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Rendez-vous du Comité 21
Compte-rendu de la rencontre-débat du 24 novembre : «Copenhague : quels enjeux en France pour les acteurs de terrain?»
 Après l'introduction d'Eric Guillon, président du Comité 21, Benoît Leguet, directeur de la mission climat de la Caisse des dépôts a présenté les quatre intervenants : Brice Lalonde, ambassadeur climat auprès de Jean-Louis Borloo, ancien ministre de l'environnement ; Bettina Laville, présidente d'honneur du Comité 21 et présidente du Comité de prospective du Comité 21 ; Hélène Valade, présidente du Collège des directeurs de développement durable et Serge Orru, directeur général du WWF.
Retrouvez ci-dessous les vidéos des intervenants, réalisées par ACIDD.
Bettina Laville : Pourquoi Copenhague ?
« Le maintien du protocole de Kyoto serait favorable pour les pays en développement.
Nous avons au Nord une très grande responsabilité.
» Vidéo
En 1992, au sommet de Rio, un certain nombre de pays ont signé la convention sur le changement climatique, puis ont négocié ensemble les termes précis de leurs engagements pour la lutte contre le changement climatique.
Ils y sont parvenus à travers le protocole de Kyoto.
La plupart des pays développés ont accepté le marché de permis d'émissions et les politiques de réduction (l'engagement des pays, les mécanismes de marché et de coopération).
Kyoto prend fin en 2012, Copenhague se veut donc être l'après-Kyoto.
La négociation est compliquée, d'une part à cause de la diversité des points forts à négocier : l'absence des Etats-Unis dans le traité ; les engagements contraignants des pays émergents ; les mécanismes de fonctionnement ; l'aide aux pays en développement avec pour référence le document de J.L.
Borloo « Justice et Climat » et le groupe 77 1 (qui a doublé et n'a plus les mêmes niveaux économiques) ; les dates de références de ce nouvel accord [la date de début est-elle celle du traité ou celle du début du siècle ? Les dates de fin sont-elles à court terme (2020), moyen terme (2030) ou à long terme (2050) ?].
D'autre part, le blocage de la négociation est également dû à la division entre l'environnement et le développement.
Il s'agit aussi de se préoccuper des plus pauvres qui ont vu les pays du Nord débloquer des crédits pour faire face à la crise occidentale.
Rien n'a été fait pour le développement des pays du Sud.
[1] Le Groupe des 77 aux Nations unies est une coalition de pays en développement, conçue pour promouvoir les intérêts économiques collectifs de ses membres et créer une capacité de négociation accrue aux Nations unies.
Créée par 77 pays, l'organisation a grandi et compte actuellement 130 pays membres.
Brice Lalonde : Quelles sont les positions des différents pays et les critères de réussite de Copenhague ?
« Copenhague est à la fois le rendez-vous des négociateurs et chefs d'Etat et celui de la planète » VidéoLe monde a changé et une des difficultés de la négociation, indépendamment de tous les problèmes géopolitiques, vient du fait que nous héritons des dispositions de la convention mère de Rio ; celle-ci a divisé les pays en groupes.
Le premier groupe concerne les pays qui se sont engagés à Kyoto.
Ils souhaiteraient remplacer le protocole de Kyoto par un protocole unique.
Tous les pays du monde auraient alors des obligations selon le principe phare de la convention : les responsabilités sont certes communes mais aussi différenciées.
Aujourd'hui ces pays se battent pour seulement 30% des émissions de la planète.
Tous les autres groupes sont composés de pays non signataires.
Le second groupe concerne les pays développés, dont les Etats-Unis.
Ces derniers refusent tout accord si la Chine n'est pas confrontée aux mêmes obligations.
Le troisième groupe représente les grands pays émergents, les superpuissances d'aujourd'hui : Chine, Brésil, Afrique du Sud, Mexique et Inde.
Les pays hésitent entre le rôle de porte-parole des pauvres et le rôle de grande puissance mondiale cogérant la planète.
Certains de ces pays, tels que le Brésil et la Chine, sont d'ores et déjà des champions de la croissance sobre en carbone.
Pour les pays en développement, le maintien du protocole de Kyoto est un gage de la confiance et de la transparence que le monde peut se faire.
Le dernier groupe est ainsi constitué des pays pauvres, qui sont les victimes du changement climatique alors qu'ils n'en sont pas les responsables.
Il est vraisemblable que le verdict de Copenhague ne soit pas un traité mais un accord opérationnel comprenant des objectifs et une feuille de route, qui ne seraient pas moins contraignants : des objectifs de réduction et un système international d'entraide.
L'Europe a déjà fixé une réduction d'émission obligatoire de 20%.
Cet objectif pourrait croître jusqu'à 30% si nous parvenons à un accord satisfaisant.
Hélène Valade : Quels sont les critères des entreprises ?
« Le débat ne se pose pas en termes d'optimisme ou de pessimisme mais plutôt en termes d'attente des entreprises » Vidéo
Nous assistons à un renversement des tendances et à une prise de conscience des entreprises en tant qu'acteurs du développement durable.
Nous observons ici la limite de l'ensemble des démarches volontaires de l'entreprise qui recherche des règles communes.
Les activités de ces entreprises induisent des comportements différents mais la tendance globale converge vers cette demande de régulation.
Les entreprises ont pour la plupart d'entre elles mis en place des politiques de développement durable (bilan carbone, objectifs de réduction de CO 2, ...) avant le Grenelle.
Par ailleurs, Copenhague est en train de faire ressurgir des éléments qui n'ont pas été réglés après Rio.
Le premier élément est la révélation de la fracture Nord Sud qui resurgit depuis septembre dans la prise de conscience collective.
Le second est la demande latente de stratégie intégrée c'est-à-dire lier cet impératif carbone à d'autres sujets que sont la crise, l'urbanisme, la démographie, l'alimentation...
Il y a, là, le désir de remettre devant la scène un mode de pensée et d'action qui soit beaucoup plus systémique que celui utilisé précédemment.
Les collectivités locales sont elles-mêmes dans cette posture : elles valorisent leur politique de développement durable au nom de Copenhague et dans la volonté d'être exemplaire pour la suite.
Une sorte de norme est en train de s'établir au nom de laquelle nous pourrons juger de l'exemplarité des institutions qui agissent et évoluent.
Serge Orru : Qu’est-ce qu’un accord satisfaisant à Copenhague pour les ONG ?
« A Copenhague, ayons des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue pendant qu'on les poursuit.
» Vidéo
Nos ancêtres ont lutté contre le totalitarisme nazi et nous devons lutter à notre tour aujourd'hui.
Mais serons-nous à la hauteur de nos ancêtres pour nos enfants ? Il ne s'agit pas d'être pessimiste ou optimiste, durant la guerre, les résistants n'étaient ni optimistes ni pessimistes, ils étaient résistants ! Nous devons être résistants face à la mondialisation des égoïsmes, car nous devons basculer dans la mondialisation des solidarités.
Cette gouvernance mondiale est absolument nécessaire.
Le CO 2 n'a pas de frontière, et il n'y a pas que le CO 2 dans le gaz à effet de serre.
Le réchauffement climatique, il faut l'appeler « péril climatique ».
Copenhague doit être un processus de négociation pour aboutir à un rapport contraignant, indispensable pour les générations futures.
Comme le disait Brice Lalonde, c'est un processus de gouvernance mondial qu'il nous faut mettre en oeuvre.
A Copenhague, nous voulons arriver à deux tonnes de CO 2 par personne et par an en 2050.
Aujourd'hui, un Américain émet 20 tonnes, un Européen 8 tonnes, un Chinois 4 tonnes et un Indien 1 tonne.
Si nous ne réussissons pas ce processus, il y a un risque de conflit ! Pour protéger l'Amazonie ce sont des avions de transport, des hélicoptères qu'il faut acheter pas des sous-marins ! Certains pays s'arment pour protéger leur territoire et leurs matières premières.
Il faut des règles pour tous.
Il faut gagner cette guerre.
Synthèse des échanges avec la salle
Lors des débats, les deux principaux points discutés étaient économique et éducatif.
Ainsi, le commerce n'est pas la seule dimension de l'activité humaine, l'environnement se préoccupe d'une comptabilité différente.
Beaucoup d'efforts sont faits pour rémunérer la protection de la biodiversité.
Il faut trouver un moyen pour gérer les biens communs de l'humanité.
Une Organisation mondiale pour l'environnement (OME) est fortement recommandée par la France.
