du 30/06/2010
n°112
Spécial «Tourisme et loisir responsables »


Le mot du Président
 « Le Grenelle de l'environnement et la préparation des futurs sommets internationaux sur le climat renforcent toute la légitimité et l'ambition du Comité 21 : coproduire le développement durable, avec toutes les parties prenantes de la société ».  

Développer un réseau dynamique, être le pilote de la transformation, inventer avec les entreprises et les territoires... le Comité 21 est actif, à la hauteur des enjeux. L'association a quinze ans, elle regroupe plus de 420 entreprises, collectivités territoriales, associations, institutionnels, établissements d'enseignement supérieur et médias, répartis en quatre collèges. Il s'agit pour lui maintenant de mieux collaborer autour de l'idée que le développement durable se nourrit d'actions engagées collectivement, mais aussi de créativité. Plusieurs principes de travail font la spécificité du Comité 21 :

  • Tous les travaux concernent les différentes parties prenantes.
  • L'Agenda 21, issu de la Conférence de Rio, est la référence méthodologique. Il a encore toute se place dans la modernité des territoires d'aujourd'hui.
  • Des transformations économiques, sociales et culturelles sont nécessaires, dans une logique solidaire et innovante.
Nous sommes entrés dans une période où vont se prendre des décisions d'avenir. Elles concernent les modes de vie et de travail, l'habitat et l'urbanisme, l'énergie et les ressources, la biodiversité, les solidarités, l'éducation... Faisons que le développement durable guide ces choix en pleine gouvernance. C'est précisément ce qui nous motive à la création de Comité21 régionaux (le premier a été ouvert en juin 2010, en Pays de Loire).  

Je remercie le Conseil d'administration du Comité 21 qui m'a élu à sa présidence. Je m'engage dans cette responsabilité avec beaucoup de plaisir, d'autant que l'association est animée par une équipe particulièrement motivée et compétente. Je suis heureux de m'inscrire dans la continuité des engagements de la fondatrice Bettina Laville, et des présidents précédents, dont Eric Guillon - issu du « collège entreprises » du Conseil d'administration comme François Gourdon avant lui- qui a porté cette fonction pendant les six dernières années. Mes responsabilités associatives précédentes m'ont démontré chaque jour que la collaboration entre les différentes parties prenantes est nécessaire et possible, et qu'elle renforce les rôles et implications de chacun.  

Nous avons de la chance de vivre ce 21e siècle. Nous avons la possibilité de participer à une profonde transformation sociétale, économique et culturelle, la troisième de l'histoire récente après l'invention de l'écrit et celle de l'imprimerie. Ce siècle est à chacun d'entre nous. « Faisons ce qu'il faut pour la planète, et essayons d'être raisonnable les uns avec les autres ». (Albert Jacquard).

Gilles Berhault
Président du Comité 21
berhault@comite21.org

Actualités des adhérents

METTRE EN ŒUVRE UNE STRATEGIE DE TOURISME RESPONSABLE

ECO2 Initiative accompagne l’hôtel Le Meurice pour son bilan carbone®
Comment développer des prestations hôtelières de qualité exceptionnelle tout en limitant ses impacts écologiques ? Cette réflexion a amené l'Hôtel Le Meurice à Paris à réaliser son bilan carbone® avec le concours d'ECO2 Initiative, cabinet spécialisé en démarche carbone. Au-delà de la réalisation du diagnostic, les actions à mettre en oeuvre sont instructives. La chasse aux économies d'énergie est en cours : éclairage des parties communes, consommation des équipements, température en chambre, pratiques en cuisine... chaque détail compte. Toutefois, le principal levier est entre les mains des acheteurs : 40% des émissions de gaz à effet de serre (GES) proviennent des achats. Les fleurs représentent près de 10% du bilan global. S'approvisionner majoritairement auprès de fournisseurs proposant des boutures de saison, cultivées localement et sans recours aux énergies fossiles, permet de réduire de 30% l'empreinte carbone, sans impacter les coûts. Autre exemple, la viande. Avec 550 tonnes équivalent CO2, les achats de viande viennent en seconde position des émissions de GES des achats. Le cycle total de production d'un kilo de b½uf émet dans l'atmosphère autant de GES que 24 aller/retour entre New York et Paris. En amenant la part des références locales pour 30% des achats de boeuf, l'empreinte carbone baisserait de 10%. Ugo Toselli - ugo.toselli@eco2initiative.com

L’éco-conception du château de la Bourdaisière
 Louis-Albert de Broglie, président de Deyrolle et propriétaire du Château de la Bourdaisière, a engagé une démarche « éco-rénovation » afin de transformer le château, situé en vallée de la Loire, en exemple d'habitat et de rénovation écologiques. Après huit mois de réflexion technologique, un programme de restauration complet a démarré pour trois ans et se terminera à la fin 2012. Cette démarche est menée avec les parties prenantes (collectivités territoriales, institutionnels, associations...). Le projet intégrera un potager conservatoire et un jardin de bien-être ainsi qu'un parcours didactique dans le parc. Les axes majeurs de la rénovation durable concernent : la gestion de l'énergie (travaux d'isolation, modes de productions alternatifs : biomasse, éolienne, panneaux solaires, géothermie ...) ; la gestion des fluides ; la gestion des déchets (tri sélectif, compost) ; santé et bien-être (sensibilisation du personnel et des clients pour de meilleurs comportements pour leur santé et leur bien-être), et une politique de pédagogie du développement durable accompagnera les travaux pendant trois ans. Elle sera destinée aux clients de l'hôtel, au grand public et aux professionnels du tourisme). Maxime de Rostolan - rostolan@deyrolle.fr

