du 31/01/2017
n°175
Spécial ODD10 Inégalités réduites
FOCUS
Ne laisser personne sur le côté
« Ne laisser personne sur le côté », tel est l'un des leitmotivs des Objectifs de développement durable, et de l'ODD 10 en particulier consacré aux inégalités. Par rapport aux OMD, les ODD innovent par leur universalité qui impliquent en même temps pays industrialisés et en développement, et par leur inclusivité associant objectifs environnementaux et socio-économiques.

On mesure l'ampleur de la tâche quand on sait que la richesse cumulée des 1 % les plus riches de la planète dépassera en 2016 celle détenue par les 99 % restants. Dans les Etats membres de l'OCDE, depuis 30 ans, le revenu des 10 % les plus riches de la population est passé en moyenne de 7 à 10 fois celui des 10 % les plus pauvres. L'ONU a retenu 3 cibles pour atteindre cet objectif 10 : les revenus des 40 % de la population la plus pauvre doivent augmentent plus rapidement que le revenu moyen national ; l'autonomisation, l'intégration sociale, économique et politique, indépendamment de leur race, de leur ethnicité ou de leur statut économique doivent être favorisées ; l'égalité des chances doit être promue.

L'ONU ne cache pas que cette perspective est ambitieuse, même si l'Objectif 1 des OMD, éliminer l'extrême pauvreté et la faim, a connu depuis 2000 un taux de réalisation satisfaisant. En particulier, l'impact des inégalités sociales, qu'elles soient entre pays de la planète ou internes à chaque pays, se retrouvent-elles de plus en plus dans le champ économique. On l'a bien vu au Forum économique de Davos ce mois-ci : le rapport « Global Risks 2017 » souligne que la polarisation sociale, reflet des inégalités économiques, constitue une des trois principales tendances des années à venir, et un risque pour la démocratie (cf. rubrique Pour en savoir plus). De son côté, Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie 2001, réaffirmait qu'au-delà de leur immoralité, les inégalités croissantes constituaient aussi un « très mauvais calcul financier » : comment vivraient les entreprises si leurs clients n'avaient plus les moyens d'acheter leurs produits ? Comment maintenir un climat propice à la productivité si les salariés ne bénéficient pas d'un traitement décent ? Comment assurer l'avenir de l'entreprise sans investir sur elle, sur ses technologies et sur son personnel ?

En France, comme le soulignent le rapport 2016 sur la mise en oeuvre des ODD et des notes récentes de France Stratégie, si les inégalités dans la distribution des revenus d'activité ont été contenues par rapport à d'autres pays, la France se distingue davantage par des inégalités marquées face à l'emploi - ce sont aujourd'hui près de 6 millions de personnes qui souhaiteraient pouvoir travailler- et par les inégalités de patrimoine qui se sont nettement accrues en 20 ans. L'INSEE nous indique aussi que plus de 14% des Français vivent encore sous le seuil de pauvreté (2014).

Ces préoccupations sont bien évidemment partagées par les adhérents du Comité 21, ainsi que l'illustrent les initiatives présentées dans cette publication : politiques sociales des Départements, campagnes de sensibilisation, chantiers d'insertion, soutien à l'accès aux services essentiels, actions de lutte contre la précarité énergétique, opérations de protection maternelle et infantile...

Dans les politiques menées au nom de la RSE, l'ODD 10 est bien identifié déjà dans les indicateurs de formation, d'emloi, de relations sociales, de lutte contre la discrimination, d'égalité de traitement. La transposition de la Directive européenne ne devrait pas modifier les choses, au vu de l'avance française en matière de RSE. Mais le défi reste dans l'agrégat des efforts des entreprises avec l'action publique, travail pour lequel le Comité 21 est un laboratoire efficace.

Au fil des numéros successifs d'Infos 21 consacrés chacun à un ODD se dévoilent ainsi les solutions inclusives et partenariales émanant de la société civile pour concrétiser les Objectifs définis par la communauté internationale.

