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Archives compte-rendus 2015

17 novembre : rencontre-débat « La lutte contre le changement climatique doit-elle être l'essentiel du développement durable ?»

Les conséquences du focus collectif sur la lutte contre le dérèglement climatique ont été questionnées lors de la rencontre-débat du mois de novembre organisée par le Comité 21 et le Club France Développement durable à l’école AgroParis Tech. Guillaume Sainteny, président de GS Conseil, enseignant à AgroParis Tech a tout d’abord présenté la thèse évoquée dans son livre  Le climat qui cache la forêt. Comment la question climatique occulte les problèmes d’environnement. Sans minimiser l’importance du dérèglement climatique, il dénonce une « vampirisation » de l’environnement par la question climatique. Pour lui, depuis les années 2000, la couverture médiatique du sujet climatique est trop importante par rapport aux autres sujets concernant l’environnement tels que la pollution atmosphérique, la pollution de l’eau, la dégradation des sols ou la biodiversité. Cette priorité donnée au climat entraîne une inversion discutable de la hiérarchisation des politiques environnementales. Il rappelle que parmi les dix-sept Objectifs de développement durable-ODD que se sont données les Nations Unies pour les quinze prochaines années, le climat est certes un objectif important de l’agenda mais reste le treizième sur la liste. De plus, il cite un rapport de l’OCDE montrant que les principales menaces pour les Pays en voie de développement sont l’exploitation non soutenable des ressources naturelles, la pollution de l’eau et la pauvreté rurale, devant le changement climatique. Hélène Valade, directrice développement durable de Suez Environnement et du Collège des Directeurs du Développement durable-C3D, a partagé son constat face aux résultats faussés de la politique climatique française. Elle a reconnu que les bons résultats français sont essentiellement liés au mix énergétique, et non à la politique climatique nationale qui continue de subventionner les énergies fossiles. En revanche, Hélène Valade a souligné que le changement climatique est d’après elle plutôt une cause - il a des impacts sur l’eau et la biodiversité par exemple - plutôt que d’être une conséquence des problèmes environnementaux. Elle estime qu’au fond, le problème principal est le manque de transversalité dans les politiques publiques. Pour elle, la critique aurait été la même si la biodiversité avait été mise en avant. Elle a également souligné l’absence des entreprises dans la thèse de son interlocuteur alors que les directeurs développement durable « se sont battus » dans les entreprises pour y  « installer » les sujets environnementaux. Elle estime que le changement climatique est un fabuleux point d’entrée dans les entreprises pour mettre en place des démarches de développement durable. Pour elle, il y a un décalage entre un point de vue scientifiquement juste et la nécessité d’être dans l’émotion pour sensibiliser. Pour l’auteur du livre, la sensibilité de l’opinion est fluctuante et le climat n’est pas le seul sujet à créer des émotions, ce qui nous amène à réfléchir d’ores-et-déjà à l’après COP21…
Télécharger la fiche presse de l'ouvrage de Guillaume Sainteny


Écouter l'enregistrement audio de la rencontre-débat du 17 novembre 2015 :

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26 octobre : rencontre-débat « les conséquences du dérèglement climatique sur les migrations internationales »

