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Archives compte-rendus 2016

21 novembre : Débat organisé par Opinion Internationale et le Comité 21 "Quel bilan de la COP22 ?"

Le 21 novembre, Michel Taube, fondateur de l'Opinion internationale et Bettina Laville, Présidente du Comité 21, ont invité Chakib Benmoussa, Ambassadeur du Maroc en France, Pierre Cannet, Responsable de Programme Climat, Energie et Infrastructures durables du WWF, Jean-Baptiste Dementhon, Vice President - Technology & Platforms, AAQIUS et Brice Lalonde, Président du Sommet des Entreprises pour le climat pour débriefer à chaud de la COP22. Tous se sont accordés pour féliciter le Royaume du Maroc de la très bonne organisation de la Conférence dans des temps record. Cette COP africaine, ouverte sous de très bons hospices avec l'entrée en vigueur record et surprise de l'Accord de Paris, a permis d'avancer sur certains points malgré le coup de tonnerre de l'élection de Trump. La dynamique la plus active a été par tous observée du côté des acteurs non étatiques, avec plus de 500 side-events organisés en zone verte et la remise du rapport des deux championnes pour structurer la gouvernance de la myriade des initiatives du 4ème pilier, le Global Climate Agenda. Il est proposé deux rendez-vous annuels des coalitions actives pour mettre en oeuvre l'Accord de Paris et un rapport annuel de l'état d'avancement des initiatives. De toutes les coalitions thématiques, celle sur le transport et la mobilité a abouti à la publication d'une feuille de route claire. Les Etats néanmoins n'ont avancé que de petits pas : très peu d'annonces de financements additionnels, les règles de la CMA qui auraient pu être définies pour 2017 sont repoussées à 2018, l'harmonisation des INCD n'a pas été actée ce qui repousse un peu plus le relèvement des ambitions, pas d'annonce sur le prix du carbone pourtant déterminant... Si les négociations interétatiques n'ont abouti qu'à de très légères avancées, certains pays comme le Maroc ont annoncé unilatéralement des ambitions fortes comme l'atteinte de 50% d'énergies renouvelables d'ici 2030. La COP22 a finalement accouché d'une révolution amorcée par la COP21 : l'inversion du centre de gravité des COP qui passe des Etats aux acteurs non étatiques. Les COP climat sont finalement le laboratoire de la coopération internationale du XXIème siècle pour déterminer la méthode d'entente et d'écoute à 9 milliards d'individus afin de relever les défis de notre siècle.

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6 octobre : Synthèse de la Rencontre-débat « Les monnaies locales au service des territoires »

Le Comité 21 a organisé, le 6 octobre à la BPI France, une rencontre-débat consacrée aux monnaies locales au service des territoires. La discussion fut l’occasion de questionner le rôle des monnaies locales complémentaires dans la transition écologique, ainsi que l’implication des collectivités territoriales dans ces projets. Bettina Laville, Présidente du Comité 21, animait la table ronde à laquelle a pris part Jean-Philippe Magnen, corédacteur du rapport ministériel « D’autres monnaies pour une nouvelle prospérité », rapport qui a permis la reconnaissance, dans la loi ESS de 2014, des monnaies locales complémentaires. Etienne Bachelart, coordinateur de l’association « Une monnaie pour Paris » est également intervenu pour présenter la démarche de l’association nouvellement créée,  souhaitant lancer une monnaie locale complémentaire parisienne d’ici 2017. Contrairement à d’autres modèles complémentaires comme les monnaies affectées (tickets restaurants, chèques-vacances…), les monnaies locales sont généralement impulsées par les citoyens, convertibles en euros et au service d’un fort ancrage territorial. Il en existe actuellement 36 en circulation et 44 en projet. Etienne Bachelart et Jean-Philippe Magnen, mais également les représentants de monnaie présents dans le public (Agnel de Rouen, La Pêche de Montreuil, Sol Violette de Toulouse) ont démontré avec pédagogie et retours concrets, l’intérêt de ces monnaies pour les territoires, les citoyens et les entreprises locales. Les monnaies locales complémentaires s’appuient  en effet sur des chartes de fonctionnement et des valeurs au service de circuits de proximité, d’une consommation plus responsable, et insistent sur leur rôle en faveur des liens sociaux. Si les acteurs s’emparent historiquement des monnaies locales lors des dysfonctionnements de la monnaie classique (Le WIR créé en Suisse suite au krach de 1929), leur ancrage dans l’économie réelle et non spéculative constitue un élément de confiance essentiel. Toutefois, sans seuil suffisant d’utilisateurs et de prestataires, les monnaies locales complémentaires s’essoufflent. Pour une plus grande contribution à la transition écologique, le défi de ces initiatives locales est désormais de convaincre de plus en plus de collectivités territoriales de s’y associer pour leur apporter une plus grande légitimité et concourir à leur diffusion sur le territoire.