Bettina Laville, Présidente du Comité 21
bettina.laville@comite21.org
Actualités des adhérents
LUTTE CONTRE LA FRACTURE SOCIALE ET INTERGENERATIONNELLE
La Poste récompense ses postiers avec son Concours Bourse Solidarité
Le concours « Bourse Solidarité », organisé par la Direction nationale des activités sociales de La Poste, récompense les engagements personnels ou associatifs de postiers actifs en dehors du cadre professionnel. Cette 3ème édition avait pour thématique « l'aide intergénérationnelle ». Les 3 lauréats ont reçu un soutien financier de La Poste. Le premier prix a été remis à Isabelle Schwebel pour son engagement dans « Les jardins de Germes d'Espoir », une association qui organise des activités de jardinage et anime deux jardins, l'un se situe dans une maison de retraite, l'autre est un jardin partagé collectif. Le deuxième prix a récompensé Laurence Collain, active dans l'association « Citoyenneté Amitié Dordives » qui organise des rencontres intergénérationnelles pouvant déboucher sur des aides ponctuelles entre habitants de la commune. Enfin, le troisième prix est revenu à Alain Oura, engagé dans l'association « L'ACEL de Trappes » qui oeuvre contre l'isolement et l'échec scolaire des enfants de 6 à 25 ans. Deux prix spéciaux ont été décernés par le Jury : Géraldine Henry, engagée dans une association porteuse d'une structure périscolaire en milieu rural, et Guylaine Charron, porteuse d'un projet de solidarité avec des personnes âgées isolées en ville. Une mention spéciale postier (résultat du vote des postiers du portail malin) est revenue à Thierry Fargeas et son projet « le droit de travailler et de vivre avec son handicap » qui a pour objectif d'obtenir des fonds pour acheter des véhicules à des jeunes en situation de handicap. Valérie Leroux - valerie.leroux@laposte.fr
SNCF : insertion des personnes éloignées de l’emploi
SNCF s'investit depuis plus de dix ans en faveur de l'inclusion sociale et professionnelle. 104 chantiers d'insertion dans le périmètre de Gares & Connexions ont été mis en oeuvre partout en France et encadrés par des éducateurs techniques d'entreprises locales d'insertion par l'activité économique. Ces chantiers permettent à des personnes en grande difficulté de se réinsérer dans la vie professionnelle et de suivre une formation chaque année. Ces services sont réalisés par des équipes très encadrées, composées de personnes en insertion souvent éloignées depuis longtemps du monde du travail. Ainsi, SNCF Gares & Connexions teste depuis l'été 2014 un atelier original de portage gratuit de bagages pour les clients voyageurs à Paris Lyon. 18 personnes, hommes et femmes de 19 à 54 ans, offrent quotidiennement leurs services aux familles ou aux personnes seules désireuses d'être aidées, à l'arrivée ou au départ de leur train. Ce service remporte un vif succès auprès des clients et suscite des vocations chez les bénéficiaires de ce chantier d'insertion. Pour en savoir plus - Christian Dubost - christian.dubost@sncf.fr
Gironde : réduire les inégalités de son territoire
Le Département de la Gironde s'est engagé à réduire les inégalités sur son territoire, à travers plusieurs politiques : RSA et insertion sociale de ses bénéficiaires pour un retour à l'emploi ou des actions d'insertion intermédiaires en faveurs des publics précaires, un développement social qui s'appuie sur le réseau des Maisons Départementales de la Solidarité et de l'Insertion et des partenaires sociaux locaux. Le Département encourage par ses actions les initiatives locales, notamment d'accès à la lecture, aux savoirs et à la vie culturelle pour les jeunes qui font face à des difficultés, facilitant ainsi leur autonomie et leur apprentissage de la citoyenneté. Dans une perspective d'amélioration des indicateurs et de réduction des inégalités sociales, la Gironde a co-construit avec les forces vives du territoire 9 pactes qui engagent les territoires départementaux à réaliser leurs initiatives et partenariats en fonction d'enjeux et d'objectifs définis sur 5 ans. Leur mise en oeuvre en 2017 permettra de concrétiser des programmes de solidarités humaines et territoriales. La politique de développement social en Gironde soutient les personnes qui ne peuvent plus faire face à leurs difficultés, et propose des espaces individuels ou collectifs pour rompre cet isolement. Les familles sont suivies dans le cadre de l'insertion professionnelle ou la protection de l'enfance, pour la santé infantile et la parentalité. Pour les publics les plus fragilisés, la production de logement social abordable est nécessaire, tout comme l'accompagnement social des parcours résidentiels. Par ailleurs, le Département met en oeuvre des projets de coopération internationale en Pologne, au Burkina Faso et en Algérie, à travers ses compétences en matière d'eau et de logement. Julie Chabaud - j.chabaud@gironde.fr
Essonne : des camions PMI itinérants pour répondre aux besoins des familles isolées
Le Département de l'Essonne assure la gestion des centres de protection maternelle et infantile essonniens. Un maillage harmonieux permet de répondre aux besoins des familles, et des futures mamans. Deux camions PMI (Protection Maternelle et Infantile) itinérants départementaux sillonnent le territoire l'Essonne pour répondre aux besoins des familles, habitant dans les zones des plus isolées du Département et les aires des gens du voyage. Le Balladin rattaché à Arpajon et le Petit Pas à Etampes permettent aux auxiliaires de puéricultures, aux puéricultrices et aux médecins de proposer aux parents et aux enfants les mêmes services qu'en centre de PMI : conseils de puériculture, vaccinations, suivi... un service de proximité, au plus près des familles. Un partenariat entre la maison d'arrêt des femmes de Fleury-Mérogis et le Département permet également de proposer ce service aux mamans incarcérées à la MAF avec leurs très jeunes enfants laissées auprès d'elle. Le Balladin se rend une fois tous les 15 jours à la Maison d'arrêt. Par ailleurs, le Conseil départemental a voté pour les jeunes le renouvellement de « l'info bus » ou « bus des 13-16 », qui sillonnait les territoires ruraux, sur les actions auprès des collèges (informations collectives autour de la vie affective et sexuelle). Il sera probablement opérationnel en septembre 2017 avec un nouveau look. Pour en savoir plus - Laurence Caille - lcaille@cd-essonne.fr
INNOVATION ECONOMIQUE ET SOCIALE
Convergences : Baromètre de la Microfinance 2016, un secteur prometteur pour lutter contre l’exclusion
Pour la septième année consécutive, Convergences et ses partenaires ont publié le Baromètre de la Microfinance, qui dresse l'état des lieux du secteur et illustre aussi bien le rôle actuel de la microfinance que son potentiel dans mise en oeuvre des Objectifs de développement durable. Des initiatives innovantes en faveur de l'inclusion et de l'accès aux services de base sont ainsi présentées dans différents secteurs : santé, sécurité alimentaire, éducation, énergie ou encore habitat. Pour chacun de ces domaines, des exemples concrets montrent comment les outils de la microfinance font bouger les lignes au quotidien. Il s'agit par exemple de toucher les populations exclues du système de santé traditionnel en leur proposant une micro-assurance santé, permettant ainsi d'étendre l'accès aux soins en zone rurale. Ou encore de miser sur le développement de partenariats multi-acteurs entre assureurs, fournisseurs, institutions de microfinance et opérateurs téléphoniques pour proposer un service adapté aux besoins des petits producteurs agricoles. Dans le domaine de l'éducation, la microfinance a aussi un rôle à jouer, en permettant aux familles de financer la scolarité de leurs enfants. Dans le secteur de l'énergie, c'est la microfinance « verte » qui a un fort potentiel, en permettant à la fois de lutter contre le changement climatique et de développer l'accès à l'électricité. La microfinance se développe également en France et en Europe, où le microcrédit habitat permet de financer la construction et la rénovation de logements, pour donner aux populations à faible revenus un accès à un logement décent. Pour en savoir plus - Carolina Herrera - carolina.herrera@convergences.org
UP Conférences : innover pour le bien commun
Les UP Conferences organisent, en partenariat avec Suez, le 2 février à Courbevoie, une conférence « innover pour le bien commun » afin de découvrir ces pionniers du monde de demain, bâtisseurs d'une société mondiale véritablement vertueuse. La notion « d'accès aux services essentiels » s'est largement développée dans les années 1990, par les acteurs internationaux du développement et de la lutte contre la pauvreté. Derrière cette expression se dessine la volonté de garantir aux plus démunis un accès à l'eau, à l'électricité, ou encore à la santé, sinon à un meilleur niveau de revenu. Depuis quelques années, grâce aux avancées technologiques et à des innovateurs de plus en plus nombreux souhaitant mettre leur créativité et leur audace au service du bien commun, de nouvelles solutions favorisent un meilleur accès à ces services. Ainsi, face à la précarité énergétique qui touche près de 5 millions de ménages en France selon l'ONPE, des acteurs se mobilisent pour leur fournir de meilleurs équipements, améliorer l'isolation de leur logement et réfléchir à des innovations à moindre coût qui ensemble, contribueraient à alléger leur facture énergétique. D'autres réponses concrètes sont également développées dans l'accès aux soins, à l'eau, ou à l'électricité. Avec la participation de Antoine Delaunay Belleville, Future of Waste ; Arnaud Guillen, Stimergy ; Mathieu Le Corre, Gret et Olivia Verger Lisicki, Qamaqi. Ensemble, ils feront un panorama des actions qui se font en France et partout dans le monde pour améliorer le quotidien de chacun. Inscription - Pour en savoir plus
LUTTE CONTRE LA PRECARITE EAU-ENERGIE
Veolia : favoriser l’autonomie et l’intégration sociale à travers les PIMMS