La région PACA soutient le tourisme durable
 La région Provence-Alpes-Côte d'Azur s'est fixée, comme un des quatre axes stratégiques de son Schéma régional de développement touristique (SRDT) 2006-2010, de faire de Provence-Alpes-Côte d'Azur une référence en matière de tourisme durable. La Région a ainsi adopté un certain nombre de dispositifs de soutien aux : démarches individuelles et collectives, à l'instar du programme itinéraire Eco 3 www.itineraire-eco3.com et du manuel de gestion environnementale et sociale à destination des professionnelles du tourisme www.magestour.com (cf. brève ci-dessous) ; investissements des entreprises touristiques permettant d'améliorer leurs performances environnementales et l'accessibilité handicap ; rencontres entre les professionnels du tourisme et de l'environnement, tels qu'Ecorismo et les entretiens de Gréoux auxquels a participé le Comité 21 ; démarches innovantes à travers le prix régional de l'innovation touristique récompensant les actions innovantes en matière de gestion environnementale et d'accessibilité handicap. La Région accompagne aussi ses cinq Parcs naturels régionaux à l'adoption de la charte européenne du tourisme durable dans les espaces protégés. Elle assure, à travers son comité régional du tourisme, la promotion de l'offre écotouristique avec la « carte écotourisme », et, au titre de sa politique de la mer, la sensibilisation des touristes à la préservation de l'environnement avec notamment la campagne « éco gestes en méditerranée » www.ecogestes.com à destination des plaisanciers ou encore avec la campagne « inf'eau mer » www.infeaumer.org qui elle sensibilise les touristes sur les plages. Alexandre Noël - anoel@regionpaca.fr

Zoodyssée, vitrine de la biodiversité du Conseil général des Deux-Sèvres
 Premier site touristique et pédagogique des Deux-Sèvres, le parc animalier de faune sauvage européenne, Zoodyssée, est implanté au c½ur de la forêt domaniale de Chizé, aux portes d'une des plus grandes réserves biologiques closes d'Europe de l'Ouest. Une situation privilégiée permettant une offre diversifiée grâce aux partenaires présents sur le site (ONF, CNRS, ONCFS...). Relais du Conseil général des Deux-Sèvres et des missions d'éducation à l'environnement qui lui incombe, Zoodyssée a vu son implication dans le développement durable récompensée par l'obtention de la certification ISO 14001 (avec des indicateurs liés à la réduction des déchets et à la gestion de l'eau et de l'énergie). Les aménagements d'enclos sont réalisés en fonction de ces critères, comme en témoigne l'éco-bassin des loutres, tortues cistudes et ragondins (circuit fermé, utilisation des eaux de pluie, nettoyage par les plantes, etc.). Vitrine du dispositif Pôle international de la biodiversité, Zoodyssée témoigne d'une politique engagée en faveur de l'environnement, priorité inscrite au coeur du projet départemental « Deux-Sèvres Autrement ». Jean Worms - jean.worms@cg79.fr - Michèle Mercier - m.mercier@zoodyssee.org

Communauté d’agglomération de Pau-Pyrénées : premier palais des congrès certifié France Congrès
 La direction de l'Office de Tourisme et des Congrès de Pau de la Communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées a choisi un nouvel axe de développement pour le Palais Beaumont avec comme objectif d'être l'un des premiers centre de congrès de France à être certifié sur la base du référentiel : « Charte qualité et développement durable - France Congrès ». Ce document a été élaboré en concertation avec les acteurs reconnus dans l'organisation de manifestation à caractère complexe et il sera le fil conducteur de l'évolution interne. L'association France Congrès participe activement à la mise en place de cette stratégie de développement continue au coeur des établissements. En s'inspirant des principes et domaines fondamentaux de la responsabilité sociétale précisés dans la future norme ISO 26000, le Palais Beaumont se démarquera au niveau international dans son secteur d'activité tout en agissant en harmonie avec les parties prenantes. La prise en compte des nouveaux engagements de la charte qualité et des préconisations de la norme ISO 26000 va dans le sens des souhaits répertoriés non seulement en faveur des clients mais aussi des acteurs économiques et sociaux, qui constituent la sphère d'influence dont dépend le Palais Beaumont. Aurélie Delbigot - a.delbigot@agglo-pau.fr - Lydia Fourcarde - lfourcade@paucc.com

Marmande créé un espace de vie récréatif aux couleurs du développement durable
 Dans le cadre de son Agenda 21, la ville de Marmande a décidé de réaménager la Plaine de la Filhole pour des usages récréatifs, sportifs et de détente. La population, en particulier les jeunes membres du Conseil municipal des enfants, a été associée en amont à la définition des aménagements à réaliser. La création d'une aire de skate-park, de cheminements praticables à vélos, à pieds, à rollers, d'aires de repos, de jeux pour les enfants, de parcours VTT, de course d'orientation... font que la Filhole est aujourd'hui redevenue un lieu de promenade, de pratique sportive, de rencontres, de mixité sociale et de liens intergénérationnels. Depuis quatre ans, une opération baptisée « A chacun son arbre » permet aux Marmandais qui le souhaitent de venir planter un arbre pour un parent, une association... Cette action participe à recréer de la biodiversité dans cette plaine inondable encore essentiellement occupée par le maïs et le peuplier (propriétés privées). Un programme pluriannuel partenarial de près de 1 100 000 d'euros est en cours actuellement. En septembre 2010, un parking paysager sera inauguré, servant de parking-relais pour le centre-ville comme pour l'accès à la plaine. Un effort tout particulier sera porté sur les essences d'arbres plantées ce novembre dans le cadre d'un programme Leader, l'éclairage a été traité avec des luminaires à leds, un sanitaire accessible aux personnes à mobilité réduite a été installé, et le nombre et l'emplacement de stationnements réservés à ces publics a été pensé. Benoît Lemozit -b.lemozit@mairie-marmande.fr