Le 26 octobre dernier, le Comité 21 et le Club France Développement durable ont convié François Gemenne, chercheur et spécialiste des questions liées aux migrations et à l'environnement, à apporter un éclairage sur les conséquences actuelles et futures du changement climatiques sur les flux migratoires internationaux. Durant cette rencontre co-organisée avec l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et animée par Bettina Laville, le chercheur a, dans un premier temps, décrypté la « crise migratoire » que connaît actuellement le continent européen, qu'il identifie davantage comme une crise de gouvernance européenne. En effet, depuis 2000, plus de 30 000 personnes sont mortes en traversant la méditerranée, ce qui en fait aujourd'hui la destination la plus meurtrière au monde pour les migrants. La politique de contrôle et de surveillance des frontières extérieures de l'Europe a fait le succès des passeurs, qui participent aujourd'hui au troisième trafic le plus important au monde, derrière les armes et les produits stupéfiants ! Alors que l'Europe peine à proposer une politique d'accueil harmonisée aux 5% de réfugiés syriens dans le monde qui ont choisi de se réfugier sur le vieux continent , comment anticiper et proposer une réponse efficace à l'accroissement certain du nombre de déplacés environnementaux dans les prochaines années ? En effet, plus de 26 millions de personnes sont déplacées en moyenne chaque année à la suite d'une catastrophe naturelle, soit deux à trois fois plus que le nombre de personnes déplacées à cause de conflits armés. A cela s'ajoute des impacts plus progressifs, des dégradations lentes de l'environnement, mais susceptibles de pousser des populations au déplacement. « Le terme de réfugié climatique est un vocable qui cache une myriade de réalités » explique François Gemenne. Créer un statut juridique de « réfugié climatique » n'est pas une solution miracle, puisque ce statut ne s'appliquerait qu'à une partie infime des migrants. Afin d'aborder avec lucidité la question des migrations environnementales, François Gemenne recommande d'abord d'accepter que la multiplication des évènements climatiques extrêmes, et leurs conséquences humaines et matérielles, ne sont pas évitables. Il recommande ensuite de s'attacher à l'adoption de règles harmonisées de protection à destination de l'ensemble des réfugiés environnementaux. C'est précisément à ce besoin que répond l'initiative Nansen, guide de protection des réfugiés environnementaux initié par la Norvège et la Suisse, et qui a été signée les 12 et 13 octobre par 111 états. Si ce document juridique est aujourd'hui non-contraignant, il demeure une réponse ouverte et pertinente à la hausse des migrants environnementaux qui est attendue, et constitue un outil de protection approprié pour ceux qui sont déjà frappés de plein fouet par les effets brutaux du changement climatique et sont contraints à la migration.


Écouter l'enregistrement audio de la rencontre-débat du 26 octobre 2015 :

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1er octobre : rencontre-débat sur les impacts du changement climatique sur la santé humaine
Le 1er octobre 2015, les locaux d’ESCP Europe ont accueilli la rencontre débat organisée par le Club France Développement durable et le Comité 21 sur le thème « Les impacts du changement climatique sur la santé humaine ». Jean-François Toussaint, président du Groupe Adaptation et Prospective du Haut Conseil de la Santé Publique, a tout d’abord présenté les récents travaux du Groupe  portant sur la perceptibilité des effets du changement climatique sur la santé humaine. Ces travaux prennent en compte un ensemble de facteurs directement (pollution, montée des eaux …) et indirectement issus du changement climatique (rendements agricoles, migrations…)  et montrent  qu’il est possible, par le biais de la modélisation de l’ensemble de ces menaces en interaction, d’élaborer des scénarii qui « projettent » les effets possibles du dérèglement climatique sur la santé des populations, et donc de mieux anticiper les risques de vulnérabilité. Suite à cette intervention, Dominique Perrot et Stéphane Sclison ont restitué les résultats d’études* menées par IMS Health, qui mesurait l’effet de deux conséquences du changement climatique, les épisodes caniculaires et les pics de pollution, sur la consommation médicamenteuse de la population  générale. Ces études ont  bien mis en lumière l’existence d’une corrélation entre les deux phénomènes, mais a surtout permis de modéliser de consommation  de médicaments durant les épisodes sus-cités, ce qui permettra de prévoir la hausse de la demande médicamenteuse et d’éviter les ruptures d’approvisionnement. Un enjeu essentiel a donc été traité lors de conférence : La capacité d’adaptation de nos systèmes à la recrudescence des risques sur la santé humaine en raison du changement climatique.
Télécharger la présentation de Jean-François Toussaint du Haut Conseil de la Santé Publique
Télécharger l'enquête de IMS Health

*Ces études originales d’IMS Health ont été présentées pour la première fois dans le cadre de la rencontre débat « Santé de demain » organisée le 1er octobre 2015 par Comité 21. Elles donnent un nouvel éclairage sur les impacts significatifs du climat et de l’environnement sur la santé de millions d’individus, au travers des variations de leurs consommations de médicaments. Les événements caniculaires et les pics de pollutions ont été retenus pour ces analyses. Par leurs résultats, elles ouvrent de nouvelles voies de recherche sur ces questions fondamentales.