Il faut aussi vulgariser Copenhague pour que chacun comprenne les enjeux.
Le public est un acteur essentiel et ne doit pas se démobiliser par un rapport final pessimiste.
Les intervenants ont ensuite accordé des entretiens à ACIDD, adhérent du Comité 21, afin de préciser leurs points de vue.
Brice Lalonde a précisé pourquoi, à l'issue de Copenhague, une décision pourrait être tout aussi efficace, voire plus productive qu'un traité trop difficile à obtenir.
Vidéo Bettina Laville a, de son côté, évoqué la complexité de la discussion et de la communication autour du sommet danois liée en particulier à un nouveau type de diplomatie qui réunit des acteurs rarement rassemblés : les politiques et les scientifiques.
Vidéo Enfin, Hélène Valade a pointé du doigt l'importance du Web 2.0 dans l'information sur les thématiques du climat auprès des citoyens tout comme les entreprises.
Vidéo
Pour écouter le débat du Comité 21 dans son intégralité « Quels enjeux en France pour les acteurs de terrain ? ».
Vidéo
Actualités des adhérents
CONNAITRE SON IMPACT, UN PREALABLE A L'ACTION
Copenhague : où en sont les entreprises ?
Le WWF et l'agence Vigeo publient une étude sur les émissions de gaz à effet de serre de 10 secteurs d'activités, parmi les plus émetteurs. Elle indique pour chacun d'eux les défis que les entreprises devront relever, les leviers d'action à leur disposition, ainsi que les niveaux d'engagements et les performances observés par Vigeo dans le cadre de ses notations de la responsabilité environnementale des entreprises cotées.
Les stratégies sont différentes selon que les émissions d'une entreprise sont en majorité directes ou indirectes.
Pour le secteur bancaire, les émissions directes (bâtiments, flotte...) ne comptent même pas pour 1% dans le bilan global ! Autre exemple, celui de la grande distribution, qui émet 140 MteqCO 2 et affiche plus de 90% d'émissions indirectes dans son bilan.
C'est donc auprès des fournisseurs que le secteur doit agir (30% des émissions sont liées à l'agriculture, 29% à l'élevage, 9% à la transformation des produits) et sur le transport (7% des émissions sont dues au transport routier).
Le bilan de l'étude fait ainsi apparaître le secteur banques assurances comme le plus émetteur dans un périmètre global (émissions directes et indirectes), avec 3 680 millions de tonnes équivalent CO 2.
Il est suivi par le secteur aérien (925 MteqCO 2), le pétrole (565 MteqCO 2) et le gaz (280 MteqCO 2).
En 2010, une deuxième étude analysera plus précisément les performances des entreprises françaises en matière de lutte contre le changement climatique, sur la base des défis et axes de progrès identifiés aujourd'hui.
Etude
ICOM : une « performance globale climatique »
ICOM COMMUNICATION sera présent les 7 et 8 décembre au Sommet de Copenhague.
Depuis 2001, ICOM intègre dans sa stratégie d'entreprise la « performance globale », concept développé par le Centre des jeunes dirigeants d'entreprise (CJD).
A ce jour, trois projets d'entreprises (CAP 2005, Convergence 2010 et Archidurable 2012) précisent la prise en compte des enjeux de responsabilité sociale (RSE).
Concernant les enjeux climatiques, cette démarche s'est traduite par l'emménagement en 2006 dans un bâtiment bioclimatique (démarche HQE®) : un bâtiment similaire construit en béton générerait 13 teqCO 2 annuellement (dans le cas d'un amortissement sur 20 ans), soit une augmentation du bilan carbone d'ICOM d'environ 7%.
L'agence pratique également la comptabilisation des gaz à effet de serre liés à son activité, selon la méthode Bilan Carbone TM de l'ADEME, depuis 2007 (scope 3).
Enfin les émissions sont compensées dans le cadre de projets MDP et volontaires.
ICOM s'est intéressé en outre à l'évaluation environnementale des productions (plaquette, événement, stand, objet de promotion) rendues aux clients.
A l'avenir, avec son projet Archidurable 2012, ICOM souhaite renforcer l'évaluation de sa performance en développement durable sur des enjeux environnementaux (eau, air, biodiversité, etc.), mais également les nuisances sonores et les transports/logistique.
Son dirigeant s'est engagé à réduire les consommations énergétiques de 15 % en 3 ans et les émissions de GES de 5 % tous les ans.
A terme, ICOM souhaite généraliser l'éco-conception de ses produits/services.
Les réductions d'émissions associées à la réalisation d'un livre peuvent en effet être importantes, de l'ordre de 15% (papier, déchets produits par l'imprimerie, pelliculage bioplastic...).
Frédéric Petit - f.petit@icom-com.fr
Angers Loire Métropole : un bilan carbone mobilisateur
 Par leur fonctionnement, les collectivités locales pèsent pour 10% dans le total des émissions.
Et au-delà, par l'exercice de leurs compétences (transports en commun, logement...), elles peuvent impacter 50% des émissions.
Consciente de ces enjeux, Angers Loire Métropole a inscrit la lutte contre le réchauffement climatique parmi les priorités de son Agenda 21 et s'est engagée dans un bilan carbone de son territoire préfigurant l'élaboration de son plan climat territorial.
Au total, 3,2 millions de tonnes équivalent CO 2 sont émis chaque année sur le territoire.
Dans un but de pédagogie et de mobilisation, Angers Loire Métropole a choisi de représenter les émissions de GES en équivalent d'émissions générées par le chauffage d'une maison sur un an.
Ainsi, le transport des personnes et des marchandises représente à lui seul la moitié du total des émissions, soit le chauffage d'environ 366 000 maisons au gaz naturel ; le secteur résidentiel représente 11% des émissions du territoire soit l'équivalent des émissions générées par le chauffage de 75 000 maisons au gaz naturel.
La communauté d'agglomération a fait une restitution publique de ce bilan carbone, au travers de six cinés-débats et la publication d'un document pédagogique ( en ligne).
Cette sensibilisation publique, accompagnée d'un plan de formation des services et des partenaires a préparé la phase de la concertation.
Ouverte en octobre 2009, celle-ci réunira 200 habitants, 200 acteurs professionnels, la communauté d'agglomération et ses communes, le Conseil de développement dans un grand « Forum angevin du Climat" chargé d'élaborer collectivement le plan d'actions pour juin 2010.
Nicolas Boespflug - Nicolas.Boespflug@angersloiremetropole.fr
Plan Climat aquitain : des moyens à la hauteur des enjeux !
 Partant du principe que « le développement durable est une négociation entre les acteurs du territoire autour d'enjeux communs et globaux » (Julien Jimenez au Comité 21 le 3 décembre), le nombre d'acteurs mobilisés constitue le premier indicateur de réussite du "Plan climat aquitain" initié en 2006.
La phase préparatoire du plan climat a réuni les représentants de plus d'une centaine d'institutions qui ont défini collectivement 48 « premières mesures concrètes ».
La dynamique se maintient dans le temps grâce à la Conférence permanente, composée de l'ensemble des partenaires.
Répartie en neuf groupes de travail thématiques permanents, elle se réunit annuellement pour dresser un bilan et échanger sur les perspectives d'action.
L'ambition du plan climat aquitain est de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 10% en 2013, alors que le territoire émettait en 2007 3,5 millions de tonnes de CO 2 par an.
Ce plan climat aquitain mobilise 100 millions d'euros (26 de l'Ademe, 26 du Conseil régional et 48 de l'Union européenne).
A son tour, la Région accompagne les collectivités infra-régionales dans leur propre plan climat via le financement de pré-plans climat (formations, diagnostic, mise en cohérence des actions avec celles de la Région) et d'un animateur dans les pays, à hauteur de 10 000 euros.
Les entreprises aquitaines ont également présenté leurs efforts pour contribuer au premier rapport de développement durable du Conseil régional d'Aquitaine - un des premiers outils de management responsable de ce type dans une collectivité locale ! Julien Jimenez - julien.jimenez@aquitaine.fr
Plan climat de Mulhouse : les associations sportives ont signé
 Le 7 décembre 2007, au moment de l'adoption du plan climat de la Communauté d'agglomération de Mulhouse Sud Alsace, 73 partenaires publics, privés, associatifs avaient signé la Charte d'engagement.
Ils se sont donc engagés à mettre en ½uvre des actions répondant à l'objectif commun au Protocole de Kyoto et du plan climat de la CAMSA de réduction de 2% par an des émissions de GES sur l'agglomération, soit une réduction de 20 000 tonnes annuelles.