L’ANMSCC interroge les collectivités sur leurs attentes en matière de tourisme durable
 L'Association nationale des maires de stations classées & des communes touristiques et le cabinet conseil ALTAMIRE se sont associés pour réaliser une étude nationale sur les attentes des collectivités et des territoires de projet dans le domaine du tourisme durable. Les collectivités et acteurs du tourisme et/ou du développement durable (communes, intercommunalités, départements, régions, pays, PNR...) ont été invités à participer à cette étude en répondant à un questionnaire en ligne. La synthèse des premiers résultats a été présentée lors du congrès annuel de l'association à Grasse, les 10 et 11 juin derniers. 85% des communes engagées qui ont répondu (une centaine de communes) sont engagées dans une démarche de développement durable (Agenda 21, démarche éco-responsable, plan climat, démarche locale) et la moitié a également entamé une démarche tourisme durable par la mise en place d'actions concrètes et pragmatiques (éco-festival, guide de sensibilisation, formation interne...). Pour ces communes, il est ressorti comme actions prioritaires à développer de : créer des offres touristiques liées aux tourismes verts,  équitables et durables ; accompagner les professionnels du tourisme aux nouvelles « contraintes » et développer la coopération entre les parties prenantes du tourisme sur le territoire. Les résultats seront complétés jusqu'en septembre 2010. Le questionnaire est disponible sur www.communes-touristiques.net - rubrique « Actualités ». Par ailleurs, l'ANMSCCT anime avec le Comité 21 le réseau des Agenda 21 des communes touristiques, qui propose un accompagnement individuel et collectif à 18 communes touristiques dans la mise en oeuvre d'un Agenda 21 intégrant le tourisme durable. La prochaine réunion de ce réseau se tiendra le 6 octobre prochain sous la forme d'un voyage d'études en Pays de la Loire et portera sur la mobilisation des acteurs du tourisme autour du développement durable. Aurélie Kedinger - akedinger@communes-touristiques.net  

INITIER DES ACTIONS INNOVANTES

L’AFCCI expérimente le dispositif RESPECT
 Aujourd'hui, le développement d'un tourisme durable s'impose comme une nécessité pour les entreprises. Aussi, l'Assemblée des chambres françaises de commerce et d'industrie (ACFCI), membre d'un groupe de travail national tourisme durable créé en octobre 2008, pilote une expérimentation sur le dispositif « RESPECT, l'engagement tourisme durable ». Ce dispositif sur la « Responsabilité environnementale et sociale pour des entreprises compétitives du tourisme » favorise l'appropriation et l'intégration de pratiques durables par les entreprises du secteur touristique. Expérimenté au cours du premier semestre 2010 par plusieurs chambres de commerce et d'industrie pilotes, le dispositif comprend notamment un outil de pré-diagnostic qui porte sur quatre dimensions (16 critères et 70 éléments de mesure) : performance économique, performance sociale, performance environnementale, management éthique. L'ensemble du dispositif sera proposé et déployé au sein du réseau consulaire à partir du second semestre 2010. Sylvie Remangeon - s.remangeon@acfci.cci.fr

Lancement d’une plateforme européenne Business et Biodiversité
 A la demande de la Commission européenne, PricewaterhouseCoopers (PwC), International Union for Conservation of Nature (IUCN), European Centre for Nature Conservation (ECNC), European Landowners' Organization (ELO) et Blue4You ont lancé la plateforme européenne Business et Biodiversité (plateforme B@B). La plateforme B@B vise à soutenir les entreprises dans l'intégration de la biodiversité dans leurs activités. Les six secteurs suivants ont été identifiés comme prioritaires par la Commission européenne pour la première année 2010 : tourisme, agriculture, industrie agro-alimentaire, sylviculture, industrie extractive et secteur financier. Cette plateforme a pour objectif de concevoir un programme d'actions au niveau européen pour chaque secteur d'activités sur les aspects relatifs à la biodiversité. Les meilleures pratiques dans ce domaine seront identifiées et récompensées par une remise de prix. Elles seront également présentées au sein du centre de ressources du site internet de l'initiative. Des groupes de travail sectoriels seront organisés afin de faciliter l'échange et la discussion entre les entreprises et valider les principaux résultats. Un premier groupe de travail sur le tourisme devrait se réunir au mois de septembre 2010 à Bruxelles à l'invitation de la Commission européenne. La participation de PwC à cette initiative s'inscrit plus largement dans le cadre du développement d'une offre de services spécifique au service de la biodiversité. Clément Lefèvre - clement.lefevre@fr.pwc.com - ecbb@iucn.org - http://ec.europa.eu/environment/biodiversity/business/contact/index_en.html