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14 octobre : rencontre-débat Economie de demain et l’ambition d’un nouveau monde
Une nouvelle fois, ESCP Europe a accueilli le Comité 21 pour la deuxième rencontre-débat du mois d’octobre, sur le thème de l’économie de demain et l’ambition d’un nouveau monde. Véritable « vivier d’acteurs du changement » comme l’a rappelé XXX, l’enceinte de l’ESCP faisait d’une certaine façon écho aux regards croisés de Corinne Lepage, avocate, ancienne ministre de l’environnement, fondatrice du parti écologiste CAP 21 et Benoît Thieulin, président du Conseil national du Numérique. Cette rencontre était donc l’occasion de montrer les points de complémentarité entre le rapport « L’économie du nouveau monde » de Corinne Lepage et celui du Conseil National du Numérique « Ambition numérique » remis à Manuel Valls en juin dernier. La présidente de CAP21 propose sa définition du nouveau monde : le mariage de l'environnemental et du digital, un monde ni fossile ni fissile, connecté et territorialisé dans lequel le bien-être et l'humain reviennent au centre du débat. Les forces vives de demain, ces « arbres qui poussent » et s’organisent, sont en mesure de changer une organisation entrepreneuriale française qui n’est pas à la hauteur de tous ces talents. C’est pourquoi Corinne Lepage a créé un mouvement des entreprises de la nouvelle économie (MENE). Benoit Thieulin partage cette vision optimiste qu’il défend également dans son rapport, notamment parce que le numérique amorce désormais une nouvelle ère où le champ des possibles est entier. Convaincu que le numérique constitue le levier du changement, Benoît Thieulin identifie les liens évidents qui existent actuellement entre la transition écologique et la transition numérique. Les choix numériques peuvent en effet être mis au service de la transition écologique, mais cela nécessite un appui politique ambitieux. Car la logique « bottom-up » pose un certain nombre de questions, en particulier sur l’encadrement réglementaire des acteurs de l’économie collaborative. Pour autant, le numérique outille les mouvements démocratiques, et permet aux citoyens d’organiser du débat public  participant à la nécessaire politisation de la société. L’open data, l’accès et l’objectivisation des données modifieront la transparence des acteurs, notamment des entreprises, ce qui permettra aux citoyens et aux consommateurs d’orienter leurs choix dans une logique plus durable afin qu’ils puissent tous prendre part à la « survie collective » imposée par les changements climatiques. 



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30 juin : Journée d'échanges "Achats responsables, Mobilisation des équipes et Bien-être au travail" 

La journée d’échanges du 30 juin avait pour but de croiser regards et pratiques, mais aussi de faciliter le dialogue entre les entreprises et les collectivités en vue d’un passage à l’action collective autour de l’enjeu méthodologique : comment agir ensemble ? et de trois sujets communs à la RSE et aux projets territoriaux de développement durable : achats responsables, mobilisation des équipes, bien-être au travail. Le Comité 21 a ainsi réuni différents acteurs pour partager leurs retours d’expérience et échanger autour de ces enjeux communs. La journée a permis d’identifier les freins existants et les marges de progrès à construire ensemble pour permettre une meilleure intégration du développement durable dans les pratiques et une meilleure articulation des politiques RSE et des projets territoriaux de développement durable. Les résultats de l’étude, menée en partenariat avec le Comité 21, intitulée «Collectivités, que faites-vous avec les entreprises de votre territoire en faveur du Développement Durable?» ont été présentés. Plusieurs thématiques ont été abordées comme la politique Achats responsables d'une collectivité, une journée solidaire en entreprise pour favoriser la Mobilisation des équipes, des actions concrètes permettant d’accroître le Bien-être au travail. Vous retrouverez l’ensemble des interventions de cette journée d’échanges dans le compte-rendu ci-dessous. Les organisations qui sont intervenues le 30 juin sont : Proxité, l’OBSAR, la Région Ile de France, PEFC, la Ville de Rueil Malmaison, Alternacom, la Ville d’Issy-les-Moulineaux, La Poste, la Fabrique Spinoza, la Mutuelle Nationale Territoriale, l’EPCC de la Saline royale d’Arc-et-Senans, et Solar World.
Compte-rendu
Livret de retours d'expériences