Des banques aux communes, des entreprises du bâtiment à l'association sportive de volley-ball féminin, la palette de partenaires est large ! Ce plan climat est résolument évolutif, dans le nombre d'actions (166 actions en 2007, 224 fin 2008, 260 aujourd'hui dont 95% sont en cours ou réalisées), dans le nombre de signataires de la Charte : 7 nouveaux partenaires ont signé la Charte fin 2009, et dans le nombre de membres du Conseil participatif du Plan Climat (6 personnes ont rejoint les 40 citoyens depuis 2007).
Le nouveau défi de ce Plan Climat est d'animer le processus d'évaluation participatif, fondé sur un outil Intranet partagé de suivi des actions spécialement conçu, et sur la mise en place d'un Observatoire.
Créé en 2009, celui-ci a commencé par élaborer 20 indicateurs d'évaluation des impacts du plan climat sur le territoire.
Elodie Thuet - elodie.thuet@agglo-mulhouse.fr
Une véritable gouvernance climatique pour enclencher la dynamique territoriale sur Nantes Métropole
 Le plan climat de Nantes Métropole, engagé en 2006, est parti du constat que la collectivité Nantes Métropole ne représente à elle seule que 6% des émissions de GES sur le territoire métropolitain, pour 94% d'émissions produites par tous les autres acteurs de ce même territoire : activités économiques, comportements individuels ...
Le plan climat a donc pour but d'animer une dynamique territoriale auprès des partenaires pour atteindre l'objectif de réduction par deux des émissions des GES d'ici à 2025.
Un dispositif d'animation territoriale du plan climat a été déployé : instauration de référents plan climat dans les pôles de proximité de la communauté urbaine ; mobilisation d'experts et de professionnels dans des groupes de travail thématiques ; accompagnement de 200 familles dans la réduction de leurs émissions de GES.
Cette animation territoriale touche aussi à l'évaluation du plan climat avec la mise en place d'un observatoire composé d'institutionnels, de la société civile, des milieux professionnels et associatifs et l'organisation d'un rendez-vous annuel climat où les partenaires partagent leurs résultats et leurs bonnes pratiques.
Pour montrer l'exemple et emmener les autres collectivités dans sa dynamique, Nantes Métropole a commencé par intégrer les objectifs du plan climat en interne dans toutes ses politiques structurantes : PDU, PLH, SCOT, PAE...
Laurent Comeliau -
laurent.comeliau@nantesmetropole.fr
AGIR CONCRETEMENT POUR LA LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE
Carrefour se mobilise contre le changement climatique
 Depuis plusieurs années, le groupe Carrefour cherche à réduire et limiter l'impact environnemental de l'ensemble de ses activités, notamment sur les trois volets que sont l'énergie, les transports et la déforestation.
Sa principale source d'émissions de gaz à effet de serre étant sa consommation d'énergie, le groupe Carrefour se fixe un objectif ambitieux : - 30 % de consommation d'énergie/m² de surface de vente d'ici 2020 contre un objectif précédent de -20%.
Pour atteindre cet objectif, un programme d'investissements a été lancé, qui préconise le déploiement de solutions techniques en magasin telles que la Gestion technique centralisée (GTC), la fermeture par des portes des meubles surgelés et des éclairages moins énergivores.
En 2008, les 30 millions d'euros investis ont déjà contribués à réduire la consommation énergétique globale du groupe de 13,6% par rapport à 2004.
Dans le domaine des transports, Carrefour France achemine aujourd'hui plus de 40% de ses marchandises d'import par voie fluviale, ce qui équivaut à 3 300 camions.
La filiale française s'est donné un nouvel objectif de 45% pour 2009.
Enfin Carrefour soutient la lutte contre la déforestation qui est l'une principales causes d'émissions de gaz à effet de serre mondiales (environ 12% selon une étude récente du magazine scientifique Nature Geoscience).
Ainsi, son assortiment de mobilier d'extérieur est certifié FSC, garantissant une gestion durable des forets et, d'ici 2015, le Groupe s'est engagé à s'approvisionner en huile de palme via des filières certifiées durables par des tierces parties pour ses produits à marque propre.
Ces engagements ambitieux doivent désormais se traduire dans les résultats du groupe, N°2 mondial de la grande distribution derrière Wall Mart, avec 17,912 millions de m² de surfaces de vente ! Sevda latapie - sevda_latapie@carrefour.com
Adaptation au changement climatique dans l'Hérault : en ville et sur le littoral
 Depuis le lancement de la démarche Agenda 21, fin 2003, des actions sont mises en ½uvre par le Conseil général de l'Hérault pour agir sur l'adaptation du territoire au changement climatique.
Le département a participé à hauteur de 12, 5 M euros à un programme d'actions important sur le littoral entre 2007 et 2009 : recul de routes, reconstructions dunaires, beachnourishment, gestion de la fréquentation...
En ville, il cherche à réorienter le modèle d'urbanisme héraultais en lançant un appel à projet « Habiter sans s'étaler" auprès des communes ou groupements de communes pour cofinancer la conception de programmes de logements à forte densité (30 logements/hectare, 30 % minimum d'espace public).
Les actions sont également volontaristes sur les transports : mise en place d'un syndicat mixte de transport pour irriguer le territoire, étude pour la mise en place d'un bus à haut niveau de service sur l'axe Gignac/Montpellier, pistes cyclables autour des gares et entre les communes, PDE, soutien au vélo, transports en commun, éco-conduite, co-voiturage...
En interne, le Conseil général multiplie les actions transversales et l'intégration du développement durable dans les politiques courantes via la formation continue des agents, la mobilisation des directions pour trouver des solutions durables dans la mise en ½uvre de leurs politiques, une taxe interne sur le carbone, le management durable de l'activité routière (conception d'un guide avec et pour les chauffeurs routiers), les achats publics responsables...
Après un bilan carbone conduit en 2009 sur les émissions de 2007 (qui représentaient 53 000 tonnes équivalent carbone, soit 195 500 tonnes équivalant CO 2 ou 800 000 000 kms en voiture), le département est en cours d'élaboration de son plan climat.
Celui-ci cherche à diviser par 4 les GES d'ici à 2050 et sera délibéré courant 2010 .
Michel Pieyre - mpieyre@cg34.fr
Maîtrise de l'énergie dans le bâti à Lille
 Le plan climat de la ville de Lille fêtera son premier anniversaire pendant le Sommet de Copenhague.
Celui-ci s'est fixé pour objectifs de réduire les émissions de 20 000 à 5 000 tonnes annuelles en 2020 et de répondre aux 3x20, soit une réduction des consommations d'énergie de 153 497 MWh consommés en 2007 à 122 798 MWh en 2020.
Déjà 6% du budget total de l'énergie a été économisé en 2009, soit près de 500 000 ¤.
La mise en ½uvre du plan climat, centrée dans un premier temps sur la recherche d'exemplarité, va se prolonger en 2009-2010 avec l'implication de nombreux partenaires du territoire (institutions, associations et professionnels).
Parmi les actions projetées figurent l'installation de 13 500 m² de panneaux photovoltaïques et 1 094 m² de panneaux solaires thermiques ; l'utilisation de la biomasse à hauteur de 33% dans le réseau de chaleur ; des objectifs de consommation de 50 kWh/m²/an pour les constructions neuves, 80 kWh/m²/an pour les réhabilitations et la réduction de 15% des consommations d'énergie pour le chauffage et de 50% pour l'éclairage des locaux d'ici 2014.
Un pôle de formation des professionnels et artisans du BTP en lien avec la Maison de l'habitat durable, le lancement d'une coopérative d'investissement solaire, une formation à destination des acteurs sociaux pour lutter contre la précarité énergétique sont d'autres actions structurantes programmées.
L'ensemble constitue l'axe « climat » de l'Agenda 21 lillois.
Enfin, Lille suit de près la tenue de la conférence mondiale de Copenhague : elle organise un déplacement de citoyens lillois à Copenhague, du 11 au 14 décembre, et a adopté à l'unanimité l'ultimatum climatique.
Ari Brodach - abrodach@mairie-lille.fr
L'adaptation du territoire dunkerquois au changement climatique par l'aménagement durable
 Adopté le 12 novembre 2009, le plan climat territorial de la Communauté urbaine de Dunkerque (CUD) vise deux objectifs : la réduction des émissions de GES sur son territoire (suivant les objectifs du Pacte européen des maires pour le climat, supérieurs à ceux de la directive européenne des 3x20) et l'adaptation du territoire aux effets prévisibles du changement climatique (le territoire de la CUD est un polder qu'il convient de protéger contre les risques d'inondation et/ou de submersion marine).