Voyages-sncf.com, acteur du tourisme responsable
 Voyages-sncf.com, filiale du groupe SNCF, est un acteur du tourisme en France. Le site accueille près de 10 millions de visiteurs par mois sur internet, et pour sa version mobile, plus d'un million. Depuis 2006, Voyages-sncf.com multiplie les initiatives auprès des professionnels du tourisme, des voyageurs et de ses collaborateurs, pour promouvoir et développer le voyage responsable. Auprès de ses clients d'abord, l'affichage de l'empreinte carbone à chaque réservation de billet de train est désormais systématique, de même que la possibilité de compenser ses émissions de CO2. Une page dédiée au voyage responsable permet d'identifier en un seul clic plus de 150 voyages vendus par voyages-sncf.com. Par ailleurs, l'entreprise organise chaque année les Trophées du tourisme responsable qu'elle a créé il y a quatre ans, et s'associe au guide du Routard tourisme durable, avec le Comité 21 comme partenaire. Enfin, dans quelques jours sera lancée la nouvelle campagne estivale de sensibilisation auprès des voyageurs. www.voyages-sncf.com
www.voyageur-responsable.com - www.tropheesdutourismeresponsable.com - Olivia Robert - orobert@voyages-sncf.com

Un outil de diagnostic pour les campings en Midi-Pyrénées
 En Midi-Pyrénées, la Fédération régionale de l'hôtellerie de plein air accompagne ses adhérents dans une démarche de développement durable, en partenariat avec le Conseil régional Midi-Pyrénées, l'Agence régionale pour l'environnement, la Chambre régionale de commerce et d'industrie et le réseau des CCI de Midi-Pyrénées. Un outil de diagnostic spécifique est actuellement mis en oeuvre afin d'évaluer la situation des campings au regard du développement durable et leur proposer un programme d'actions d'amélioration. Le gestionnaire du camping doit répondre à près de 140 critères (situation économique, relations territoriales, protection de l'environnement, prise en compte des salariés, accueil de clientèle spécifique...) : fait-il appel au savoir faire local pour les prestations de travaux, d'entretien ? Utilise t-il des produits alimentaires locaux : dans son restaurant, dans son épicerie, par des ventes sur le camping, des visites sur les lieux de production, sur son site internet, sur sa brochure ? Ou encore, le camping est-il structuré pour accueillir des personnes à mobilité réduite, déficientes visuelles, auditrices et mentales ? Trente campings doivent être diagnostiqués d'ici à la fin 2010. Cette opération pilote dans la filière pourrait servir d'exemple au niveau national. Sandrine Llorca - llorca.s@arpe-mip.com

MAGESTOUR, un guide RSE pour les structures d'accueil du tourisme en PACA
 La Chambre régionale de commerce et d'industrie Provence-Alpes-Côte-d'Azur Corse, avec le soutien de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur et la délégation régionale de l'ADEME, a piloté la réalisation d'un nouvel outil de gestion environnementale et sociale à destination des professionnels du tourisme, MAGESTOUR. Conçu en concertation étroite avec l'ensemble des partenaires intéressés, ce manuel s'adresse aussi bien à la direction de l'établissement qui définit les principes de gestion et la stratégie de développement, qu'aux chefs d'équipes qui organisent le travail au quotidien et perçoivent les contraintes et les opportunités dans leur domaine d'action, et bien sûr, à l'ensemble du personnel dans chacun de ses gestes. Le principe du guide réside dans son approche, à la fois thématique et sectorielle, afin d'assurer une couverture optimale des actions, des métiers et des secteurs d'activité du tourisme. Composé de trois guides thématiques, il traite des aspects méthodologiques et opérationnels pour démarrer, mettre en oeuvre et pérenniser une démarche RSE, présente des actions d'améliorations possibles et propose des gestes simples à adopter au quotidien. L'outil est disponible sur internet www.magestour.com. Hélène Theveneau - theveneau@pacac.cci.fr

La région des Pays de la Loire soutient la labellisation environnementale
 Premier mode d'hébergement touristique marchand en Pays de la Loire avec près de 9 700 000 nuitées par an, l'hôtellerie de plein air ligérienne se concentre à 78 % sur le littoral atlantique. Afin de favoriser des démarches environnementales dans ces établissements touristiques, la région des Pays de la Loire, en partenariat avec la Chambre régionale du commerce et de l'industrie, a développé une action de sensibilisation des hôtels et campings pour une labellisation environnementale. Cette action collective, complémentaire aux actions de l'ADEME, offre une valorisation des labels environnementaux de niveau européen (Ecolabel, Clef Verte...) et un soutien individuel des entreprises dans leur première labellisation. En complément de ce programme, la Région cofinance le premier audit de labellisation ou de certification dans l'une des démarches suivantes des entreprises bénéficiaires : l'écolabel européen, la norme Iso 14001, le label Clef verte, ou toute autre démarche de labellisation environnementale reconnue au niveau national. Un objectif de vingt cinq campings labellisés est ainsi fixé avant 2011. Quinze campings sont déjà labellisés en Pays de la Loire et dix sont en cours de labellisation. La Région soutient par ailleurs l'association régionale « Camping Qualité » qui accompagne et engage les campings adhérents à se soumettre à une charte d'engagement précise ainsi qu'à des contrôles réguliers portant sur près de 600 critères. Enfin, elle a conditionné l'aide aux campings à des critères environnementaux (ex : investissements prioritaires en faveur des économies d'eau) et sociaux (taux complémentaire de 10 % si intégration par les établissements de la démarche « Tourisme et Handicap »). Patricia Bruneau - patricia.bruneau@paysdelaloire.fr