En tant que gestionnaire des services d'eau, de propreté et d'énergie des collectivités, Veolia est directement connecté aux territoires. Cet ancrage territorial engage le Groupe en faveur de l'égalité des chances, du développement local et de la solidarité. C'est donc logiquement que Veolia a soutenu en tant que membre fondateur la création des PIMMS, points médiations services, dont il préside depuis 2016 l'Union Nationale. 8 entreprises sont à la gouvernance de ce réseau (EDF, ERDF, ENGIE, Keolis, La Poste, SNCF, SUEZ, Veolia), aux côtés des partenaires locaux et des collectivités. Les PIMMS mettent au coeur des quartiers prioritaires et des zones isolées, des dispositifs pour favoriser l'accès aux droits, aux biens et services du quotidien pour les habitants. Un réseau de 64 PIMMS permet de conseiller, orienter, accompagner des personnes en situation de fragilité dans leurs démarches de la vie quotidienne. Un principe commun : ne pas faire pour l'usager mais avec lui afin de l'accompagner vers l'autonomie. En 2015, le réseau des PIMMS représente plus d'un million de motifs d'accueil et 700 000 contacts en médiation hors des murs. Facteurs d'intégration sociale, les PIMMS s'inscrivent par ailleurs dans une démarche de professionnalisation de leurs salariés pour les emmener vers l'emploi durable et qualifié. En 2015, 420 salariés se sont inscrits dans ce parcours. Pour en savoir plus - Armelle Perrin-Guinot - armelle.perrin-guinot@veolia.com
L'action sociale du SEDIF élargie aux non-abonnés
Le SEDIF renforce encore son dispositif « Eau Solidaire » en faveur des foyers qui connaissent des difficultés de paiement de leurs factures d'eau et dont les ressources sont insuffisantes. Avec une enveloppe annuelle de plus de 2 millions d'euros, près de 31 000 foyers ont déjà bénéficié de ces aides depuis 2011. À compter du 1er janvier 2017, en plus des aides financières apportées par le service de l'eau par le biais du Fond de Solidarité Logement (FSL) aux abonnés et non-abonnés, le SEDIF a mis en place une aide directe au paiement de la facture d'eau dénommée « Aide Eau Solidaire ». Cette aide, dont bénéficient les abonnés particuliers du service depuis 2011, est désormais étendu dans le cadre de l'expérimentation ouverte par la loi dite « Brottes », à l'ensemble des usagers, y compris les usagers non-abonnés occupants d'immeubles collectifs d'habitation, qui connaîtraient des difficultés de paiement de leurs charges collectives d'eau. Benjamin Vacarie - b.vacarie@sedif.com
EDUCATION ET FORMATION CITOYENNES
Le Groupe ADP, 1er lauréat du Trophée National de l'Entreprise Citoyenne 2016
Le 13 décembre 2016 le Groupe Aéroports de Paris a reçu le « Prix Lauréat » du Trophée National de l'Entreprise Citoyenne, concours qui récompense, depuis 2007, les entreprise pour leurs actions exemplaires au service de l'intérêt général. Le groupe RSE du Sénat a remis ce trophée au groupe ADP pour son programme RSE « Planet'AIRport ». Chaque année, près de 2 000 riverains bénéficient de ce programme qui accompagne et facilite l'accès à l'emploi des riverains des aéroports parisiens. « Planet'AIRport ». Il favorise l'emploi en proposant des prestations d'insertion, de formation professionnelle de demandeurs d'emploi comme le dispositif « AERO Compétences » qui propose des parcours de formation certifiés ou qualifiés aux métiers aéroportuaires, de mobilité par le prêt ou la location sociale de véhicule aux chômeurs accédant à l'emploi et aux salariés en difficulté économique , et du logement locatif ou de l'accès à la propriété de salariés des aéroports franciliens. Pour en savoir plus - Didier Hamont - didier.hamon@adp.fr
Orange : réduire le risque de fracture numérique
Le 27 septembre dernier, Orange a signé son premier accord sur l'accompagnement de la transformation numérique. A travers cet accord, Orange s'engage à accompagner chaque salarié-e dans ses usages digitaux. Dans un groupe dont la moitié des salariés ont dépassé 45 ans, cette mesure vise à réduire les inégalités en terme de maturité numérique. Afin de déterminer les actions d'accompagnement à adopter en vue de prévenir la fracture numérique, chaque salarié se verra proposer un auto-diagnostic numérique, sur une base volontaire et dont les résultats restent privés. En fonction de ces résultats, les salariés auront la possibilité de demander une action d'accompagnement adaptée à leurs besoins. L'accord prévoit que 80% des managers soient formés au mode collaboratif d'ici à 2018 et que les salariés de la fonction RH bénéficient d'un accompagnement personnalisé pour leur montée en compétences. Pour en savoir plus
Ayen : vivre ensemble avec nos différences
Dans le cadre du projet « Village solidaire : une action de l'Agenda 21 communal », la commune d'Ayen avec sa Maison du développement durable et des associations a réalisé un film de 17 minutes « Vivre ensemble avec nos différences ». Porté par deux associations, ce court métrage met en scène les enfants du centre de loisirs « Les coccinelles » et quelques habitants de la collectivité qui, à partir de mini scénettes et d'interviews, s'interrogent sur les notions de vivre ensemble, de solidarité, d'égalité, d'entraide, de partage, de différences... Ce film a bénéficié du soutien du Conseil départemental de la Corrèze et d'un financement participatif. Il sera très prochainement proposé aux écoles, centre de loisirs et associations afin de susciter des échanges sur ces thématiques qui font sens. Pour visualiser le film (17 min) - Jérôme Perdrix - jerome.perdrix@laposte.net
8 volontaires d’Unis-Cité soutiennent les Conseils citoyens des Quartiers prioritaires d’Orléans
Unis Cité en partenariat avec l'Agglomération d'Orléans proposent à 8 jeunes en Service civique de s'impliquer dans 10 Conseils citoyens, situés dans 10 quartiers prioritaires d'Orléans. Les volontaires, dédiés 4 jours par semaine, ont pour rôle de créer des rapports de confiance entre les membres, d'assurer des petites animations dans les quartiers et finalement, d'imaginer le projet. Il s'agit d'accompagner les membres des Conseils Citoyens, d'être à l'écoute de leurs besoins et attentes, et d'assurer le lien entre le quartier et eux. 7 millions d'euros et 1 000 volontaires en Service civique ont été dédié en 2016 à l'établissement des Conseils citoyens, entités destinées à renforcer la participation des citoyens des quartiers prioritaires aux décisions locales. La mise en place de ces Conseils citoyens dans l'ensemble des quartiers prioritaires doit permettre de conforter les dynamiques citoyennes et d'encourager les mobilisations citoyennes, en favorisant l'expertise partagée, en garantissant la place des habitants dans toutes les instances de pilotage et en créant un espace de propositions et d'initiatives à partir de leurs besoins. Pour en savoir plus
SOLIDARITE INTERNATIONALE
Schneider Electric : un programme Accès à l’Energie pour lutter contre la fracture énergétique
L'ambition de la stratégie « Accès à l'Energie » de Schneider Electric est d'assurer que les programmes d'électrification rurale touchent les zones les plus isolées, et ainsi, réduisent les inégalités d'accès à l'énergie entre communautés. Dans le cadre du programme d'électrification des écoles au Kenya mis en oeuvre par l'Autorité d'électrification rurale, Schneider Electric a par exemple équipé 128 écoles publiques rurales à travers le pays. L'entreprise a formé des entrepreneurs locaux à l'installation de la solution et pour chaque école, un représentant du personnel a été formé à l'entretien du système comme au contrôle de sa bonne utilisation. Chaque école équipée de cette solution peut ainsi profiter de 30 ordinateurs, 34 lampes, 1 imprimante et 15 prises, alimentés par une solution photovoltaïque hors réseau à haut rendement. Plus de 45 000 élèves d'école primaire bénéficient ainsi de cet accès à l'énergie pour leur éducation, dans une région où le tiers des écoles primaires n'ont pas accès à l'électricité. Pour en savoir plus - Gilles Vermot Desroches - gilles.vermot-desroches@schneider-electric.com
L’AFD et Bpifrance organisent le concours de startups Digital Africa 2017
À l'occasion du 27ème sommet Afrique-France à Bamako, l'AFD et Bpifrance présentent les 10 startups lauréates sur les 500 candidatures du concours d'innovation numérique « Digital Africa 2017 » : 5 startups africaines et 5 françaises dans les secteurs fintech, santé, environnement, énergie et agriculture ; 10 entrepreneurs dont les innovations font émerger de nouvelles opportunités pour dynamiser le développement en Afrique. Si les secteurs énergie et fintech rassemblent une majorité de projets, l'agriculture et la santé représentent un intérêt majeur pour les entrepreneurs africains. Les 10 startups lauréates, invitées au Sommet de Bamako, profitent ainsi d'un tremplin unique pour rencontrer de nouveaux partenaires économiques et industriels. Elles bénéficieront par ailleurs d'un programme d'accompagnement et de soutien personnalisés de la part de l'AFD et de Bpifrance. Parmi les innovations primées, des outils numériques à destination des petits agriculteurs qui leur apportent conseils, aide à la décision, prévisions et simulations de rendement, ou encore analyse du risque afin de leur ouvrir les portes des institutions financières. Dans le secteur de la santé, plusieurs innovations facilitent l'accès aux soins, orientent vers la prise charge appropriée et accompagnent le patient. D'autres innovations proposent des solutions durables de mobilité ou des solutions de prépaiement pour l'accès à l'eau potable. Pour en savoir plus
L’énergie au service du développement durable en Afrique, une publication de l’IPEMED
L'Institut de Prospective Economique du Monde Méditerranéen (IPEMED), think tank euroméditerranéen, propose une nouvelle publication sur l'énergie au service du développement durable en Afrique. L'énergie constitue un bien essentiel au quotidien aussi bien pour la santé, l'éducation, que pour le développement écono­mique, l'accès au numérique, etc. D'après l'Agence Internationale de l'Energie (AIE), en Afrique subsaharienne, seuls 290 millions des 915 millions d'habitants ont accès à l'électricité et le nombre total de personnes qui en sont privées est en augmentation. Les efforts de promotion de l'électrification gagnent en ampleur, mais ne suivent pas le rythme de la croissance de la population. Or, le faible taux d'accès à l'énergie se traduit par un recours massif aux sources d'énergie traditionnelles ; la biomasse (bois et charbon de bois) représentant plus de 50 % de la consommation d'énergie. Les conséquences à la fois sociales, environnementales et sanitaires sont non négligeables : pénibilité de la collecte de bois, notamment pour les femmes, contribution à la déforestation, maladies respiratoires, etc. Face à ces constats, des experts, opérateurs économiques et représentants institutionnels, réunis par l'IPEMED et ses partenaires, délivrent dans le document à découvrir ci-dessous 10 recommandations fortes pour faire de l'énergie un levier de croissance durable en Afrique et un volet essentiel de la coopération entre acteurs africains, méditerranéens et européens. A lire - Kelly Robin - kelly.robin@ipemed.coop
Rendez-vous du Comité 21
 