Ce plan climat comporte deux parties : un programme visant l'exemplarité de la Communauté urbaine (issu de groupes de travail internes et du bilan carbone « patrimoine et services ») et un programme visant l'ensemble du territoire communautaire (issu de huit groupes de travail thématiques partenariaux et du bilan carbone « territoire »).
Les objectifs sont retranscrits dans de nouveaux critères pour les PLU : densité, rationalisation des extensions urbaines, renouvellement urbain, gestion des eaux pluviales.
La CUD élabore actuellement une charte d'urbanisme et d'aménagement durable visant à intégrer des principes de durabilité et environnementaux dans la conception des espaces urbains aussi bien en rénovation urbaine qu'en extension.
En matière de transports, la Communauté urbaine agit sur la diminution de l'impact environnemental de son réseau de transports urbains, avec le projet hythane (expérimentation d'un carburant composé d'un mélange d'hydrogène (20%) et de gaz naturel (80%) pour alimenter les bus), et l'intégration dans le contrat du délégataire des transports en commun de clauses de formation des chauffeurs à l'éco-conduite.
Jimmy Mary - jimmy.mary@cud.fr
INNOVER POUR UNE EFFICACITE ENERGETIQUE
Un plan éco-énergie collectif sur la région Bretagne
 Le 5 novembre dernier, l'Etat, l'ADEME Bretagne et le Conseil régional de Bretagne ont présenté le plan éco-énergie Bretagne 2007-2013 élaboré dans le cadre du contrat de projet Etat-région pour la période 2007-2013, en lien avec la mise en ½uvre du plan climat régional sur 2004-2012.
Outre les objectifs inscrits dans le Grenelle de maîtrise de l'énergie et de lutte contre les changements climatiques, ce plan répond à des enjeux spécifiques au territoire breton : les impératifs de sécurité d'approvisionnement et de desserte énergétique.
Avec 57 parcs éoliens en service, le territoire breton se place déjà parmi les quatre premières régions françaises et au deuxième rang du potentiel éolien français.
Ce plan d'actions, mis en oeuvre collectivement par les trois partenaires, a plusieurs objectifs : favoriser la maîtrise de l'énergie en s'attaquant aux secteurs consommateurs en énergie comme l'habitat et le transport, développer les énergies renouvelables en particulier l'éolien et le solaire photovoltaïque, créer une dynamique d'éco-responsabilité au niveau de la production et de la consommation d'énergie, et sensibiliser le grand public aux modes de consommation et aux comportements responsable.
Afin de disposer de données fiables, l'État, l'ADEME et le Conseil régional ont créé un observatoire de l'énergie, animé par le GIP Bretagne environnement (Groupement d'Intérêt Public).
http://www.plan-eco-energie-bretagne.fr
Pour en savoir plus Pascale Loget - p.loget@region-bretagne.fr
Nutripack accélère l'éco-conception de ses gammes
 En matière de lutte contre le réchauffement climatique, Nutripack a réalisé en 2009 des études d'Analyse de cycle de vie (ACV) de ses produits avec le cabinet Ecoeff, pour démontrer la pertinence du recyclage (deux synthèses imprimées et un cahier techniques sont disponibles).
Le fabricant d'emballages alimentaires en plastique par injection et thermoformage, contribue par ailleurs, à la montée en charge de la filière de recyclage des emballages barquettes (+400% en 2009).
Adhèrent aujourd'hui à cette filière : Sodexo, Sogeres, Ansamble...
et Avenance qui est en cours de signature pour la ville de Marseille.
L'entreprise a décidé également d'accélérer l'éco conception sur tous les modèles de la gamme : allégement en poids, meilleure palettisation, augmentation des cadences pour réduire les consommations d'énergies (-10% de poids en moyenne entre 2005 et 2009 sur les produits de grande consommation), et investit en machines de production moins énergivores (-37% de consommation d'énergie sur la dernière machine d'injection mise en service en 2009).
Pour les cinq prochaines années, Nutripack souhaite monter à 25% de recyclage soit une récupération de 1 720 tonnes annuellement de polypropylène (5300 tonnes eqCO 2).
Le fabricant souhaite aussi introduire 5 à 8% de PCR polypropylène dans les fabrications de barquettes alimentaire.
Pour ce faire, elle souhaite accélérer un programme d'étude sur les migrations et présenter un dossier à l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) et acquérir une ligne de traitement et d'extrusion des paillettes plastique.
Jean-Luc Kropfinger -
jl.kropfinger@nutripack.fr
Peugeot-Citroën : un million de véhicules émettant moins de 120g de CO2/km
 Le groupe s'est associé, en septembre 2009, à deux initiatives internationales : le programme "Caring for Climate" sous l'égide du Pacte Mondial des Nations Unies et le "Copenhagen Communiqué on Climate Change", qui vise à délivrer un message unique et fort aux décideurs politiques.
Les marques Peugeot et Citroën vont s'associer aux événements accompagnant le Sommet de Copenhague pour faire connaître leurs nouvelles gammes électriques.
A ce jour, le groupe dispose d'un savoir-faire solide en matière de véhicules faiblement émetteurs de CO 2 :ses gammes actuelles incluent déjà des versions émettant moins de 100 g de CO 2/km, avec la Peugeot 207 99 gsuivie des Citroën C3 et DS3 99 g.
Plusieurs solutions technologiques ont été dévoilées au Salon de Francfort en septembre : gamme de quatre véhicules électriques zéro-émission comprenant des utilitaires et des citadines ; technologie hybride diesel ; concept de véhicule électrique capable d'accueillir 4 passagers à bord sans dépasser 2,5 m de longueur, etc.
PSA Peugeot Citroën travaille enfin sur le déploiement de la deuxième génération du système Stop & Start (sortie en 2010), des petits moteurs essence 3-cylindres pour des véhicules émettant moins de 100 g de CO 2/km (2011), ainsi que sur le déploiement de véhicules hybrides diesel rechargeables émettant moins de 50 g de CO 2/km (2012).
Le Groupe a pour objectif de vendre un million de véhicules émettant moins de 120 g de CO 2/km par an en Europe à partir de 2012.
Peter Karandysovsky -
peter.karandysovsky@mpsa.com
TOTAL : vers le captage et le stockage du CO2
 Plusieurs représentants de Total interviendront à Copenhague au cours de plusieurs « side-events » parallèles à la conférence, mais également via l'association sectorielle internationale IPIECA (International petroleum industry environmental conservation association), et les représentations des entreprises européennes et internationales (Business Europe, International emissions trading association et l'International chamber of commerce).
Total exposera, sur le stand France du salon Bright Green (réunion de 170 des plus grandes multinationales sur la question climatique), en marge de la conférence les 12 et 13 décembre, la maquette 3D de son projet de démonstration de captage et stockage de CO 2 de Lacq (Pyrénées-Atlantiques).
Celle-ci est en actuellement en cours de démarrage et devrait permettre, au cours des deux prochaines années, le captage et le stockage de 120 000 tonnes de CO 2 issus d'une chaudière à oxy-combustion.
Au-delà de cette opération phare, la stratégie du groupe Total intègre divers volets développement durable, avec des actions dédiées aux installations, produits et clients de l'entreprise, en particulier l'optimisation de l'efficacité énergétique et la réduction du brûlage de gaz associés à la production d'hydrocarbures.
Marie-Haude Gervoson de Sierven - marie-haude.gervoson-de-sierven@total.com
VINCI optimise ses infrastructures pour une maîtrise énergétique
 Les entreprises de VINCI contribuent à la lutte contre le changement climatique de plusieurs façons : elles mettent en place des mesures d'efficacité énergétique pour leurs propres installations ou pour celles de leurs clients.
Le bâtiment est le premier secteur d'application pour ces travaux (23% du CA 2008), mais les infrastructures de transport (68% du CA) recherchent aussi cette optimisation (diagnostic complet du réseau d'autoroutes ASF, actions de réduction de 30% de la consommation énergétique du pont de Rion-Antirion en Grèce...).
Quant aux équipes de R&D de VINCI, elles développent des matériaux et procédés peu émissifs pour les différents projets de construction : Eurovia (VINCI Routes) a notamment sorti la gamme d'enrobés de chaussée Tempera® qui, en diminuant la température de process de 50°C, permet de réduire jusqu'à 40% les émissions de la fabrication de la route.
