du 26/04/2016
n°169
Spécial Alimentation durable
FOCUS
De la fourche à la fourchette : respect des Hommes et de la Nature
Tous les Objectifs de développement durable sont fondamentaux et articulés les uns aux autres. L'Objectif Faim Zéro en est la démonstration parfaite. Il couvre à la fois les activités de production, leur dimension économique et les innovations, mais aussi les impacts sur les écosystèmes, aussi bien que la consommation et ses enjeux de sécurité et de qualité alimentaire. Dans une approche de développement, il faut se rappeler que 795 millions de personnes sont chroniquement sous-alimentées dans le monde, ce qui est bien souvent une conséquence directe des dégradations environnementales, des sécheresses et de l'appauvrissement de la biodiversité. Dans d'autres régions du monde plus proches de nous, c'est davantage la question de la qualité nutritionnelle qui se pose, même si ici aussi, des personnes ne mangent pas à leur faim, ce qui est inacceptable.

Relever cet enjeu implique d'encourager des pratiques agricoles durables : améliorer les moyens d'existence et les capacités des petits paysans, permettre une égalité d'accès à la terre, aux technologies et aux marchés. Cela implique aussi une coopération internationale pour assurer les investissements dans les infrastructures et technologies qui améliorent la productivité agricole. Et tout ceci doit se faire en préservant et en restaurant, les sols, l'eau et la biodiversité.

En France, cet Objectif 2 concerne de nombreux ministères puisqu'il implique en plus de l'Agriculture, la Santé, l'Environnement mais aussi la Recherche. Les pratiques agricoles évoluent régulièrement et sont encouragées à réduire sensiblement l'usage des produits phytosanitaires, pour préserver l'environnement... mais aussi les agriculteurs. Le concept d'agro-écologie a ainsi pris une place croissante et est promu par Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, comme il l'a rappelé lors de la Conférence environnementale 2016. Il s'agit de concevoir des systèmes de production qui s'appuient sur les fonctionnalités offertes par les écosystèmes. Elle les amplifie tout en visant à diminuer les pressions sur l'environnement et à préserver les ressources naturelles, dans une approche systémique qui considère l'exploitation agricole dans son ensemble.

Les acteurs de la société civile jouent un rôle important et de nombreuses initiatives qui concourent à l'atteinte de cet Objectif existent de longue date : soutien à une agriculture durable, recherche, amélioration nutritionnelle de populations locales, sensibilisation et éducation. Je vous laisse en découvrir des illustrations à travers ces témoignages de nos adhérents.

Catherine Decaux, directrice générale - decaux@comite21.org
Actualités des adhérents
Stratégie globale sur l'alimentation durable
Elior Group : des approvisionnements de qualité et de proximité
Dans le cadre de sa politique achats responsables qui progresse chaque année, Elior Group s'engage au quotidien à réduire son empreinte environnementale en référençant des produits responsables. Fruits et légumes, viandes et charcuterie, pain, etc., Elior travaille aux côtés des clients et des producteurs locaux dans les régions pour développer des filières durables et adaptées aux enjeux de la restauration. Dans tous les pays où le Groupe est présent, il s'approvisionne en produits bio depuis de nombreuses années. En 2015, plus de 2 600 produits bio sont référencés. En France, Elior a développé un outil exclusif qui positionne dans chaque région française l'ensemble des producteurs locaux permettant leur géolocalisation instantanée autour du site d'un client ; 11 000 ont déjà été géolocalisés. A travers ses Produits Sélection Elior, Elior met en valeur des produits de terroir dont la production est encadrée par un cahier des charges. Ils doivent répondre à trois critères : un produit de qualité, exprimant le meilleur des terroirs, cultivé dans le respect de la terre et de l'environnement. Après le succès d'une première opération portant sur plus de 160 tonnes de clémentines sous label IGP (indication géographique protégée) commandées à un groupement de 70 producteurs corses, 300 000 « Melons Sélection Elior » ont été consommés durant l'été 2014, en partenariat avec une dizaine de producteurs des trois bassins régionaux traditionnels (Sud-Ouest, Sud-Est et Centre-Ouest). En 2015, Elior a proposé à ses convives du cantal, produit à partir de lait d'animaux nourris exclusivement d'herbe et de foin de prairie naturelle. En 2016, les kiwis de l'Adour étaient à l'honneur. Cette démarche participe à la sensibilisation de nos milliers de convives à une alimentation responsable. Pour en savoir plus. Judith Laloupo - judith.laloupo@eliorgroup.com
La Poste met en place une politique de restauration responsable
Le Groupe La Poste, à travers sa politique RSE, souhaite à la fois assurer ses missions traditionnelles de service public et développer de nouvelles activités d'intérêt général en intégrant une dimension développement durable dans toutes ses activités et ses projets. C'est dans ce cadre que La Poste a notamment mis en oeuvre de nombreuses actions visant à promouvoir une alimentation saine pour les convives et respectueuse de l'environnement. Ainsi, les partenaires s'engagent à mieux gérer les ressources en adaptant leurs offres. Ainsi, l'approvisionnement en produits Bio et locaux variés, l'élaboration de menus par une diététicienne, la cuisine végétarienne sont mis à l'honneur au sein des restaurants du Groupe La Poste. L'objectif : garantir l'équilibre alimentaire pour les convives, mais également adapter les plats aux goûts des convives et, par ce biais, limiter le gaspillage. Enfin, la Semaine du développement durable, du 30 mai au 5 juin 2016, sera l'occasion de sensibiliser et d'accompagner les collaborateurs du Groupe La Poste aux écogestes. Chaque année, un bilan annuel sera réalisé sur les 140 points de restauration ; le premier aura lieu à la fin du premier trimestre 2017 pour l'année 2016. Loan Chau - loan.chau@laposte.fr
Un Calculateur de performance des événements … qui tient compte de l’alimentation
Le Calculateur de Performance de l'industrie française de l'événement permet d'évaluer tant au niveau de chaque manifestation que de la filière dans son ensemble, l'empreinte environnementale - dont les déchets et l'alimentation responsable -, les retombées économiques, les retombées fiscales territoriales et nationales, les retombées sociales, scientifiques, touristiques, médiatiques et territoriales, des événements et des sites d'accueil en France. Initiateurs et leaders du projet, UNIMEV (Union Française des Métiers de l'Événement) et le Comité Régional du Tourisme Paris Ile-de-France se sont associés à Paris Region Entreprises, au Comité des Expositions de Paris et à Nantes Métropole pour financer son développement. Le groupement Green Evénements Conseil et Verteego, retenu à l'issue d'un appel d'offres, a assuré la maîtrise d'oeuvre de la conception et de la mise en exploitation du calculateur. Première mondiale dans le secteur de l'événement de par l'ampleur de ses champs d'évaluation et son processus de développement collectif, ce Calculateur on-line est disponible pour les adhérents et parties prenantes d'UNIMEV sur lecalculateur.fr. Communication : ag.monot@unimev.fr
La Flèche apporte une attention particulière au contenu des assiettes !