Parc naturel régional du Pilat favorise le tourisme éco-citoyen
Classé « Parc naturel région al » depuis 1974 (la Fédération des parcs naturels régionaux regroupe aujourd'hui 46 parcs), le Pilat s'étend sur une superficie de 700 Km2. Il comprend 47 communes rurales dont 38 appartiennent au département de la Loire et 9 au département du Rhône, et 50 000 habitants. Le Parc naturel régional du Pilat est signataire de la Charte européenne du tourisme durable dans les espaces et a édité un liflet pour sensibiliser les touristes « Etre touriste éco-citoyen ». Autre initiative : la maison du tourisme du Pilat vient de publier, en partenariat avec les collectivités, les chambres consulaires et le P arc naturel régional du Pilat, le guide des Saveurs du Pilat. Les Producteurs recommandés par le Parc. Ce guide recense les membres du réseau « Saveurs du Pilat » : des agriculteurs, des producteurs, des transformateurs ou des commerçants de produits issus du Pilat et implantés dans le territoire du Parc. Ils ont tous été sélectionnés après la visite d'une commission qui a vérifié qu'ils répondaient à une série de critères issus des principes du tourisme durable. La création de ce réseau s'inscrit dans la stratégie de développement durable du Parc naturel régional du Pilat « Le panier de biens » contribuant : à la valorisation de la qualité de produits et des services ; au renforcement des solidarités entre les acteurs et secteurs d'activités ; à la promotion des circuits courts de commercialisation et de la consommation locale. Charles Belair - cbelair@parc-naturel-pilat.fr

L’ATT agit pour un tourisme responsable
 La certification « Agir pour un tourisme responsable » (ATR), initiée par l'Association des tours opérateurs thématiques (ATT), est reconnue comme la référence pour promouvoir la problématique du développement durable du tourisme en France et sur la scène internationale. Les tours opérateurs, membres d'ATR, certifiés ou en cours de certification, organisent des voyages « qui ont du sens », souvent à caractère thématique. Ils oeuvrent pour un tourisme plus responsable et partagent des valeurs communes dans l'exercice de leurs pratiques professionnelles basées sur le respect, la solidarité et la qualité. Les tour-opérateurs obtiennent la certification ATR à la suite d'un contrôle effectué par l'AFNOR Certification afin de prouver que l'opérateur respecte les règles contenues dans le référentiel. L'objectif de la certification est d'encourager le développement d'un tourisme qualitatif pour une découverte authentique des régions d'accueil ; veiller à ce que les retombées économiques soient le plus justement réparti entre les acteurs du voyage ; respecter les usages et différences culturelles des régions d'accueil ; respecter l'environnement et le patrimoine culturel et naturel, et informer de façon transparente et sincère. www.tourisme-responsable.org - Johanne Barthes - jobarthes.att.atr@gmail.com

La démarche EVEIL-Tourisme sur le territoire du Pays d'Aubagne et de l'Etoile
 Depuis 2004, l'association Citoyens de la Terre anime et coordonne un projet innovant en région Provence-Alpes-Côte d'Azur : la démarche « EVEIL-Tourisme », destinée à développer et promouvoir des pratiques et projets touristiques durables sur les territoires. Cette démarche collective de progrès est construite autour de la charte EVEIL-Tourisme de valeurs partagées et d'un outil de suivi et d'évaluation des pratiques sur 65 critères environnementaux et socio-économiques. Elle réunit des entreprises, des associations et des collectivités locales partenaires. Dans le cadre de son Agenda 21, la Communauté d'agglomération du Pays d'Aubagne et de l'Etoile a souhaité s'inscrire dans cette démarche avec un groupe volontaire de professionnels du tourisme accompagnés par l'association Citoyens de la Terre. Après une phase de sensibilisation et de concertation, les professionnels du tourisme engagés dans la démarche ont été évalués sur le terrain puis ont validé un plan d'action co-construit afin de progresser chaque année dans le sens d'un tourisme responsable. Des réunions de travail, un accompagnement sur le terrain et des expériences capitalisées au sein du réseau leur ont déjà permis de mettre en oeuvre des actions concrètes concernant des environnementaux (économies en énergie et en eau, le tri des déchets, etc.) ou des aspects socioéconomiques (politique d'achat, accessibilité pour tous, etc.). La démarche regroupe, en 2010, 14 structures touristiques hétérogènes du Pays d'Aubagne et de l'Etoile (restaurants, hôtels, agences de voyage, activités de loisirs, centre des congrès, artisans...). www.eveil-tourisme-responsable.org - Clara Bernard - com@citoyensdelaterre.org

Voyagez nature avec la Ligue pour la protection des oiseaux
 Depuis près de vingt ans, les guides nature LPO proposent de faire découvrir les régions dans lesquelles la LPO agit au quotidien pour la préservation des oiseaux, de la biodiversité, des milieux naturels... à travers des séjours de 2 à 8 jours ouvert à tous. Forts d'une solide expérience de terrain et passionné de nature authentique, la LPO a mis au point des formules de séjours de découverte en partenariat étroit avec des professionnels du tourisme, afin de faire découvrir les richesses ornithologiques locales. Outre ces rencontres originales avec le monde animal, la découverte des traditions, de l'histoire et des paysages des régions françaises est également au programme. Un moyen original de parcourir la France, un moyen efficace de soutenir les actions de protection de l'environnement de la Ligue pour la protection des oiseaux. Plus de 40 séjours sont organisés en 2010. Franck Chastagnol - franck.chastagnol@lpo.fr

3 questions à ...
Philippe Gloagen, fondateur du Guide du routard
 Le Routard publie pour la troisième année consécutive, en partenariat avec Voyages-sncf.com, l'Ademe et le Comité 21, une édition spéciale sur le tourisme durable : comment est né ce guide ? L'idée de ce guide est née de la rencontre des Trophées humanitaires du Routard et des Trophées du tourisme SNCF.com. Deux initiatives pour récompenser des idées de voyage différentes mais qui vont dans le même sens. Nous avons alors décidé d'associer nos forces et de réunir des partenaires essentiels tels que Comité 21 et l'Ademe pour promouvoir une forme de voyage responsable à travers un guide du Routard. Il était important pour nous de montrer que l'on peut voyager en respectant la planète et notre environnement, tout en conservant un esprit de découverte et de partage. Nous avons voulu à travers ce guide et notre sélection d'adresses montrer que voyager responsable ne veut pas dire voyager plus cher ou moins confortable. On trouve des adresses responsables dans toutes les catégories de prix.