Il apparaît que l'implication des clients dans la démarche globale de réduction des émissions de Gaz à effet de serre est primordiale : leurs émissions pèsent 10 fois plus que celles de VINCI dans le cas d'un bâtiment, et 400 dans le cas d'une autoroute ! VINCI propose donc les outils de suivi, affichage et maîtrise des consommations du bâtiment en temps réel, et incite les conducteurs à « rouler plus cool » sur les autoroutes.
Christian Caye - ccaye@vinci.com
EDUQUER AU CHANGEMENT CLIMATIQUE
L’ultimatum climatique lancé par les ONG
CARE, Fondation Nicolas Hulot, Les Amis de la terre, Secours Catholique, WWF-France et six autres organisations françaises* (Action contre la Faim, FIDH, Greenpeace France, Médecins du Monde, Oxfam France Agir Ici, Réseau Action Climat) lancent un appel au Président de la république française : le compte à rebours climatique est lancé ! Elles se sont mobilisées pour deux objectifs essentiels : les Etats doivent s'engager collectivement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40 % d'ici à 2020 par rapport aux niveaux de 1990.
L'Europe s'est aujourd'hui engagée à hauteur de 20 à 30 % seulement.
Deuxième objectif : les Etats doivent s'engager à soutenir financièrement les efforts d'adaptation au changement climatique et de réduction des émissions des pays en voie de développement, à hauteur d'au moins 110 milliards d'euros par an d'ici à 2020.
La France doit peser de tout son poids au sein de l'UE, acteur clé de cette négociation, pour que celle-ci tire le futur accord climatique vers le haut.
* Ces 11 ONG se réunissent sous la forme de l'Ultimatum Climatique à travers diverses actions de mobilisation.
L'action phare de la coalition est le lancement de l'appel « L'ultimatum climatique » pour un million de signatures pour le climat.
Plusieurs collectivités territoriales françaises et de nombreuses personnalités ont signé la pétition, rejoignant 430 000 citoyens français.
Faites comme eux ! Rendez-vous sur www.copenhague-2009.com et signez l'appel. Les villes d'Echirolles et de Rennes se sont jointes à l'appel pour « l 'Ultimatum climatique ».
La Fondation Nicolas Hulot propose des Climat'party
 Fondé sur le principe des réunions Tupperware® et sur l'expérience menée en Suède des Klimat parties, la Fondation Nicolas Hulot propose un kit téléchargeable permettant aux familles d'organiser des réunions à domicile (autour d'un déjeuner, goûter, dîner, pique-nique, ou toute autre occasion) sur le thème du changement climatique.
Ce kit est composé d'une documentation pédagogique (livrets, guides, vidéos ...), des conseils d'organisation, des suggestions de déroulement, des tests et quiz, des jeux de cartes ...
L'objectif est de partager un état des lieux de la planète et d'identifier ensemble des recommandations et actions à mettre en oeuvre pour faire évoluer notre société.
Au-delà la Climat' Party, la Fondation propose sur son site Internet différents moyens de s'engager sur la voie d'une division par 4 de ses émissions de gaz à effet de serre.
A partir de novembre, des scenarii énergétiques sont également proposés pour mieux comprendre ce qu'implique concrètement, à l'échelle individuelle, la mise en place d'un plan d'action pour réduire très significativement ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020.
Au niveau collectif, la Fondation invite chacun à faire entendre sa voix en signant l'appel « Copenhague 2009».
Florence de Monclin - f.demonclin@fnh.org
Voyages-sncf.com double tous les dons de compensation carbone
 A l'occasion du sommet de Copenhague Voyages-sncf.com a choisi d'agir en continuant à inciter tous les voyageurs à compenser leurs émissions de CO 2 et en doublant la totalité des compensations réalisées par ses clients sur son site dédié.
Tout d'abord, Voyages-sncf.com informe ses clients sur leur empreinte carbone... Lorsqu'un client achète un voyage en train, l'empreinte carbone de son voyage est affichée sur sa confirmation de billet.
Un bon moyen de sensibiliser les voyageurs sur leur émission de CO 2 par trajet, et parallèlement de connaître l'émission de CO 2 pour le même trajet en voiture. Aujourd'hui, le site les invite également à compenser leur voyage sur un mini site dédié en partenariat avec l'association Action Carbone, programme soutenu par la fondation GoodPlanet.
http://actioncarbone.org/voyages-sncf/
LES ADHERENTS A COPENHAGUE…
La mission climat de la Caisse des dépôts à Copenhague
 Mobilisée dans son plan stratégique en faveur d'un mode de développement moins émetteur de carbone, la Caisse des Dépôts à travers son département CDC Climat participera au sommet de Copenhague en animant des « side events » (événements parallèles) sur des thèmes variés.
Ceux-ci sont organisés conjointement par le Pavillon européen et l'International emissions trading association (IETA), association d'entreprises à but non lucratif qui s'assure que les objectifs de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et de protection du climat sont réalisés, grâce à la création de systèmes de négoce des émissions de gaz à effet de serre.
Les thèmes concernés : le marché post 2012, l'EU ETS (marché européen du carbone), l'évolution du prix du carbone, les mécanismes de développement propre (MDP), les projets forestiers...
De façon générale, CDC Climat finance et développe des outils économiques de lutte contre le changement climatique : développement de prestations pour les acteurs du carbone (logiciel de tenue de registre national, de compensation volontaire...) ; soutien en tant qu'actionnaire à la croissance d'opérateurs de marché (Sagacarbon, BlueNext, Metnext) ; investissement dans des actifs carbone (Fonds Carbone Européen, Fonds Carbone Post 2012, Fonds Capital Carbone Maroc) et contribution à de nouveaux mécanismes de réduction ; conduite de travaux de recherche sur l'économie du changement climatique.
La Caisse des Dépôts est en cours d'élaboration de sa stratégie à cinq ans pour son activité « finance carbone » qui sera publiée fin janvier 2010.
http://www.caissedesdepots.fr/activite/changement-climatique.htmlEmilie Perron - Emilie.Perron@caissedesdepots.fr
Les collectivités adhérentes du Comité 21 mobilisées à Copenhague
Nantes Métropole, porte-parole CGLU (Cités et gouvernements locaux unis) dans la négociation mondiale sur le climat, a décidé de suspendre symboliquement du 2 au 18 décembre une bannière sur la façade de son siège pour appeler les gouvernements à parvenir à un accord à Copenhague.
Ronan Dantec plaidera le rôle essentiel des collectivités locales dans l'adaptation et la lutte contre le changement climatique.
Jean-Louis Fousseret se rendra au sommet de Copenhague les 17 et 18 décembre en qualité de maire de capitale régionale et président d'agglomération du Grand Besançon pour témoigner de son expérience dans plusieurs forums.
Signataire de « l'Ultimatum Climatique », appel de 11 ONG pour la conférence de Copenhague, la région Aquitaine s'est fixée pour objectif de diminuer de 10 % ses émissions de CO2 à l'horizon 2013 et de créer un fonds régional de compensation carbone.
Son président Alain Rousset, également président de l'Association des régions de France, sera présent les 15 et 16 décembre prochains au Sommet des leaders locaux pour le Climat, qui réunira la plupart des collectivités locales et Etats fédérés engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Le GERES s'engage pour la « solidarité climatique »
 Le GERES, Groupe énergies renouvelables, environnement et solidarités, participera à la prochaine Conférence des parties sur les changements climatiques.
Le principal défi posé aux pays participants sera d'arriver à un accord sur le régime post-Kyoto, et notamment sur la question du partage de la responsabilité de la dette climatique entre pays développés et pays en développement.
Fort de sa double compétence « développement » et « changement climatique », le GERES mobilisera ses forces afin d'infléchir les orientations vers un cadre légal plus favorable aux pays en développement, en portant la notion de « solidarité climatique ».
L'ONG organisera trois side-events qui rendent compte de ses dernières actions dans le domaine de la solidarité climatique : le premier événement « changement climatique et adaptation dans les Himalayas : les plaines de l'Inde et du Népal » ; la deuxième initiative, « Nexus, Carbon For development », est une alliance globale de développeurs de projets.
Initiée par le GERES, Nexus porte les valeurs du carbone social.
Son objectif est de faciliter l'accès des porteurs de projets au marché du carbone.