La ville de La Flèche assure en gestion directe et en liaison froide le service de restauration dans le respect du plan de maîtrise sanitaire. Plus de 900 repas sont fabriqués chaque jour pour les restaurants scolaires, le portage et la petite enfance, ainsi que 12 000 repas par an pour le centre d'hébergement. Tous les repas sont élaborés avec les services d'une diététicienne et tiennent compte de la saisonnalité des produits. Un critère environnemental a été mis en place pour la préparation des marchés publics où sont pris en compte diverses initiatives responsables (recyclage, gestion des déchets, traitement des eaux de pluie, gestion des emballages, etc...) ainsi que les provenances des produits. De plus, certains marchés sont exclusivement dédiés au BIO (poulet, pomme, poire, nectarine, pêche, BOF, légumes). Les produits de la mer proviennent de pêche durable et les boites de conserves de l'agriculture raisonnée. Conséquences, les préparations de la cuisine centrale sont composées de 44,7 % de produits en circuits courts et 11. ,13 % de produits Bio. Les produits frais quant à eux représentent 70,4 %. Cerise sur le gâteau, toutes les barquettes utilisées pour la distribution des plats sont recyclables, pour un impact environnemental minimisé. Pour en savoir plus - Mickaël Devaux - m.devaux@ville-lafleche.fr
Marseille participe au projet « Food Smart Cities For Development »
La ville de Marseille a décidé de s'impliquer dans l'alimentation durable en participant au projet « Food Smart Cities For Development », lancé par Milan avec le soutien financier de l'Europe de 108 520 euros. Le projet durera de janvier 2015 à décembre 2016 et réunit les villes de Marseille, Milan, Turin, Barcelone, Bilbao, Gand, Bruges, Utrecht et Thessalonique. Un guide de bonnes pratiques sur l'alimentation durable sera édité. L'organisation d'ateliers d'échanges et de concertation pour les services municipaux et quelques organismes externes à Marseille permettra d'engager une réflexion pour définir la communication sur l'alimentation durable à mener vis-à-vis du public ainsi que la préfiguration d'une politique d'alimentation durable en accord avec le Pacte alimentaire durable de Milan que Marseille a signé aux côtés de 116 autres grandes villes du monde, le 15 octobre 2015. Pour en savoir plus. Jean-Paul Magnien - jpmagnien@mairie-marseille.fr
UNCPIE : un programme MIAMM pour Mutaliser, Innover, Accompagner pour Mieux Manger
Avec son programme MIAMM "Mutualiser, Innover, Accompagner pour Mieux Manger", l'Union nationale des CPIE donne une nouvelle impulsion aux projets territoriaux conduits avec la restauration collective, vers une alimentation durable et responsable. Conduit en partenariat avec AGORES (association des directeurs de restauration collective publique territoriale), ce programme réunit 15 CPIE et restaurations collectives qui s'engagent dans la mise en ½uvre d'actions co-construites et portées par l'ensemble des acteurs de la restauration collective (professionnels, convives, équipes pédagogiques ou encadrantes, gestionnaires, producteurs locaux…) pour faire évoluer les pratiques et les modes de consommation. A l'exemple du projet initié par le CPIE Bresse du Jura "Ensemble contre le gaspillage alimentaire en restauration collective", lauréat de l'appel à projet 2015 du Plan National Alimentation. Ce projet éducatif cible les acteurs directs ou indirects d'une cuisine centrale afin de réduire le gaspillage alimentaire et a pour objet de rendre les usagers acteurs tout en valorisant une production locale et de qualité. Il s'intéresse aux professionnels, mais également aux convives des restaurants collectifs en milieu scolaire, hospitalier, etc. L'Union nationale des CPIE et AGORES animent à travers le programme MIAMM une réelle dynamique collective (formations, journées d'échanges, veille, mutualisation d'outils…) et capitaliseront d'ici 2 ans les bonnes pratiques et les leviers à l'action des acteurs de la restauration collective. Caroline Joigneau -  cjoigneau@uncpie.org
La Fondation Nicolas Hulot accompagne la restauration collective avec «Mon Restau Responsable® »
La Fondation Nicolas Hulot et le Réseau Restau'Co ont créé Mon Restau Responsable®, un outil adressé aux restaurants collectifs, cantines scolaires, entreprises, hôpitaux qui veulent proposer à leurs convives une alimentation responsable et respectueuse de l'environnement. L'objectif ? Mettre en place une démarche complète en matière de développement durable au sein de l'établissement : bien-être des convives, approvisionnement de produits de qualité et de proximité, réduction du gaspillage, sensibilisation aux bonnes pratiques alimentaires, promotion d'un ancrage territorial fort. Un questionnaire d'auto-évaluation et la démarche Mon Restau Responsable sont deux outils complémentaires pour atteindre cet objectif. Le restaurant qui s'engage reçoit de manière participative une garantie pour valoriser son engagement. Vidéo explicative de la démarche - Pour en savoir plus. mon-restau-responsable@fnh.org
Soutien à l'agriculture durable
La coopérative Agricole Terrena rejoint le Comité 21 Grand Ouest !
Depuis ses origines, en 1887, Terrena est au service de l'intérêt de ses adhérents agriculteurs. Aujourd'hui, plus de 22 000 exploitations agricoles et 13 998 salariés composent notre Groupe coopératif reconnu pour ses valeurs et sa crédibilité économique. Pour relever le nouveau défi de notre siècle, produire mieux avec moins, Terrena engage un projet stratégique ambitieux, ouvert, et fédérateur : La Nouvelle Agriculture®. Visionnaire avec le lancement en 2008 de l'Agriculture Ecologiquement Intensive (AEI), Terrena passe aujourd'hui à la vitesse supérieure en déployant La Nouvelle Agriculture® sur l'ensemble de ses filières et de ses productions. Les produits NA - La Nouvelle Agriculture® s'adressent à des consommateurs attentifs aux conditions de production et aux modes d'élevage, autant qu'à la qualité des aliments. La Nouvelle Agriculture® leur apporte l'assurance de produits de proximité, issus de modes de production plus naturels, accessibles en prix, bons en goût et apportant un bénéfice nutritionnel. La démarche RSE de Terrena prolonge naturellement cette initiative. Pour en savoir plus. Joy Thorne - jthornes@terrena.fr
Un Plan d’actions prioritaires pour l’agriculture adopté en Pays de la Loire
Malgré ses réussites et ses nombreux atouts, l'agriculture ligérienne n'échappe pas à la crise profonde que traverse l'agriculture française. C'est pourquoi le Conseil régional des Pays de la Loire a adopté le 26 février dernier un Plan d'actions prioritaires pour l'agriculture en Pays de la Loire. Ce Plan d'action régional s'articule autour de six priorités : débloquer rapidement l'instruction et le paiement des aides 2015 ; accompagner les agriculteurs en difficultés ; soutenir l'investissement pour favoriser la modernisation des exploitations et l'installation des jeunes ; développer l'approvisionnement local dans la restauration collective ; décréter un moratoire régional et une revue générale des normes régionales renforcer la compétitivité de l'agriculture et de l'agro-alimentaire des Pays de la Loire, en termes financiers, le plan d'action régional représente un volume de près de 4 M euros de crédits régionaux supplémentaires générant près de 7M euros de crédits totaux (avec l'effet levier du FEADER) et va conduire au déblocage dans les semaines à venir de près de 52 M euros d'arriérés de paiement ou d'avances sur les aides agricoles 2015. Pour en savoir plus
Le Lot-et-Garonne récompensé pour « Territoire Bio Engagé »
Le Lot-et-Garonne est le 1er département bio de l'Aquitaine, et prochainement de la future grande Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. Les efforts fournis par le Conseil départemental afin de soutenir le développement de la filière bio associés à ceux des producteurs lot-et-garonnais ont permis de dépasser les objectifs fixés par le Grenelle de l'Environnement en 2009 en terme de surfaces agricoles utiles engagées en bio. Depuis 2008, la surface agricole en bio est ainsi passée de 8 558 à 18 159 hectares et permet au département de dépasser le seuil des 6% de surface agricole cultivée en bio. Le Département est ainsi la 14ème collectivité territoriale lot-et-garonnaise à recevoir le label, puisque 13 communes ont déjà reçu ce prix. Cette réussite tient notamment au soutien important du Département à l'agriculture bio, notamment pour les nouveaux installés et les organismes chargés de la promotion et de la formation dans le domaine. Ainsi, depuis 2009, 82 installations en bio ont reçu le soutien du Département pour un montant d'aides globales de 492 000 euros. Pour en savoir plus. Jacques Del Aco Aguirre - jacques.delarcoaguirre@lotetgaronne.fr
Sensibilisation-Education et Recherche
Des ruches pour préserver la biodiversité et garantir les ressources alimentaires
En cohérence avec les engagements Groupe en matière de RSE et de développement durable, Elior entreprise s'est engagée en 2016 aux cotés de la société ekodev pour préserver la biodiversité et promouvoir la filiale apicole. Les abeilles sont essentielles au maintien des écosystèmes sur Terre. Elles sont indispensables à l'alimentation en assurant près de 80% de la pollinisation des espèces végétales soit un tiers des ressources mondiales. Deux ruches ont ainsi été installées en mars dernier sur la Base de Défense à Creil, dans l'Oise. Au-delà de la sensibilisation aux enjeux de la biodiversité et de l'alimentation responsable, les animations prévues sur le site (installation, récolte du miel, dégustation, etc.) permettent aussi de renforcer le lien social en fédérant les collaborateurs autour d'un projet innovant et en partageant finalement la dégustation d'un miel local ! Une opération gagnante pour tous les acteurs concernés : apiculteur, restaurateur, client et convives. Pour en savoir plus. Vincent Cossac - vincent.cossac@elior.com / Thomas Chauveau - tchauveau@ekodev.com
Des produits maraîchers en gare pour avoir la pêche !