Sentez-vous aujourd'hui un engouement croissant des touristes pour ces nouvelles problématiques ?

Je n'appellerai peut être pas cela un engouement, mais un intérêt croissant, oui certainement. On sent une sensibilisation des voyageurs à cette problématique. Plus question de faire n'importe quoi. Il y a maintenant une réflexion sur la qualité d'un voyage ou d'un hébergement en fonction de critères supplémentaires tels que l'impact sur l'environnement, la qualité de la nourriture et sa provenance... Il y a sans conteste un souci de ne pas abîmer, ni gâcher. Nous sentons toutes ces tendances à travers le courrier et les mails que nous recevons.

Avez-vous des projets pour accompagner la mutation de la filière touristique ?

Notre guide en est maintenant rendu à sa troisième édition. Il a donc trouvé sa place dans notre collection. Il est tous les ans remis à jour avec de nouvelles adresses, grâce au travail de nos collaborateurs sur le terrain qui s'intéressent de plus en plus au sujet. Comment est chauffé l'hôtel ? La nourriture est-elle bio ? Dans nos autres guides nous indiquons également, lorsqu'elles répondent aux critères du Routard, des adresses responsables. Mais attention, l'accueil reste un critère important. Sur le terrain, il est clair que les acteurs institutionnels ont compris l'enjeu. Les Comités départementaux du tourisme ont à coeur de privilégier et de mettre en avant le sujet. Ce qui était encore marginal il y a quelques années devient un sujet de société et surtout un véritable enjeu pour le développement du tourisme. www.routard.com/

Yves Godeau, président d’Agir pour un Tourisme Responsable – ATR
 L'Association des tours opérateurs thématiques (ATT) que vous avez co-créée en 2004, a développé la première certification « Agir pour un tourisme responsable » reconnue par l'Etat français : à qui s'adresse-t-elle et quels sont vos principaux critères ?
Nous avions constaté avec d'autres tour-opérateurs d'aventure, que nous étions au plus proche des populations locales isolées et/ou situées dans des sites naturels d'exception, et que par conséquent nous étions les mieux placés pour agir en faveur d'un tourisme plus responsable. C'est pour cette raison que la certification « Agir pour un tourisme responsable (ATR)» est aujourd'hui plus adaptée aux petits acteurs, bien qu'elle s'adresse en réalité à tous les tour-opérateurs. Nous travaillons donc depuis peu avec le Centre d'études des tour-opérateurs (CETO) sur un projet de référentiel plus compatible avec l'activité des « mastodontes » de la profession, comme Nouvelles Frontières, Club Med, Kuoni et tous les autres. Nos critères couvrent bien évidemment les trois piliers du développement durable. Cependant, nous avons été particulièrement sensibles à certains impacts spécifiques du tour operating, qui consiste à proposer au client du transport, de l'hébergement et des activités de loisir. Nous avons donc été vigilants, dès le départ, à garantir une juste rémunération et des contrats stables à nos partenaires locaux, par exemple. Nous avons également compris l'importance de former le personnel ainsi que nos partenaires, mais aussi de sensibiliser les clients aux enjeux du tourisme responsable. Ce ne sont que des critères parmi d'autres.

Quel bilan faites-vous des trois premières années d'existence du référentiel ATR ?
Le référentiel date de 2007 mais il y a eu plus de cinq ans de travail en amont pour aboutir à une certification de service reconnue par l'Etat ! Nous partions de rien et heureusement nous avons pu bénéficier dès le départ du soutien financier et technique de l'AFIT (aujourd'hui, Atout France, agence de développement touristique de la France), qui nous a permis de lancer le projet au début des années 2000. Aujourd'hui, nous comptons 21 membres au sein d'ATT, dont 13 sont certifiés ATR, comme Allibert, Atalante, Voyageurs du Monde, Terre d'Aventure, etc. Cependant la tâche est compliquée pour eux car Afnor Certification, qui certifie leur démarche, est très exigeante et il est difficile d'évaluer la qualité d'un service touristique rendu, qui plus est, hors de France ! Par exemple, nous n'avons pas prévu dans le référentiel un audit in situ car cela aurait été trop compliqué à organiser. Nous avons donc développé des moyens indirects pour vérifier la qualité des démarches de nos membres. Pour les clients, la certification ATR n'est pas encore un critère de choix, mais elle est néanmoins considérée comme « un plus » qui joue dans l'acte d'achat. Pour les tour-opérateurs, elle renforce l'image de marque, les rend plus professionnels et surtout fédère les équipes en interne.

Cette certification a-t-elle une portée au niveau international ? La France est-elle en avance dans ce domaine ?