Enfin, le troisième événement « Diffusion de cuiseurs domestiques économes en énergie au Cambodge : leçons apprises et accès à la finance carbone » présente une étude exhaustive des bénéfices apportés par la diffusion à grande échelle des foyers de cuisson améliorés en partenariat avec l'Agence française de développement.
http://geres.eu/images/RP/DP_cop15.pdf Alain Guinebault - contact@geres.eu
Rhône-Alpes : une quinzaine pour le climat
 Le compte à rebours vers Copenhague a commencé.
Du 26 novembre au 10 décembre, la région Rhône-Alpes mobilise les acteurs rhônalpins autour des enjeux liés au sommet de Copenhague, afin de recueillir leurs idées, leurs engagements et leurs propositions et présentera quelques concrétisations de la Région pour lutter contre le changement climatique.
La région a souhaité mettre à disposition des citoyens et des acteurs de l'énergie des données précises sur la situation de la région en matière d'énergie et de climat avec le lancement d'un site de l'Observatoire régional de l'énergie et des gaz à Effet de serre (OREGES) - www.oreges.rhonealpes-.
Le 28 novembre, elle a remis le 1 000 ème chèque énergie, mis en place en juillet dernier pour aider les ménages les plus modestes qui souhaitent réaliser des investissements dans des équipements utilisateurs d'énergies renouvelables.
Jean-Jack QUEYRANNE, président de la région Rhône-Alpes, sera présent au Sommet des leaders pour le Climat à Copenhague, le 15 décembre.
Il y présentera l'action de l'ensemble des régions françaises et de sa région pour limiter les émissions de gaz à effets de serre.
Didier Jouve - djouve@rhonealpes.fr
FNE : Climat, ni euphorie, ni sinistrose !
 Pour France nature environnement, le sommet de Copenhague ne doit être ni une séance d'euphorie collective, ni un exercice imposé de sinistrose, ni un festival de Cannes où les personnalités défileraient, ni un match de football entre politiques.
L'euphorie créerait des négociations hors sol ou un show planétaire.
La sinistrose bloquerait les négociations et créerait de l'immobilisme.
Dans les deux cas, attention aux lendemains difficiles ! FNE est convaincue que l'enjeu de Copenhague est tout autant démocratique qu'écologique.
C'est bien une nouvelle gouvernance mondiale de la crise écologique qui se joue pendant les prochains jours, au-delà de la bataille des chiffres.
Et pour suivre cet événement mondial, FNE a créé un site Bienvenue à Copenhague.
Seront présents à Copenhague pour FNE : Gaëlle Cognet et Béatrice Cointe, chargées de mission climat, Grégory Jean, chargé de mission forêt internationale, Céline Mesquida, chargée de mission Transports et mobilités durables, Arnaud Gossement, porte-parole.
Durant toute la durée du sommet, Arnaud Gossement tiendra un blog sur le site Terra Eco.
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3 questions à ...
Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'écologie
La France a été très active dans la préparation du sommet de Copenhague, notamment sur le plan international.
Quel bilan tirez-vous des contacts que vous avez eus ? La France fut effectivement très active dans la préparation de Copenhague, au plan national comme international.
D'ailleurs l'un ne va pas sans l'autre ; notre action diplomatique, depuis la conférence de Bali, est crédible parce que nous avons fait le Grenelle de l'environnement.
Nous avons ainsi pris des engagements clairs pour une politique écologique (efficacité énergétique, énergies renouvelables, transports propres, protection de la biodiversité, investissements dans les technologies vertes, santé environnementale...).
Au niveau européen, nous sommes également crédibles de par notre action : c'est lors de la présidence française que le paquet climat énergie, qui dote l'UE d'objectifs unilatéraux contraignants inscrits dans la législation, a été adopté.
A la veille de Copenhague, sous l'impulsion du président de la République, un message de solidarité -le plan justice climat- a été porté à près d'une centaine de pays.
Nous sommes plus confiants.
La conférence sur le climat ne sera pas l'échec que d'aucuns nous annonçaient il y a quelques semaines encore.
Nous avons des signaux positifs de la part de nos principaux partenaires.
Le Brésil a signé un engagement avec la France, la Corée du Sud a affiché des objectifs et même les Chinois.
Certes les Etats-Unis restent en-deçà des engagements qu'ils devraient prendre pour que les températures moyennes n'augmentent pas de plus de 2°C.
Mais Barack OBAMA sera présent à Copenhague et les signaux positifs s'accumulent.
Quel serait un bon accord à Copenhague, selon vous ? Quelles seraient les répercussions concrètes pour les acteurs économiques et publics (collectivités locales, entreprises) ? Un bon accord politique à Copenhague, ce sera d'abord le respect de plusieurs principes fondamentaux : il faudra en premier lieu s'inscrire dans le prolongement du protocole de Kyoto, et rester ferme sur les objectifs fixés par la feuille de route de Bali, à savoir une hausse de la température limitée à 2°C, un pic d'émissions en 2020 et la division par deux des émissions mondiales à l'horizon 2050.
Ensuite, il faudra fixer des objectifs de réduction précis et différenciés en fonction des caractéristiques historiques, économiques et géographiques de chaque pays ; c'est le principe de responsabilité commune mais différenciée.
Il faudra aussi inclure dans un bon accord un plan de lutte contre la déforestation, qui constitue l'une des principales causes du changement climatique.
Il faudra prévoir un financement public garanti - des financements innovants -, aux côtés des financements privés, notamment pour assurer une aide en faveur des pays les plus vulnérables, à commencer par l'Afrique.
Enfin, nous demandons la création rapide d'une Organisation mondiale de l'Environnement (OME) afin de veiller à la stricte application des engagements pris par les Etats.
Un accord ne sera possible que s'il constitue une victoire pour chacun des acteurs.
Cette victoire aura bien évidemment des répercussions pour les collectivités locales et les entreprises: nous gagnerons tous à changer d'ère et à utiliser les leviers formidables que nous donnera la mise en place des conditions d'une croissance verte.
D'ici 2020, le marché mondial des produits et des services liés à l'environnement devrait doubler et atteindre près de 3000 milliards de dollars par an...
« L'économie écologique» fera appel à nos capacités à trouver puis mettre en oeuvre des solutions innovantes, en veillant à replacer l'Homme et la Nature au centre du progrès.
Accord ou pas en décembre prochain, quels objectifs se fixe la France dans la lutte contre le réchauffement climatique ? Les objectifs sont ceux du Grenelle de l'environnement, dont le projet de loi dit Grenelle 2, celui portant "engagement national pour l'environnement", est en cours d'examen au Parlement.
Les mesures déclinées dans les domaines du bâtiment et de l'urbanisme, des transports, de l'énergie, la biodiversité, la santé et la gestion des déchets et, bien sûr, de la gouvernance, nous aiderons à changer durablement de modes de production et de consommation, et à respecter nos engagements ambitieux sur le climat.
A l'horizon 2050, la France s'est engagée à diviser par 4 ses émissions de gaz à effet de serre.
Par la législation du Grenelle, par nos engagements au niveau européen, nous nous donnons les moyens pour être à ce rendez-vous, voire aller au-delà.
Ronan Dantec, vice-président de Nantes-métropole, président de la Commission environnement et développement durable de l’AFCCRE
Pourquoi bataillez-vous depuis des mois pour que les villes soient davantage mentionnées dans la résolution finale de Copenhague ?
Les collectivités locales ont la capacité de changer la vie quotidienne des gens.
Elles impactent directement la manière dont on se déplace, on se loge ou encore notre façon de consommer.
Ce qui signifie tout simplement, qu'aucun pays au monde ne peut atteindre des objectifs quantitatifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre sans la mobilisation des autorités locales.
Le protocole de Kyoto n'évoquait pas ce rôle, excluant de ce fait quasiment la moitié des moyens de lutte contre le changement climatique, à l'échelle mondiale.
C'est absurde.
Nous nous sommes donc mobilisés dans le cadre du « Local Governement Climate Roadmap » (feuille de route des collectivités en faveur du climat) pour rectifier le tir et affirmer la responsabilité des territoires dans la résolution finale de Copenhague.
L'objectif est double : d'une part, mobiliser l'ensemble des collectivités, petites ou grandes, au Nord comme au Sud, sur des politiques climatiques, d'autre part inciter les Etats à développer des mécanismes financiers et juridiques favorables à l'action des collectivités.
Qu'attendez-vous du Sommet de décembre à Copenhague? Nous avons une demande très claire au niveau des Etats : le maintien d'une référence précise du rôle des collectivités locales dans les différents chapitres clés de la résolution.
Les actions de lobbying que nous avons menées depuis plus d'un an, devraient porter leurs fruits.