La SNCF s'associe aux maraîchers et aux producteurs pour proposer dans les gares plusieurs services de produits frais à récupérer chaque semaine et ainsi retrouver la saveur des produits cueillis à maturité et cultivés dans des exploitations locales. En Ile-de-France, les « Paniers Fraîcheur », en association avec les Chambres d'Agriculture d'Île-de-France et de Seine-et-Marne, proposent des paniers de légumes et de fruits frais de saison. Des maraîchers locaux vendent leurs produits sur les quais d'une quarantaine de gares d'Île-de-France. Les voyageurs peuvent acheter à la descente du train des fruits et légumes fraîchement récoltés, et les cuisiner grâce aux fiches distribuées par le producteur ou téléchargeables directement sur le site. Ces fiches recette sont développées en collaboration avec les apprentis cuisiniers de l'École de Paris des Métiers de la Table, du Tourisme et de l'Hôtellerie, encadrés de leurs formateurs ; ainsi que la Chambre d'Agriculture Interdépartementale d'Île-de-France. Le site permet d'obtenir un renseignement ou de suggérer une amélioration du service, et pour les producteurs de faire connaitre leur intérêt pour y participer. Pour en savoir plus. panier.fraicheur@sncf.fr
Triballat Noyal lance un menu bon pour la planète !
L'entreprise Triballat Noyal, basée à Noyal-sur-Vilaine en Bretagne, allie Tradition et Innovation pour développer de nouveaux marchés dans les domaines de la Bio, des fromages, du végétal et de la nutrition. En partenariat avec O2m Conseil et la Fondation Good Planet, l'entreprise a lancé en octobre dernier l'opération « Menu Climat ». Le principe : Les participants calculent le CO2 évité lorsqu'ils commandent des produits « qui plaisent au gourmand et à l'environnement ». Un site internet permet de faire le bilan des gains CO2 liés à leurs menus plus écoresponsable. Ils reçoivent un kit pédagogique composé de 2 affiches, 20 chevalets de table et de 20 sachets de 10 graines de soja à germer. Pour les champions du challenge, de nombreux lots sont à gagner. Pour en savoir plus. Lucas Le Provost - lucas.leprovost@triballat.com
Le Conseil départemental de Loire Atlantique forme ses personnels à la cuisine évolutive
En Loire-Atlantique : 3,6 millions de repas sont préparés et servis dans les restaurants scolaires des collèges. Le Conseil départemental a donc choisi de favoriser l'approvisionnement des restaurants scolaires en produits issus de l'agriculture biologique et/ou de circuits courts. Cette action, dans le cadre de la politique éducation du Département, s'est appuyée sur la formation de tous les chefs et seconds de cuisine à la cuisine évolutive et alternative, l'accompagnement des collèges à la mise en place de ces dispositifs, une plateforme de commercialisation et de distribution (Mangerbio44), ainsi que la mise en place d'animations sur le temps pédagogique (visite de fermes et animation sur le temps du repas). A ce jour, l'expérimentation a été conduite auprès de 49 collèges publics, ce qui représente 20 500 repas par jour. L'écho est favorable : environ 12% des achats alimentaires se font en produits issus de l'agriculture biologique et/ou de circuits courts et 1 repas sur 2 intègre un produit bio et/ou local. Laurence Corgnet - Laurence.CORGNET@loire-atlantique.fr
Le Conseil départemental des Vosges sensibilise au gaspillage alimentaire
Le Conseil départemental des Vosges, s'est associé en 2014 à l'année européenne et nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire, dans le cadre de son opération écocitoyenne « Vosges, le plus beau est avenir... », en proposant aux acteurs Vosgiens de mettre en place une action ciblée autour de l'alimentation. Le Département a activement participé à cette opération en proposant deux journées de formation aux associations et travailleurs sociaux sur l'outil pédagogique « A table », édité par CANOPE. Il a également rédigé un livret « alimentation durable et responsable » comprenant des informations générales autour de l'alimentation, la présentation d'animations liées à l'alimentation et des recettes simples et anti-gaspi. Et enfin, un jeu pédagogique intitulé « fais ta popote », conçu par des conseillères insertion-logement, a été réalisé. Ce jeu destiné aux petits et aux grands a comme objectif principal d'informer et d'établir une discussion autour de l'alimentation de façon ludique. Pour en savoir plus. Florence Coste - fcoste@vosges.fr
L’ADEME lance IPMEécocon, avec un axe sur les déchets et le gaspillage alimentaire
Le Programme d'investissements d'avenir (PIA) « Démonstrateurs de la transition écologique et énergétique et l'ADEME lancent l'Initiative PME « Eco-conception, économie de la fonctionnalité, réduction des déchets et du gaspillage alimentaire ». Cette offre de financements vise à soutenir des PME dans le cadre de projets innovants présentant un potentiel économique important. Les projets ciblés portent sur 3 axes : éco-conception, économie de la fonctionnalité et accompagnement au changement de comportement vis-à-vis des déchets et du gaspillage alimentaire. Ils devront contribuer à l'élaboration, au développement ou au déploiement de méthodologies, de technologies, de services et de solutions novateurs. Chaque projet sélectionné recevra une aide financière sous forme de subvention, pouvant aller jusqu'à 200 000 €. Date limite de dépôt des dossiers : lundi 12 septembre 2016. Pour en savoir plus. Léonard Boniface - ipme.ecocirc@ademe.fr
La Fondation GoodPlanet lance « la solution est dans l’assiette » !
