: accélérateur de croissance et/ou de la fracture numérique sud/nord ? Depuis 2007, la Global Conference regroupe l'ensemble des parties-prenantes impliquées dans l'élaboration d'un nouveau modèle de développement plus responsable et plus respectueux de l'homme et de l'environnement (ONG, fondations, politiques, industriels, journalistes, experts, artistes, etc.). Dans le cadre du partenariat liant Comité 21 aux Ateliers de la Terre, les adhérents du Comité 21 bénéficient d'un tarif préférentiel de 700 euros intégrant le Transport TGV Spécial A/R + hébergement + restauration + entrée aux conférences + annuaire des participants pour les deux jours. Pour en savoir plus
18-19 juin : les Ecoterritoriales, forum breton organisé
Ce forum du développement durable est organisé chaque année avec les collectivités pour les élus et les professionnels territoriaux de Bretagne et Pays de la Loire principalement, soutenue par l'ADEME et la Région Bretagne, ainsi que les services de l'Etat via la préfecture et la DREAL, le Conseil général du territoire d'accueil de la manifestation et les collectivités locales. Cette sixième édition se déroulera à Saint-Brieuc avec le soutien du Conseil général des Côtes d'Armor. Il comprend un salon et un colloque, dont le thème est « Développement durable : levier de l'économie locale ». Trois parcours seront proposés aux participants : la collectivité partenaire de l'entreprise, filières innovantes : énergie et climat, et Développement local. Pour en savoir plus.
23-25 juin : Assises Nationales de la Biodiversité à Montpellier
2014 sera une année importante pour l'écologie et particulièrement pour la biodiversité. La loi sera débattue cet été à l'Assemblée Nationale et des mesures seront prises à l'issue du travail des parlementaires. Beaucoup de nouveautés sont à prévoir pour nos politiques de préservation de la nature, à commencer par la création d'une Agence nationale. Organisées par IDEAL Connaissances, son Réseau Espaces Naturels & Biodiversité et Les Eco Maires, les Assises de la Biodiversité auront lieu du 23 au 25 juin au Corum de Montpellier, juste avant la présentation du projet de loi à l'Assemblée nationale. En proposant de débattre sur les enjeux de gouvernance liés à la reconquête de la biodiversité, la plénière d'ouverture des Assises permettra de mettre en avant l'ambition française qui est de faire de la France un pays exemplaire en la matière. Elle engage donc le pays à opérer un changement de culture dans lequel chaque citoyen, chaque acteur de la préservation de la biodiversité aura un rôle à jouer. Les assises auront également pour objectif de réfléchir sur le capital de développement économique local de la biodiversité, induit dans les politiques territoriales. Dans le cadre de ce partenariat, les adhérents du Comité 21 bénéficient de l'inscription gratuite en saisissant le code INVIMG dans le formulaire. Inscription - www.assises-biodiversite.com
Les PCET seconde génération à l’honneur au troisième colloque national sur les Plans climat énergie
L'ADEME et ses partenaires - parmi lesquels le Comité 21 - organisent le troisième colloque national sur les Plans Climat Energie Territoriaux (PCET), les 30 septembre et 1er octobre 2014 au Palais des Congrès de Strasbourg. 2014 marque une nouvelle étape pour les PCET et la dynamique de leur mise en oeuvre par les acteurs. Faire du plan climat une politique au service de l'ensemble des politiques territoriales, intégrer de nouveaux sujets comme la qualité de l'air ou l'économie circulaire, concrétiser des actions avec des résultats effectifs : tels sont les enjeux pour donner un nouveau souffle aux PCET et qui seront abordés lors de ces deux jours. A l'occasion de ce colloque, le Comité 21 animera avec les autres partenaires de l'Observatoire national Agenda 21 (le Ministère de l'Energie (MEDDE), l'Association des Maires de France (AMF) et l'association 4D) un atelier de formation à l'attention des élus intitulé Les élus face aux changements climatiques : les clés pour comprendre et agir. www.colloque-pcet2014.ademe.fr. Brigitte Bouhours - brigitte.bouhours@ademe.fr. Claire Raffray - claire.raffray@ademe.fr
A lire
Affichage environnemental : L'essentiel
La France participe à l'expérimentation lancée par la Commission européenne pour le développement de référentiels communs à tous les pays de l'Union Européenne. L'affichage environnemental des produits de grande consommation pourrait être généralisé en France d'ici 2016. Ce ouvrage délivre les bonnes pratiques et les principes généraux de l'affichage environnemental développés en France depuis 5 ans. Il présente les choix méthodologiques sur lesquels se sont accordés plus de 500 industriels, associations de consommateurs ou encore distributeurs français. En s'appuyant sur cet ouvrage, les consommateurs pourront choisir en toute conscience, des produits ou des services qui affichent clairement leur impact sur le climat, l'eau, l'air ou encore la biodiversité. 91 pages - 19,43€ - AFNOR Editions
Changeons d'agriculture – Réussir la transition
Au moment où les discussions parlementaires sur la loi d'avenir agricole se finalisent sans que les citoyens n'aient été véritablement associés à ce projet crucial, l'administrateur d'Agir Pour l'Environnement, Jacques Caplat, sort son livre : « Changeons d'agriculture - Réussir la transition ». Cet ouvrage ouvre de véritables perspectives et donne des clefs essentielles pour que les citoyens puissent s'approprier la question agricole de façon dynamique. L'ouvrage veut voir plus loin que la future loi agricole, en engageant de véritable rénovation des politiques publiques et en fixant un cap clair pour l'agriculture française. L'auteur démontre tout d'abord que les impasses environnementales, sanitaires, sociales et économiques du « modèle » agricole actuelle ne sont pas une fatalité, mais relèvent de choix discutables et réversibles. En s'appuyant sur les bases de l'agronomie, l'auteur confirme qu'une autre agriculture est possible, et qu'elle est en réalité plus performante que l'agriculture « conventionnelle » actuelle. Il prolonge ainsi, sous une forme synthétique et pédagogique, la démonstration qu'il avait opérée dans son ouvrage précédent, « L'agriculture biologique pour nourrir l'humanité » - 160 pages - 12,99€ - Editions Actes Sud