La certification ATR est encadrée par la loi française et ne concerne que les tour-opérateurs français. Cependant, notre « terrain de jeu » est essentiellement hors de France, donc par la force des choses nous avons un impact sur les pratiques à l'étranger, surtout dans les pays du Sud. Nous avons par exemple créé une « fiche destination », signée par tous les partenaires locaux et qui fixe des standards minimum par pays : nous nous engageons par exemple à ce que les salariés de nos réceptifs bénéficient d'avantages sociaux supérieurs à ceux habituellement pratiqués dans le pays. Les initiatives ont tendance à se multiplier au plan international. La grande nouveauté est la création en 2010 du Tourism Sustainability Council (TSC), un conseil international qui favorisera l'adoption de principes et de critères universels pour le tourisme responsable. C'est une étape importante ! Le TSC aura pour objectif majeur de faire le tri parmi les centaines de labels qui existent dans le monde. ATR, qui est un de ces référentiels, souhaite obtenir l'accréditation. Globalement, la France n'est pas très en avance dans ce domaine, sauf sur les impacts sociaux, ce qui n'est finalement pas très surprenant... www.tourisme-responsable.org/

Le Comité 21 en action
Le Comité 21 lance son Agenda 21
Depuis sa création, le Comité 21 accompagne ses adhérents dans la mise en place d'Agenda 21 territoriaux, de stratégies RSE et enfin d'Agenda 21 scolaires. Fort de son expérience et au vu d'un engagement croissant de structures associatives dans une démarche Agenda 21, le Comité 21 a donc décidé logiquement de mettre en place son propre Agenda 21. Cette initiative est le gage d'une mise en cohérence entre les recommandations que le Comité 21 propose à ses adhérents et son activité au quotidien. C'est aussi un projet d'équipe fédérateur et à terme le développement d'une nouvelle compétence. Ce projet, enrichi des retours d'expériences provenant d'autres organismes déjà engagés dans la démarche, permettra d'élaborer des recommandations à la disposition, par exemple, d'associations, de PME qui souhaitent se doter d'une stratégie de développement durable. Il s'inscrira dans le futur site portail Agenda 21, entrée « Autres Agenda 21 » (projet 2010-2011 du Comité 21). Actuellement, le diagnostic est en cours de finalisation et le bilan carbone réalisé par Good Planet vient de se terminer. Il fait apparaître un total d'émission en 2009 de 23,48 tCO2e ce qui fait une moyenne par collaborateur de 1,96 tCO2e (équivaut par exemple à un aller simple Paris- Los Angeles (2 tCO2e). Anne Lemaire - lemaire@comite21.org

Le Comité 21 intervient à Vincennes sur la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE)
La ville de Vincennes a organisé le 24 juin une conférence de sensibilisation sur la responsabilité sociétale des entreprises (RSE), destinée principalement aux PME de la ville. Cette réunion s'inscrit dans le cadre de la préparation des prochains Ecodéfis, dont la première édition s'est tenue en 2009. Les Ecodéfis proposent aux commerçants et artisans de la ville de choisir et mettre en oeuvre trois initiatives en matière d'environnement dans une liste préétablie : ampoules basse consommation, mitigateur d'eau, sacs réutilisables, produits bio, etc. Les commerçants et artisans engagés dans l'opération ont six mois pour relever leurs trois défis tout en bénéficiant d'un accompagnement gratuit et personnalisé dispensé par les conseillers des chambres consulaires. A l'issue de cette période, un jury attribue, aux commerçants et artisans ayant concrétisé leurs actions, un label permettant aux entreprises de communiquer sur leur exemplarité auprès de leurs clients. L'édition 2009 a rencontré un certain succès avec 64 commerçants et artisans de Vincennes labellisés. Matthieu Gauvin - gauvin@comite21.org

2ème réunion sur la mobilisation des équipes pour le développement durable
Le 16 juin, le Comité 21 a réuni une quarantaine d'adhérents pour une deuxième session consacrée à la mobilisation des équipes et coorganisée avec le cabinet des Enjeux et des Hommes, qui en a assuré l'animation. Les échanges ont porté sur « l'intégration des nouveaux comportements responsables au coeur des métiers et des pratiques managériales ». La présence de Laure Mandaron, déléguée au développement durable du groupe La Poste, a permis de mieux comprendre les difficultés rencontrées par un grand groupe de près de 280 000 collaborateurs, dans sa volonté de rendre opérationnel le changement au quotidien. Ces échanges ont été complétés par l'intervention d'Anne Walryck, adjointe au Maire de Bordeaux chargée du développement durable, qui a fait part du point de vue d'une collectivité locale. Les travaux se poursuivront le 26 octobre prochain, sur le thème de l'ancrage du changement dans la durée. Dorothée Briaumont - briaumont@comite21.org

Agenda du Comité 21

6/7 à Paris : animation du groupe de travail « organisation d'un espace national de concertation »
9/7
à Paris : délibération du jury des Rubans du développement durable 2010

A lire
Cahier français 355 sur L’économie verte
 La Documentation française édite un cahier français sur l'économie verte, réalisé sous la direction d'Olivia Montel-Dumont. Les auteurs ont tenté de mettre en évidence la place et le rôle des économistes dans la crise environnementale. Au centre des interrogations, se pose la question de la croissance et des moyens à mettre en oeuvre. L'ouvrage traite aussi des instruments et des acteurs de l'économie verte. Engagements internationaux, politiques publiques, normes, écotaxes, etc., malgré les préoccupations collectives en faveur de l'environnement, ces différents instruments restent peu utilisés. Aujourd'hui, la création d'une organisation mondiale de l'environnement est une piste de plus en plus évoquée. La documentation française - mars/avril 2010 - 95 pages - 9,80 euros - En savoir plus