À l'occasion de la Conférence Paris Climat 2015, la Fondation GoodPlanet a lancé un vaste programme de sensibilisation, ludique, loin des discours moralisateurs : « La solution est dans l'assiette ! ». Sous l'égide de son président et fondateur Yann Arthus-Bertrand, 60 solutions et 100 initiatives exemplaires sont proposées pour permettre de réduire de manière très concrète les émissions de gaz à effet de serre générées par notre alimentation. Ce programme est destiné au grand public, tout en incluant l'ensemble des parties prenantes de la filière alimentation pour avancer tous ensemble vers un but commun : une alimentation permettant de concilier plaisir, santé et climat. De nombreux outils, adaptés à différents publics, ont été développés afin de diffuser ces messages et mobiliser le plus grand nombre (ebook, webdocs, calendriers, jeux de cartes, PLV magasins, concours, etc.). Le programme « La solution est dans l'assiette ! », qui se poursuit en 2016, est le fruit d'une collaboration entre de nombreux partenaires, notamment l'ADEME, Findus, le Groupe Casino, Engie, Vrai, Solocal, l'INC, France Télévision, l'AMF, l'Agence Bio et le PNUE. En 2016, GoodPlanet met l'accent sur trois thématiques du programme « La solution est dans l'assiette » : réduction de la consommation de protéines animales, respect de la saisonnalité, et lutte contre le gaspillage alimentaire. A cet effet, la fondation sera partenaire de l'édition 2016 de la Fête des Voisins (27 mai) avec la mise en avant de la lutte contre le gaspillage alimentaire. Pour en savoir plus. Thierry Touchais - thierry.touchais@goodplanet.org
Amélioration nutritionnelle des populations locales
Egis au Sénégal : l’utilisation des bordures d’autoroute de Keur Moussa pour un projet de culture maraichère
Le concessionnaire de l'autoroute SENAC SA et les autorités sénégalaises ont trouvé un accord pour autoriser provisoirement des cultures sur les terrains aujourd'hui inoccupés et destinés à la construction de futures bretelles d'autoroute. De nombreuses variétés y sont cultivées : du piment Goana, de l'oignon vert à l'aubergine en passant par le maïs qui est une culture hivernale servant de brise vent. Ces cultures sont réalisées exclusivement par les femmes défavorisées vivant à proximité de la nouvelle infrastructure afin qu'elles subviennent aux besoins alimentaires de leurs familles. Le concessionnaire a procédé à la formation des femmes aux techniques maraichères et à l'aménagement du site (clôture, préparation du sol, choix de semis adaptés, construction de puit et bassins) dans le centre de formation agricole de Keur Moussa. De nombreuses démarches ont été faites afin de protéger les engagements et intérêts de chacun : interdiction des constructions d'habitation sauvages, contrôle de l'utilisation des ressources financières issues du projet maraicher, etc. Afin d'améliorer les conditions de travail des femmes dans les travaux de culture, plusieurs aménagements ont été réalisés comme un accès depuis la route principale, des puits à la pelle mécanique ou encore la mise à disposition de pompes. Ce projet, a été initié en 2013 dès le début de l'opération et mis en oeuvre en 2015. Il contribue donc à la fois à l'approvisionnement de proximité et à l'amélioration nutritionnelle des populations locales. Eric Locquet - Eric.LOCQUET@egis.fr - Celine Grall - Celine.GRALL@egis.fr
Bleu-Blanc-Coeur participe à un programme de recherche sur l’alimentation et l’agriculture durable !
Portée par la croissance démographique et de nouvelles habitudes alimentaires « au sud », la consommation mondiale de viandes et produits animaux qui a doublé ces 15 dernières années, va encore doubler dans les prochaines décennies. Baisser la consommation au Nord aura un impact faible. Améliorer la qualité nutritionnelle et surtout environnementale des produits animaux est un enjeu prioritaire. Certains nutriments sont d'origine exclusivement animale. Proposer des modes d'élevage qui améliorent la densité nutritionnelle des oeufs, laits et viande tout en diminuant leur impact environnemental est la voie d'avenir explorée par le programme de recherche AGRALID conduit par l'INRA avec BLEU-BLANC-COEUR. Le programme de recherche touche à sa fin, les solutions existent, la voie est étroite, mais il faut la suivre ; BLEU-BLANC-COEUR est chargée de la dissémination de ces résultats qui démontrent que la solution est à la hauteur des enjeux ! Manger moins et mieux au Nord, manger plus et surtout plus et mieux au Sud... Pour en savoir plus. Amélie Binard - amelie.binard@bleu-blanc-coeur.com
Agenda du Comité 21 et du Club France DD
 
2-3/05 à Paris : formation de l'équipe du Comité 21 sur le bien-être au travail
9/05 à Nantes : réunion de préfiguration de la dynamique de concertation pour l'éducation à l'environnement et au développement durable en Pays de la Loire
10/05 à Chantonnay : matinale Comité 21 Grand Ouest sur l'Agro-écologie, l'ambition d'une agriculture durable ?
12/05 à Paris : réunion d'information et d'échanges sur le processus de préparation collectif à Habitat III organisée par le PFVT (Partenariat français pour la Ville et les Territoires)
13/05 à Paris : groupe de travail du Club France Développement durable pour préparer la contribution collective à Habitat III
17/05 à Paris : intervention sur l'avis européen « Construire une coalition entre la société civile et les collectivités infranationales pour concrétiser les engagements de l'accord de Paris » au CESE
17/05 à Paris : participation à la réunion COP22 du Global Compact
24/05 à Saint-Nazaire : matinale Comité 21 Grand Ouest sur Management des économies d'énergies dans les zones d'activité
30/05 à Paris : comité de pilotage Club France Développement durable
31/05 : Webconférence Comité 21 Grand Ouest « Publier un rapport sur le développement durable : méthode, outils et pratiques »
Rendez-vous du Comité 21
 
10 mai : Matinale « Agro-écologie: l'ambition d'une agriculture durable? »
Le Comité 21 Grand Ouest organise une matinale sur le thème de l'agrocécologie le 10 mai à Chantonnay (85) de 9h. L'agroécologie est-elle l'avenir de l'agriculture dans le Grand Ouest ? Cela ne fait aucun doute. Mais de quoi s'agit-il exactement ? Située au carrefour de l'agronomie et de l'écologie, ce mot-valise désigne une démarche agricole qui utilise les services rendus par les écosystèmes, plutôt que de chercher à les substituer par des intrants (engrais, pesticides). Comment généraliser l'agro-écologie sur le Grand Ouest ? Quels sont les freins et les leviers de son développement auprès des agriculteurs ? Comment la rendre plus attractive pour les transformateurs, les distributeurs et le consommateur ? Quels sont les leviers de l'action publique ? Voici quelques-unes des actions qui seront abordées lors de cet atelier de travail qui se déroulera sur les terres de Jacques Morineau, au sein du GAEC (Groupement agricole d'exploitation en commun) Ursule qui a été récompensé en 2014 pour son engagement en faveur de l'agro-écologie. Inscription ici. Yoann Chagnaud - chagnaud@comite21.org
24 mai : Matinale management des économies d’énergies dans les zones d’activité