2 février : Matinale « Gaspillage alimentaire : les bons gestes à adopter » - cycle Alimentation durable
Le Comité 21 Grand Ouest propose une matinale le 2 février pour débattre du gaspillage alimentaire après une visite de Lafayette Gourmet à Rennes. Dans le monde, le tiers des aliments destinés à la consommation humaine est gaspillé. Nous jetons de plus en plus de nourriture et pourtant, nous avons rarement l'impression de la gaspiller. C'est souvent peu, c'est parfois accidentel, mais ça revient chaque jour. Au final, en France, chez les particuliers, cela représente 20 à 30 kg par personne et par an (l'équivalent d'un repas par semaine !), dont 7 kg de produits qui n'ont même pas été déballés. L'objectif 2025 des pouvoirs publics est de réduire de 50% le gaspillage sur l'ensemble de la chaîne alimentaire. Pour atteindre cet objectif, un diagnostic précis des consommations et rejets de chaque structure est nécessaire. La lutte contre le gaspillage doit être une prise de conscience collective, partagée avec les salariés et les convives, afin de permettre une réduction significative des rejets et un allègement non moins négligeable des commandes ! Quels sont les enjeux et les bénéfices de réduire ce gaspillage ? Quels sont les moyens mis en oeuvre par les acteurs publics et privés pour y parvenir ? Comment atteindre cet objectif de réduction du gaspillage alimentaire ? Réservé aux adhérents du Comité 21. Inscription - Alexandre Pleurdeau - pleurdeau@comite21.org
21 février 2017 : Web-conférence « Diversité, management et ressources humaines »
Le Comité 21 Grand Ouest propose une rencontre sous la forme d'une Web-conférence le 21 févier. L'égalité professionnelle femmes/hommes, l'emploi des seniors et la gestion de l'Intergénérationnel, l'intégration professionnelle des personnes en situation de handicap ou des jeunes des quartiers dits prioritaires... Le management de la diversité au travail est un des enjeux de la RSE pour toutes les structures et non pas que pour les entreprises. Une tâche souvent confiée aux Ressources Humaines mais qui doit aussi être appréciée et encouragée par tous les membres de l'organisation. La diversité au travail est un enjeu social majeur et peut parfois même être obligatoire : principe de non-discrimination, les entreprises d'au moins vingt salariés doivent compter 6% de travailleurs handicapés, rapport de situations comparées... Mais elle répond également à des enjeux de performance économique. Cependant, il n'est pas toujours facile de changer ses habitudes de management et de s'adapter à des nouvelles pratiques sociales. Comment s'approprier le management de la diversité ? Du recrutement à l'intégration ? Quels outils et quelles méthodes pour faire accepter cette diversité/mixité par les collaborateurs ? Comment (r)établir l'équilibre entre les collaborateurs ? Comment faire de la Diversité une force et une richesse dans sa structure ? Réservé aux adhérents du Comité 21. Inscription - Mathilde Bres - bres@comite21.org
28 février : lancement du cycle ODD & métiers « Quelles évolutions pour les pratiques dans les entreprises et les collectivités ? »
Le Comité 21 lance son cycle ODD & métiers avec un premier Atelier le 28 février, sur « ODD et management responsable : le rôle de la fonction RH ». Si les organisations françaises ont pris du retard sur les ODD, elles sont aujourd'hui convaincues de la nécessite d'intégrer ce « nouveau cap» dans leur stratégie. Pour y parvenir, le Comité 21 propose d'examiner, avec ce cycle d'Ateliers « ODD&métiers », les conditions de prise en compte des ODD dans les différents métiers d'une organisation (management, achats, marketing, reporting, supply-chain, comptabilité, R&D...). Ce travail vise à identifier des pistes d'actions concrètes, des outils de mise en oeuvre et des bonnes pratiques, en s'appuyant sur des experts. Réservé aux adhérents - Claire Videau - videau@comite21.org
Le Comité 21 partenaire
 