Cahier n°4 sur Economie et développement durable
 Le Cahier n°4 de l'Observatoire des Agendas 21 locaux sur l'Agenda 21 et pratiques territoriales de développement durable vient de paraître. L'ouvrage présente le compte-rendu des deux journées d'atelier organisé les 24 et 25 septembre 2009 dans le Val-de-Marne. Le Comité 21 avait participé à ces journées et apporté une contribution particulière sur le thème de la RSE. Ce cahier entend proposer des éléments de réponse et des pistes pour l'action face à ce défi majeur de l'économie et du développement durable. Les contraintes environnementales, la finitude des ressources, autant que les besoins sociaux et la recherche d'équité sociale poussent à repenser l'économie actuelle dans une perspective de durabilité. Le débat porte sur la place et la fonction de l'économie dans la société. Ce contexte incite à explorer d'autres modèles de développement possibles. Les collectivités, acteurs structurants des territoires, à l'interface entre les enjeux globaux et les citoyens, ont un rôle clé à y jouer. Juin 2010 - 80 pages - Télécharger le livret

Vous dire la vérité, initiative pour un journalisme éthique d’Aidan White
 L'Initiative pour un journalisme éthique (IJE) est une campagne mondiale lancée par les syndicats et associations de journalistes. Son objectif : nourrir et encourager l'excellence journalistique et renforcer l'idée que les médias ont une mission. Les propositions reprises dans cet ouvrage reflètent les aspirations des journalistes partout dans le monde et trouvent leurs racines dans différentes cultures et traditions. Cette initiative veut renforcer le journalisme face aux nouveaux défis rencontrés à l'intérieur et à l'extérieur des rédactions (changement des conditions de travail, défis posés par les nouvelles technologies, nouvelles pressions commerciales ainsi que les perpétuelles menaces liées à la pauvreté, la corruption et les influences politiques intempestives). Elle répond également aux menaces spécifiques émanant de la résurgence de conflits raciaux, culturels ou religieux. Elle invite, enfin, à une refonte des valeurs du journalisme dans tous les secteurs des médias. Son message est simple : le journalisme n'est pas synonyme de propagande et les médias ne sont pas uniquement des produits marchands, ils contribuent à renforcer les valeurs démocratiques et la qualité de vie des citoyens. 264 pages - juin 2010 - Victoires éditions - En savoir plus

Evénement
27-28 octobre 2010 : colloque Plans climat énergie territoriaux
Fin 2009, 175 collectivités et territoires sont volontairement engagés dans un Plan climat énergie territorial (PCET). Cette dynamique va se renforcer en 2010 puisque le projet de loi Grenelle 2 prévoit de rendre obligatoire la mise en place de ces plans pour toutes les régions, tous les départements et les communes et EPCI de plus de 50 000 habitants. Collectivités de toutes tailles et territoires ont aujourd'hui besoin d'acquérir de nouvelles connaissances et savoir-faire et de mutualiser les bonnes pratiques. Sur la base des retours d'expérience des collectivités et territoires déjà engagés et des enseignements tirés de ces premières démarches, l'ADEME et ses partenaires, dont le Comité 21, se mobilisent pour proposer un colloque, les 27 et 28 autour des PCET. Cette manifestation s'adresse aux élus et techniciens des collectivités et territoires, mais aussi à l'ensemble des acteurs associés à la mise en oeuvre des Plans climat (services de l'Etat, associations, bureaux d'étude, entreprises,...). Elle portera à leur connaissance des éléments de méthode, des outils et réseaux mobilisables et permettra le partage des expériences. www.colloque-pcet.fr

Eco-dates

30/06-1/07 à la Baule : 4èmes rencontres nationales « Activités portuaires et développement durable » - Fédération française des ports de plaisance - www.ports-eveloppementdurable.com
30/06 au 1er/07
à Besançon : colloque « Finance & fiscalité des déchets : incitatif à quoi et comment ? » - Amorce - www.amorce.asso.fr
1/07
à Rennes : conférence « La Bretagne, précurseur d'un nouveau standard de mobilité ! » - Rennes métropole - fdufour@rennes.cci.fr
2/07
au Parc industriel de la Plaine de l'Ain : groupe de travail Orée Parcs d'activités-Biodiversité « La prise en compte de la biodiversité sur un Parc d'activités » - www.oree.org
6/07
à Loos-en-Gohelle : 3e séminaire annuel des projets territoriaux de développement durable et Agendas 21 locaux - CERDD - www.cerdd.org/spip.php?article2925
6/04
à Paris : altermardis « C'est les vacances : changeons l'école pour changer le monde ! » - groupe SOS - altermardis@groupe-sos.org
7/07 à Paris : Mardi 4D sur les « Solutions locales pour un désordre global » avec la projection du film de Coline Serreau suivi d'un débat : Quels systèmes alternatifs de production agricole face au défi écologique ? Quelles limites peuvent-ils rencontrer ? - adebouci@association4d.org
8/07
à Nanterre La Défense : 3ème atelier Ville durable dans les Hauts-de-Seine « Concevoir, réaliser et évaluer des quartiers durables » - direction départementale des Hauts de Seine - en savoir plus
8/07
à Paris : groupe de travail « Risques environnementaux » - Orée - en savoir plus
8/
07 à Paris : Campus du C3D (collège des directeurs du développement durable) « Comment piloter la transition vers l'économie responsable ?» - www.cddd.fr


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