Le Comité 21 Grand Ouest organise une matinale sur le thème des économies d'énergie dans les zones d'activité le 24 mai de 9h à 12h à Saint Nazaire. Pour la majorité des collectivités de l'ouest de la France, les zones d'activités sont des espaces de développement économique indispensables pour l'emploi local. Mais, parce qu'elles concentrent géographiquement l'activité économique, ces zones sont également de très grandes consommatrices d'énergie. Pourtant, la densité des zones d'activité offre un potentiel inéluctable pour la réduction de la facture énergétique. La zone de Brais-Pedras, à Saint-Nazaire, en a fait l'expérience. Sous l'impulsion de la collectivité (la CARENE), plusieurs entreprises se sont réunies dans le cadre d'un projet collectif visant à réduire leurs consommations. Animée par un bureau d'études, la démarche a conduit les entreprises à développer de nouvelles coopérations : audit énergétique groupé, achat commun d'ampoules peu énergivores, échanges sur leurs difficultés et leurs progrès, etc. Quels bénéfices de cette démarche pour l'environnement et l'entreprise ? Quels partenaires investir ? Quels facteurs-clés de réussite ? Comment susciter une approche collaborative sur le long-terme ? Ces questions seront explorées lors d'un débat animé par le Comité 21 sur le site du parc d'activités de Brais-Pedras à Saint-Nazaire. Inscription ici. Mathilde Bres - bres@comite21.org
31 mai : Webconférence « Publier un rapport sur le développement durable : méthode, outils et pratiques »
Dans le cadre des parcours méthodologiques, la direction régionale du Comité 21 dans le Grand Ouest organise une webconférence sur les rapports de développement durable, le 31 mai de 8h30 à 10h. Souvent perçue comme difficile, coûteuse et fastidieuse, la publication d'un rapport sur le développement durable est pourtant indispensable pour structurer, crédibiliser et faire progresser la démarche. Les collectivités ont désormais rejoint les entreprises dans cet impératif d'évaluation et de reddition de compte sur les mesures engagées, et les organisations sont de plus en plus nombreuses à rédiger un rapport même en l'absence d'obligation. Les enjeux de cet exercice sont nombreux : il s'agit d'identifier les « bons » indicateurs, de s'assurer de la pertinence, de la précision et de la comparabilité des informations, de renforcer la fiabilité et la crédibilité des données, de structurer les informations, et de lier la démarche de développement durable avec la stratégie et la performance globales de l'organisation. Quelle méthode suivre pour rédiger ce rapport ? Quels outils mobiliser ? De quelles bonnes pratiques s'inspirer Le Comité 21 se propose d'explorer ces questions lors d'une webconférence. Inscription ici Mathilde Bres - bres@comite21.org /Yoann Chagnaud - chagnaud@comite21.org
19 avril : retour sur Management – comment mobiliser les bénévoles et les salariés d’une association ?
La direction régionale du Comité 21 Grand Ouest a tenu sa première matinale du parcours associations, le 19 avril sernier, dans les locaux de l’Institut Médico Educatif (IME) Armor à Saint-Herblain, membre du réseau de l’ADAPEI 44. Adhérente du Comité 21, l’ADAPEI 44, association loi 1901, de parents et d’amis milite pour l’accompagnement adapté des personnes en situation de handicap et le soutien des familles. Après une présentation de leur engagement RSO et une visite de l’IME, à la rencontre d’ambassadeurs RSE, un débat entre 25 représentants d’associations a permis une critique constructive sur les difficultés et les idées pour mobiliser. Donner la parole aux salariés et bénévoles en s’appuyant sur une démarche développement durable est une belle occasion pour « redonner un souffle » à la stratégie globale de l’association. Acteurs du terrain et source de création de valeurs, les différentes parties prenantes de l’association doivent et permettent de faire vivre la démarche développement durable et la pérenniser dans le temps. De la simple sensibilisation à l’évaluation des métiers, une culture développement durable amène à repenser les processus de management et de gouvernance afin de créer les conditions pour faire des salariés et des bénévoles des ambassadeurs du changement sur le long terme. Découvrez le compte-rendu ici. Yoann Chagnaud – chagnaud@comite21.org
Le Comité 21 partenaire
 
Nouvelle édition du Forum mondial Convergences, 5, 6 et 7 septembre
La 9ème édition du Forum Mondial Convergences « Réussir la transition vers des villes et territoires durables » se tiendra les 5, 6 et 7 septembre 2016 à Paris et se traduira par 3 jours d'échanges et de co-construction autour de 50 événements, 350 intervenants et 8 000 experts. Les acteurs et experts des secteurs privés, publics et solidaires se ressembleront pour partager, débattre et réfléchir autours de trois grandes thématiques : Les défis des villes et des territoires ; Cap sur les Objectifs du développement durable-ODD ; Pour une économie au service du bien commun. Vous pouvez dès maintenant participer au sondage de Convergences afin d'estimer le niveau d'appropriation des ODD par les experts et le grand public. Participez à l'étude - Pour en savoir plus
Eco-dates
 
3/05 à Paris : Mardi de l'environnement « La Terre, un patrimoine à entretenir » - SERE - contact@s-e-r-e.net
4/10 à Paris : conférence « Surpêche : mythes et réalités ? » - France filière pêche - en savoir plus
10/05 à Gruchet-le-Valasse : 9ème édition des Trophées du Développement Durable - Réseau GRANDDE - en savoir plus
10/05 à Paris : atelier co-écologique « Comment dépasser le greenwashing ? » - Fabrique écologique - en savoir plus
10/05 à Paris : Mardi de l'ARENE Ile de France « Smart Grids, quelle place pour les collectivités ? - en savoir plus
10/05 à Nantes : conférence-débat « Evolution des modes de vie : (re)trouver des marges de maneuvre ? » - CHEDD - en savoir plus
10-11/05 à Paris : conférence internationale « Sustainable Development : it's time ! » - IDDRI - en savoir plus
12/05 à Lyon : journée nationale « Des écoquartiers dans une ville accessible à tous » - Cerema - en savoir plus
19-20/05 à la Grande Motte : 9ème édition des Rendez-vous de l'UNAT - en savoir plus
20/05 à Paris : colloque international « Les territoires : laboratoires du changement climatique » - Météo et Climat - en savoir plus
20/05 à Nantes : convention Lucie 2016 «Co-construisons la RSE de demain ! » - Lucie - en savoir plus
20-21/05 à Paris : colloque « Education nationale : que faire » - Association ADAPes - en savoir plus
25-26/05 à Montpellier : R2D2, le rendez-vous annuel des référents du développement durable - Conférence des Grandes Ecoles - en savoir plus
26/05 à Paris : atelier de l'OMIG « la mixité améliore la performance de management » - en savoir plus
28-30/05 à Paris : 13ème Forum International de la Météo et du Climat - Météo et Climat - en savoir plus
31/05-01/06 à Paris : Forum OCDE « Productive Economies, Inclusive Societies » - OCDE - en savoir plus
3 questions à ...
Marketa Braine-Supkova, Fondatrice et Directrice générale de l’IUFN-International Urban Food Network
Pouvez-vous nous présenter les missions et les objectifs de l'International Urban Food Network?
IUFN, International Urban Food Network, est une plateforme de promotion des systèmes alimentaires durables pour les régions urbaines basée à AgroParisTech à Paris. Fondé en 2012, IUFN sensibilise les décideurs locaux et nationaux au potentiel des systèmes alimentaires durables comme un nouveau paradigme de développement territorial. IUFN soutient les collectivités territoriales dans leurs premiers pas vers des projets alimentaires territoriaux en s'efforçant de créer une culture alimentaire commune entre les parties prenantes du territoire. Nos principaux moyens d'action sont la sensibilisation, le conseil et accompagnement des collectivités, et la production d'études transdisciplinaires. Notre périmètre d'action se développe progressivement. Nous avons pu mettre en place des projets forts auprès des collectivités locales et initier des partenariats inspirants en France. Désormais, avec nos partenaires européens, comme le Conseil des Communes et Régions d'Europe (CCRE), nous nous efforçons à diffuser l'information sur le potentiel transformateur du concept de « local food strategies » auprès des collectivités de l'Union Européenne.