14 février 2017 : le Comité 21 Grand Ouest, membre du jury des TRDD des Pays de la Loire
Le Jury des Trophées Régionaux du Développement Durable des Pays de la Loire-TRDD, avec entre autre comme membre, Antoine Charlot, délégué régional Grand Ouest du Comité 21, se réunit le 14 février prochain pour désigner les lauréats 2017. Ces Trophées ont pour objectifs d'encourager et de valoriser les initiatives porteuses du Développement durable et de la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises). Ils visent à faire progresser les entreprises et organisations développant leurs activités en adéquation avec les enjeux sociétaux. Le Comité 21 Grand Ouest est partenaire des Trophées. Pour en savoir plus - Antoine Charlot - charlot@comite21.org
25 avril : Forum francilien E3D-21, devenons acteurs de nos démarches développement durable !
Ecophylle et les membres de la Dynamique E3D-21 (dont le Comité 21) ont le plaisir de vous convier au 2ème Forum francilien E3D-21 « Devenons auteurs de nos démarches de développement durable ! », le 25 avril 2017 (de 8h30 à 16h30), à la Halle Pajol (Paris 18ème). Ce 2ème Forum E3D-21 a pour objectif de faire vivre les étapes d'une démarche à travers des techniques d'animation participatives pour que le jeune soit au coeur de la démarche. Ce forum abordera les sujets suivants : que s'est-il passé depuis le dernier Forum ? ; de l'idée à l'action : les étapes d'une démarche de projet ; débat mouvant, jeu de rôles, promenade découverte, création collective... lequel choisirez-vous ? ; et des témoignages d'écoles, de collèges, de lycées et d'accueils de loisirs. Programme - Inscriptions - Pauline Hita - phita@ecophylle.org
Exclusivité adhérents : profitez du partenariat AEF/Comité 21 pour vous abonner au service d’information et de veille stratégique DD (AEF DD)
Nous vous rappelons que les adhérents du Comité 21 bénéficient de tarifs très préférentiels pour accéder au service d'information spécialisé AEF Développement durable (RSE & Gouvernance/ Energies & environnement) : 1 abonnement pour 1 à 5 bénéficiaires à 3 243 €HT pour la première année d'abonnement, soit une remise de 35% sur le tarif standard pour les nouveaux abonnés pour les 2 domaines, soit RSE & gouvernance et Energies & environnement ; 1 abonnement pour 1 à 5 bénéficiaires à 2 593,50 €HT pour la première année d'abonnement, soit une remise de 35% sur le tarif standard pour les nouveaux abonnés, pour le domaine Energies & environnement ou pour RSE & gouvernance ; jusqu'à 5 accès supplémentaires offerts à AEF DD sur une période de 6 mois (soit l'équivalent de 2 495 €HT) pour les adhérents du Comité 21 qui sont déjà abonnés au service AEF DD. Toutes ces offres ne sont valables qu'une seule fois par organisation et non cumulable avec d'autres offres. AEF vous offre un accès à la dépêche : « Les grands dossiers attendus pour 2017 en matière d'environnement et d'énergie ». AEF Développement durable est un service d'informations spécialisés destiné aux décideurs du secteur privé, public et associatif afin qu'ils disposent d'un outil fiable et unique de veille stratégique. Découvrez le service AEF DD en testant gratuitement - Marc Savonitto - marc.savonitto@aef.info
Appel à contribution
 