 

23 juin : retour sur la rencontre-débat sur « Alimentation et changement climatique » !
La rencontre débat organisée par le Club France Développement durable et le Comité 21 « Alimentation et changement climatique : nourrir durablement la planète » a eu lieu dans les locaux d’AgroParisTech le 23 juin dernier. Tout d’abord, Marc Dufumier, professeur émérite d’AgroParisTech, président de la  Fondation René Dumont, membre des comités scientifiques de la Fondation Nicolas-Hulot (FNH) et de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), a commencé par présenter le double défi auquel fait face le système agroalimentaire. Tout en nourrissant correctement et durablement une population croissante, l’agriculture doit à s’adapter au changement climatique en même temps qu’elle contribue à l’effort de réduction des émissions de gaz à effets de serre. Ensuite, le chef François Pasteau, président de l’ONG Bon pour le climat, a partagé avec les participants son expérience sur la consommation durable. Ce sont les comportements des restaurateurs et des consommateurs en général qui doivent changer pour s’adapter et atténuer le changement climatique. Les deux intervenants ont permis aux participants de comprendre les enjeux pratiques autour de l’alimentation, tant dans le domaine de la science et de l’agriculture que des pratiques de consommation. Des solutions ont également été identifiées, notamment celle d’une agriculture savante, raisonnée et adaptée.
Télécharger le CR Alimentation & climat 230515 CR Alimentation & climat 230515 

 

10 février : L’Education au développement durable à l’honneur avec la Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
La Ministre de l'Education Nationale, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud Belkacem, est venue à la rencontre des membres du Comité 21 et du Club France Développement durable, mardi 10 février, pour présenter les grandes lignes de la nouvelle circulaire relative au déploiement de l'éducation au développement durable dans les établissements scolaires et universitaires 2015-2018. Les nombreux rendez-vous internationaux de l'année 2015 déterminants pour le développement durable de notre planète (Objectifs du développement durable et COP21 en particulier) constituent, selon elle, une formidable occasion pour donner un nouvel élan à l'engagement de son Ministère en faveur de l'Education au développement durable. Près de 200 participants ont pu interpeler la Ministre sur la manière dont elle envisage la généralisation des démarches développement durable dans les projets d'établissements, l'intégration progressive mais obligatoire des enjeux développement durable dans l'ensemble des disciplines et dans l'interdisciplinarité, et l'implication du milieu scolaire et universitaire en perspective de la COP21. Cantines bio, lutte contre le gaspillage alimentaire, sorties scolaires en classes vertes, écodélégués, coins nature pédagogiques, simulations de négociations internationales sur le climat, appels à projets, concours, démarches de vulgarisation des résultats des recherches scientifiques : autant de mesures concrètes que le Ministère de l'Education Nationale veut déployer rapidement. Cet échange très riche a été clôturé par la remise des Trophées des campus responsables initiés par Graine de changement, partenaire du Comité 21.
Lire la circulaire du 4 février 2015

Vidéo de la rencontre sur notre chaine YouTube à regarder


Comment mettre en place une démarche RSE dans son organisation, un guide à destination des TPE/PME
Parution de l'étude consacrée aux initiatives territoriales des acteurs publics en faveur de la RSE
Entreprises, dialoguons avec nos parties prenantes ! Une nouvelle publication du Comité 21