Nous pouvons d'ailleurs compter sur le soutien très actif des pays africains, du groupe intermédiaire (composé du Mexique, de la Corée et de la Suisse) et sur le Conseil européen des ministres qui a donné mandat aux négociateurs européens pour inclure le rôle des autorités locales.
Toutefois, force est de constater que le texte a considérablement été réduit à Barcelone, aux dépends malheureusement des collectivités.
Les grands Etats comme la Chine et les USA prônent en effet des textes très courts, s'opposant de fait à la mention des autorités locales.
Concrètement, qu'est-ce que cela va changer pour nos collectivités françaises ?
L'accord de Copenhague ne va pas « bouleverser » l'action des collectivités locales, qui pour la plupart d'entre elles agissent déjà ! Comme je le précisais à Bangkok, notre combat n'est pas d'affirmer « yes, we can » mais plutôt « yes, we do » ! Ce qu'il nous faut, maintenant, c'est l'accompagnement et la reconnaissance de ces actions par les Etats.
Si Copenhague aboutit sur cette question, cela structurera et renforcera nos politiques territoriales en faveur du climat.

Le Comité 21 en action
Le Comité 21 lance l'Observatoire des crises : sommes-nous sur la voie d'une sortie de crise ?
 Malgré un frémissement de l'économie, la volonté d'éradiquer les causes profondes des crises n'est pas manifeste.
Le décalage entre le système économique global et les individus s'en trouve ainsi approfondi.
Telles sont les conclusions de la première note de l'Observatoire des crises du Comité 21.
Afin de suivre l'évolution des crises en regard des enjeux du développement durable, le Comité 21 annonçait lors de la parution de ce rapport la création d'un « Observatoire des crises ».
Il s'agit pour ce réseau de mesurer, au fil des crises, l'évolution sur les court et le moyen termes de leurs manifestations et la manière dont elles sont traitées.
Six mois après la publication du rapport, cette première « Note cadre », réalisée par Bettina Laville, présidente du Comité de prospective et présidente d'honneur du Comité 21, et Guillaume Cantillon, juriste, rapporteur du Comité de prospective, examine une série de points clefs concernant l'origine et les conséquences des crises.
Elle sera complétée par des « Notes thématiques » plus précises et des « Flash d'actualité », notamment dans la perspective du sommet de Copenhague.
Note et Rapport
Déclaration des Campus Responsables pour le Climat à l’occasion du Sommet de Copenhague
 A l'occasion de la conférence sur le climat de Copenhague, 19 campus français (Grandes Ecoles et Universités) ont signé la Déclaration des Campus Responsables pour le Climat, à l'initiative du réseau Campus responsables, dont le Comité 21 est partenaire depuis sa création, et d'Euromed Management, sous le parrainage de la secrétaire d'Etat à l'écologie, Chantal Jouanno.
Cette initiative est également soutenue par le Réseau action climat, Solar génération, le réseau français des étudiants pour le développement durable et le Comité 21.
Si les engagements ne remplacent pas les actes, ils sont néanmoins nécessaires pour donner une dynamique, orienter l'action et fixer le niveau de l'ambition partagée par les campus : sur leurs activités directes (bâtiments, déplacements, etc.), réduire de 40% leurs émissions de GES d'ici à 2020 (par rapport au niveau de référence de 1990) et parvenir à la neutralité carbone à horizon 2030 ; sur leurs activités d'enseignement et de recherche, former dès aujourd'hui des scientifiques et dirigeants capables de relever demain les défis environnementaux ; rendre des comptes chaque année sur les progrès réalisés et les difficultés rencontrées.
www.campusresponsables.com Christine Delhaye - delhaye@comite21.org Elodie Rochel - elodie@grainesdechangement.com
Le Comité 21 partenaire du premier Forum « la ville durable et connectée »
ACIDD, avec le soutien du Comité 21, organise les 10 et 11 décembre 2009, à Strasbourg, le forum euro-méditerranéen « la ville durable et connectée ».
Green IT, TIC et développement durable, TIC et efficacité énergétique, Solidarité numérique, Web2.0 et territoires, développement durable 2.0, innovation technique, économique, environnementale, culturelle et sociale...
Deux jours pour comprendre, découvrir des outils et des démarches innovants, construire des clusters pour la recherche et l'action afin de passer à la ville durable et connectée.
Ce forum permettra de découvrir et d'élaborer de nouveaux projets, en rencontrant des acteurs de terrain et tous ceux qui agissent concrètement pour des territoires créatifs, responsables, attractifs, performants, créateurs de valeurs...
durables et connectés ! Le Comité 21 interviendra sur les Agenda 21 2.0. Pour en savoir plus
Elise Gaultier - gaultier@comite21.org
Formation Territoires et développement durable spéciale Agenda 21 les 24 et 25 novembre
En présence de 40 collectivités, entreprises et associations adhérentes, le Comité 21 a animé une formation d'une journée et demie sur l'élaboration et la mise en oeuvre d'un Agenda 21 de territoire.
Le premier après-midi a été consacré à deux des étapes-clés de l'élaboration d'un Agenda 21, à savoir la mobilisation des équipes (présentée par Fanny Picard, Des enjeux et des hommes) et la concertation (illustrée par Julie Chabaud, Conseil général de la Gironde).
Le lendemain, plusieurs collectivités et associations sont venues présenter leurs actions : élaborer un plan climat (exemple de Nantes Métropole avec Laurent Coméliau) ; préserver la biodiversité en ville et en faire un sujet d'éducation à l'environnement (présentation du programme Refuge de la LPO par Emilie Kelle et Julien Foussard) ; lutter contre les discriminations (état des lieux présenté par Mélodie Beaujeu d'ENDA, à partir des résultats de l'enquête ENDA / Comité 21) ; croiser les compétences de la collectivité et les enjeux du territoire pour définir des actions innovantes (intervention de Marie-Lise Breure-Montagne, Conseil général de Seine-et-Marne), et enfin évaluer l'Agenda 21 à partir du référentiel d'évaluation du MEEDDM, exposé par Céline Braillon.
L'ensemble des participants a appelé à une mobilisation primordiale et soutenue des élus pour mener à bien l'Agenda 21 local.
La mobilisation des partenaires du territoire, entreprises, autres collectivités, associations notamment est un levier essentiel pour démultiplier les actions et passer d'un Agenda 21 de collectivité à un Agenda 21 de territoire.
Retrouvez les comptes-rendus de cette formation et la boîte à outils Agenda 21 bientôt disponible sous www.comite21.org (espace adhérent).
Elise Gaultier - gaultier@comite21.org
Premier rendez-vous Plans Climat territoriaux, le 3 décembre
A quelques jours de l'ouverture du Sommet de Copenhague, le Comité 21 a souhaité valoriser les initiatives remarquables de quelques territoires engagés dans un plan climat : la Communauté d'agglomération Angers Loire Métropole, le Conseil régional de l'Aquitaine, le Conseil général de l'Hérault et la Communauté d'agglomération de Mulhouse Sud-Alsace.
Prendre le temps pour réfléchir à la méthode, mobiliser les acteurs du territoire, faire de la pédagogie, effectuer un travail approfondi de mesures et de prospective pour définir des objectifs, articuler les compétences et les champs d'actions des différentes échelles de territoire : tels sont les étapes clés du plan climat.
En guise de synthèse, l' ADEME a énuméré les clés de réussite des plans climat territoriaux : le portage politique fort et continu du premier élu, le travail en mode projet avec de la transversalité, l'intégration des objectifs, actions et budgets du plan climat dans les actions des services.
Retrouvez les compte-rendus de cette journée sous www.comite21.org (espace adhérent).
Elise Gaultier - gaultier@comite21.org
EDD : quels partenariats à l'échelle des territoires ?, le 4 décembre
Le Comité 21 a souhaité consacrer une journée autour de ses deux programmes «Territoires durables » et « Education au développement durable».
La ville de Blanquefort a illustré très concrètement cette sensibilisation aux citoyens des enjeux du développement durable : les écolo-cafés, les ateliers participatifs, la formation de 13 guides compostage et de 30 éco-ambassadeurs pour diminuer consommation de papier et pour le déplacement, la campagne "Tout la ville se met sur son 21",...
La deuxième table-ronde était consacrée aux Agenda 21 scolaires avec plus de 550 aujourd'hui, initiés par la collectivité compétente en partenariat avec le rectorat.
Le lien avec le Conseil départemental girondain des Agenda 21 locaux et l'élaboration des 17 Agenda 21 scolaires de collèges a été clairement établi.