3ème appel à idées « Facilité de financement des collectivités territoriales françaises »
Les collectivités territoriales françaises ont un rôle à jouer dans la réalisation des Objectifs de développement durable. L'AFD lance le 3ème appel à idées de la Facilité de Financement des collectivités territoriales françaises avec pour objectif d'accompagner les partenariats qui se nouent à travers le monde entre les collectivités acteurs des territoires. Les bénéficiaires de la FICOL sont des collectivités territoriales françaises mettant en oeuvre des projets de développement dans les pays éligibles au financement de l'AFD. Les projets couvrent des secteurs sur lesquels l'AFD est autorisée à intervenir dans le pays donné. Dans les pays « prioritaires », le projet comprend une composante d''investissement. Dans les pays émergents, les deux collectivités échangent leurs expériences sur une ou plusieurs politiques publiques. Les projets proposés oeuvrent ainsi à faire dialoguer les deux collectivités sur des sujets de développement commun (santé, éducation, formation, développement urbain, lutte contre le changement climatique, transition numérique, etc.), dans l'esprit des Objectifs de développement durable. Pour en savoir plus
Appel pour les Prix et Trophée de l’Initiative en économie sociale et solidaire
Comptant parmi les doyennes des fondations d'entreprise, la Fondation Crédit Coopératif oeuvre depuis sa création à faire mieux connaître l'économie sociale et solidaire. La 35ème édition de son concours « Prix et Trophée de l'Initiative en économie sociale et solidaire » est ouverte aux organismes et entreprises de l'ESS ayant mis en place une initiative innovante et exemplaire depuis au moins un an. Que vous agissiez dans le domaine de l'insertion, de l'économie collaborative, du handicap, de l'éducation, de la culture, de l'économie circulaire, du développement durable, de la santé... que vous soyez constitué en association, coopérative, mutuelle ou entreprise solidaire d'utilité sociale, l'objectif de ce concours est de vous donner un coup de pouce pour développer et faire connaître votre action. Les candidats concourent d'abord pour un prix régional pouvant aller jusqu'à 5 000€ attribué par des acteurs de l'économie sociale de leur région. Puis les 50 lauréats régionaux participent à un prix national allant de 2 000€ à 10 000€. Dépôt des candidatures avant le 13 février 2017 (minuit). Pour en savoir plus
Eco-dates
 
2/02 à Paris : colloque « Électricité et Europe : le temps de l'incertitude » - Passages-Adapes - en savoir plus
6/02
à Montpellier : 6ème colloque international de la Chaire Unesco Alimentations du monde « Se nourrir de plaisir » - Montpellier SupAgro - en savoir plus
6/02
à Paris : rencontre « Environnement et croissance : just married ? » - Institut Montaigne - en savoir plus
7/02
à Paris : colloque « Un an après l'Accord de Paris sur le climat, regards franco-allemands » - Fondation Jean Jaurès - en savoir plus
7/02
à Paris : rencontre-débat « A la recherche de l'Eutopie monétaire : vers quelle(s) nouvelle(s) monnaie(s) ? (II) » - Collège des transitions sociétales - en savoir plus
8/02
à Paris : 12ème édition du Prix Jeunes pour l'Environnement sur le thème : « Consommation : quel message vous ferait basculer ? » - EPE - en savoir plus
9/02
à Paris : UP Pro « La beauté au service de la réinsertion » - Groupe SOS - en savoir plus
9/02
à Vannes : soirée « Innovation sociale et économique : des alliances qui riment avec performance ! » - Jeune Chambre Économique (JCE) de Vannes - en savoir plus
9-10/02 à Lille : Rev3 days Convention d'affaire internationale - Région Hauts de France - en savoir plus
16/02
à Paris : 7ème débat citoyen pour la planète - Migration et biodiversité, une histoire ancienne? - Ministère de l'environnement - en savoir plus
16 au 18/02
à Paris : colloque « Réduire les inégalités, une exigence écologique et sociale » - Revue Projet - en savoir plus
21/02
à Paris la Défense : conférence Entreprises et droits de l'Homme : performance, risques et opportunités - Vigeo Eiris/EDH - en savoir plus
21/02 à Paris : lancement du rapport de la phase pilote de Initiative ACT - FIR, l'ADEME et le CDP - en savoir plus
22/02 à Paris : lancement du Livre Blanc « Préconisations pour une mise en cohérence des obligations réglementaires environnementales » - OREE - en savoir plus
3 questions à ...
Erik Solheim, Directeur exécutif de l’ONU Environnement
Pouvez-vous nous présenter les missions et les objectifs de l'ONU Environnement en tant qu'autorité mondiale de l'environnement en ce début d'année ?

Notre priorité est de transmettre et de rendre la science accessible à tous. Il faut présenter des solutions, afin que chacun puisse devenir autonome, se sente inspiré et que les décideurs prennent les bonnes décisions. Il faut que nous parlions un langage que tout le monde comprenne sinon il est impossible de pousser les gens à agir.