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8 juin : Synthèse de la Rencontre-débat « Nouvelles régions et développement durable, quelle alliance ? »

Le Comité 21 et l’Association des Régions de France ont organisé le 8 juin dernier une rencontre-débat, sur le thème « Nouvelles régions et développement durable : quelle alliance ? ». L’événement a permis de s’interroger sur les conséquences des récentes réformes territoriales sur les politiques de développement durable des régions. Bettina Laville, fondatrice du Comité 21, animait la table ronde à laquelle ont pris part Georges Ribière, auteur de la note, puis Benoît Faucheux, vice-président de la région Centre Val de Loire et président de la commission développement durable et environnement de l’ARF, ainsi que Madame Estelle Grelier, Secrétaire d’Etat en charge des collectivités territoriales. S’il est communément acquis que cette réforme territoriale prendra du temps, la note du Comité 21 insiste sur trois points : coopération, cohésion et ouverture. Pour s’assurer de la cohérence des politiques publiques de développement durable, la coopération entre les échelons territoriaux est absolument nécessaire. La réforme ne concerne pas seulement les nouveaux périmètres régionaux mais tend à promouvoir de nouvelles dynamiques territoriales, et le développement durable constitue un levier particulièrement pertinent pour ce faire. Nouvel élu régional de la région Centre-Val-de-Loire, Benoît Faucheux a confirmé que la réforme prendrait du temps afin de permettre aux élus de s’approprier leur nouveau territoire et surtout de l’énergie. Parmi les priorités des régions : l’élaboration du Schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII). Il devra notamment servir à promouvoir une vision forte de développement durable, au prisme notamment de la « transition écologique de l’économie ». Devront également y figurer les enjeux d’économie circulaire, ce qui permettra sans nul doute de préfigurer le plan régional de prévention et de gestion des déchets. Les questions de biodiversité et de ruralité ont également été abordées, rappelant que la consommation du foncier, notamment agricole, constituait un enjeu de taille pour certaines régions, où la compétence aménagement devra veiller à préserver ces ressources, ce qui soulève une importante question d’ingénierie. A la question de savoir si les nouvelles régions constitueront de nouveaux « bassins de durabilité », Benoit Faucheux répond que les très grands périmètres de certaines d’entre elles ne faciliteront pas la concertation de toutes les forces vives du territoire. La création de plateformes territoriales constitue certainement un outil adéquat pour instaurer dialogue et co-construction avec les acteurs locaux, à l’instar de l’antenne Grand Ouest du Comité 21. Les approches multi acteurs permettent aux régions d’ouvrir leurs compétences vers de nouveaux enjeux tels que les ODD, vers de nouveaux partenariats. Elles permettent aux élus de mieux s’approprier les schémas directeurs et aux habitants de se sentir parties prenantes des politiques territoriales dont ils sont les premières cibles. Madame la Ministre a d’ailleurs rappelé l’importance d’être accompagné dans une démarche de développement durable, car la mise en œuvre actuelle de la réforme pousse à imaginer les nouvelles conditions de déploiement de l’action publique. Le rôle ensemblier des régions est propice à la concrétisation d’enjeux planétaires, facilitant le lien entre son territoire et les enjeux plus globaux. Benoît Faucheux concluait en rappelant que beaucoup d’opportunités sont à saisir (schémas de biomasse, d’économie circulaire, loi sur la transition énergétique), l’enjeu étant d’arriver à mobiliser pour développer une approche globale de cohérence écologique. Une nécessité qui résonne tout particulièrement puisque l’accord de Paris réaffirmait avec vigueur le rôle des autorités locales pour piloter des projets de développement durable et de lutte contre le réchauffement climatique.

Regardez la rencontre débat en vidéo sur la chaine youtube du Comité 21

18 janvier 2016 : rencontre-débat « Après l'accord de Paris, le temps de l'action ! » en partenariat avec le CNRS

A l'issue de la COP21, le CNRS et le Comité 21 ont organisé le 18 janvier 2016 un débat sur les solutions à déployer pour transformer l'Accord de Paris en actes « Après l'Accord de Paris, le temps de l'action ! » au CNRS. A partir des analyses diverses livrées par des scientifiques et spécialistes reconnus dans le cadre de l'ouvrage collectif* Quelles solutions face au changement climatique, le débat, en présence de Bettina Laville, Stéphanie Thiebault, Agathe Euzen, Franck Lecocq, Gilles Boëtsch et Dominique Méda, a montré que les solutions doivent être systémiques et que l'alliance de toutes les sciences doit inscrire la complexité dans laquelle nous sommes. Au regard de l'accord, comment envisager l'avenir ? Si la COP21 a constitué une reconnaissance de l'insoutenabilité de notre mode de vie actuel, restent encore à changer nos cadres de représentation instituant la croissance comme une fin en soi ainsi que nos indicateurs économiques. Ces derniers ne prennent que très peu en compte la redistribution des richesses permettant de recréer du travail humain, axiome inhérent à la transition écologique. Les solutions présentées tiennent compte des populations tel que le projet de la muraille verte reliant Saint Louis au Sénégal jusqu'à Addis Abeba en Ethiopie pour freiner la désertification. Résultat d'un partenariat entre le CNRS et le Comité 21, jumelé avec l'exposition Solutions COP21, ce livre mobilise tous les champs scientifiques dans l'accompagnement des entreprises. Il a été co-dirigé par Bettina Laville (Conseillère d'Etat, co-fondatrice du Comité 21), Stéphanie Thiébault (Directrice de l'Institut écologie et environnement du CNRS), Agathe Euzen (Déléguée scientifique à l'Institut écologie et environnement du CNRS), avec la collaboration de Catherine Decaux (Directrice du Comité 21) et Elise Attal (responsable dialogue sociétal du Comité 21). Ouvrage collectif du Comité 21 et du CNRS - CNRS Editions - 386 pages - 22 euros - Commander


Écouter l'enregistrement audio de la rencontre-débat du 25 janvier 2016:

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