La Maison de l'environnement de Seine et Marne a présenté les cinq orientations du département qui s'appliquent également aux collèges de Seine-et-Marne du 21 ème siècle : favoriser la réussite scolaire, personnelle et professionnelle des élèves ; concourir au bien-être, à la santé et à la sécurité ; développer le vivre ensemble et la citoyenneté au collège ; des collèges ouverts et fonctionnels, bien insérés dans leur environnement et favoriser de nouvelles coopération au sein du collège.
Pour finir, Anne Dubosc du MEEDDM a présenté le Plan vert, un modèle de stratégie développement durable d'établissement supérieur en lien avec son territoire, illustré par le témoignage d'Euromed Management.
Antoine Charlot - charlot@comite21.org - Christine Delhaye - delhaye@comite21.org
Le Comité 21 à Rennes et à Saint-Brieuc pour mobiliser les services autour du développement durable
Les 27 novembre et 1 er décembre, le Comité 21 a formé les cadres et référents développement durable de la Ville de Rennes et de la Communauté d'agglomération de Saint-Brieuc aux enjeux, intérêts et leviers de la mobilisation des équipes autour du développement durable.
Cette formation s'est prolongée par une réflexion collective sur l'importance d'intégrer le développement durable dans les documents externes et internes de la collectivité : plan d'actions de l'administration pour une collectivité éco-responsable exemplaire, contrats d'objectifs par service et par agent, lettres de mission de la direction, plan de formation des agents.
Ces deux formations prolongent la publication du guide sur la mobilisation des équipes en mars 2009 par le Comité 21 et le cabinet Des enjeux et des hommes, et préfigure les groupes de travail organisés en 2010 sur ce thème.
Télécharger le guide sous www.comite21.org (rubrique Publications).
Elise Gaultier - gaultier@comite21.org

Agenda du Comité 21
9/12 à Paris : groupe de travail « Du quartier à la ville durable » sur le thème « Se loger »
10/12 à Paris : Conseil d'administration
10 et 11/12 à Strasbourg : intervention au parlement européen pour le Colloque Green & connected cities organisé par ACIDD
15/12 à Valenciennes: intervention au CHEDD de Valenciennes sur «Territoires et développement durable »
18/12 au Sénat : bilan des Assises nationales EDD organisé par le CFEEDD
20/01 à Paris : intervention au Congrès français de la nature organisé par l'UICN
22/01 à Bierville: intervention sur les Agenda 21 scolaires lors d'un stage « Éducation et enseignement au développement durable - Agenda 21 » organisé par le Syndicat général de l'Éducation nationale
28/01 à Paris : groupe de travail du Réseau Agenda 21 des communes touristiques
A lire
Sous la ville durable, le génie urbain
 Aujourd'hui plus de la moitié de la population mondiale habite en ville mais paradoxalement n'a pas accès à l'eau, à l'électricité et aux autres agréments de la ville que sont la culture, le transport ou encore le recyclage des déchets.
Cet ouvrage de Sylvain Allemand se propose de repenser la ville pour améliorer le bien-être de tous, présent et futur.
A travers sa vision, il nous fera découvrir le génie urbain, socle du développement de la ville et ses protagonistes.
Une ville est composée de ses habitants, de ses loisirs et centres culturels, mais aussi de ses réseaux et infrastructures de transports, d'assainissement et de communication, etc.
328 pages - 16 euros - Novembre 2009 - Collection « Modes de villes » - bdeleyssac@scrineo.fr
Un nouvel outil de l’ADEME pour les entreprises : le guide du Bureau Eco-responsable
 L'élaboration d'une démarche environnementale au sein d'une entreprise est un engagement de plus en plus pertinent.
L'amélioration de la performance économique de l'entreprise, la limitation de ses impacts environnementaux et la conformité réglementaire de ses activités sont les trois principaux enjeux de cette démarche.
L'ADEME a lancé un guide sous forme de CD-Rom à destination des entreprises pour réduire l'impact environnemental et énergétique de leurs activités de bureau.
Réalisé en partenariat avec le MEDEF, il comprend un support méthodologique, des éléments d'aide à la décision, des référentiels techniques et juridiques, des tableaux de bord et un kit de communication.
Bon de commande : www.bureau-ecoresponsable.com
Le code de l’achat durable public durable
 Cet ouvrage est destiné à tout acheteur du domaine public ou toute personne intéressée par ce métier.
Il rappelle l'engagement national en 1992, au Sommet de Rio, de réexaminer ses politiques d'achats de fournitures.
L'ouvrage fait un rappel juridique du cadre légal à respecter, des préoccupations environnementales et sociales dans la définition des besoins, des techniques, la sélection des candidatures, les critères de choix de l'offre et les conditions d'exécution.
Ces pratiques doivent se faire dans le respect des principes d'égalités d'accès à la commande publique et non-discrimination.
386 pages - 45 euros - Novembre 2009 - Edition weka - www.weka.fr
Les collectivités face au changement climatique : la mise en place d’une démarche de compensation carbone
 Les Eco-Maire, le GERES et CO 2 solidaire ont rédigé un guide pour favoriser les démarches volontaires au sein des collectivités.
Ce fascicule prône une action immédiate pour une réduction à la source des émissions de gaz à effet de serre des collectivités.
Le changement climatique s'intègre dans la plupart des domaines d'actions des collectivités : urbanisme, transport, gestion des déchets, achats responsables, agriculture et valorisation des espaces verts.
Une méthodologie est proposée pour mettre en oeuvre un plan d'action concret et immédiat comme un Agenda 21 local ou un plan climat énergie territorial.
En complément, le livret présente la mise en oeuvre d'une démarche de compensation financière des émissions en carbone qui n'ont pas pu être évitées.
13 pages.
www.co2solidaire.org
Rayonnements – OGM – Nanotechnologies, Danger ou progrès
 Cet ouvrage né de la collaboration entre le CLCV (Confédération du logement et du cadre de vie) et les éditions Vuibert, est une synthèse des différentes théories sur les dangers du progrès, illustré de conseils pratiques, d'exemples et d'avis d'experts.
Ce livre se veut objectif et compréhensible pour permettre au lecteur de se forger sa propre opinion sur les produits qu'il consomme ou utilise.
Les auteurs traitent les thèmes des OGM, des antennes relais, la multiplication des sources de rayonnements électromagnétiques ménagers et des nanoparticules.
208 pages - 13 euros - Novembre 2009 - Edition Vuibert - www.vuibert.com
Marketing et développement durable – Stratégie de la valeur étendue
 Ganaël Bascoul, professeur de marketing à ESCP Europe, et Jean-Michel Moutot, professeur associé à Audencia travaillent à l'intégration du développement durable dans les fondements du marketing théorique et appliqué.
Leur ouvrage donne des clés pour imaginer, construire et mettre en oeuvre une révolution marketing au sein des entreprises.
Il propose de nouveaux outils, et explique comment les mettre en oeuvre dans tous les aspects du métier du marketeur, du mix marketing à la conduite du changement.
L'apport théorique est complété par de nombreux exemples internationaux et interviews d'experts.
225 pages - 26 euros - Octobre 2009 - Dunod - gbascoul@escpeurope.eu
Evénements
20 janvier : Congrès français de la nature
 Le Comité français de l' UICN et le Comité 21 ont le plaisir de vous inviter au prochain Congrès français de la nature, le 20 janvier 2010, dans le cadre de l'année internationale de la biodiversité.
2010 sera à la fois l'année du bilan de l'engagement de la France et de la communauté internationale pour stopper l'érosion de la biodiversité et une opportunité unique de définir les solutions et les initiatives à lancer pour atteindre cet objectif.
Le Comité français de l'UICN réunira lors de ce congrès ses membres, ses experts et tous ses partenaires pour dresser ensemble le bilan de la situation et proposer des recommandations pour une ambition plus forte sur la biodiversité.
http://www.uicn.fr/
Eco-dates
15/12 : Colloque parlementaire sur l'Urbanisme durable «vers les éco-cités» - en savoir plus
17/12 à Paris : 16 èmes rencontres parlementaires sur les transports « Le Grenelle des transports : économiquement intelligent ou politiquement correct ? » - inscriptions@altedia.fr
22/12 à Paris : les mardis de 4D « Changements climatiques : les enjeux de la négociation, les perspectives d'action collectives » - www.association4d.org/
19/01/2010 à Paris La Défense : colloque « Du nouveaux chemins de la croissance » - Syndicat des énergies renouvelables énergies renouvelables - en savoir plus
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