Cela s'applique également au grand défi qu'est celui du changement climatique. Bien sûr, la réduction des émissions de gaz à effet de serre revête une importance majeure. Mais comment faire en sorte que le grand public s'en préoccupe ? La pollution de l'air est un sujet sur lequel chacun peut prendre position. En Chine, le nuage de pollution pousse les citoyens à faire pression sur le gouvernement afin qu'il propose des solutions. Ce qui offre alors la possibilité de travailler en collaboration avec les gouvernements et les autorités locales. Nous pouvons ensuite leur transmettre des analyses scientifiques de bonne qualité et les aider à mettre en oeuvre des plans d'action. En parlant de la pollution et en luttant contre ce phénomène, nous luttons également contre les causes du changement climatique. Il en est de même pour ce qui concerne la pollution marine, la lutte contre le commerce illégal de la vie sauvage et l'appui aux villes durables.

La question des conflits et de l'environnement est également une priorité. Une bonne gestion de l'environnement peut contribuer à éviter les conflits, dans la mesure où les rivalités liées aux ressources naturelles peuvent alimenter les conflits et freiner le rétablissement de la paix. Dans des cas extrêmes, comme en Irak, nous avons vu comment l'environnement pouvait être utilisé comme arme de guerre. Par conséquent, il est essentiel que nous poussions pour l'intégration des questions environnementales dans les programmes de résolution et de prévention des conflits.

L'adoption de l'Agenda 2030 et ses 17 Objectifs de développement durable (ODD) ont constitué un tournant majeur pour l'environnement et le développement durable, quels sont les grands enjeux que vous identifiez aujourd'hui et les principaux défis qu'il vous faudra relever ? Quels sont les partenariats sur lesquels l'ONU Environnement s'appuie pour faciliter la mise en oeuvre des ODD ?


Les Objectifs de développement durable sont essentiels car ils fournissent un cadre et nous permettent d'aller tous dans la même direction. Ici, à l'ONU Environnement, nous nous assurons d'aligner chaque aspect de notre travail sur ces objectifs et nous établissons des indicateurs afin de pouvoir mesurer nos performances. Le défi est désormais de s'approprier ces objectifs et de les transformer en mesures concrètes. Les partenariats seront cruciaux. Nous travaillons par exemple en collaboration avec l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur des sujets comme la santé, l'environnement et le changement climatique - et nous avons commencé par un appui coordonné aux gouvernements pour l'amélioration de la qualité de l'air.

Cependant, il faut aller plus loin dans nos partenariats, notre priorité et notre plus grand défi sont de travailler en collaboration avec le secteur privé. En effet, l'innovation et les développements technologiques se produisent dans le secteur privé. De nombreuses entreprises s'adressent à nous pour nous demander de l'aide et des conseils afin de mesurer leur empreinte carbone. Je rencontre des dirigeants du secteur privé toutes les semaines - des PDG d'entreprises de télécommunication, ou de multinationales du chocolat et d'entreprises énergétiques. Le message est clair. La durabilité est bonne pour les affaires. Ce qui est également notre message. Être écologique n'est pas seulement bon pour la planète, cela représente aussi une énorme opportunité commerciale. Nous avons besoin d'une vision commune, mais nous devons aller plus loin.

Quel va être le rôle de l'ONU Environnement par rapport plus particulièrement à cet ODD10 pour atteindre les cibles définies d'ici 2030 ?


Je tiens à ce que l'objectif de réduction des inégalités soit au coeur de notre action. Les questions environnementales comme le changement climatique touchent les plus pauvres en premier lieu. Dans ce monde déjà inégalitaire, les conséquences du changement climatique aggravent les problèmes des plus pauvres. Préserver les écosystèmes dont dépendent de nombreuses personnes pour leur survie, garantir que les impacts du changement climatique soient atténués, garantir que les ressources telles que le sol et l'eau soient sains, voici ce qu'il faut faire pour réduire l'écart existant.

C'est là que nous avons un rôle à jouer. Nous surveillons l'environnement, nous fournissons des études scientifiques, nous relayons cette science, des solutions innovantes, auprès des décideurs afin d'assurer une prise de décision informée qui je l'espère, aidera à guider les peuples et les dirigeants politiques et contribuera à ne négliger personne.