IUFN se mobilise avec la FAO et les collectivités pour développer des systèmes alimentaires territoriaux. Quels sont les grands enjeux relatifs à l'alimentation que vous identifiez aujourd'hui et quels sont les principaux défis qu'il vous faudra relever ?
L'approvisionnement alimentaire durable des zones urbaines est un des enjeux fondamentaux de notre temps. C'est à la fois un défi et une opportunité. C'est un défi pour le système alimentaire conventionnel qui doit prendre en compte l'évolution de la demande des citoyens, nécessaire modification des pratiques professionnelles pour une plus grande prise en compte des ressources humaines et naturelles. La question d'échelle d'action se pose naturellement. La sphère territoriale, régionale, sort souvent gagnante des considérations relatives aux sujets transversaux comme l'alimentation. Dans cette perspective, les collectivités locales peuvent s'en saisir et en faire une opportunité pour une remise à plat de leur stratégie de développement. C'est également une opportunité pour mettre à profit leur capacité de fédération, de sensibilisation, de soutien aux acteurs de leur territoire. Dans ce cas, le portage politique et l'ouverture des mécanismes de prise de décision à d'autres acteurs sont alors des éléments clés du succès.

Quel va être le rôle de l'IUFN par rapport à cet ODD2 pour atteindre les cibles définies par l'ONU d'ici 2030 ?
L'ODD2 vise à éliminer la faim, assurer la sécurité́ alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l'agriculture durable. C'est un objectif extrêmement ambitieux pour un horizon aussi proche - 2030. A mon sens, l'ambition ainsi posée, sert ici d'élément mobilisateur, plutôt qu'elle ne stipule des objectifs réellement atteignables. Très vague par ailleurs (« améliorer » la nutrition et « promouvoir » l'agriculture durable), cet objectif n'a en réalité rien de contraignant et relève plutôt d'un voeux pieux. IUFN vise à accélérer la transition des collectivités territoriales vers des systèmes alimentaires plus durables. Ainsi, nous souhaitons contribuer concrètement au développement des systèmes alimentaires territorialisés durables, ayant comme objectif premier la satisfaction du droit à l'alimentation pour tous. Nous pensons que les collectivités territoriales sont en mesure d'apporter dans ce domaine des réponses concrètes, soutenables et viables.
marketa.braine@iufn.org

www.iufn.org/en/
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Zoom sur l’Objectif de développement durable n°2
En septembre 2015, les dirigeants du monde se sont réunis au Siège des Nations Unies à New York pour adopter un nouveau programme en matière de développement durable. Ce nouvel agenda pour 2030 comprend 17 nouveaux objectifs de développement durable (ODD) qui guideront la politique et le financement du développement pour les 15 prochaines années. Ce numéro d'Infos 21 traite de l'Objectif n°2 visant à éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l'agriculture durable. L'alimentation est une réelle problématique et ce dans le monde entier. En effet, une personne sur neuf dans le monde est sous-alimentée (soit 795 millions). Cependant, le secteur de l'alimentation et de l'agriculture offre des solutions clés pour le développement ; il est au coeur de l'éradication de la faim et de la pauvreté. De plus, le secteur de l'agriculture est le principal employeur du monde. C'est le gagne-pain de 40 % de la population mondiale actuelle et la principale source de revenu et d'emploi pour les ménages ruraux pauvres. Pour en savoir plus
OCDE : une feuille de route pour l’agriculture adoptée par plus de 50 pays et organisations internationales
Plus de 50 représentants des pays membres de l'OCDE, d'organisations internationales et de membres invités, dont 23 ministres de l'agriculture, se sont réunis à Paris, au sein de l'OCDE les 7 et 8 avril, sous la coprésidence de Stéphane Le Foll et de son homologue américain Tom Vilsack, pour échanger sur les enjeux agricoles et définir les priorités d'action en matière de politiques publiques. Cette réunion de portée internationale, organisée tous les 5 à 6 ans, a été l'occasion pour les participants de fixer une nouvelle feuille de route à l'organisation internationale en matière agricole, afin de promouvoir des politiques publiques conjuguant compétitivité, durabilité, productivité et résilience de l'agriculture. Mais il reste à déterminer jusqu'où et à quel rythme les pouvoirs publics sont prêts à aller pour rapprocher leur cadre d'action de celui qui se prêterait le mieux à la réalisation des objectifs partagés. Pour en savoir plus
Projet de loi : favoriser l’ancrage territorial de l’alimentation en cours d’examen
La proposition de loi visant à favoriser l'ancrage territorial de l'alimentation a été adoptée en première lecture, avec modifications, par l'Assemblée nationale le 14 janvier 2016. Le texte prévoit qu'à compter du 1er janvier 2020, la composition des repas servis dans les restaurants collectifs publics devra inclure 40% de produits relavant de l'alimentation durable (produits mentionnant la qualité et l'origine, issus de circuits courts, ou répondant à des critères de développement durable, notamment la saisonnalité) dont 20% seront issus de l'agriculture biologique. Le Sénat a entamé début mars 2016 l'examen en séance publique de cette proposition de loi. Pour en savoir plus
Initiative 4 pour 1000 : les sols pour la sécurité alimentaire et le climat
La première réunion des partenaires de l'Initiative 4 pour 1000, les sols pour la sécurité alimentaire et le climat, s'est déroulée 28 avril 2016 au salon international de l'agriculture du Maroc, à Meknès. L'initiative 4 pour 1000, lancée par la France, consiste à fédérer tous les acteurs volontaires du public et du privé (États, collectivités, entreprises, organisations professionnelles, ONG, établissements de la recherche,...) dans le cadre du plan d'action Lima-Paris. Cette initiative doit permettre de développer des actions concrètes sur le terrain qui bénéficient aux agriculteurs et éleveurs, premiers concernés par la dégradation des terres et plus largement à l'ensemble de la population mondiale. Cette première réunion des partenaires a travaillé autour de deux questionnements principaux : Quelle gouvernance pour cette initiative ? Et quelles actions vers la COP22 ? Pour en savoir plus
Bon pour le climat : changeons le contenu de nos assiettes !
« Bon pour le climat », association à but non lucratif, a pour objectif d'inciter et d'accompagner tous les restaurateurs, grands et petits, à agir pour le climat grâce à leur cuisine. Le dispositif propose une action concrète : changer le contenu de nos assiettes en respectant trois principes qui permettent de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre : utiliser des produits de saison, favoriser le local, et faire la part belle au végétal. Cette association apporte des solutions et des outils simples via son site internet, pour identifier les produits de saison et les produits « bons pour le climat », identifier des fournisseurs locaux, trouver de bonnes recettes, avoir des supports de formation... Pour savoir plus
SOLAAL facilite le don alimentaire entre agriculteurs
SOLAAL, association reconnue d'intérêt général, facilite le don alimentaire entre agriculteurs, d'une part, et les associations d'aide alimentaire, d'autre part. SOLAAL propose au donateur, souvent pris par son activité, de se charger de la répartition de ses produits vers ces associations. Depuis sa création, ce sont 5 800 tonnes de produits frais (dont fruits, légumes, viandes, oeufs) qui ont été redistribués, soit l'équivalent de 11,6 millions de repas pour les personnes démunies. Afin de créer des dynamiques territoriales, avec les acteurs locaux, et d'optimiser les flux, SOLAAL expérimente des dispositifs de lutte contre le gaspillage alimentaire et des actions solidaires : inclusion du secteur agricole dans les politiques locales de lutte contre le gaspillage (création d'une plateforme de tri-distribution de fruits et légumes invendus sur un marché de gros à Tours), glanages en champ, en partenariat avec un pôle d'insertion, et optimisation logistique des flux de dons agricoles (tri et conditionnement avec un ESAT et reverse logistics avec une supply chain), notamment. Afin de fluidifier les dons sur tout le territoire, SOLAAL bénéfice de treize relais solidaires. Pour en savoir plus
Too Good To Go, une solution pour revendre les invendus !