www.unep.org/french/

Pour aller plus loin
Le Global Risks Report 2017
A l'occasion du Forum économique de Davos, la 12ème édition du Global Risks Report est parue le 12 janvier dernier. Cette analyse des principaux risques qui menacent la planète, est élaborée depuis 2006 à partir des travaux de plus de 750 experts internationaux. Ce rapport se fonde notamment sur le Global Risks Perception Survey qui étudie les perceptions de groupes de secteurs, de nationalités et d'âges différents. Quelles seront les priorités mondiales en 2017 ? Quels sont les interconnexions entre ces risques ? Comment les éviter ? Selon cette nouvelle édition, la hausse des inégalités de revenus, la polarisation sociale et les changements climatiques arrivent en tête des risques les plus probables et les plus dangereux pour le monde. 78 pages. Pour lire le rapport
Rapport de la Commission des entreprises et du développement durable « Better business, Better world »
La Commission des entreprises et du développement durable, créée à Davos en janvier 2016, lance un appel à l'action pour les chefs d'entreprise actuels et futurs. Le rapport « De meilleures entreprises, un monde meilleur » encourage ainsi les entreprises à définir leur stratégie commerciale en suivant les Objectifs de développement durable des Nations Unies (éradication de la pauvreté, lutte contre le changement climatique, accès à la santé, égalité entre les sexes, etc.). En plus de fournir de nouvelles possibilités commerciales pour une valeur de 12 000 milliards de dollars américains, la réalisation des Objectifs mondiaux permettrait de regagner la confiance de la société, et de contribuer à une économie plus juste et inclusive. Cette analyse montre non seulement que les ODD sont profitables aux entreprises, mais aussi que les entreprises sont nécessaires à l'atteinte des ODD. La Commission liste les 60 plus importantes opportunités commerciales en lien avec la réalisation des 17 ODD dans les 4 secteurs retenus par la commission : alimentation et agriculture, villes, énergie et matériaux, santé. 122 pages. Pour lire le rapport
16-18 février : Réduire les inégalités, une exigence écologique et sociale
La Revue Projet organise un colloque « Réduire les inégalités, une exigence écologique et sociale », du 16 au 18 février 2017 au Conseil Économique Social et Environnemental (CESE) à Paris. Défis écologiques inédits, explosion des inégalités : faut-il choisir son combat ? La planète ou les pauvres ? Réduire les inégalités est une nécessité pour permettre à chacun.e de bien vivre dans les limites de notre planète. Mais comment y parvenir? C'est tout l'objet de ce colloque. Pour en savoir plus
Chiffre du mois des adhérents
L'ODD 10 propose de « Réduire les inégalités dans les pays et d'un pays à l'autre ». Seulement 44% des répondants et adhérents pensent que la prise en compte des inégalités (en France et entre les pays) s'améliore. Par ailleurs, les répondants ont considéré comme prioritaire la cible « D'ici à 2030, autonomiser toutes les personnes et favoriser leur intégration sociale, économique et politique, indépendamment de leur âge, de leur sexe, de leur handicap, de leur race, de leur appartenance ethnique, de leurs origines, de leur religion ou de leur statut économique ou autre » pour cet Objectif de développement durable. La deuxième priorité pour les répondants est « Améliorer la réglementation et la surveillance des institutions et marchés financiers mondiaux et renforcer l'application des règles ».*25 adhérents ont répondu à ce sondage.
Les Débats du Comité 21
1er février : Débat sur les nouvelles intercommunalité et développement durable
Le 1er février à 8h30 à l'UNAF, le Comité 21 vous propose de débattre avec Estelle Grelier, Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Aménagement du territoire, de la Ruralité et des collectivités, chargée des collectivités territoriales, sur le rôle du développement durable dans ces nouvelles intercommunalités. En 2017, l'actualité des territoires est marquée par la fusion des intercommunalités et par la création récente des métropoles. Pour ces nouveaux territoires, il s'agit d'expliquer les changements et d'en affirmer le positionnement, les services et les identités. Ce débat, animé par le Comité 21, permettra de répondre concrètement à ces enjeux et de réfléchir aux stratégies des intercommunalités pour le développement durable, à son rôle pour construire une nouvelle identité commune, en s'appuyant sur la construction d'un projet de territoire, et sur toutes les parties prenantes. Il s'agira également d'apporter un éclairage sur le rôle et les compétences des intercommunalités - redistribuées par la loi NOTRe - pour mettre en oeuvre de manière opérationnelle le développement durable dans les territoires français. Coopérations et synergies multi-acteurs pour renforcer l'attractivité et l'exemplarité de son territoire, démocratie participative, identité partagée et cohésion sociale sont autant de pistes de réflexion sur le rôle du développement durable dans ces nouvelles intercommunalités. Inscription obligatoire - Pour en savoir plus - Laurie Ayouaz - ayouaz@comite21.org
16 janvier : Retour sur le Débat « ODD, nouvelle feuille de route du Comité 21 pour contribuer à un nouveau dessein mondial »
A l'occasion de ses voeux, le Comité 21 a organisé son premier débat de l'année autour des ODD, le 16 janvier, au Palais de Tokyo. En effet, l'année 2017 sera sans aucun doute placée sous le signe des Objectifs de développement durable (ODD) qui entrent désormais dans leur phase de déploiement par les organisations dans le monde entier. Pour introduire le débat consacré à ce nouvel Agenda mondial, Bettina Laville, Présidente du Comité 21, a souligné que ces ODD s'inscrivent dans la continuité de l'histoire du Comité 21, qui s'engageait, il y a 21 ans déjà, à décliner l'Agenda 21 et le développement durable dans les organisations et les territoires français pour participer à la dynamique internationale lancée par le Sommet de Rio. Aujourd'hui, il s'agit plus que jamais de faire du développement durable le dénominateur commun mondial pour contribuer à un monde en paix. L'Institut de Recherche pour le Développement s'engage également à la réussite et à l'analyse critique des ODD. Dans son message-vidéo de voeux, son président membre du panel du Rapport de l'ONU sur le développement durable, Jean-Paul Moatti revenait sur ce qui constitue l'ADN du Comité 21 : le multi-acteurs. Bettina Laville interrogeait Hubert Védrine, ancien Ministre des affaires étrangères, sur l'état du monde aujourd'hui. Il a commencé par revenir sur les enjeux géopolitiques, en rappelant que si le monde est moins tourmenté depuis la fin de la guerre froide, certaines dynamiques empêchent encore les dirigeants de se tourner vers les questions à long terme, alors qu'il faut plus que jamais sauver la « vitabilité » de la planète. Cette nécessaire prise de conscience permettra de créer une communauté internationale, qui se fondera sur un objectif commun : que la planète demeure habitable ! Laurence Monnoyer-Smith, Commissaire Générale au développement durable du Ministère de l'environnement, de l'énergie et de la mer, a débuté son intervention en rappelant que l'on retrouve déjà les ODD au coeur de nombreux programmes d'activités. Le Commissariat Général se mobilise également, et compte notamment sur le savoir-faire forgé pendant la COP21, véritable « COP de l'action » pour mettre en place de nouveaux outils au service du déploiement des ODD, à l'instar de l'Agenda des solutions. Pour conclure, Bettina Laville soulignait l'importance de cet engagement et de l'intégration des ODD dans la politique : ils entrent désormais dans le débat public et obtiennent ainsi davantage de lisibilité, permettant d'être compris et adoptés par de plus en plus d'acteurs. Message-vidéo de Jean-Paul Moatti - Note du Comité 21 « Objectifs du développement durable, vers une nouvelle mondialisation ? ». Compte-rendu du débat.
Le Comité 21 en action
Le Comité 21 2017 : un nouveau monde à notre portée !
A l'occasion du Débat et de la cérémonie des voeux du 16 janvier au Palais Tokyo, Bettina Laville, Présidente du Comité 21, a présenté la nouvelle feuille de route du Comité 21. Depuis 2016, la France est résolument engagée dans la mise en oeuvre des Objectifs de développement durable adoptés par l'ONU en 2015. L'accompagnement de cette mise en oeuvre est une priorité dans l'action du Comité 21 pour les trois années à venir. Les ODD renouvellent la feuille de route de Rio 92 et entraînent tous les acteurs dans la dynamique d'un développement vertueux. Le Comité 21 a donc pour objectif de jouer un rôle d'interface auprès de ses adhérents pour l'appropriation et la mise en oeuvre des ODD, y compris dans les territoires. Á cet effet, le programme d'activités 2017 « Le nouveau monde à portée de mains » illustre cette dynamique, notamment à travers plusieurs actions nouvelles : un Débat sur « l'engagement sociétal au prisme des ODD » ; la construction d'un « référentiel partagé » des ODD ; l'engagement d'un « Tour de France des ODD », afin de débattre de leurs enjeux dans les territoires ; un « Centre de ressources sur la responsabilité social climatique »... Il offre aux adhérents, et plus largement aux acteurs du développement durable, un large éventail de possibilités. Une note « Objectifs de développement durable : vers une nouvelle mondialisation ? » a été publiée en parallèle afin de mieux comprendre le nouveau dessein que proposent les ODD. Programme d'activités 2017 - Agenda 2017. Christine Delhaye - delhaye@comite21.org
A votre Agenda : 1er Forum du Comité 21 sur la citoyenneté écologique, le 20 mars à Paris
Les Objectifs de développement durable (ODD), adoptés par les Nations Unies en 2015, constituent le nouvel Agenda planétaire pour les 15 années à venir. Cette nouvelle ambition de co-construction et de gouvernance collective de notre avenir amène chacun d'entre nous à relire notre rapport au monde et à son développement et doit permettre de faire émerger une nouvelle citoyenneté. En cette année de démocratie électorale, le thème de la citoyenneté en général, écologique en particulier, est justement au coeur des débats de la société française. Ainsi, un certain nombre de lois sur la participation du public, sur la réforme de la CNDP, sur l'action de groupe, sur le devoir de vigilance, sont sortis récemment, ou sont en cours d'élaboration. Et dans les territoires, les débats citoyens autour de projets nationaux ou locaux démontrent à la fois la virulence et la vitalité de l'exercice de cette citoyenneté. L'objectif de ce Forum annuel du Comité 21, premier réseau français multi-acteurs du développement durable, est de débattre de ce changement de paradigme auquel nous invitent les ODD. Cette journée réunira des représentants de l'État, des collectivités territoriales, des entreprises, des ONG, mais aussi des chercheurs, des philosophes et des artistes. Autour du champ de l'engagement citoyen dans l'écologie, seront interrogées les nouvelles réglementations environnementales et le débat public comme conditions nécessaires et/ou suffisantes de la citoyenneté écologique. Les débats seront illustrés d'exemples français et étrangers sur les pratiques de cette citoyenneté, vus par des chercheurs, des politiques et les citoyens eux-mêmes. Les rôles constitutifs de cette citoyenneté par la RSO et l'ODD des partenariats multi-acteurs, l'ODD 17, seront également questionnés. Pour en savoir plus - Georges Ribière - ribiere@comite21.org
Appel à contribution : comment co-construire un référentiel des ODD ?
Afin de faciliter la mise en place des ODD en France, le Comité 21 souhaite élaborer un référentiel d'indicateurs qui permettra aux organisations d'apprécier la pertinence de leurs stratégies à l'égard des ODD. Pour ce faire, l'association propose à quelques-uns de ses adhérents de se réunir pour travailler ensemble à l'élaboration de cet outil, dont l'ambition est d'être un guide pour questionner et améliorer les démarches de développement durable au regard des 17 ODD. Une première réunion sera donc organisée en février pour amorcer le travail d'identification des indicateurs pertinents et le format de ce référentiel. Réservé aux adhérents. Laurie Ayouaz - ayouaz@comite21.org
La présidente du Comité 21, « grand témoin » aux Heures Innovantes de la Seine-Saint-Denis
D'octobre 2016 à juin 2017, le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis organise un cycle de cinq conférences-débats, intitulé « Les Heures Innovantes de la Seine-Saint-Denis ». L'objectif est de faire émerger des idées nouvelles ou révéler les initiatives existantes, avant de les porter à l'échelle nationale. Le 1er février, la 3ème conférence de ce cycle portera sur la transition écologique, en présence de Stéphane Troussel, Président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis et Bettina Laville, Présidente du Comité 21. Comment la transition écologique peut être un outil de transformation des quartiers populaires et d'amélioration de la vie quotidienne et du cadre de vie de ses habitants ? Comment lutter contre la précarité énergétique et écologique? Comment relever les défis de la transition écologique dans un territoire populaire comme la Seine-Saint-Denis et faire émerger des solutions innovantes ? Mobilités durables, rénovation énergétique, lutte contre la pollution, circuit court, développement de l'économie verte et des filières responsables, valorisation et protection de la biodiversité sont autant d'enjeux qui seront abordés. « La transition écologique : une nouvelle frontière du progrès pour les habitants des quartiers populaires ? », mercredi 1er janvier 2017 à 18h, 93 Rue Carnot, Bobigny. Pour s'inscrire - Programme complet des Heures Innovantes de la Seine-Saint-Denis
7 février : visite du site du groupe Manitou avec l’Ecole Centrale de Nantes et l’équipe du Comité 21 Grand Ouest
Le temps d'une après-midi, des étudiants de Centrale Nantes en option Industrie Durable et le Comité 21 Grand Ouest vont visiter le site de Manitou, sous l'angle économie circulaire. Le groupe Manitou, basé à Ancenis (44), est une entreprise industrielle de dimension internationale, spécialisée dans le design, l'assemblage et la distribution de matériels de manutention. Engagé dans une politique RSE, Manitou se positionne sur le marché d'occasion et se donne pour ambition d'étudier un programme facilitant le reconditionnement de ses machines. Découvrez le Groupe Manitou - Mathilde Bres - bres@comite21.org
Agenda du Comité 21
1er février à Paris : Débat sur les intercommunalités, un enjeu majeur pour le développement durable
1er février
à Paris : 1er comité de pilotage 2017 du Club France Développement durable
1er février
à Bobigny : intervention de Bettina Laville sur la transition écologique aux Heures Innovantes de la Seine-Saint-Denis
2 février
à Rennes : Matinale « Gaspillage alimentaire : les bons gestes à adopter » - cycle Alimentation durable du Comité 21 Grand Ouest
7 février
à Ancenis (44) : visite du site du groupe Manitou avec l'Ecole Centrale de Nantes et l'équipe du Comité 21 Grand Ouest
14 février
à Nantes : participation du réseau Grand Ouest au Jury des Trophées régionaux du développement durable
16 février
: intervention du Comité 21 sur les ODD auprès du Comité de la Transition écologique et énergétique de la Conférence des Présidents d'Université
21 février 2017 : Web-conférence « Diversité, management et ressources humaines » du Comité 21 Grand Ouest
28 février
à Paris : 1er Atelier ODD&métiers sur « ODD et management responsable : le rôle de la fonction RH »
A lire
Pour un capitalisme d'intérêt général
Et si il existait une troisième voie économique ? Si, entre le capitalisme pur et dur d'une part et le monde associatif d'autre part, un nouveau chemin était possible ? Aujourd'hui, les besoins économiques font émerger une nouvelle nécessité nichée entre la recherche du profit pur et dur et le « non profit » qui vient relayer un Etat défaillant. Jean-Marc Borello, Président du Groupe SOS, adhérent du Comité 21, fait la démonstration depuis plus de 30 ans, qu'une entreprise porte en elle la capacité de résoudre les maux de notre société, tout en étant parfaitement performante économiquement. C'est afin d'entraîner le plus grand nombre dans son sillage que Jean-Marc Borello a tenu à livrer cette conviction dans son nouvel ouvrage Pour un capitalisme d'intérêt général (Débats Publics, janvier 2017). Il y lance un appel puissant à une transformation totale de notre matrice économique en se fondant sur son expérience d'entrepreneur. Il est temps pour le modèle économique en vigueur de changer de visage. - 191 pages - 18 euros - Pour en savoir plus
Du Jetable au durable, pour en finir avec l'obsolescence programmée
Smartphone cassé, lave-linge en panne, collants filés, imprimante inutilisable... quel est le point commun entre tous ces biens de consommation? Ils sont tous victimes d'obsoles- cence programmée, symbole d'une société du jetable, qui nuit autant à l'environnement qu'aux consommateurs, tout en re- posant sur un modèle économique à bout de souffle. La mort précipitée de nos produits est-elle réellement planifiée ? Quels sont les impacts de la reconnaissance en 2015 du délit d'obsolescence programmée ? Autant de questions auxquelles répond cet ouvrage, à l'aide d'une analyse sans concession du problème et l'exploration audacieuse de solutions individuelles et collectives. Il s'agit dans un premier temps de définir ce qu'est l'obsoles- cence programmée, d'envisager ses conséquences non seule- ment en termes économiques et environnementaux, mais aussi d'un point de vue sociétal. À travers des illustrations et des témoignages, les auteurs font également le point sur les modèles économiques dits «durables», tels que l'économie collaborative, circulaire ou basée sur l'usage. Lancement de l'ouvrage le 2 février dès 19h à la librairie le Merle Moqueur ? 160 pages - 15 euros - Pour en savoir plus
Monnaies locales complémentaires : découvrez l’étude de l’Ademe !
L'ADEME dévoile son étude Les monnaies locales complémentaires environnementales : état des lieux, impacts environnementaux et efficacité économique. Outre le fait d'apporter une première base de connaissances sur ces monnaies en plein essor, l'étude apporte des clés pour analyser leur impact environnemental, social et économique. En mettant en évidence trois grandes catégories de monnaies locales et complémentaires dites « vertes », « de récompense » et « collaboratives », l'ADEME soutient que ces monnaies peuvent être considérées comme un outil au service de la transition énergétique et écologique. 175 pages - A lire