Too Good To Go offre à tout commerce alimentaire (restaurants, boulangeries, traiteurs, supermarchés, cantines...) une solution simple et gratuite pour revendre leurs invendus en fin de journée. Par l'intermédiaire d'une application mobile et du site web, les utilisateurs peuvent prépayer en ligne des portions de nourriture à petits prix et passer récupérer tout ce qui serait jeté à la fin de la journée. Les commerces dégagent ainsi un surplus économique, les utilisateurs profitent de produits à petits prix. Too Good To Go s'est lancé au Danemark en novembre 2015, puis en Norvège et en Allemagne et a déjà conquis 135 000 utilisateurs et plus de 300 commerces. L'aventure démarre en France et l'application sera prochainement lancée avec des commerces partenaires français. Pour en savoir plus
Un Prix consacré aux femmes, à l’agriculture et l’alimentation responsable
Créé en 2013 par Relations d'Utilité Publique www.agence-rup.net, Resolis www.resolis.org et Spas Organisation http://spas-expo.com, le Prix des femmes Marjolaine a pour but de récompenser des femmes menant des actions exemplaires dans les domaines de l'agriculture et de l'alimentation écologiques et solidaires, en France et dans les pays en développement. Les partenaires sont notamment Med COP 22, l'Association des Régions de France, la Fondation Nicolas Hulot, Max Havelaar France, le CFSI, le WECF France, et les magazines Kaizen, Debout, Causette et ... le Comité 21. Pour cette 4ème édition, une catégorie a été dédiée aux projets venant de Méditerranée. Les candidatures seront ouvertes en mai, et la remise des Prix se fera en octobre 2016. Pour en savoir plus
Guide pour des filières agricoles responsables
Ce guide de l'OCDE et de la FAO a pour objectif d'aider les entreprises à respecter les standards existants en matière de conduite responsable des entreprises dans les filières agricoles. Ces standards incluent notamment les Principes directeurs de l'OCDE à l'intention des entreprises multinationales, les principes adoptés par le Comité de la Sécurité Alimentaire mondiale (CSA), et les Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale également adoptées par le CSA. Ce document cible toutes les entreprises intervenant dans les filières agricoles et couvre les secteurs amont et aval des filières agricoles. 88 pages - Télécharger
Chiffre du mois des adhérents
L'ODD 2 a pour but d'éliminer la faim, d'assurer la sécurité alimentaire et d'améliorer la nutrition et promouvoir l'agriculture durable. 80% des répondants-adhérents pensent que la prise en compte de l'alimentation durable progresse au sein de la société (pouvoirs publics, collectivités, entreprises...). Par ailleurs, nos adhérents ont indiqué leurs priorités pour cet ODD à atteindre d'ici à 2030. Tout d'abord, il s'agit préserver la diversité génétique des semences, des cultures et des animaux d'élevage ou domestiqués et des espèces sauvages apparentées, y compris au moyen de banques de semences et de plantes bien gérées et diversifiées aux niveaux national, régional et international, et favoriser l'accès aux avantages que présentent l'utilisation des ressources génétiques et du savoir traditionnel associé. La deuxième priorité pour les adhérents est d'éliminer la faim et faire en sorte que chacun, en particulier les pauvres et les personnes en situation vulnérable, ait accès tout au long de l'année à une alimentation saine, nutritive et suffisante.
*26 adhérents ont répondu à ce sondage
Le Comité 21 en action
Le Comité 21 fête ses 21 ans le 30 juin 2016 !
Depuis 21 ans, le Comité 21 a incité, mobilisé, accompagné... éclairé cette période particulière qui s'est ouverte avec le premier Sommet de la terre de Rio en 1992. Une nouvelle étape est franchie avec l'Accord de Paris signé lors de la COP21 et les Objectifs de développement durable adoptés par l'Assemblée générale de l'ONU en septembre dernier. Aujourd'hui, nous devons et nous osons changer d'échelle dans la mise en oeuvre des transformations, les changements de modèles et l'évolution vers une société durable et désirable. Le terreau est fertile et les solutions sont déjà en train de germer. En poursuivant sa vocation de réseau multiacteurs, le Comité 21 ouvre cette nouvelle décennie vers la généralisation des actions et de process vertueux. A l'occasion de cet anniversaire important, le Comité 21 lance dès aujourd'hui « 21 solutions pour demain » et vous donne rendez-vous le 30 juin, au Jardin d'acclimatation (Bois de Boulogne, Paris 16ème). Trois temps rythmeront cette journée : l'Assemblée générale, le matin, avec la nomination d'un(e) nouveau président(e) ; le temps des échanges, l'après-midi, « Ensemble, quelle vision pour notre société ? » avec la participation de toutes celles et ceux qui contribuent au changement, et le temps de la fête en soirée. Nous comptons sur la mobilisation de nos adhérents et partenaires ! Dossier de présentation - Catherine Decaux - decaux@comite21.org
Candidatez à l’appel à contribution du Comité 21 : 21 solutions pour demain !
A l'occasion de son 21ème anniversaire, le Comité 21 lance « 21 solutions pour demain », un dispositif pour donner à voir les initiatives et les pionniers qui inventent aujourd'hui le monde d'après. Cet appel à solutions, gratuit et ouvert jusqu'au 10 mai à toute organisation (entreprise, collectivité, association, établissement enseignement supérieur et de recherche, groupement de citoyens...), propose d'identifier et de partager 21 solutions pour demain. Elles doivent répondre à plusieurs critères : innovation, duplicabilité, au moins deux types d'acteurs concernés, et pérennité. Les 17 Objectifs du développement durable (ODD) constituent la grille de lecture des solutions proposées, regroupés en 7 enjeux principaux : solidarité, santé et bien-être, éducation, climat/énergie, biodiversité, économie responsable et villes durables. 20 solutions seront élues par un Jury constitué de membres du Conseil d‘administration et du Comité d'experts du Comité 21. Les internautes pourront partager et voter pour leur solution favorite « Prix du Public » entre le 10 et le 30 mai sur le blog dédié à cet appel à projet : www.21solutionspourdemain.org. Le Comité 21 s'engage à porter les solutions retenues au sein de son réseau, à travers ses travaux et ses supports de communication. Clôture des candidatures : le 10 mai. Candidatez !
Le Comité 21 propose un cycle thématique « Révolution alimentaire » dans le Grand Ouest
En 2040, l'ouest de la France comptera plus de 8 millions d'habitants, et autant de bouches à nourrir. Pour relever ce défi, il est nécessaire d'innover profondément dans nos manières de produire mais aussi de consommer. Agroécologie, circuits courts, valorisation des déchets alimentaires, agriculture connectée, ... les solutions innovantes se profilent. La direction régionale du Comité 21 dans le Grand Ouest propose à ses adhérents un cycle thématique afin d'explorer et de repenser la question de l'alimentation, en particulier dans l'offre de restauration collective, au regard de ses problématiques environnementales, sanitaires, économiques et culturelles. Evénements réservés aux adhérents du Comité 21. Découvrez le programme ici. Yoann Chagnaud - chagnaud@comite21.org
Bienvenue à Alexis Pasquet-Venzac !
Le Comité 21 est heureux d'accueillir un nouveau collaborateur, Alexis Pasquet-Venzac. Après avoir travaillé à Entreprises pour l'Environnement (sur le développement de l'ISO 14001), en agences de communication spécialisées sur l'environnement et le développement durable et dans des têtes de réseau sur les questions de développement économique et de partenariats multiacteurs à l'occasion du Master 2 Développement Durable et Organisations de l'Université de Paris Dauphine qu'il suit en 2013-2014, Alexis rejoint le C3D (Collège des Directeurs du Développement Durable) qu'il a accompagné pendant plus de 3 ans. Il vient d'intégrer l'équipe du Comité 21 début avril et interviendra principalement sur les questions de RSO/RSE, le dialogue parties prenantes et l'accompagnement de différentes actions et initiatives portées par le collège entreprises. Alexis Pasquet - pasquet@comite21.org
L'actu du Club France du développement durable
Communiqué - Accord de Paris : les Etats ratifient, les acteurs non étatiques mettent en oeuvre !
Le 22 avril à New York, l'ensemble des Etats s'est donné rendez-vous pour signer l'Accord de Paris. Le niveau de mobilisation des Etats est sans précédent : près de 160 Etats doivent être représentés et 50 chefs d'Etat présents physiquement. Du jamais vu dans l'histoire de l'ONU pour signer un texte, toutes thématiques confondues ! Le Club France Développement durable, fort de son réseau de 120 réseaux et organisations membres, se réjouit de cette mobilisation historique au niveau étatique mais souligne que la mise en oeuvre est urgente et ne pourra se faire sans le concours des acteurs étatiques. Lire le communiqué
Retour sur la réunion pour tout savoir sur la COP22
Le 6 avril s'est tenue la première grande réunion d'informations et d'échanges sur la COP22 qui se tiendra à Marrakech du 7 au 18 novembre 2016. Organisée par le Club France Développement durable, la rencontre a permis à près de 130 personnes de prendre connaissance des priorités de la future présidence marocaine de la COP22 : M. Driss El Yazami, Président du Conseil National des Droits de l'Homme, membre du comité de pilotage de la COP22 en charge des relations avec la société civile et M. Nizar Baraka, Président du Comité économique, social et environnemental marocain, Président du Comité scientifique de la COP22, ont ainsi insisté sur le maintien du niveau d'ambition entre Paris et Marrakech. Si la COP21 a délivré un cadre et des objectifs, la COP22 sera celle de la mise en oeuvre. C'est dans cette traduction concrète des objectifs à la mise en oeuvre qu'il ne faut pas perdre en ambition. La COP22 sera également celle de l'adaptation aux changements climatiques qui doit être davantage prise en considération et financée. La société civile dans toutes ses composantes est attendue avec enthousiasme à Marrakech. Une importance particulière sera néanmoins accordée à la jeunesse. La Conférence mondiale des Jeunes (COY) se tiendra quelques jours avant la COP22 et viendra clôturer un processus préparatoire entamé dès le mois de mai avec le Sommet Climate Action (4/5 mai à Washington), poursuivit avec le Business and Climate Summit (Londres 28/29 juin), la MEDCOP22 (Tanger 18/19 juillet), et Sommet Climate Chance (Nantes 26-28 septembre). La présidence française de la COP21 a quant à elle rappelé l'importance de l'étape de ratification de l'Accord de Paris qui se tiendra le 22 avril à New York : pour que le texte entre en vigueur au moins 55 pays représentants au moins 55% des émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent le signer. Si la COP22 doit amorcer le débat sur la mise en oeuvre des objectifs fixés par l'Accord de Paris, elle ne pourra pas éviter certaines mises au point politiques sur des aspects de l'Accord encore à éclaircir comme les aspects de vérification et de transparence, et les financements notamment celle de l'adaptation et la question des 100 milliards à l'horizon 2020. Compte-rendu - Sarah Schonfeld - schonfeld@comite21.org
Le Comité 21 dans la presse
A voir : Business durable sur BFM du 24 avril « La COP22 se tiendra à Marrakeck »
Cette semaine, plus de 160 pays se sont réunis à New York pour la ratification de l'accord de la COP21. Cette étape marque le début de la signature des engagements, sur la lutte contre le réchauffement climatique, pris en décembre dernier. Le Maroc, qui accueillera la COP22 du 7 au 28 novembre prochain à Marrakech, veut être l'un des premiers à signer cet accord. Le pays est d'ailleurs en train de préparer assidûment cet événement. Revoir cette émission « BFMBusiness » du 24 avril avec Gilles Berhault, président du Comité 21 ; Carine Dartiguepeyrou, coauteure de « Les nouveaux modes de vie durables », présentée par Sidonie Watrigant, sur BFM Business. A voir
MYTF1 news - Lutte contre le réchauffement climatique : peut-on déjà parler d'un « effet COP21 » ?
TROIS QUESTIONS A... - Réunis ce vendredi à l'ONU, 160 pays vont ratifier l'accord de Paris adopté lors de la COP21. Quatre mois après ce sommet international d'envergure, quel bilan peut-on tirer de la lutte contre le réchauffement climatique ? Le point avec Gilles Berhault, président de l'association Comité 21. Article de David Douïeb du 22 avril. A lire
A lire
L'édition 2015/2016 du Rapport moral sur l'argent dans le monde
Le Rapport moral sur l'argent dans le monde fournit chaque année une large synthèse des grands débats qui ont traversé le monde de la finance au cours de l'année écoulée. L'édition 2015-2016 traite de l'émergence de nouveaux modèles et de nouveaux comportements. Ainsi l'ubérisation et, plus généralement, l'économie du partage sont en train de modifier le cadre de nombreuses activités, et la responsabilité écologique est intégrée dans grand nombre de démarches. Les initiatives se développent et sont de nature à transformer les modèles d'entreprises : FinTech, économie sociale et solidaire. Les critères de l'investissement responsable et la prise en compte de son impact social se généralisent chez de nombreux acteurs, tant en France qu'à l'étranger. Association d'économie financière (AEF), éd.Montchrestien, 320 pages, 220F (33,54 euros)
70 notions pour comprendre l’alimentation, l’agriculture et l’environnement
A l'occasion de ses 70 ans, l'INRA avec les éditions Quae et Cherche-Midi, fait paraître un recueil illustré de définitions. Il permet au lecteur la découverte de 70 sujets, se rapportant à l'actualité de l'agronomie et de ses implications dans la société. Cet ouvrage de 70 « mots-clés » aborde l'agronomie de manière simple et décomplexée. Il renseigne sur de nombreuses thématiques de société : l'agriculture, l'alimentation et l'environnement. Sait-on qu'il existe de bonnes bactéries ? Quelle sera l'influence du climat sur notre alimentation et notre environnement ? L'agriculture offrira-t-elle de nouveaux débouchés économiques ? C'est à toutes ces questions que les « agro-mots » apportent des réponses. Ce livre est un outil qui offre une vision globale des enjeux concernant l'alimentation, l'agriculture et l'environnement. Edition Quae et Cherche-Midi - 176 pages - 22,50 euros. Pour en savoir plus